Archive | mars, 2011

Coopération France-Syrie : Mettre en valeur le trésor des arts et de la culture

30 Mar

Ce devait être une des plus belles victoires de la diplomatie culturelle française. Un accord sans précédent grâce auquel la France allait ancrer sa présence dans « un pays aux richesses archéologiques inimaginables », comme le dit Henri Loyrette, le président du Louvre. Restructurer les musées syriens, inventorier les collections, former les personnels, avec l’assurance de pouvoir puiser dans ces merveilles pour organiser des expositions à Paris et, qui sait, construire le futur Musée national de Damas…

Mais, depuis la répression de la contestation qui s’éveillait en Syrie et un bilan de près de 150 morts, cet échange « sans précédent » inquiète les diplomates français.

L’aventure avait pourtant commencé comme un conte de fées. Avec, dans le rôle de la princesse, Asma Al-Assad. Quand, début 2008, les deux pays réchauffaient leurs relations diplomatiques, l’épouse du président syrien, francophone et férue de culture, a pris le premier rôle. Puisque le Louvre entretenait depuis cent cinquante ans des rapports étroits avec le Musée national de Damas, elle proposait d’aller plus loin. Lors de la visite officielle de son mari, à Paris, en juillet 2008, elle s’est émerveillée devant les collections syriennes du Louvre et leur mise en valeur.« Pourquoi ne nous aideriez-vous pas à réorganiser le Musée national ? », a demandé la première dame.

En septembre, c’est au tour de Nicolas Sarkozy de se rendre à Damas. De son côté, Henri Loyrette multiplie les voyages. Le patron du Louvre connaît le terrain : le grand Musée national, construit par les Français à partir de 1920, mais aussi les musées de province et les petits établissements sur les sites archéologiques. « Des trésors y sont conservés dans des conditions souvent terribles, il y a urgence à agir », assure-t-il. Proposition est faite aux Syriens de revoir l’ensemble de leur système, de les aider à inventorier et à valoriser leurs collections, concevoir des bâtiments, former des conservateurs…

Les Syriens acceptent, et c’est désormais entre deux Etats que s’élaborent les échanges. A Paris, l’Elysée accueille les réunions. A côté du Louvre et des ministères de la culture et des affaires étrangères, siègent à présent l’Institut national du patrimoine (INP), qui forme les conservateurs, l’ENA et l’Ecole du Louvre. Si bien qu’en février 2010, lors de la visite de François Fillon à Damas, les deux pays signent un accord global de coopération culturelle.

De tels accords, la France en a signé de nombreux. Mais, pour appliquer celui-ci, elle a créé un groupe d’intérêt public (GIP), structure ad hoc dotée d’un budget propre et dont le conseil d’administration s’est réuni pour la première fois le 23 mars, en pleine crise syrienne. Du jamais-vu en matière de coopération culturelle. Certes, on est loin de l’ampleur du projet du Louvre à Abou Dhabi et des 400 millions d’euros qui l’accompagnent. Mais là ou le chantier émirati rapportait de l’argent, l’aventure syrienne coûte 1,5 million d’euros par an pendant au moins trois ans. Les deux ministères rechignent d’ailleurs à puiser dans leurs ressources, Matignon le leur impose. Et, le 22 février 2011, le Journal officiel publie l’arrêté portant création du GIP.

« La France ne soutient pas le régime syrien, c’est un accord technique », se défend le Quai d’Orsay. A l’Elysée, on admet plus simplement que la France entretient des relations culturelles avec les pires régimes de la planète. Le Louvre vante ainsi, sur son site, ses collaborations avec l’Arabie saoudite, l’Iran, le Soudan, le Yémen, la Libye ou la Chine… La culture doit pouvoir échapper au politique, défendent les scientifiques. Elle représente le meilleur vecteur de démocratisation, ajoutent les politiques.

Argument qui permettra à l’INP d’accueillir, dès cette semaine, quatre premiers stagiaires syriens. Argument plus fragile quand il s’agit d’aller présenter publiquement le projet à Damas, tandis que la police tire sur les manifestants en province. Du 10 au 12 avril, une brochette d’officiels – dont le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand -, conduits par Henri Loyrette, étaient attendus pour un forum international à Damas.

Fallait-il maintenir la participation et risquer de rejouer le calamiteux épisode tunisien de Michèle Alliot-Marie aux premiers jours du printemps arabe ? L’annuler et faire ressurgir le fiasco de l’Année du Mexique ?

Les Français n’ont pas eu à choisir. Un courriel est arrivé samedi 26 mars, à 11 h 22, chez tous les participants : « La Syrie vient d’annoncer une série de réformes qui vont nécessiter la pleine attention du peuple syrien. A la lumière de cette priorité nationale, nous allons repousser le Forum 2011 sur le paysage culturel. »

Jacques Follorou et Nathaniel Herzberg

Article paru dans l’édition du journal Le Monde 30.03.11

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Pour une Métropole culturelle diversifiée

17 Mar

 

Lors du lancement de Vertiges sublimes et couleurs des saisons intimes

C’est dans l’esprit  de suggestion et de participation effective que nous proposons les 10 résolutions suivantes :

 Inscrire l’édification de la métropole culturelle dans un plan d’urbanisme actualisé et doté des moyens et de l’expertise nécessaires à sa mise en œuvre;

 Préserver et mettre en valeur le patrimoine bâti sur tout le territoire, notamment en priorisant des fonctions sociales et culturelles lors des opérations de réhabilitation;

 Consolider les institutions, événements et industries qui constituent l’épine dorsale de la métropole culturelle en facilitant leur reconfiguration technologique et économique et leur rencontre avec des publics plus nombreux et  surtout diversifiés;

 Prévoir un plan  d’augmentation du budget de base du Conseil des arts de Montréal pour éviter le morcellement de sa mission et l’effritement de l’impact de ses subventions;

 Insuffler un supplément d’âme à la Place des festivals du Quartier des spectacles en misant sur les créateurs montréalais qui privilégient de nouvelles formes d’interactions et de co-création avec les citoyens, ainsi que la multidisciplinarité et en offrant des possibilités d’interventions à différentes échelles spatiales et budgétaires pour ne pas écarter l’émergence artistique ou nier la diversité dont est riche la Ville de Montréal;

 Investir davantage dans le rayonnement national et international de la création numérique.  C’est un créneau où Montréal domine au Canada et dans le monde, il est impératif qu’elle conserve cet avantage;

 Accélérer et conclure les travaux de « branding »  et d’identité visuelle de la Métropole en privilégiant l’authenticité, l’ancrage dans la diversité montréalaise, et l’audace artistique dans la conception avec la persévérance dans l’exécution;

 Adopter une stratégie intégrée de développement des événements et festivals de toutes natures  proposés tout au long de l’année à Montréal de façon à optimiser  l’excellence, la diversité et la complémentarité de l’offre;

 Maintenir et renforcer le Comité de pilotage qui a réalisé le Rendez-vous Montréal Métropole culturelle en 2007 en embauchant une personne pivot dont la tâche consistera à faciliter la coopération quotidienne entre les élus, la société civile ainsi qu’avec le milieu culturel pour mettre en œuvre le plan d’action 2007-2017;

 Mobiliser les milieux de l’éducation et de la culture appuyés par le secteur privé et la société civile pour augmenter et diversifier la participation culturelle des Montréalais.

 Yves Alavo

Montréal, 16 mars 2011.

GEORGES BRASSENS : De nouveaux livres et des rééditions

15 Mar

Brassens, dépoussiéré, à la Cité de la musiqu

Georges Brassens n’est mort qu’à l’automne, le 29 octobre 1981, mais déjà, au printemps naissant, on célèbre les 30 ans de sa disparition. La logique calendaire a été bousculée, malgré l’orthodoxie qui cerne le personnage, par une exposition, genre où la durée est nécessaire : le revenant sétois s’est installé à partir du 5 mars et pour cinq mois jusqu’au 21 août à la Cité de la musique, à Paris.

« Brassens ou la liberté » a été conçu par deux commissaires mélomanes, la productrice de radio Clémentine Deroudille, petite-fille du photographe Robert Doisneau, et le dessinateur et réalisateur Joann Sfar. Parce qu’ils ont évité les deux écueils majeurs : l’idolâtrie et l’embaumement, on pourrait leur décerner une médaille de chevaliers d’un ordre « brassensien », celui de La Mauvaise Herbe par exemple (« C’est pas moi qu’on rumine/Et c’est pas moi qu’on met en gerbe… », La Mauvaise Herbe, 1954).

En matière d’exposition sur la musique populaire, la Cité de la musique a fait ses classes : exposer John Lennon (2006), c’était se heurter au mur Yoko Ono, exposer Serge Gainsbourg (2008), c’était déjouer les pièges de Gainsbarre, exposer Miles Davis (2009), c’était faire le constat du total éparpillement des archives de ce musicien majeur du XXe siècle.

Exposer Brassens, c’était engager une belle entreprise de dépoussiérage. Le pari est réussi à l’entrée. Sur une photographie géante placée sous un voile de tulle, Georges est en maillot de bain, sur la plage de Sète à l’été 1942, avec ses copains. Il exhibe des muscles de Tarzan dionysiaque.

A côté, des dessins de Joann Sfar reprennent en couleurs pastel les photos d’enfance du petit Brassens, gamin aimé par Jean-Louis, père maçon anticlérical, et Elvira, mère bigote d’origine italienne, veuve de guerre. Brassens fut très mauvais élève, cambrioleur occasionnel. Sur des photos prêtées par la famille, on le voit à sa naissance, avec sa classe, à la pêche dans l’étang de Thau avec maman, en bateau avec sa demi-soeur Simone… Dans les dessins de Sfar, le soleil fume la pipe, les mouettes ont des moustaches, et l’oncle mort noyé s’étale en squelette sur la photo de famille.

Transparence, dessins, BD, photos : l’ensemble, tout en légèreté, a été mis en espace par deux scénographes venus du cinéma (Christian Marti et Gladys Garot, ceux du film Gainsbourg, une vie héroïque, de Joann Sfar en 2010) et de l’opéra (Antoine Fontaine). A la fois chronologique (de Sète à Bobino) et thématique (la sexualité, l’arrivée de Püppchen, amour d’une vie, la mort, les cabarets, les anarchistes, la littérature, découverte à Sète grâce à un jeune professeur de français (Alphonse Bonnafé), le parcours n’est jamais linéaire.

Il est émaillé d’extraits sonores pêchés à l’INA – notamment celle d’une formidable interview donnée par Brassens à Philippe Nemo sur France Culture en février 1979. Passionnée d’archives, Clémentine Deroudille, les a découpés en courtes séquences que l’on peut écouter tout au long de l’exposition en décrochant des téléphones à l’ancienne, un appareil dont Brassens faisait une haute consommation.

Brassens a aussi beaucoup filmé avec une petite caméra achetée dès ses premiers gains, en 1954 après sa rencontre avec la chanteuse Patachou et le producteur Jacques Canetti : ses parents, Sète, ses amis, et bien sûr, l’inénarrable impasse Florimont à Paris, où il habita pendant vingt-sept ans, avec Jeanne Le Bonniec et son mari Marcel Planche, avant de s’installer rue Santos-Dumont en 1969 (belles photos de Robert Doisneau).

Georges Brassens était à l’évidence un peu fêlé. Ses films montrent une profusion d’animaux, poules, buses, canaris, chats, un maquis régenté par Jeanne, portant blouse ouvrière au-dessus de ses coquetteries, tout cela dans un inconfort enraciné dans la guerre (ni eau, ni chauffage, ni électricité). Le succès ne déracine pas Brassens pour autant.

Se comportant comme s’il savait que sa mémoire d’artiste allait être célébrée un jour, Brassens notait tout. Au rayon « Bibliothèques », que Brassens dévorait, figure ainsi le dictionnaire, que son grand-père lui a légué : sur la page de garde, il a consigné la bonté du grand-père, mais aussi l’alerte aérienne du 11 mai 1944.

Pierre Onteniente (dit Gibraltar), rencontré au camp de Basdorf en 1943 et qui fut son secrétaire jusqu’à la fin de sa vie, réside toujours impasse Florimont. Clémentine Deroudille est allée lui rendre visite avec les scénographes afin qu’ils en restituent l’ambiance, et son regard est tombé sur une valise abandonnée. Une mine d’or : des manuscrits, des ébauches de chansons, des partitions, un carnet où le chanteur a collé tous les articles écrits pour Le Libertaire, un journal de bord rédigé de 1963 à 1981, des textes, des essais – « Il arrivait pour dîner chez ses amis avec des brouillons qu’il offrait comme des bouquets de fleur s », dit Clémentine Deroudille.

On verra à la Cité de la musique, regroupée sur des panneaux translucides, la genèse de la fabrication de L’Orage, ou du Bistrot, avec recherche de rime en asse (gros dégueulasse). Et puis, à côté, ce Brassens incarné posant souvent torse nu, tout en muscles, fêtard au Moulin de la Bonde acheté en 1958 dans les Yvelines, détenteur d’une carte d’électeur à jamais vierge, joueur de guitare qui composait au piano et caressait les chats en s’enfouissant dans leur poil (photos de Pierre Cordier).


« Brassens ou la liberté », Cité de la musique, 221, av. Jean-Jaurès Paris 19e. M° Porte-de-Pantin. Jusqu’au 25 août. Du mardi au samedi, de 12 heures à 18 heures ; vendredi, jusqu’à 22 heures ; dimanche, de 10 heures à 18 heures. De 4 € à 8 €. Programme des concerts, conférences, films… Sur le Web : Cite-musique.fr.Brassens ou la liberté, éd. Dargaud/Cité de la musique, 336 p., 39 € ;
Brassens, de Clémentine Deroudille, éd. Découvertes-Gallimard, 128 p., 13,20 € ;
Brassens, chansons illustrées, textes des chansons, avec les accords de guitare, dessins de Joann Sfar, éd. Gallimard, 304 p., 25 €.

Véronique Mortaigne

Mort à l’âge de 60 ans, Georges Brassens avait confié la gestion de son héritage artistique à sa demi-soeur Simone (morte en 1994) et à son neveu, Serge Cazzani, complice essentiel de l’exposition de la Cité de la musique. Le destin post mortemde ce poète de la précision manqua singulièrement de femmes, d’une « a-quoi-boniste » comme Jane Birkin, ou d’une inflexible gardienne du temple comme France Brel. La mémoire a été transmise par une agrégation d’admirateurs et d’amis, pour qui toucher un poil de la moustache de Brassens équivaut à un crime, national, de lèse-majesté.

Pourtant, ceux qui l’ont accompagné et ont apporté leur contribution à « Brassens ou la liberté » – Pierre Onteniente par exemple, le chanteur Maxime Le Forestier, qui a repris l’intégralité de ses chansons, Agathe Fallet, veuve du poète René Fallet (1927-1983) – savent bien que Brassens préférait les chemins de traverse à l’orthodoxie.

L’anniversaire de la mort du poète chanteur s’accompagne de l’édition ou de la réédition de nombreux livres publiés par des auteurs l’ayant fréquenté (Brassens intime, photos de Pierre Cordier, éd. Textuel, 128 p, 29 euros ; Brassens me disait,de Mario Poletti, éd. Flammarion, 208 p., 29,90 euros). Eclairage complet, Brassens homme libre, de Jacques Vassal, détaille sur 636 pages (éd. du Cherche Midi, 22 euros) sa biographie. Le journaliste Bertrand Dicale, trop jeune pour avoir croisé le grand Georges, ose une réévaluation sympathique de son oeuvre. Le titre,Brassens ? qui comporte un point d’interrogation, a déjà provoqué des crises de nerfs (Flammarion, 280 p., 20 euros).

Véronique MortaigneArticle paru dans l’édition du 15.03.11

DIVERSITÉ ARTISTIQUE MONTRÉAL

15 Mar
Bulletin DiversInfo Express – 15 mars 2011
Prochaine édition: 25 mars 2011
Date de tombée pour la publication de vos informations:
Mercredi 23 mars à 17h
Restons connectés
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DiverInfo, le bulletin mensuel pour les membres et partenaires deDiversité artistique Montréal(DAM).

Vous y trouverez de l’information visant les artistes et travailleurs culturels, les dates de tombées pour diverses sources de financement, des opportunités et bien sûr, des nouvelles de DAM, de ses membres et de leurs projets.

Bonne lecture !

box_top.gifMission de DAM
Diversité artistique Montréal (DAM) a pour mission de promouvoir la présence des artistes et des organismes professionnels de la diversité culturelle dans le paysage artistique montréalais. Les principaux services aux membres consistent à outiller les artistes de la diversité par l’accompagnement d’affaires, la formation, l’information et le réseautage. Ils se concrétisent par des activités telles que le soutien individuel ou de groupe, les ateliers de formation sur la gestion de carrière, les activités de réseautage, la publication et la mise en ligne de recherches, de bulletins d’information, de babillards électroniques, de répertoires.
www.diversiteartistique.org |  info@diversiteartistique.org |  (514) 280-3581

DU NOUVEAU À DAM ?

► Nouveau service d’accompagnement pour les artistes et travailleurs culturels de la diversité artistique montréalaise 

Montréal, le 15 mars 2010 – Diversité artistique Montréal (DAM) est fier d’annoncer l’ouverture de son nouveau service d’accompagnement destiné à ses membres artistes et travailleurs culturels de la diversité artistique et culturelle de Montréal. L’annonce officielle sera présentée lors de l’événement Lundi Pluriel du 4 avril 2011, à compter de 17h, au café du Montréal arts interculturels situé au 3680, rue Jeanne Mance à Montréal.

Ce service est offert à tous les artistes et travailleurs culturels de toutes disciplines et de toutes origines qui ont besoin d’aide dans la planification et la réalisation de leur projet ou événement artistique.

L’objectif est d’outiller les membres avec des notions essentielles à la réalisation et au succès de leur projet. La nature de cette aide est aussi large que la diversité des besoins manifestés par les membres.

Ainsi, DAM offre de l’accompagnement en gestion de carrière pour les artistes, des conseils en notions d’affaires pour les organismes artistiques, ainsi que de l’aide pour la conception d’un plan de projet artistique, l’élaboration d’un budget et d’un montage financier, la rédaction de demandes de subvention, et autres. Les artistes et travailleurs culturels peuvent bénéficier de ces services sous forme individuelle ou en groupe.

Ce service d’accompagnement est offert gratuitement. Il suffit d’être membre de DAM, puis de prendre rendez-vous avec un accompagnateur aux coordonnées ci-après.

Le service d’accompagnement pour les artistes et travailleurs culturels de la diversité artistique et culturelle de Montréal est réalisé dans le cadre de Défi Montréal, une initiative du ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec en partenariat avec Emploi-Québec et la Conférence régionale des élus de Montréal.

Diversité artistique Montréal (DAM)
La mission de DAM est de promouvoir la diversité artistique et culturelle dans les arts et la culture à Montréal. Pour ce faire, DAM offre aux artistes professionnels issus de la diversité artistique et culturelle une panoplie de services tels que de l’accompagnement, de la formation, des activités de réseautage, et de la représentation auprès des instances gouvernementales et autres.

Renseignements :
Diversité artistique Montréal (DAM)
1210, rue Sherbrooke Est
Montréal (QC)  H2L 1L9
T: 514-280-3581
info@diversiteartistique.org
www.diversiteartistique.org


► «Faire tomber les barrières et vivre la diversité»

Montréal, 14 mars 2011– À titre de partenaire de promotion, Diversité artistique Montréal (DAM) est fier d’annoncer la tenue de la 12e édition de la Semained’actions contre le racisme (SACR)coordonnée par le Centre International de Documentation et d’Information Haïtienne, Caribéenne et Afro-canadienne(CIDIHCA). Sous la thématique de «Faire tomber les barrières et vivre la diversité», l’événement qui prendra forme dans plusieurs villes québécoises et ontariennes est l’occasion de mettre en valeur le portrait hétérogène de la diversité culturelle au Québec et de porter un regard ouvert sur l’Autre.

DAM applaudit l’initiative de la SACR qui vise par différentes actions, à éliminer les discriminations et les injustices qui persistent, à déconstruire les préjugés qui demeurent et qui nuisent à la pleine participation de tous dans l’édification de notre société. Celle-ci court à sa perte et sa cohésion s’en voit fragilisée, si encore en 2011, des individus, des compétences en mesure de contribuer activement à l’essor de notre collectivité sont laissés à l’écart à cause de leurs origines ethniques, leurs appartenances religieuses, etc., d’autant plus dans le contexte actuel où la population issue de la diversité culturelle ne cesse d’augmenter.

DAM vous invite à participer en grand nombre aux multiples activités qui se dérouleront du 21 au 25 mars prochain parce que, comme nous le rappelle le CIDIHCA avec le thème de cette édition,  «le racisme est l’affaire de tous!» Un programme des plus variés comprenant musique, cinéma, conférences et débats honorera la diversité. Surveillez www.inforacisme.compour en connaître tous les détails.

À propos de Diversité artistique Montréal (DAM)

DAM a pour mission de promouvoir la présence des artistes et des organismes professionnels de la diversité culturelle dans le paysage artistique montréalais. Pour ce faire, DAM offre des services tels que ceux de la promotion des artistes de la diversité auprès des instances gouvernementales, de l’accompagnement d’affaires, de la formation en gestion de carrière artistique, des activités de réseautage, etc.

Diversité artistique Montréal (DAM)
Tél. :(514) 280-3581  | www.diversiteartistique.orginfo@diversiteartistique.org

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ESPACE MEMBRES

Nous vous souhaitons la bienvenue à tous sur le vol AFROSOUL à destination de l’univers musical de Drê-D 

Le départ est prévu pour mercredi le 16 mars 2011 à 20 heures 30 au Club Balattou de Montréal situé au 4372 boul St-Laurent (coin Marie-Anne)
L’embarquement est gratuite (admission gratuite)

Bien entendu, nous rappelons aux passagers de ne surtout pas oublier les bagages importants soit l’ouverture d’esprit et la liberté de s’émerveiller à la découverte de ce nouveau talent

Accompagnés de musiciens hors pairs et artistes invités de marques plaisirs, joies, gaietés, émotions et danses seront au rendez-vous. Une soirée unique à ne pas manquer

Les musiciens vedettes pour la soirée
David Mobio- Clavier et choeur (Côte d’Ivoire)
Guy Langue-Basse (Cameroun)
Noel Mpiaza- Batterie et choeur (République démocratique du Congo)
Assane Seck-Guitare (Senegal)
Joe Dominic Donkor- Percussions (Ghana)
Amar Fall- Percussions (Sénégal)
Sista Cate- Choeur (Québec)

BOURSES, SUBVENTIONS, PRIX CONCOURS

► Voici quelques dates d’inscription aux programmes du Conseil des arts et des lettres du Québec. Pour la liste complète: http://www.calq.gouv.qc.ca/artistes/dates.htm 

Danse

Bourses de la relève : 10 septembre 2011

Bourses de développement

  • Recherche et création : 1er avril et 10 septembre 2011
  • Perfectionnement : 1er avril et 10 septembre 2011
  • Studios et ateliers-résidences : 1er avril 2011 pour la majorité des studios; 10 septembre 2011 pour la résidence chorégraphique à Berlin. Veuillez consulter le programme pour les détails.
  • Déplacement : en tout temps
Bourses de carrière : 15 octobre 2012 

Note: Les artistes et les collectifs d’artistes professionnels sont également admissibles au Programme de subventions aux projets de production pour les organismes en danse 2011-2012

Musique

  • Recherche et création : 1er avril et 10 septembre 2011
  • Commandes d’oeuvres et résidences : 1er avril et 10 septembre 2011
  • Perfectionnement : 1er avril et 10 septembre 2011
  • Studios et ateliers-résidences : 1er avril 2011 pour la majorité des studios; veuillez consulter le programme pour les détails.
  • Déplacement : en tout temps
Bourses de carrière : 15 octobre 2012 

Note: Les artistes et les collectifs d’artistes professionnels sont également admissibles au Programme de subventions aux projets de production pour les organismes en musique 2011-2012.


OFFRES D’EMPLOI

► OFFRE D’EMPLOI – Opportunité d’emploi avec le Conseil des Arts du Canada

Le Conseil des Arts du Canada recrute présentement pour le poste d’Agent, Relations publiques, Division des communications et promotion des arts.

Pour plus d’information au sujet du Conseil des Arts du Canada, veuillez visiter notre site Internet au www.conseildesarts.ca.

Les demandes doivent parvenir à competition@Conseildesarts.ca au plus tard le 23 mars 2011 et mentionner le numéro de concours 2406T.  Pour plus d’informations ou pour un profil d’emploi plus détaillé, veuillez communiquer avec Ange Diaquoi au 613-566-4414, poste 4114.  Vous pouvez aussi nous faire parvenir votre demande par télécopieur au 613-566-4323.
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OFFRE D’EMPLOI – Le Partenariat du Quartier des spectacles est à la recherche de gérants de site

L’équipe du Partenariat du Quartier des spectacles est présentement à la recherche de perles rares pour occuper le poste saisonnier de gérant de site. Et ce n’est pas un, mais deux postes qui seront disponibles!

Nos futurs collègues devront assurer la gestion et la supervision des places publiques du Quartier des spectacles, superviser les opérations lors des différents festivals et veiller à l’entretien et la sécurité des espaces et équipements au Pôle Place-des-Arts et au pôle Quartier Latin.

Toute l’info au www.quartierdesspectacles.com/2011/03/offres-demploi-gerant-de-site/

La date limite pour faire parvenir votre curriculum vitae et votre lettre de présentation est le 23 mars 2011.
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OFFRE D’EMPLOI – Les Jeunesses Musicales du Canada sont à la recherche d’un (e) agent (e) de développpement

Les Jeunesses Musicales du Canada (JMC) sont un organisme à but non lucratif fondé en 1949. Leur mission consiste à développer le goût de la musique classique chez les publics de tous âges, de rendre accessibles des productions musicales de qualité et d’aider les musiciens canadiens à amorcer leur carrière. Depuis le printemps 2000, les JMC exploitent une salle de musique de chambre située en plein coeur du Plateau Mont-Royal à Montréal où sont présentés plus de 125 concerts par année dont la très grande majorité s’adresse au jeune public. Les JMC sont actuellement à la recherche d’un(e) agent(e) de développement pour l’ensemble de ses activités.

Sous la supervision de la directrice du département des concerts, l’agent(e) de développement participe à l’expansion des activités Jeune et Grand Public des Jeunesses Musicales du Canada.

De façon plus spécifique :
1. Elle/il est responsable de la réception et de la billetterie ;
2. Elle/il agit sur le développement du public des séries en salle (aux JMC) en mettant à jour la base de données et en participant au centre d’appels ;
3. Elle/il met en oeuvre les actions nécessaires à la réalisation de l’expansion des activités des secteurs jeune et grand public(recherche, vérification et entrée dans la base de données, production de documents promotionnels, envoi aux institutions d’enseignement, suivi téléphonique…) ;
4. Elle/il assure un soutien, qu’il soit administratif et/ou logistique, lors des différentes auditions nationales ainsi que pour différents évènements annuels (ex. Concours Musical International de Montréal, congrès annuel des JMC, etc.) ;
5. Elle/il appuie et assiste l’équipe du département des concerts dans la plupart des tâches quotidiennes.

Exigences :
1. candidat(e) bilingue
2. excellentes aptitudes en communication tant orale qu’écrite dans les deux langues officielles
3. intérêt marqué pour les arts et la culture
4. valorise les démarches de sensibilisation aux arts et de développement culturel
5. compétences et intérêt pour les tâches de nature administrative
6. sens de l’efficacité et minutie dans l’entrée des données
7. capable d’autonomie et d’organisation personnelle
8. fait preuve de beaucoup d’entregent
9. base des logiciels de bureautique usuels (Word, Excel, Outlook Express, etc.)
10. doit être admissible au programme Emploi-Québec

Début le 26 avril 2011 26 semaines à temps plein (35h/ semaine)

Pour soumettre votre candidature :
Veuillez envoyer une lettre de motivation accompagnée de votre curriculum vitae, d’ici le 29 mars 2011, 17h, à l’attention de Claudia Morissette, par courriel (cmorissette@jmcanada.ca) ou par la poste (Jeunesses Musicales du Canada, 305 avenue du Mont- Royal Est, Montréal, QC H2T 1P8).

N.B. Seuls les candidats retenus pour une entrevue seront contactés.


ATELIERS ET FORMATIONS

FORMATION – SESSION D’INFORMATION – offerte par le MAI
(Montréal, arts interculturels)

Thème : Le processus de création et de production en arts de la scène

Jeudi 17 mars  – En deux parties : de 11h à 13h et de 14h à 16h

Cette journée est mise sur pied afin de mettre en lumière les différentes étapes des processus de création et de production et examiner les différentes fonctions nécessaires à la réalisation de votre œuvre. Que fait un dramaturge exactement? Comment un directeur technique peut-il aider ma production? Quel est le rôle du directeur de production? Quelles sont les différences entre un compositeur et un concepteur sonore? Celles-ci ne sont que quelques questions auxquelles le MAI espère pouvoir vous répondre dans le cadre de sa session d’information qui aura lieu le jeudi 17 mars.

Les invités pour l’avant-midi sont Alexander MacSween (compositeur), Judith Allen (directrice de production) et Philip Richard-Authier (Directeur Technique). La session en après-midi comprendra Rachel Van Fossen(metteur en scène), Marie Marais (relationniste de presse), David Pressault (œil extérieur) et Eo Sharp(scénographe) – Lucie Bazzo (éclairagiste). Les présentations auront lieu en français (les périodes de question pourront cependant être dans les deux langues).

Merci de vous inscrire en contactant Michael Toppings au 514 982-1812 p. 224 ou par courriel auproduction@m-a-i.qc.ca d’ici le 15 mars à 17h.

Événement gratuit – Ouvert à tous
au café du MAI – 3680, Jeanne-Mance (rez-de-chaussée)
Apportez votre lunch!

Ce projet bénéficie du soutien financier du Ministère de la Culture, Communications et Condition féminine du Québec et de la Ville de Montréal dans le cadre de l’entente sur le développement culturel de Montréal 2008-2011.

►FORMATION – Accueillir la relève au conseil d’administration de son organisme

Cette formation, d’une durée d’une à trois heures, est donnée gratuitement par le Forum jeunesse et peut être offerte à un organisme ou un groupe d’organismes. Cet atelier participatif veut sensibiliser les responsables ou les intervenants jeunesse aux problématiques reliées à l’intégration des jeunes et à l’importance de la relève dans les lieux décisionnels. 

L’atelier permet de comprendre comment recruter des jeunes, où aller les chercher et comment les intégrer. On y explique aussi l’importance de la reconnaissance de l’engagement des jeunes au sein des organismes.

De plus, le FJÎM offre d’autres formations s’adressant directement aux jeunes de votre organisme :
– Participation citoyenne 101;
– Comprendre notre système politique;
– Avoir du leadership dans sa communauté;
– L’engagement des jeunes dans les lieux décisionnels de l’île de Montréal.

Pour plus de renseignements, contactez Sébastien Lemire à slemire@credemontreal.qc.ca ou au 514 842-2400 poste 2048.


ÉVÉNEMENTS ET SPECTACLES 

► Prochain Lundi Pluriel
À mettre à vos agendas! La prochaine édition des Lundis pluriels aura lieu le 4 avril 2011 au café du Montréal, arts interculturels (M.A.I.). Surveillez notre site web au cours des prochaines semaines pour de plus amples informations.

Concours Mon accès à la scène

du 17 au 20 mars, les finalistes en spectacle !

Montréal, le mercredi 9 mars 2011 — Du 17 au 20 marsaura lieu l’étape finale du concours Mon accès à la scène, organisé conjointement par l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, le Cirque du Soleil®, l’Union des artistes et Diversité artistique Montréal. Des 28 candidatures reçues, le jury a sélectionné 6 finalistes : Laetitia Zonzambé, leDuo Beija-FlorPêro, le Marjorie Fiset Quintet,Abat-Jour Théâtrepour la pièce Villes Mortes, et Les Productions Korimajpour la pièce Les Monstres en dessous. L’annonce des lauréats se fera le dimanche 20 mars, à 17 h,à la salle de diffusion de Parc-Extension.

Bourses et prix à gagner
Les lauréats du concours se partageront des bourses totalisant 10 000 $ offertes par le  Cirque du Soleil®. L’Union des artistes offrira une formation en gestion et développement de carrière conçue sur mesure par son service de développement professionnel et donnée par des professionnels du milieu. Diversité artistique Montréal accompagnera certains lauréats dans la gestion de projets artistiques.

Venez découvrir et encourager les finalistes !

LaetitiaZonzambé(Musique du monde)

Jeudi 17 mars, 20 h – Salle de diffusion de Parc-Extension
Cette auteure-compositeure-interprète originaire de la République centrafricaine propose non seulement des chants polyphoniques pygmées, mais aussi une fusion d’airs traditionnels, de soul, de funk, et de rhythm’n’blues.

Pêro (chanson)

Vendredi 18 mars, 20 h (1repartie)– Auditorium Le Prévost (laissez-passer requis)
Récipiendaire de la chanson primée Socan 2008, cet auteur-compositeur-interprète
offre des chansons à la poésie unique, parfois percutante, soutenue par son saisissant jeu de guitare, le tout accompagné de contrebasse et de mandoline.

Villes MortesAbat-Jour Théâtre (théâtre)

Vendredi 18 mars, 20 h (2e partie) – Auditorium Le Prévost (laissez-passer requis)
La compagnie Abat-Jour Théâtre présente deux contes tirés de Villes Mortes, une pièce de Sarah Berthiaume mise en scène par Bernard Lavoie qui propose une réflexion sur l’origine, l’éphémère, la catastrophe, le deuil, le vide et l’espoir.

Les Monstres en dessous, Les Productions Korimaj
(théâtre jeune public – 6 ans et plus)

Samedi 19 mars, 14 h – Auditorium Le Prévost (laissez-passer requis)
Nathan est un garçon de 9 ans comme les autres : il aime les pirates et les histoires de fantômes, mais il garde un grand secret : il urine au lit…
®®Duo Beija-Flor(musique du monde)

Dimanche 20 mars, 14 h (1re partie) – Salle de diffusion de Parc-Extension
La flûtiste Marie-Noëlle Choquette et le guitariste Charles Hobson proposent un répertoire alliant musique bosniaque, macédonienne, bulgare, serbe et roumaine.

Marjorie Fiset Quintet(musique jazz)

Dimanche 20 mars, 14 h (2e partie) – Salle de diffusion de Parc-Extension
Cette chanteuse et arrangeuse revisite le répertoire d’artistes qui l’ont marquée, de Marvin Gaye à No Doubt en passant par Harmonium, Jean Leloup et Indochine.

À propos du concours Mon accès à la scène
Rappelons que le concours Mon accès à la scène a été mis sur pied en 2004 afin de favoriser l’émergence d’artistes de la relève en arts de la scène (arts du cirque, danse, théâtre, musique et chanson), âgés de 18 à 35 ans, qui résident dans l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension.

Coordonnées des salles de spectacles

Salle de diffusion de Parc-Extension
421, rue Saint-Roch (Métro Parc)

Auditorium Le Prévost
7355, avenue Christophe-Colomb (Métro Jean-Talon)

Les laissez-passer sont disponibles au bureau administratif de la maison de la culture (911, rue Jean-Talon Est, bureau 229), dans les bibliothèques de l’arrondissement ou en ligne sur le site accesculture.com
Renseignements : 514 872-6131

Source et renseignements :    Ville de Montréal
Arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension
Judith de Repentigny, chargée de communication
514 872-6840
judith.derepentigny@ville.montreal.qc.ca

ADHÉREZ MAINTENANT À DAM EN CLIQUANT SUR LE LIEN PRÉSENT

AVIS DE DECES MON FRÈRE PATRICK VOYAGE

8 Mar

 

AVIS DE DECES 08-03-2011

La Collectivité Royale Agonglo- Alavo à Abomey au Bénin La famille Antoine ALAVO , parents et alliés à Dakar, au Bénin, en Algérie, à Paris, à Montréal.

Les enfants Yamina et Daniel Moustapha, fille et fils du défunt, ont la profonde douleur de vous faire part du décès de Patrick Lambert ALAVO Agent des Douanes à la retraite survenu le 5 mars 2011 à Rufisque.

.Mercredi 9 mars 2011 à 18h30 : Veillée de prières au domicile familial à Ouagou Niayes .

Jeudi 10 mars 2011 : Levée du corps à l’hôpital de Fann à 14h00, chapelle ardente à l’Eglise Ste Thérèse suivi de la messe à 15h30.

Enterrement au cimetière de St Lazare de Béthanie

Les condoléances sont reçues à la Villa n°443 Ouagou Niayes 2 chez son père.

Mon cher Yves.

Comme il est triste d’apprendre le décès d’un proche , surtout quand il s’agit d’une personne dans la force de l’âge.  Il est d’autant plus accablant quand il s’agit d’un frère . Je te présentes toutes mes condoléances à toi , à tes frères et surtout à tes parents . Je sais comme il est difficile de passer à travers ces durs moments de peine, ayant moi-même perdu un frère il y a quatre ans.

Bon courage , et toute mon amitié,

de ma part et de toute l’équipe du Carrefour des Opinions.

Abel Claude Arslanian

Président du CA Carrefour des Opinions

ORCHESTRE DE DOUZE VIOLONCELLES

3 Mar

La SMCM (Société de Musique de Chambre de Montréal) est l’institution musicale du Québec qui a connu le développement le plus régulier au cours de la première décennie des années 2000.  Fondée en l’an 2000 par la violoncelliste d’origine bulgare Velitchka Yotcheva et le pianiste d’origine française Patrice Laré, la SMCM a pour vocation première d’offrir des concerts de grande qualité dont le répertoire s’étend de la période baroque aux musiques les plus contemporaines.

Comme de nombreux organismes et plusieurs sociétés de concert la SMCM a choisi la Chapelle historique du Bon-Pasteur pour y tenir la totalité de ses saisons de concert et de conférences.

«I Cellisti, mon orchestre de 12 violoncelles est la vedette, lundi 7 mars 2011, I Cellisti

I Cellisti, orchestra nous revient meilleur que jamais car c’est déjà sa troisième saison.  Une programmation ambitieuse avec des œuvres de Popper, de JS Bach, de Manuel de Falla et de Heitor Villa LobosDavid Popper David Popper, ne à Prague le 6 juin 1843 et mort à Baden bei Wien le 7 août 1913, est un violoncelliste tchèque.David Popper commence son apprentissage très jeune avant d’entrer au conservatoire de Prague. Il étudie ensuite avec le violoncelliste allemand Julius Goltermann. Ses dons attirent vite l’attention et il fait sa première tournée en 1863 en Allemagne, où il rencontre Hans von Bülow, en Suisse, aux Pays-Bas et en Angleterre..  Il fait ses débuts à Vienne, en 1867, en tant que violoncelle solo du Wiener Hofoper, mais démissionne afin de se consacrer à sa carrière de soliste acclamé. Il compose son premier concerto pour violoncelle en 1871. En 1991, il termine son Requiem, écrit à Londres, qui est généralement considéré comme sa composition la plus célèbre[1]. Il devient professeur au Conservatoire de Budapest en 1896.

Heitor Villa-Lobos

Auprès de son père, bibliothécaire et mélomane d’une vaste culture, Villa-Lobos apprend le piano, le violoncelle, la clarinette et la guitare. Cette dernière sera son instrument de prédilection. Ce jeune musicien, plutôt autodidacte, découvre sa passion auprès des musiciens de rue. À l’âge de seize ans, en 1903, il décide de s’enfuir de chez lui et va parcourir le Brésil, plus particulièrement les régions de Nordeste, recueillant au cours de son errance d’authentiques chants traditionnels. « Je trouvais stupide de continuer à imiter Beethoven. Pendant huit ans, j’ai voyagé dans les régions les plus reculées du Brésil […] on m’a cru mort et on a même dit des messes pour le repos de mon âme ! Mais j’ai rapporté de cette expédition d’incroyables richesses. » Il gagne alors sa vie en jouant dans les cafés et les restaurants. Il devait effectuer d’autres voyages semblables par la suite, bien qu’il entretienne un voile de mystère autour de ceux-ci ; son propre témoignage concernant des aventures avec des tribus cannibales du Nordeste est sujet à caution.

Par la suite, il étudie à l’institut national de musique de Rio de Janeiro, bien que sa musique ne se soit jamais conformée à aucune norme académique. Comme Villa-Lobos le dira bien des années plus tard : « Ma musique est naturelle, comme une chute d’eau ». Et aussi : « Un pied dans l’académie et vous êtes déformé ».

Après un autre voyage ethno-musicologique au cœur de l’Amazonie en 1912, Villa-Lobos revient à Rio de Janeiro. C’est là, le 13 novembre 1915, qu’il capte l’attention de cette ville en donnant un concert de sa musique nouvelle. Il fait sensation. Arthur Rubinstein est conquis ; il se fait son interprète et lui amène des mécènes. En 1923, il attire suffisamment à lui les faveurs des officiels pour obtenir une bourse pour étudier à Paris. Il y découvre les richesses de l’Europe. À son retour en 1930, Villa-Lobos entame une grande carrière politique et pédagogique et il est nommé directeur de l’éducation musicale de Rio de Janeiro. Tout en continuant la composition, il prend en charge la vie musicale de son pays (organisation de l’enseignement musical dans les écoles et maternelles, préparation des concerts…). Il fonde également le Conservatoire National de Chant orphéonique et l’Académie brésilienne de musique.

En 1944, Villa-Lobos effectue un voyage aux États-Unis pour diriger ses œuvres, obtenant un succès critique et même un certain succès populaire. D’importantes œuvres sont commandées par des orchestres américains et il écrit même une musique de film pour Hollywood, pour l’intéressant film de 1959 Vertes Demeures. Les années 1940 sont pour lui une période de triomphe international. Comme compositeur et comme chef d’orchestre, Villa-Lobos est célébré de Los Angeles à New York et Paris. En 1957, pour son soixante-dixième anniversaire, le Brésil institue l’année Villa-Lobos.

Il meurt, le 17 novembre 1959 à Rio de Janeiro, ville de son cœur, laissant environ 1 000 œuvres de tous styles, avec 12 symphonies, 17 quatuors à cordes, des opéras, des ballets, des suites, des poèmes symphoniques, des concertos, des œuvres vocales, des pièces pour piano, de la musique religieuse et des musiques de film.

Villa-Lobos, au-delà d’avoir été un grand compositeur, fut également un pédagogue musical pour son pays. Il conçut un système d’apprentissage de la musique pour des générations de Brésiliens, basé sur la riche culture musicale brésilienne, et prenant ses racines dans un patriotisme profond et toujours explicite. Il composa de la musique chorale pour de grands chœurs d’enfants des écoles, souvent adaptée du folklore. Ce qu’il a légué au Brésil d’aujourd’hui, même au sein des nouvelles générations élevées avec les écoles de samba ou MTV, c’est un sentiment profond de fierté et d’amour pour lui, mêlé de semblables sentiments pour leur pays. C’est surprenant, si l’on considère qu’il s’agit d’un compositeur de musique « classique » mort depuis plus de quarante ans ; on trouverait difficilement un équivalent de cet engouement en Amérique du Nord.

Je suis sûre que vous apprécierez encore une fois toute la beauté de cet instrument magnifique qu’est le violoncelle», de préciser Velitchka Yotcheva.

Un programme unique qui se déroulera de manière sublime en un crescendo émotif que les personnes présentes dans la Chapelle historique du Bon Pasteur cette soirée, vivront et dont elles se souviendront toute leur vie.  Des œuvres choisies que la directrice artistique de la SMCM nous annonce :

D. Popper (1843-1913)                      Requiem pour 12 violoncelles

H. Villa-Lobos (1887-1959)               Suite pour 11 violoncelles, Opus.16

Bachianas brasilieras. N° 1 – Preludio (Modinha)

Entracte

J.S. Bach (1685-1750)                       Chaconne de la partita en Ré mineur (Arr. L. Varga)

M. de Falla (1876-1946)                    Danse rituelle du feu

G. Fauré (1845-1924)                        Après un rêve

E. Puetz (1911-1991)                         Tango Passionato

L. Delibes (1836-1891)                      Duo des fleurs de l’opéra Lakmé

James Barralet (contemporain) Quatre chansons populaires.

Notons parmi les douze violoncellistes de la soirée, Mme Katia Bragina, ainsi que le jeune et doué James Barralet.  Les critiques signalent : «Avec un don rare de communication et une sensibilité hors du commun, le violoncelliste James Barralet est un musicien d’une grande ouverture d’esprit aussi bien à l’aise dans Bach que Chostakovitch.  Il a captivé le public lors de la plupart de ses concerts au Royaume-Uni, et en Europe».  Venez écouter, lundi prochain une de ses œuvres qui sera jouée par I Cellisti en clôture du récital.

Fondatrice et chef de cette formation, unique au monde, Velitchka Yotcheva, va encore une fois, par son jeu d’une virtuosité exceptionnelle et avec la fluidité de son style, le niveau d’expression émotive, à la fois sensible et rationnel par séquence, soulever l’admiration et le recueillement collectifs, favorisant l’intégration musicale des œuvres, pièce après pièce, et aussi en créant cette élévation spéciale des esprits durant l’espace-temps où se déploie le récital et longtemps après la dernière note.

Vivre l’expérience des concerts de la SMCM dans le sanctuaire de la Chapelle historique du bon pasteur de Montréal, c’est, pour chaque participant, une expérience qui se compare à un voyage mystique.

Yves Alavo

Plus de détails sur le concert et la saison : http://www.smcm.ca/Site/fr/season.html

Société de musique de chambre de Montréal  www.smcm.ca