Archive | septembre, 2009
12 Sep

LA DIVERSITÉ, ATOUT MAJEUR DE MONTRÉAL

 

Plus que tout autre niveau de partage et de gestion, comme d’administration et de vie civique et politique, le municipal est celui qui est le premier lieu d’interaction et de dialogue entre citoyens et celles et ceux qui les représentent, les élus. 

 Il devrait y avoir une manière directe pour nous citoyens et citoyennes de nous identifier à notre gouvernance de proximité, à l’administration de première ligne et de services tels que l’habitation, le transport, la sécurité, les bibliothèques, la culture accessible, la gestion des ordures et celle de l’environnement en général (parcs, nature en ville, aménagement, urbanisme, terrains industriels, zones résidentielles).

 Un sentiment d’appartenance actif et fécond, dirions-nous, c’est essentiel dans les rapports qui se créent et se développent entre les personnes des divers milieux de vie et celles et ceux qu’ils élisent tous les quatre ans.  Ce sentiment est la première pierre de l’édifice de la citoyenneté effective indispensable à toute démocratie saine.  Pour exister, il est nécessaire que les élus soient au moins, comme la fonction publique municipale, représentatifs de la population qu’ils servent.  Nous avons coutume de dire que la Ville, comprise comme administration et corps politique est, dans son essence, une entreprise au service des citoyens et des citoyennes.

 Comme il est important que nos services comme municipalité soient toujours plus accessibles et qu’ils soient livrés avec souci d’équité, ce deux objectifs sont les plus difficiles à atteindre.  Comment alors comprendre que le troisième pilier de la vie municipale, la diversité, soit celui qui fasse le plus problème?  Pourtant des trois piliers, la diversité est celui qui existe en abondance.  Comme ville cosmopolite depuis des années, Montréal a parmi ses atouts principaux, la diversité.  Il est dans les normes de base que, tant au Conseil municipal qu’au sein de l’administration, il y ait une représentativité de fait, réelle et objective.

 Nous souhaitons que l’exercice de civisme que sont les élections, permette vraiment une meilleure représentativité au sein du futur Conseil de ville.  Cette situation, si elle se concrétise, sera en mesure de donner le ton à une représentativité plus effective dans la composition du corps administratif car il existe désormais depuis les années 80 un bassin important de compétence de Montréalais, de Québécois de toutes origines, dans presque tous les secteurs d’emploi.  Vivement que nous puissions mettre au service de toutes et tous les citoyens ces compétences qui sont à notre portée et qui feront la différence pour que Montréal puisse, enfin, profiter de son immense potentiel humain de qualité exceptionnel.

 

Yves ALAVO

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8 Sep

 

MELANIE OUDIN, NOUVELLE ÉTOILE DES COURTS MONDIAUX

 

Elle est arrivée, pour certains de nulle part, mais son parcours est déjà surprenant et son attitude exceptionnelle.  Elle a un esprit bien supérieur à celui de nombreux joueurs plus expérimentés et plus âgés qu’elle.  Elle a aussi une force de caractère, ce que les analystes nomment par « force morale ou moral de fer », hors du commun.  Une jeune de 17 ans qui s’expriment avec détermination, joue avec assurance et une concentration active et particulière qui fait qu’après un set elle module son jeu en exploitant de manière optimale les faiblesses et les failles du jeu de son adversaire.

 Née le 23 sptembre1991 à Marietta en Géorgie aux États-Unis, elle joue au tennis depuis l’âge de sept ans, droitière, elle utilise ses deux mains pour les revers.  D’origine française par son père, Mélanie Oudin a une sœur jumelle, Katerine, et une petite sœur, Christina. Son modèle est Justine Henin qui, selon elle, « a prouvé qu’il n’y a pas besoin d’être grande pour gagner des titres ».

 Numéro deux mondiale en junior, Mélanie Oudin passe professionnelle en février 2008. Elle reçoit alors une « Wild Card » pour l’Open de Miami où elle perd au premier tour contre Tathiana Garbin en trois sets. En août de la même année, elle reçoit une autre invitation pour son premier tournoi du Grand Chelem, à l’US Open, où elle perd également d’entrée face à l’Australienne Jessica Moore. Elle atteint enfin en octobre son premier quart de finale dans un tournoi WTA, au Challenge Bell de Québec.

 C’est en 2009, l’année suivante, que Mélanie Oudin signe son premier coup d’éclat en éliminant Jelena Janković au 3e tour de Wimbledon, alors qu’elle est issue des qualifications. Elle perd au quatrième tour face à Agnieszka Radwańska. Deux mois plus tard, à l’occasion de l’US Open 2009, elle sort successivement Anastasia Pavlyuchenkova, la numéro quatre mondiale Elena Dementieva, l’ex-numéro un Maria Sharapova, et la Russe Nadia Petrova. En quart, elle doit affronter la Danoise, d’origine polonaise, Caroline Wozniacki.  Classée, environ à la soixantième place parmi les joueuses professionnelles, conséquence de ses performances lors de l’Open des États-Unis, elle est en progression et donc en ascenseur au classement de la Fédération internationale de tennis puis bientôt aux classements des instances professionnelles (USTA, WTA et ITA).

 

Vous la reconnaitrez à son large sourire, à son regard pétillant légèrement mélancolique, cheveux blonds, épaules solides et larges, elle est bâtie un peu comme une gymnaste : jambes musclées et toniques, le centre de gravité assez bas, plutôt bréviligne et le geste ferme, précis et volontaire.

 

Yves ALAVO