Archive | juin, 2010

Sommet du G8 5 milliards pour la santé des mères

25 Juin
Les dirigeants du G8 réunis à Huntsville, au Canada
Photo: La Presse Canadienne /Adrian Wyld

Les dirigeants du G8 réunis à Huntsville, au Canada

Le premier ministre Stephen Harper a annoncé au premier jour du sommet du G8 un

investissement de 5 milliards de dollars de ces pays pour améliorer la santé des mères

et des enfants dans les pays pauvres. « Les dirigeants ont pris un engament historique

envers l’initiative de Muskoka sur la santé maternelle et infantile », a déclaré M. Harper.

Et ce, « malgré les difficultés financières de la grande majorité des pays du G8 ».

Le dirigeant conservateur a ajouté qu’il s’agissait aussi d’une preuve de la pertinence

du G8, pertinence mise à mal par l’émergence du G20 comme principal forum économique.

C’est vrai que dans beaucoup de domaines, on a besoin d’un groupe plus grand pour obtenir

des résultats. Mais nous représentons encore les pays les plus riches et les plus puissants

du monde, surtout sur la capacité de mobiliser des fonds pour des causes humanitaires.

— Stephen Harper

D’autres pays et des fondations privées apportent une contribution supplémentaire

de 2,3 milliards.  La contribution du Canada s’élève à 1,1 milliard de dollars, une

somme qui viendra s’ajouter à des fonds existants pour un total de 2,85 milliards de dollars.

Cette contribution, annoncée plus tôt en après-midi, a reçu un accueil critique de plusieurs

organisations non gouvernementales. ONE International et l’OXFAM ont critiqué le

montant alloué, rappelant que le coût de la tenue des deux sommets s’élevait à 1,24 milliard,

dont 800 millions pour la sécurité. L’initiative du gouvernement Harper a déclenché une

controverse plus tôt cette année parce qu’elle n’inclut pas le financement de services d’avortement.

Un geste pour Haïti

Outre les fonds dédiés à la santé des mères et des enfants, le premier ministre canadien a

annoncé qu’il allait éponger la dette d’Haïti envers le Canada auprès de la Banque

interaméricaine de développement et du Fonds international de développement agricole.

Cette dette s’élevait à 33 millions, sur un total de 825 millions dus aux institutions internationales.

Premier dirigeant à prendre cette décision, Stephen Harper a exorté ses homologues à l’imiter.

Les principaux dirigeants de la planète au pays

Le sommet annuel des huit plus importants pays industrialisés de la planète s’est ouvert

à Huntsville, en Ontario, vendredi matin. Le premier ministre du Canada, Stephen Harper,

a accueilli les chefs d’État et de gouvernement en milieu de journée au centre de villégiature

Deerhurst, à quelques kilomètres de la ville. Le sommet du G8 mettra l’accent sur quelques

dossiers urgents : les enjeux de la paix et de la sécurité, les défis du développement et surtout

notre grande priorité, la santé maternelle et infantile.

— Stephen Harper, dans son discours d’accueil aux dirigeants du G8

En plus du premier ministre canadien, le sommet réunit le président américain

Barack Obama, le président russe Dimitri Medvedev, le président français Nicolas

Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel et les chefs de gouvernement

britannique, italien et japonais, David Cameron, Sylvio Berlusconi et Naoto Kan.

Les yeux sur l’économie

Outre les questions de sécurité et de développement international, les dirigeants ont

abordé la question des déficits publics lors d’un déjeuner de travail vendredi. Ce sujet

va continuer d’occuper une place importante dans les débats du G20, qui s’ouvrira samedi.

La chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré au sortir de cette réunion que les

dirigeants du G8 ont fait preuve de « compréhension mutuelle ». Du même souffle, elle

a estimé qu’il était « temps de réduire les déficits ».  Nous avons besoin d’une croissance

qui ne repose pas sur l’endettement mais sur des bases réelles.

— Angela Merkel

Du côté américain, un responsable a indiqué ne pas voir de contradiction entre la réduction

des déficits, à moyen terme, et le soutien de la croissance. Avant son arrivée, le président

Barack Obama a annoncé sa volonté de coordonner « les efforts pour favoriser la croissance

économique, continuer les réformes financières et renforcer l’économie mondiale ».  Après

une première session de travail à huit pays, les dirigeants de sept pays africains se sont

joints aux discussions vendredi après-midi. Les pays invités sont l’Algérie, l’Afrique du Sud,

l’Égypte, l’Éthiopie, le Malawi, le Nigeria et le Sénégal.  Haïti, la Colombie et la Jamaïque

ont ensuite rejoint ces pays pour participer à un atelier sur les « menaces émergentes

contre la sécurité », dont les nouvelles routes du trafic de drogue. La session de travail

de samedi matin sera consacrée aux questions internationales, dont l’Iran, la Corée du

Nord, l’Afghanistan et le processus de paix au Proche-Orient.

Déclaration embarrassante

Le premier ministre britannique, David Cameron (à droite), et son homologue italien, Silvio Berlusconi, à Huntsville, le 25 juin.
Photo: La Presse Canadienne /AP Photo/Lefteris Pitarakis

Le premier ministre britannique, David Cameron (à droite), et son homologue

italien, Silvio Berlusconi, à Huntsville, le 25 juin.

Par ailleurs, le premier ministre britannique David Cameron s’est montré très

critique vis-à-vis des rencontres du G8 et du G20.  Dans un texte publié vendredi

dans leGlobe and Mail, il laisse entendre que ces sommets sont devenus de « grands

salons où l’on cause » et qu’ils n’apportent souvent pas de résultats « à la mesure

de l’éclat » qui les entoure.  Le dirigeant britannique n’est pas seul à partager cette

opinion. Vendredi, des organisations non gouvernementales ont

attribué un « carton jaune » aux pays du G8 pour les progrès accomplis depuis

le sommet de L’Aquila l’an dernier.Après leur réunion à Huntsville, les leaders

du G8 se déplaceront à Toronto, samedi, pour participer au sommet du G20.

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva sera absent à cette deuxième

rencontre. Il a décidé de rester chez lui en raison des inondations dans son pays.

Notre couverture complète des sommets du G8 et du G20 au Canada,

qui réunissent les principaux dirigeants de la planète

.Les commentaires (94)

Toutes les agences gouvernementales et non gouvernementales responsables

de faire sortir ces fonds pour atteindre les objectifs visés vous le diront:

les milliards promis et les milliard livrés sont parfois très différents en terme

de volume réel.  Ça fait très bien Mme la Marquise… d’envoyer en l’air des milliards

pour les pauvres hêtres qui croupissent dans des conditions excécrables.

Continuez, Harper et les 7 autres, on vous ADMIRE tellement….

Si vous saviez réellement ce que l’on pense de vous, bande de zygotos.

Y’as-tu quelqu’un qui pourrait informer Harper que l’argent qu’il dépense est le nôtre,

pas le sien. Je n’apprécie nullement investir 1 milliard pour assurer la sécurité des

hommes les plus puissants de la planète. S’ils veulent venir ici ils ont déjà leurs propres

hommes de corps. Puis avec toute la technologie, y sont pas capable de faire ça par

video conférence, ou au moins se fermer la trappe afin de ne pas médiatiser l’endroit

de leur prochaine rencontre?

1 milliard d’investissement au Canada pour les gens dans le besoin semblerait plus

logique selon moi, que de le dépenses pour cette gang de bouffons

Nous croyons qu’il y a là une défaite en fait, car il avait été suggérer que se soit une
somme d’environ 15 milliards d’euro, soit environ 1 milliard d’euro part pays très riche,
le G8 et un demi milliard d’euro pour les autres pays du G20, cela aurait fait une différence
avec l’actuelle financement régulier normalement allouer.  Car voyez vous il y a près de 6 milliards
de personnes sur cette terre, dont les deux tiers son très pauvre, soit sous le seuil de survit, près
de 3 milliards son des femmes et des enfants de ce 4 milliards de personnes pauvre.

En aidant ses gens très pauvre a se donner une meilleur vie, cela se répercutera sur

les classes audessus en terme de pouvoir d’achat, et faciliterait la redistribution des

biens sur la planète, mais avec une si maigre aide, il est fort à parier qu’une crise

mondiale de la malnutrition va se faire sentir dans les prochaines années.

Avec elle son lot de morts évidament, se 5 milliards est une honte, si l’on considère

les 160 milliards de $ USD par année utiliser pour la guerre en Afganistan, comme

exemple de chiffres qui donne a réfléchir sur le type d’aide apporter aux pays pauvre.

Ils auront fait le choix de fermer les yeux sur une aide tangible, capable de faire la

différence par des groupes de femmes, celle justement viser par tout se cirque, a un

dollar par femme et enfant, même dans un pays pauvre cela est très peu.

Décidément, nous croyons que le Canada ne porte pas chance à cette planète, il y a eu

Copenhague, et maintenant au Canada même qui perd de sa crédibilité.



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QUARANTE ANS D’EXISTENCE DU « SOLEIL » : Un patrimoine national…le quotidien le plus crédible…

25 Juin
Quarante d’existence. Un truisme que de rappeler que le quotidien national « le Soleil » est le plus ancien voire le plus célèbre de tous les quotidiens du Sénégal. Si ce quotidien a fini de se forger une réputation autour de sa crédibilité et de son professionnalisme, le commun des banlieusards n’en pense pas moins qu’il aurait caracolé à la tête du peloton des quotidiens du pays s’il daignait verser dans le « sani kher » (information incendiaire).

A côté de son véhicule tombé en panne sur la route des Niayes à cent mètres de la station d’essence sise Tally Bou Mack, le musicien Badara Dieng est surpris par notre question : « que pense-t-il du quotidien « le Soleil » qui est sur le point de fêter ses 40 ans » ? Malgré le caractère inattendu de la question, il a servi une réponse : « le Soleil, premier quotidien du pays est un patrimoine national ». Comme si ces premiers mots ne sont qu’une transition, il embraye sur une certaine étiquette que les gens ont tendance à coller au journal le Soleil. « L’opinion lui colle l’étiquette d’organe pro-Etat, si bien que la plupart des lecteurs, parce que ne s’attendant pas à y découvrir du sensationnel, se rabattent sur les autres quotidiens ». Nonobstant cela, Babacar Dieng reste convaincu qu’il y a des informations qu’on ne peut trouver nulle part ailleurs qu’au « Soleil ». « Et encore, les annonces qui sont, du reste, très intéressantes sont souvent passées au « Soleil »… ».

A un pâté de lui, un homme de presse. « Le Soleil » est le journal le plus crédible de toute l’Afrique de l’Ouest », c’est l’avis de Mama Seck. « Une presse professionnelle et responsable », voilà ce que ce journaliste de la presse de la banlieue pense de l’astre national. Mama Seck est d’avis que « le Soleil » est l’organe le plus professionnel du paysage médiatique sous-régional et que, malgré tout le bruit noté autour de la presse, dans deux à trois ans, les lecteurs eux-mêmes vont distinguer la graine de l’ivraie. Cependant, il est persuadé que le quotidien national doit maintenir la cadence et essayer d’ajouter une toute petite dose de « people » dans ce qu’il fait pour pouvoir tenir la dragée haute à ses concurrents. En outre, Mama Seck pense qu’en fonction de la capacité managériale de la direction du « Soleil », un système de marketing peut aider à le rendre beaucoup plus présent dans les kiosques et plus lu encore.

Interpellé lui aussi au cours de notre randonnée, le nommé Pape Ndiaye, un journal privé entre les mains, nous annonce que depuis sa tendre enfance, il suit « le Soleil » dont les informations relayées dans ses colonnes intéressent une certaine catégorie de personnes. « Si j’ai envie de m’informer dans le domaine de l’économie, je vais acheter « le Soleil ».

Appuyant énergiquement sur les touches du clavier de son ordinateur, Ismaéla Diop, gérant de télécentre à Thiaroye Gare, nous répond que « le Soleil » doit se lancer le défi de se repositionner dans les quotidiens les plus lus en diluant un peu le vin de sa ligne éditoriale. « Aujourd’hui, les gens veulent qu’on les informe de ce que le gouvernement fait de bien comme de ce qu’il de mauvais, alors que « le Soleil » n’a tendance qu’à relayer que ce qui est bien », fulmine-t-il. Même son de cloche chez Ousseynou Diop. Ce dernier est formel que « le Soleil » ne s’aventure jamais sur les dérives du pouvoir en place. « Même en cas de scandale, « le Soleil » n’en parle que de façon laconique, au moment où les autres journaux le relaient de long en large… ». Daouda Diop, quant à lui, croit savoir que le prix de vente d’un exemplaire de ce quotidien est si cher que la direction doit s’atteler à le réduire. « Vous savez qu’on ne va pas acheter un journal à 200 FCfa au moment où on peut se payer un autre journal à 100 FCfa seulement ». Dans ce même sillage, M. Abdoulaye Traoré partage parfaitement les dires d’Ousseynou Diop et déclare que le quotidien national ne traite pas certains sujets qui fâchent (le pouvoir).

« Peut-être qu’il y a de la responsabilité dans cette attitude, mais quand on en arrive à adopter un comportement partisan, cela fausse le jeu et devient autre chose », proféra-t-il. Prenant le contre-pied de tout ce monde, Bamba Sagna assène que « le Soleil » est une presse responsable qui ne se permet pas du tout de verser dans certaines dérives comme celle consistant à écrire des informations sensibles.

« Par exemple, des informations qui incitent au soulèvement populaire ou des informations à connotations ethnicistes ne passent jamais dans les colonnes du « Soleil ».

Abdou DIOP

RÉDACTION SPORTIVE : Le match des pionniers de la spécialisation

25 Juin
Le sport a toujours occupé une place de choix au sein du « Soleil », à travers une rubrique animée par de talentueux reporters qui sont devenus des références et des pionniers dans le monde de la presse sportive. C’est depuis la « nuit des temps » que la nécessité d’accorder un intérêt particulier au phénomène que constitue le sport a été bien perçue par les responsables du quotidien national qui ont aussi accompagné l’option pluridisciplinaire du Gouvernement sénégalais en matière de sport. Et cela s’est traduit par une quête permanente et un traitement de l’information sportive dans les pages du Soleil par les pionniers que furent Serigne Aly Cissé, Yamar Diop, Lune Tall, Tony Stephan et, plus tard, les Mass Diack, Yves Alavo, Djib Diédhiou, Cheikh Tidiane Fall, Momar Seyni Ndiaye, Mamadou Koumé, Cheikh Tidiane Djigo, Jean-Marc Diakité, Oumar Bâ, Mamadou Kassé, Khalifa Ndiaye, Mamadou Diouf qui ont passé le témoin à la nouvelle cuvée en place.

Le traitement de l’information et l’animation sportive ont suivi une mutation au fil du temps dans les pages de la rubrique sportive du « Soleil ». Et cela se comprend aisément, car autant les pionniers étaient des « généralistes », s’occupant de toutes les disciplines, l’évolution de la pratique sportive a façonné une nouvelle génération de journalistes sportifs qui sont devenus des « spécialistes » dans leur domaine de prédilection. Ainsi, dans les années 80, le traitement de l’info sportive est devenu très sélectif au sein du quotidien national, avec des analyses pointues, grâce à une meilleure connaissance de l’environnement de la discipline concernée. Ainsi, l’expertise des hommes comme Serigne Aly Cissé, Cheikh Tidiane Fall et Babacar K. Ndiaye (football), Momar Seyni Ndiaye, Mamadou Koumé, Mamadou Diouf (basket), Oumar Bâ (handball, athlétisme, lutte), Lune Tall (automobile) est reconnue même au sein des instances internationales sportives.

Fort de ce patrimoine, « le Soleil » a marqué sa présence dans les plus grands rendez-vous du Sport, à l’image des Jeux olympiques, des championnats continentaux, mondiaux, conférences et autres. Ses envoyés spéciaux, à travers des reportages de qualité, ont toujours permis aux lecteurs du quotidien national de suivre, comme s’ils y étaient, les temps forts des manifestations sportives. La couverture des « Can 1986, 1992, 2002 », du Mondial 2002 de football, entre autres événements, restera l’une des plus grandes réussites des animateurs du « desk Sport » du « Soleil ». Le tirage du journal a atteint lors de ces événements des proportions jamais égalées, près de 100.000 exemplaires.

Avec les nouvelles techniques de l’information, le traitement sportif des grands événements se révèle encore plus « scientifique ». Un enjeu compris par la Rédaction centrale qui a beaucoup investi dans le secteur. L’intérêt que « le Soleil » porte au sport se traduit de plus en plus par l’augmentation de la pagination réservée au Sport, en plus des Spéciaux et Cahiers consacrés aux événements sportifs.

Le chemin balisé par les pionniers est aujourd’hui bien entretenu par la jeune vague de reporters qui compte apporter, à sa manière, sa pierre à l’édifice.

Par Oumar BA

Coupe du Monde 2010 Afrique du Sud

25 Juin

FIN de la 15e journée, jeudi 24 juin 2010.

L’Italie humiliée, le Japon se révèle

L’Italie est éliminée dès le premier tour de la Coupe du monde et termine quatrième et dernière de son groupe. C’est la sensation de la journée. Pour la première fois dans l’histoire, les deux finalistes de l’édition précédente sont éliminés au premier tour. Le Paraguay termine à la première place du groupe F et il retrouvera en huitièmes un Japon impressionnant contre le Danemark (3-1).

Après l’Argentine, les Pays-Bas réussissent le Grand Chelem en battant le Cameroun (2-1) qui quitte la compétition sur un zéro pointé. Les Bataves retrouveront la Slovaquie au prochain tour, l’équipe qui a sorti l’Italie en la battant (3-2).

Le Brésil et le Portugal, qui s’affrontent ce vendredi (25 juin 2010) (16h00), sont invaincus au cours de l’année civile. La Seleçao a remporté les cinq rencontres qu’elle a disputées cette année, alors que la Selecçao a décroché quatre succès pour deux nuls en six matches. Plus impressionnant encore, la sélection auriverde reste sur une série de huit victoires. De leur côté, les Lusitaniens n’ont plus perdu depuis 18 matches : il faut en fait remonter au 19 novembre 2008 pour trouver trace de leur dernière défaite : 2-6 contre… le Brésil.

Une CFA contre une L1

«En théorie, il est impossible pour le Japon de se hisser dans le dernier carré. Dans les faits, les statistiques et l’histoire de la Coupe du monde laissent la place à cette éventualité. En 2002, qui aurait imaginé que la Corée du Sud terminerait 4e et la Turquie 3e ? Selon l’arbitrage et les scénarios des matches, le Japon peut lui aussi bénéficier de ce phénomène. En plaçant la barre si haute, Takeshi Okada (le sélectionneur nippon, NDLR) a mis ses joueurs devant leurs responsabilités. Il a également créé un engouement en faisant rêver le peuple japonais. Moi, je ne mettrai pas une pièce sur le fait que le Japon ne peut pas y arriver. Ils sont capables de créer l’exploit à l’image d’une équipe de CFA qui affronterait une équipe de L1 en Coupe».

Une équipe en reconstruction

«Depuis 2006, le Japon est rentré dans le rang. C’est une équipe en reconstruction, en retrait par rapport à ses capacités. Le fait qu’il y ait très peu de Japonais qui jouent à l’étranger ne contribue pas à donner de la maturité à cette sélection. Prenons l’exemple des pays africains. Eux travaillent dans les meilleures conditions avec des joueurs habitués à jouer la Coupe d’Europe, au haut niveau. L’Asie souffre de ça, de ce manque de reconnaissance alors qu’il y a au moins 30 joueurs qui pourraient évoluer dans n’importe quelle L1 ou L2 européenne. Aujourd’hui, le Japon stagne au point de se faire même rattraper par des pays comme le Qatar. Il se situe davantage dans le top 50 que dans le top 20.»

Un style offensif qui le rend vulnérable

«Le Japon propose un style de jeu basé sur l’offensive. Dans leur esprit, pour gagner, il faut dominer, avoir la balle. Ils pratiquent un jeu assez vertical avec des attaques rapides comme des attaques placées. Ça donne parfois des phases de jeu avec six ou sept joueurs devant le but adverse, ce qui les rend très vulnérables sur les contre-attaques. Ils n’ont pas cette culture défensive et cette capacité à détruire le jeu. En revanche, vous pouvez être sûr que pendant une heure et demie, ils ne lâcheront rien. Ils sont prêts à mourir sur le terrain».

Nakamura ne suffira pas

«A mon époque, Nakamura était déjà une star. Il a un pied gauche magique, certainement l’un des meilleurs du monde, une vraie arme sur coups de pieds arrêtés… Maintenant, il faut aussi savoir qu’au Japon, la notoriété est davantage lié au prestige qu’au mérite. Là-bas, c’est une icône médiatique, c’est sur lui que toute la communication repose. Autant son passage en Ecosse (Celtic Glasgow) a été une vraie réussite, autant son séjour en Espagne (Espanyol Barcelone) n’a pas été concluant. Malheureusement pour lui, son pied gauche n’a plus la même importance. Aujourd’hui, on demande à un footballeur complet d’être également performant dans les phases défensives et dans ce registre, il est un peu dépassé. Même s’il reste un très bon joueur, ce n’est pas lui qui permettra au Japon de créer l’exploit. S’il y arrive, ce sera par son collectif.

Le Monde  en parle aussi :

On disait cette Coupe du monde archi-dominée par le continent américain…, il s’agirait de ne pas oublier l’Asie. Après la Corée du Sud, le Japon a obtenu, jeudi 24 juin à Rustenburg, la deuxième qualification de son histoire pour des huitièmes de finale de Coupe du monde. A la faveur d’une belle victoire sur le Danemark (3-1), les Samouraïs bleus se sont emparés de la deuxième place du groupe E, dominé par les Pays-Bas, vainqueur du Cameroun dans l’autre match de la soirée (2-1, buts de Van Persie, Eto’o et Huntelaar) et seule équipe, avec l’Argentine, à compter trois victoires au compteur. Le Cameroun, qui quitte le Mondial sur trois défaites, et le Danemark sont éliminés.

On disait aussi que ce fameux ballon Jabulani interdisait les buts sur coup de pied arrêté…, et c’est bien sur deux magnifiques coups francs que le Japon a construit sa victoire : le premier signé Keisuke Honda (17e), déjà buteur contre le Cameroun et auteur d’une frappe limpide du gauche à 35 mètres ; le second pour Yasuhito Endo, du droit, à 25 mètres (30e).

Sonné, le Danemark se révèle incapable de réagir. Lente, vieillissante, la sélection de Morten Olsen s’en remet au vétéran Tomasson, le seul, du haut de ses 110 sélections, à se montrer en mesure d’inquiéter les Japonais. Lesquels continuent d’attaquer comme des dératés : Okubo, Matsui, Hasebe, Komano, Honda mettent à mal la défense scandinave et enchaînent les combinaisons audacieuses. Sans réussite, mais c’est bien l’escouade aux cheveux peroxydés qui est la plus vive sur le pré. La plus talentueuse, aussi.

Plus séduisant en seconde période, le Danemark ne parviendra pas à renverser la tendance. Tomasson est toujours maladroit dans la surface, et les longs centres des ailiers scandinaves atterrissent sur la tête des grands défenseurs japonais. Comme un symbole de ce match poussif, Tomasson doit s’y reprendre à deux fois pour transformer le penalty généreusement accordé aux Danois (2-1, 81e).

Le Japon a plus d’envie, plus d’enthousiasme, et finit la partie en trombe, enchaînant les contres ravageurs. Okazaki, à la conclusion d’un superbe mouvement de Honda, offre même le troisième but à son équipe (87e). Le Japon est flamboyant, le Japon est fort. Le Paraguay, son futur adversaire en huitièmes, est prévenu. Les Pays-Bas affronteront, eux, la Slovaquie, tombeuse de l’Italie dans le groupe F. Attention, les Pays-Bas aussi sont forts !

Hommage à Monsieur Yves Alavo

24 Juin

Faculté des arts et des sciences

Diplômé d’honneur 2010

Yves Alavo

Photo Mehdi Benboubakeur

Formé en lettres et philosophie en France et au Sénégal, Yves Alavo a poursuivi ses études à Montréal dès 1978 et obtenu une maîtrise en sciences de la communication de l’Université de Montréal. Il a une solide expérience de rédacteur en chef et de responsable de publications tant au Sénégal, en France qu’au Canada. Il n’a cessé de se perfectionner et a développé un leadership certain dans le domaine des communications.

Parmi ses nombreuses expériences de travail, soulignons certaines activités professionnelles à caractère international. Monsieur Alavo a été journaliste reporter pour la section francophone de Radio-Canada international (1984) et a collaboré avec Radio France Internationale ainsi que de nombreux autres médias internationaux.

Sous l’égide de Radio-Canada, Yves Alavo a assumé la coordination de Journalisme en démocratie (JOURDEM), organisme canadien de formation et développement en matière journalistique (radio, télévision et presse écrite) ayant une vocation internationale. JOURDEM a organisé une centaine de missions au Canada et à l’étranger en un peu plus de cinq années, produit et réalisé plus de 500 activités, conférences thématiques, émissions et reportages, ateliers de perfectionnement et publications spécialisées en journalisme sur les questions de recherches, d’éthique et de déontologie professionnelle, de pratiques en rédaction, d’animation et de méthodes d’enquête journalistique.

Son champ d’action a également englobé des expériences pour la promotion des droits et libertés de la personne et dans les relations interculturelles. Il a œuvré comme conseiller aux relations médias et responsable des publications à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec (1985 à 1987). Il a été de la première équipe de fonctionnaires qui a mis sur pied le Conseil des communautés culturelles et de l’immigration du Québec (CCCI).

Depuis l’an 2000, M. Alavo est conseiller sénior en affaires interculturelles au sein de l’administration municipale de la Ville de Montréal. Il a significativement contribué au développement de nombreux dossiers métropolitains relatifs à la diversité culturelle. Il a en effet agi comme conseiller principal dans la création du Conseil interculturel de Montréal (2002), il s’est impliqué dans l’élaboration de la Déclaration de Montréal sur la diversité culturelle et l’inclusion (2004) et les Plans d’action locaux en relations interculturelles (PALRI) dans les arrondissements (2002 à 2005). Il a œuvré pour l’adhésion de Montréal à la coalition des municipalités contre le racisme et la discrimination et a participé ainsi à la vaste coalition internationale que l’UNESCO promeut. Notons aussi sa participation comme responsable de la gestion des Programmes de soutien à la diversité des expressions culturelles (2004 à 2007). Depuis 2009, la biodiversité urbaine est devenue le cœur de son nouveau cycle de développement professionnel.

Rédacteur expérimenté, Yves Alavo poursuit depuis 1999, avec le Programme Engagement et détermination, la rédaction de portraits de personnalités montréalaises qui se sont démarquées par leur engagement communautaire et social ou par leur détermination au fil de leur parcours professionnel. À l’aube de 2011, un ouvrage regroupera 200 portraits dont quelques 120 existent déjà.

Son recueil de poésie Bleu de lune et soleil d’or a été publié en octobre 2007 chez Christian Feuillette éditeur. Yves Alavo a reçu le prix du Carrefour des communautés du Québec et du MICC. Il également reçu, en 2008, le Premier Prix de poésie de l’Association québécoise des professeurs de français (AQPLF) et de l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL).

Avec une équipe de proue regroupant des personnalités du milieu culturel et grâce à l’indispensable appui, engagement et rayonnement du Conseil des arts de Montréal, Yves Alavo a contribué depuis mars 2004 à l’avènement et au développement d’un organisme à but non lucratif, Diversité artistique Montréal (DAM), au service des artistes professionnels. Yves Alavo agit d’ailleurs à titre de mentor au profit de nombreux jeunes espoirs de la relève professionnelle des arts, de la culture et des médias. Il est également membre du conseil d’administration de la compagnie de danse Nyata Nyata et membre fondateur ou membre actif auprès d’organismes et de médias à vocation socioculturelle: Vues d’Afrique, La Parole métèque, Visions sur l’Art Québec, Culture Montréal et Montréal arts interculturels.

En plus de ses occupations professionnelles, M. Alavo s’engage socialement à titre de bénévole d’affaires auprès du Réseau des entrepreneurs et professionnels africains (REPAF) et s’implique comme membre auprès de plusieurs coopératives dont Communauto (service de partage de voitures), Equimonde (regroupement de consommateurs responsables) et ECTO (espace coopératif de travail).

Avec le doyen Gérard Boismenu

Photo Mehdi Benboubakeur

Hommage rendu lors de la Collation des grades de premier et deuxième cycles de la Faculté des arts et des sciences – cérémonie du mardi 22 juin en après-midi.

Bonjour tout le monde !

24 Juin

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dakar senegal – Recherche Google

19 Juin

dakar senegal – Recherche Google