Archive | octobre, 2011

CHRISTINE ATALLAH ÉTERNELLE CRÉATION

30 Oct

Christine Atallah,

 

La voix est parfois comme le vent doux ou fort qui souffle sur un champ de fleurs dont le parfum sans répit nous habite et agit, tendresse et sensualité unis, comme un ouragan de bonheur.

 

Écrire avec des mots pour saisir la dimension profonde de la musique de Christine Atallah, devient un exploit.  Les mélodies, les rythmes et les instruments mélangés en une sonorité suave, élégante et d’une présence amicale, nous portent, mouvements, nuances.  Elle, musique en myriades d’Est en Ouest, chants des profondeurs et lueurs légères et nouvelles vibrations pour le siècle. 

 

 Voix du présent et du futur, Christine Atallah ouvre des horizons de fraîcheur, crée entre la musique classique et les musiques aux rythmes mélodiques du monde, un pont de force et de douceur.  Christine Atallah, grâce à sa voix des mille et un charmes aux accents de sarabandes de reine et majestueuse magicienne, avec les tempos latins et les éclats arabo-jazzés, envoûtants cantiques pour le bonheur et la paix de l’humanité, est la star d’envergure que toutes et tous souhaitent sur la planète des arts et de la culture universels.

  Cœur au fond du métal

Hymne et louange universels

Rayon solaire traversant l’aube

Iris unique en plongée dans l’air volcanique

Sabre d’argent d’occident et d’orient

Temple sacré au foyer de la création

Invention perpétuelle et folle passion

Navire de paix sur le vent chaud

Enflamme d’or l’espace sonore.

  

Poésie sonore et invitation au rêve.  Christine Atallah invente des paroles et des messages de communion et de célébration de la création, de la paix des cœurs, transportés grâce à des musiques suaves et sensuelles qui touchent les esprits libres et passionnés.  Avec The Bassalindos, un environnement vocal, dont le Montreal Gospel Choir, complémentaire et les instruments : violon, guitare, derbouka, basse acoustique, percussions diverses, kanoun, oud, piano, violoncelle, saxophone, trompète, ce sont des ailes qui donnent un souffle immense au CD Escapades.

  Yves Alavo

28 janvier 2007 et toujours actuel en communion avec Christine qui est en voyage

Le lien avec le répertoire de Diversité artistique Montréal :

http://www.diversiteartistique.org/repertoire/christine_atallah

 

 

Publicités

HOLLANDE ÉLU POUR GAGNER, FRANÇOIS LE 2E.

18 Oct


Il en a encaissé. Son physique de bon gros, son absence de convictions, son air toujours ravi, sa manie de la synthèse. Cette façon d’écouter sans proposer, pour seulement conclure. Cette « gauche molle », pour ne pas dire autre chose, dénoncée par Martine Aubry. Ce côté « notable » moqué par Ségolène Royal. Ce petit nom de« Flanby » dont on l’a affublé en hommage à un produit flasque et sucré. Ce centrisme pragmatique qui a le don d’horripiler les partisans d’un socialisme aux lignes pures. Bref, un homme lisse, flou, et qui, en plus, parle « avec des mots de droite », comme l’a taclé son amie Martine.

La haine et la jalousie sont des ressorts routiniers de la politique, mais François Hollande aura eu étrangement à affronter autre chose de ses adversaires socialistes : le mépris. Ses faux amis l’ont toujours reconnu « très intelligent et très drôle », pour mieux stigmatiser son absence de charisme. Chez quelques strauss-kahniens aujourd’hui ralliés faute de mieux, comme Jean-Marie Le Guen, la candidature de M. Hollande provoquait des rires consternés.

Dominique Strauss-Kahn lui-même, avant d’être catapulté dans le lointain, avait promis devant des journalistes de lui « tordre le bras » si le misérable s’avisait de rester en travers de son chemin. Quant à Laurent Fabius, l’ennemi ancestral, il avait eu cette phrase inouïe pour qualifier l’un de ses affrontements avec lui en 2004 : « On ne cache pas un éléphant derrière une fraise des bois. »

LE GENRE TORTUE

« Fraise des bois » n’a pas oublié. Il les a tous eus. Il s’est aminci, solennisé, mitterrandisé. Il a maintenu sa ligne, celle d’un Européen social-démocrate. Le possible futur chef de l’Etat, maintenant, c’est lui. Lui, le centriste du parti, l’homme sans qualités, le fidèle de Jacques Delors et de Lionel Jospin, jamais ministre, jamais chef d’aucun courant, souvent sacrifié, élu d’une Corrèze lointaine, premier secrétaire préposé pendant onze ans à recoller les morceaux d’un Parti socialiste au bord de l’explosion.

Qu’a-t-il fait en trente ans de vie politique ? Rien, a conclu sa concurrente Ségolène, mère de leurs quatre enfants. Mais François Hollande n’est pas un homme pressé. Le genre tortue, à mèche lente.

Après l’échec de Ségolène Royal à l’élection présidentielle, en mai 2007. Le 17 juin, le couple annonce sa séparation. AFP/ERIC FEFERBERG

Il a attendu le moment. Ses victoires successives de 2004 aux élections régionales, cantonales et européennes lui ont donné une première envie. Pour 2007, François Hollande s’y voit. Mais tout se passe mal. Son échec politique en 2005, avec la victoire du « non » au référendum sur le traité constitutionnel. Son rattrapage acrobatique du parti déchiqueté au congrès du Mans, la même année, où il est réélu premier secrétaire parce que personne n’est assez fou pour vouloir sa place. Son échec personnel en 2006, avec la candidature à la présidentielle de Ségolène Royal, la compagne bafouée, qui le coiffe au poteau. Après le congrès de Reims de 2008, où tout le monde s’étripe, Martine Aubry prend sa place. François Hollande tire sa révérence.

« MA MARQUE, C’EST LA CONSTANCE »

« Les défauts qu’on me prête sont autant de qualités et d’atouts, note M. Hollande.Le manque d’autorité ? On a souffert d’un autoritarisme insupportable. Rassembleur ? On a vécu la division. Prudent ? Les Français sont échaudés par les promesses accumulées de Sarkozy et des autres. Pragmatique ? Dans ces circonstances mouvementées et graves, on a besoin de souplesse et d’intelligence des situations. Ma marque, c’est la constance. Ce que les Français attendent, c’est d’avoir confiance. »

Quand il joue au tennis en double, avec enfants ou amis, Hollande organise le terrain. « Il se place à la volée, moi au fond du court, et il me donne des ordres : ‘Mets-toi là, recule, fais ton petit coup maintenant…’ Comme toujours, c’est François qui a la vision d’ensemble », raconte son vieux copain Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Pierre Moscovici a la même image. L’ancien lieutenant de Dominique Strauss-Kahn, aujourd’hui proche du nouveau champion socialiste, se rappelle la belle époque où, succédant à M. Jouyet, il partageait son cours à Sciences Po avec M. Hollande, dans l’amphi Boutmy. « Je ne savais jamais s’il arriverait en retard, s’il ne viendrait pas du tout, ou si au contraire il déborderait sur sa partie, dit-il. Je préparais toute la conférence au cas où, je balayais le terrain en fond de court. François arrivait au dernier moment, sans notes, prêt à volleyer. »

LES BONS COPAINS

A vrai dire, François Hollande préfère de très loin le football au tennis. Les sports populaires, la bonne bouffe, les chansons françaises à l’accordéon. Les bons copains, qu’il a su garder depuis l’adolescence. Ce vivier de fidèles qu’il s’est constitué successivement au lycée Pasteur de Neuilly, à l’école de commerce HEC, à l’Ecole nationale d’administration (ENA). De près ou de loin, la plupart sont restés ses conseillers.

Leur point commun ? « François », dès le début, les a séduits en les faisant rire. Tous ont été frappés par sa passion exclusive pour la politique. Dès HEC, il avait fondé avec son ami André Martinez un minuscule groupe de soutien à Mitterrand, pas franchement en vogue chez les manageurs en herbe. Sorti huitième de l’ENA, M. Hollande a préféré céder sa place si prisée d’inspecteur des finances à son ami Jean-Pierre Jouyet, arrivé seulement neuvième, pour intégrer, lui, la Cour des comptes – un corps moins prestigieux mais avec un grand mérite : celui d’être moins accaparant. Et de laisser tout le temps à la politique.

En 1981, François Hollande est auditeur à la Cour des comptes.AFP/MICHEL CLEMENT

Qui est François Hollande ? Un petit jovial ou un redoutable manœuvrier politique ? Un « Flanby » de la gauche molle ou un socialiste aux idées fermes ? Un cynique ou un convaincu ? Un laxiste ou un autoritaire ? Il suffit de le voir en meeting pour savoir. Une bête de scène. Le contraire du petit homme invisible à tête de Droopy qui passe si mal à la télévision.

Sur l’estrade, face au public, François Hollande tient plus d’une heure à alterner envolées polémiques et sketches comiques. Grave et démonstratif, soudain léger et désopilant. Le tout sans discours écrit : cette insolente facilité que jalousait déjà Jean-Pierre Jouyet lors de leur cours d’économie à Sciences Po.

Autre signe de son ambiguïté, un ouvrage signé d’un certain « Caton » et publié en 1983. Ce pamphlet anonyme contre la droite, prétendument écrit par un « dirigeant de droite », avait en réalité été commandé à l’écrivain André Bercoff sur une idée de Jacques Attali. En ce début du règne de François Mitterrand, François Hollande était inconnu du grand public : idéal pour incarner le mystérieux Caton, interviewé sur France Inter. A la radio, il dit très sérieusement « Nous, la droite »… Sa voix a été identifiée bien plus tard. « Il jouait si bien l’homme de droite!, ironise un proche de Martine Aubry. C’est dire la duplicité… »

SENS DU COMPROMIS

Duplicité ? Souplesse ? Vacuité ? Ses amis de l’ENA avaient vite constaté son sens du compromis lorsqu’ils avaient dû choisir le nom de leur promotion, en 1980. Certains voulaient Rousseau, d’autres Voltaire. Quelques libéraux irréductibles, comme Henri de Castries, actuel PDG d’Axa, avaient proposé Trou des Halles, en référence au chantier béant du centre de Paris, pour souligner l’impéritie de l’Etat. François, déjà, était volontiers d’accord avec tout le monde.

Voltaire l’a emporté, et la « bande à François » s’est constituée au cœur de cette promotion fructueuse, où le hautain Dominique de Villepin se voulait comme d’habitude au-dessus de la mêlée. Les plus proches du Hollande d’aujourd’hui étaient là : les anciens ministres Michel Sapin, Frédérique Bredin et Jean-Pierre Jouyet, Henri de Castries, l’avocat Dominique Villemot, le diplomate Jean-Maurice Ripert ou encore, malgré quelques turbulences, Ségolène Royal.

« François a l’art de rassembler les gens, avec une caractéristique : il est toujours au centre, mais il n’est pas le chef », note l’un des vieux copains. Pas étonnant si le seul courant qu’il ait jamais dirigé n’en était pas un mais plusieurs à la fois : les bien nommés « transcourants ».

« PAS DE SENSIBILITÉ À LUI », DIT M. BARTOLONE

« Son parcours chaotique s’explique par le fait qu’il n’a jamais eu de sensibilité à lui,analyse l’ex-fabiusien Claude Bartolone. Sans courant, il a toujours dû passer des alliances avec les uns et les autres. » D’où cette marque « hollandaise » : le lisse et le flou. Monsieur « On verra », comme dit Martine Aubry, qui a visiblement adoré décliner pour son concurrent tout le lexique de la mollesse.

La nécessité de composer dès l’enfance avec un père de la droite dure et un enseignement catholique non moins strict n’y est pas pour rien : l’indécision apparente est le vrai point faible de François Hollande.

Quand on lui demande de quel acte d’autorité il peut se prévaloir dans sa carrière passée, il répond : « Quand j’ai décidé d’appeler à voter oui au référendum sur la Constitution européenne. » Cette décision, prise en 2004, fut son échec et son cauchemar.

Il n’imagine pas une seconde, alors, que le non l’emportera au niveau national. Il compte sur le oui des Français pour anéantir son vieux rival Laurent Fabius, partisan du non. C’est le contraire qui se passe. Les socialistes votent oui à une forte majorité, mais comme Jean-Luc Mélenchon, Laurent Fabius nargue le premier secrétaire en faisant campagne de son côté, sans se soucier de la ligne votée par les camarades. François Hollande est coincé. On ne « vire » pas Fabius du parti. Les socialistes s’étripent. M. Hollande ne peut que laisser faire et sauver les meubles. Son péché originel de « mollesse » est là. Au congrès du Mans, fin 2005, il sauve in extremis le parti de l’explosion.

« TU DOIS ÊTRE TOI-MÊME »

Trois ans plus tard, au terme du sanglant congrès de Reims, son fidèle lieutenant Stéphane Le Foll lui dit : « Ça suffit de rouler pour les autres. Maintenant, tu dois être toi-même. Vas-y ! » En 2002, la place était prise. En 2007, l’échec au référendum l’avait disqualifié. En 2012, ce sera son tour.

Il hume pour la première fois le fumet de l’Elysée. « Après le congrès, je suis un homme libre, raconte-t-il. Je suis président du conseil général de Corrèze : une vie de notable, comme dirait l’autre… J’ai trois ans pour préparer l’élection. Quand je quitte Reims, je me dis : c’est maintenant ou jamais. »

Le 31 août 2007 à La Rochelle.AFP/JEAN-PIERRE MULLER

L’ancien premier secrétaire se retire. Il entame sa mutation. La campagne de Ségolène Royal pour la présidence, en 2007, a donné le coup de grâce à leur couple. Après Reims, sa nouvelle vie est aussi une traversée du désert. Il en revient changé. Il modère sa manie des bonnes blagues qui lui donnent un air de trop gentil garçon. Il a maigri, s’est teint les cheveux, a changé de lunettes. Un look de président.

LA SOLITUDE, « PASSAGE OBLIGÉ »

« Il faut avoir été seul, confie François Hollande. De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarko, tous les présidents ont traversé une solitude. La solitude est un passage obligé. » Le 31 mars 2011, l’ancien premier secrétaire sort de sa grotte corrézienne. Il se déclare candidat à la présidence de la République.

On n’a pas vu venir François Hollande. Il prend son temps comme il a pris la Corrèze, tout seul, en plein fief de la droite chiraquienne. Il s’est métamorphosé selon ses fonctions successives. Celui dont on moque le manque d’expérience gouvernementale a été plus que cela : premier secrétaire d’un parti au pouvoir, autant dire vice-premier ministre de Lionel Jospin.

Le « radsoc » façon Henri Queuille a lentement viré à l’homme d’Etat. Il lui reste à transformer l’essai, surtout face à un Nicolas Sarkozy hyperactif sur la scène internationale. Or, « l’Européen » Hollande n’a même pas rencontré Sigmar Gabriel, le président du Parti social-démocrate allemand.

LE MERKEL FRANÇAIS

Des médias ont souvent comparé Martine Aubry à Angela Merkel. Les femmes au pouvoir sont si rares qu’on les trouve forcément pareilles. Ces deux-là sont pourtant l’exact contraire l’une de l’autre. Si la chancelière allemande a son semblable de ce côté-ci du Rhin, c’est bien François Hollande. Cette simplicité débonnaire. Ce goût du bon vin et des vacances sans chichis. Cette obsession exclusive de la politique. Ce côté franchouillard, comme elle l’a elle-même, façon allemande. Cette lenteur dans l’ascension. Ce même air de ne pas y toucher et cette capacité à se faire une force d’être sous-estimé. A tirer son autorité de l’art du compromis et du sens pragmatique de l’air du temps.

François Hollande est l’homme d’un moment : le reflet d’une époque complexe et fluctuante où tout inquiète, même l’autoritarisme. S’il est élu, il devra au moins cela à son prédécesseur : avoir installé un besoin d’homme tranquille.

Marion Van Renterghem

Article paru dans l’édition Le Monde  du 18.10.11

Le Nobel de littérature attribué au Suédois Tomas Tranströmer

6 Oct

LEMONDE.FR avec AFP | 06.10.11 | Mis à jour le 06.10.11 | 14h47

Le Nobel de littérature attribué au Suédois Tomas Tranströmer

Le prix Nobel de littérature a été décerné, jeudi 6 octobre 2011, au Suédois Tomas Tranströmer, le plus connu des poètes scandinaves vivants. Psychologue de formation, il explore dans son œuvre la relation entre notre intimité et le monde qui nous entoure. La renommée de Tranströmer dans le monde anglophone doit beaucoup à son amitié avec le poète américain Robert Bly, qui a traduit en anglais une bonne partie de son œuvre, traduite dans une cinquantaine de langues.

« L’existence d’un être humain ne finit pas là où ses doigts se terminent », a déclaré un critique suédois au sujet des poèmes de Tranströmer, décrits comme « des prières laïques ». Les poèmes de Transtörmer suggèrent que l’examen poétique de la nature permet de plonger dans les profondeurs de l’identité humaine et de sa dimension spirituelle. Les poèmes de Tomas Tranströmer sont riches en métaphores et en images. Ils illustrent des scènes simples tirées de la vie de tous les jours et de la nature. Son style introspectif, décrit par le magazine Publishers Weekly comme « mystique, versatile et triste », détonne avec la vie même du poète engagé dans un combat pour un monde meilleur, et pas seulement au travers de poèmes.

UNE CARRIÈRE JALONNÉE DE PRIX

Né le 15 avril 1931 à Stockholm, donc encore un bélier Tomas Tranströmer a été élevé par sa mère après le départ, très tôt, de son père. Ayant obtenu son diplôme de psychologie, en 1956, il est embauché à l’institut psychotechnique de l’université de Stockholm, avant de s’occuper en 1960 de jeunes délinquants dans un institut spécialisé. Tout en édifiant une riche œuvre poétique, il travaille avec des handicapés, des prisonniers et des toxicomanes. A l’âge de 23 ans, alors qu’il est toujours étudiant en psychologie, il publie son premier recueil intitulé Dix-sept poèmes, chez le plus grand éditeur suédois, Bonniers, avec lequel il restera lié tout au long de sa carrière. Pour l’éditeur, la poésie de Tranströmer est « une analyse permanente de l’énigme de l’identité individuelle face à la diversité labyrinthique du monde« .

En 1966, il reçoit le prestigieux prix Bellman. De nombreuses autres récompenses suivent, dont le prix Pétrarque (Allemagne, 1981) et le Neustadt International Prize (Etats-Unis, 1990).

En 1997, la ville ouvrière de Västeraas, où il vécut trente ans avant de rentrer à Stockholm dans les années 1990, crée le prix Tranströmer.

ATTAQUE D’APOPLEXIE

Ayant publié une dizaine de recueils, le poète est frappé en 1990 par une attaque d’apoplexie qui le laisse partiellement paralysé et aphasique, le condamnant à réduire considérablement ses activités. Sa première œuvre publiée après cette attaque, six ans plus tard, est un recueil intitulé La Gondole chagrin, qui s’est écoulé à trente mille exemplaires, un chiffre plus qu’honorable en matière de poésie. A la suite de ce succès, Tranströmer n’a rien publié durant huit années à l’exception de sa correspondance avec Bly. Sa dernière publication remonte à 2004, un recueil de quarante-cinq haïkus, La Grande Enigme, publié en France par le Castor astral.

Depuis, la musique a pris le dessus chez ce pianiste amateur. Il joue de son instrument tous les jours, de la main gauche, car la droite est abîmée depuis la crise d’apoplexie, et il passe ses matinées à écouter de la musique classique, a raconté son épouse dans un entretien publié cette année par le grand quotidien suédois Dagens Nyheter. Tomas Tranströmer vit avec son épouse, Monica, ils ont deux filles.

D’une autre source

Pour Bonniers, son éditeur, sa poésie est « une analyse permanente de l’énigme de l’identité individuelle face à la diversité labyrinthique du monde ».

Il s’agit de la récompense la plus prestigieuse que puisse recevoir un auteur. Le chanteur, poète et compositeur Bob Dylan était favori des bookmakers. Il n’a pas été choisi. Tomas Tranströmer succède à Mario Vargas Llosa, Herta Muller en Jean Marie Gustave Le Clezio. Un auteur suédois assez peu connu en France. Ses oeuvres devraient cependant être rééditées dans les prochains jours.

Tomas Tranströmer est né en 1931 à Stockholm. Il vit aujourd’hui sur une île, à l’écart du monde et des médias. Il est psychologue de profession jusqu’en 1990. Il a rédigé une quinzaine de recueils en cinquante ans d’écriture. C’est le poète contemporain suédois le plus renommé et le plus traduit. Il a reçu de très nombreux prix dans différents pays.

Voici les principales oeuvres de Tomas Tranströmer :

Baltiques et autres poèmes , anthologie 1966 – 1989, éd. Le Castor Astral – Les Ecrits des Forges, 1989, trad. Jacques Outin, préface de Kjell Espmark

Baltiques. Œuvres complètes – Poèmes 1954-2004, éd. Gallimard, 2004 (ISBN 2070317102)

La grande Énigme (Den stora gatan), Le Castor Astral, 2004 (ISBN 2-85920-578-0)

Poèmes courts (Korta dikter), 2002, Le Castor Astral, 2004

Les souvenirs m’observent, Le Castor Astral, 2004

Au nombre de prix Nobel la France reste en tête des récipiendaires avec 14 prix. Il reste encore deux prix Nobel à attribuer : celui d’économie et le prix Nobel de la Paix 2011

Méconnu en France, son recueil « Baltiques » a été publié chez Gallimard. Le poème « Les Ratures du feu » est de 1983.

« Durant ces mois obscurs, ma vie n’a scintillé que lorsque je faisais l’amour avec toi.

Comme la luciole qui s’allume et s’éteint, s’allume et s’éteint, nous pouvons par instants suivre son chemin dans la nuit parmi les oliviers

Durant ces mois obscurs, ma vie est restée affalée et inerte

Alors que mon corps s’en allait droit vers toi.

La nuit, le ciel hurlait.

En cachette, nous tirions le lait du cosmos, pour survivre. »

 

Tomas Tranströmer

 

 

Steve Jobs, l’ex-patron visionnaire d’Apple, est mort

6 Oct

Steve Jobs, l’ex-patron visionnaire d’Apple, est mort

Cofondateur et ex-directeur général d’Apple, Steve Jobs s’est éteint mercredi 5 octobre à Palo Alto, victime d’un cancer du pancréas. Il était âgé de 56 ans. Ses produits (Macintosh, iPod, iPhone, iPad…) ont forgé des usages nouveaux et bouleversé des secteurs.

 Un patron autoritaire et déroutant

Mort de Steve Jobs : avalanche de réactions sur les réseaux sociaux

 Les objets de Steve Jobs qui ont changé le monde

Steve Jobs 1955-2011 – Icône et

visionnaire

 Le grand manitou des technologies Steve Jobs est décédé hier, à l’âge de 56 ans. Il laisse en héritage des millions de iPad, iPhone et ordinateurs Mac partout dans le monde, ainsi que le souvenir d’un être visionnaire.Le président américain, Barack Obama, a bien imagé l’ampleur du travail de Steve Jobs, qui a fondé la compagnie Apple avec un copain dans le garage familial de la Silicon Valley, en 1976. «Il n’y a pas de meilleur hommage au succès de Steve que le fait que la majorité du monde a appris son décès sur une machine qu’il a inventée.»

Steve Jobs était affaibli par la maladie depuis son premier cancer en 2004, une forme rare de cancer du pancréas. Il a ensuite dû prendre un nouveau congé de maladie en 2009, pour une greffe de foie. Jobs était finalement apparu en juin dernier pour une conférence à l’Apple Worldwide Developers Conference, où il était amaigri et beaucoup moins énergique. Il a finalement quitté définitivement la direction d’Apple en août dernier, cédant sa place à Tim Cook, son bras droit depuis plusieurs années. «Nous sommes profondément attristés d’annoncer que Steve Jobs est décédé aujourd’hui», a indiqué hier le conseil d’administration de la société dans un bref communiqué.

Né à San Francisco le 24 février 1955, d’une mère célibataire, Steve Jobs a été adopté quand il avait à peine une semaine, selon sa biographie officielle. Il a été accueilli par un couple de Mountain View, au sud de San Francisco, et a grandi en jouant au milieu des abricotiers de ce qui est devenu la Silicon Valley, la pépinière informatique californienne.

Pendant ses études secondaires, il suit des conférences au siège du groupe Hewlett-Packard, et travaille durant un été avec Steve Wozniak, qui fondera avec lui Apple quelques années plus tard.

Le succès est rapide pour les deux jeunes. Dès qu’ils lancent l’Apple 1, puis le 2 dans les années 1970, l’engouement est international pour leurs ordinateurs personnels, un marché naissant. Dès 1980, Apple est entré en Bourse et le jeune Jobs était millionnaire. Au dernier trimestre, la compagnie a enregistré un chiffre d’affaires de 21 milliards $US.

Steve Jobs n’était pas un homme de conventions. On se souvient qu’il a été écarté d’Apple par le conseil d’administration en 1985, pour son intransigeance. «Steve Jobs n’est pas un patron typique. C’est à la fois un visionnaire du point de vue technologique et un manager. Dire qu’il a joué un rôle décisif ou essentiel dans la résurrection d’Apple, c’est un doux euphémisme», a commenté hier Ashok Kumar, analyste chez Rodman & Renshaw. Après ce premier départ d’Apple, il se fait alors embaucher à la tête de Pixar.

En son absence, Apple perd de la valeur. Il revient donc aux commandes, en force, en 1997.

Il a bâti une mégaentreprise qui crée les tendances depuis des années, avec le iPhone, le iPod et le iPad notamment. «Le monde voit rarement des gens qui ont une influence aussi importante que celle que Steve a eue, a dit hier soir le fondateur de Microsoft, Bill Gates, un ami, collègue et concurrent qui le connaissait depuis 30 ans. Ses effets se feront encore ressentir pendant plusieurs générations.»

Sur Twitter d’ailleurs, le mot clic «Steve Jobs» est devenu en peu de temps le plus populaire dans la région de Montréal. Les férus de technologie du Québec aussi sont en deuil. «C’est un peu comme si le pape mourait pour un catholique», a imagé Pascal Forget, de l’émission Les Nerdz, anciennement La revanche des Nerdz, dans un entretien téléphonique.

Il avait justement vu le grand patron d’Apple lors de sa dernière présentation en public en Californie, en juin dernier. «Il était visiblement affaibli. Mais sa passion était encore là, dans son petit regard malicieux qui voulait dire « Attendez, vous n’avez encore rien vu ».» Pascal Forget se souviendra de lui pour son souci du détail. «Jusque dans sa succession.»

Le nouveau patron d’Apple depuis août, Tim Cook, a par ailleurs promis hier soir que son équipe travaillerait pour «rendre hommage à son souvenir en nous consacrant à la poursuite de l’oeuvre qu’il aimait tant». Mardi, Tim Cook avait justement fait sa première présentation en tant que grand patron, présentant en partie le nouveau iPhone 4S. Plusieurs analystes ont critiqué sa performance, jugée pas assez convaincante.

Les projets d’Apple se préparent toutefois sur plusieurs années, ce qui assure encore trois bonnes années de surprises de la part de Jobs, rappelle l’ancien chroniqueur technologies au Devoir Bruno Guglielminetti.

Steve Jobs avait un énorme pouvoir, rappelle M. Guglielminetti. «Il a changé notre façon de voir les communications entre nous, de voir les technologies, il a bouleversé l’industrie de la musique, du cinéma… Il avait un grand pouvoir, car il avait saisi ce que le public voulait avoir avant même que les gens le sachent eux-mêmes!»

***

D’après l’Agence France-Presse et Reuters

LISE FORTIN: BLEU VERS JAUNE, UNE EXPOSITION SOLO

4 Oct

 

 

 

C’est au Centre d’art E.K. Voland, du 4710, Saint-Ambroise, au Complexe du Canal Lachine, à partir du mercredi 19 octobre 2011, de 17 h 00 à 21 h 00, pour le vernissage et les 20, 21 et 24 octobre 2011 de 12 h 00 à 18 h 00, que vous ferez la découverte des nouvelles créations de l’artiste peintre Lise Fortin.

Depuis quelques années nous avons l’insigne privilège de voir, de percevoir et de comprendre, grâce à un dialogue avec l’artiste, son cheminement et surtout le sens profond de sa démarche artistique, la vision que Lise Fortin a de l’esthétique picturale et combien elle fait corps avec son œuvre.

Lors d’une entrevue qui a eu lieu cet été, alors qu’avec Jean-François L’Homme, artiste et directeur artistique, l’artiste Lise Fortin nous a reçu dans son atelier, nous avons échangé et en avant-première, avons  pu admirer certaines des œuvres mis au monde dont la plus importante portion constitue cette exposition solo.

Ce n’est pas de récente initiative que l’artiste a donné une orientation déterminée à son style.  Une évolution préside à cette recherche et à son affirmation : Lise s’est inspirée des formats, les  grands, de l’artiste américain Mark Rothko.  Elle a fait un premier tableau en 2005, de là est née la série. Ce que précise monsieur L’Homme.  Active, femme engagée, encore plus durant les deux dernières années, depuis qu’elle a cet atelier spacieux et lumineux, travaillant avec une énergie expansive à la création de nouvelles œuvres qui feront l’objet de votre admiration.

Lise Fortin, s’exprime : Je me suis appropriée la démarche des grands formats et des couleurs contrastées.  Les dualités aussi m’ont influencé.  Rothko est dans la subtilité, tu as envie de rentrer dedans, dans l’œuvre.  J’ai vu les tableaux à New York grandeur nature.  J’ai défini les contrastes, noir et blanc mais encore plus en travaillant avec plusieurs médias : encre, acrylique différentes couleurs, des glacés, du vernis, autant de nuances dont je vais chercher l’expression.

Comme vous pourrez en faire l’expérience, il y a un bond expressif entre les œuvres des années avant 2010 et celles que vous allez découvrir, démarche à la fois rigoureuse et abstraite dans son expression si riche, ouverte vers un langage pictural qui défie le présent.  L’artiste est en phase complète avec son univers intérieur et l’environnement dans lequel elle crée : Entrez dans le tableau, mes œuvres sont texturées, il y a la dimension qui fait que l’on peut traverser l’œuvre.  Il y a un cadre alors que jamais, je n’ai jamais aimé être encadrée.  L’exposition va montrer différentes facettes de ma personne, une fille joyeuse, sociale.  Un côté plus intimiste parfois, intérieur, le tout est lié à mon vécu.  Il y a du doré, une sécurité à laquelle s’accrocher, mais aussi des bleus, comme des fenêtres pour échapper au réel, pour traverser le tableau.  Dans ma fenêtre je vois et je veux passer de l’autre côté, il y a des brillances, du givre, des reflets, le tableau est comme un miroir.  Nous sommes dans l’abstraction.  Le cerveau essaie de fixer quelque chose, tout dépend de l’éclairage.  Les gens regardent et chacun à son interprétation chacun vois autre chose. 

Pas d’ambiguïté, Lise Fortin est en harmonie avec une abstraction qui vit de couleurs, elle est enthousiaste : Ici le cadre est plus délimité, j’ai un contact physique avec mon tableau, mes œuvres disent ce que je sens de l’univers intimiste.

Les discussions avec le directeur artistique, les avis des experts, tous s’accordent sur le fait que Lise Fortin chemine et évolue avec des arguments esthétiques de haut niveau :

Jean-François L’Homme : Un bouillonnement, une énergie, tout est possible.

Yves Alavo : Il y a un espoir, une ouverture vers de l’inconnu, du neuf, tout est possible.  On sent qu’il y a des formes qui veulent émerger quelque part, un monde qui veut se frayer un chemin.

Jean-François L’Homme : La signature, le tableau qui illustre, la signature à l’envers, Ça va être osé comme exposition.

 

Effacer le cadre, liberté

Au fil des jours, au gré des séquences intenses de création, après de nouvelles créations, il y a dans le titre de cette exposition solo, les mots qui jouent, les couleurs qui ne disent pas leur nom et Bleu vers jaune existe.  Une intime spectrale les unie car le jaune et le bleu font du vert.  Un pont de tendresse se glisse au milieu des œuvres de Lise Fortin, elle parle avec générosité de sa recherche, de son don à l’art : Faire une référence visuelle.  Je vais dans un autre univers, osé, audacieux, de contraste.  C’est moi, d’autres tableaux, disent les autres facettes de mon art, tout est abstrait.

En se mettant en communion avec les nouvelles œuvres, un enchaînement de tableaux qui fait émerger une démarche par osmose, une ramification spirituelle, si l’on peut dire, un conduit qui ouvre la voie royale de l’innovation : Parce que j’ai besoin d’explorer, je peux faire des séries, une œuvre me conduit à une autre, je vais dans une autre direction.  C’est une recherche dans la vie comme dans la peinture.

Rien de plus signifiant que les œuvres elles-mêmes, allez, vite, visitez et prenez le temps de vivre l’exposition.  Aimez et soyez les premiers ou les plus avisés pour acquérir des œuvres de Lise Fortin, elles sont, dans le concret de nos vies, un placement de valeur qui connaîtra une embellie assurée, l’artiste devant être de plus en plus reconnue et son œuvre de mieux en mieux évaluée, aimée et appréciée.

Quand nous posons la question et osons dire : L’espace est signifiant.  Des œuvres comme celles-là sont-elles destinées à être encadrées ? La réaction arrive, Lise Fortin : Je ne veux pas être encadrée, pas plus dans ma vie que pour mes œuvres.  Le montage sera une installation, illustrer un passage, un élément récurrent entre les tableaux. 

Sur l’essentiel, Lise Fortin est intarissable, certes les couleurs ont un sens : Le bleu c’est le besoin de liberté, l’attrait du ciel, l’appel de la mer, le besoin de s’envoler, d’aspirer à une liberté, aller de l’autre bord.

 

 

Des voies nouvelles d’expression nouvelle

Face aux déclarations du directeur artistique, Jean-François L’Homme : Ce sont d’autres couleurs, il y a cette tentative d’effacer le cadre, la troisième dimension disparaît parfois. On te reconnaît bien dans tes œuvres.  Pour moi, il ajoute : Reconnais-tu les références argent entre les tableaux, c’est sa signature, je suis toujours Lise Fortin, dans un autre univers.  L’artiste est pédagogue : La signature est ici, je dévoile le secret L Fortin.  C’est parti comme cela.  Symboles de la femme, symboles universels, masculin/féminin.

Dans une véritable aventure artistique, Lise Fortin mesure le chemin fait, les voies nouvelles ouvertes à force d’abandon et de détermination, mais aussi cette inspiration qui l’habite : Oui je suis partie à l’aventure.  Depuis le début, c’est presque angoissant, je vois des choses, j’ai des révélations.  Depuis deux  ans je me consacre,  j’ai mon atelier, il y a aussi les petits formats.  J’ai tellement travaillé pour aller chercher les nuances de bleu.

Nous voici arrivés aux grandes confidences : Où tout cela va me mener, je ne sais pas encore, c’est stimulant, j’ose, j’ai des révélations.  Avec les conditions et la qualité de travail en atelier, j’ai confiance.   En débutant, j’ai fait les petits tableaux, quand j’ai commencé à travailler en atelier.  Je voulais avoir un grand atelier, pour créer de grands tableaux et voilà que je suis en train de faire des tableaux de petits formats.  J’avais besoin de me retrouver dans mon intimité j’ai beaucoup travaillé, est-ce que je vais réussir à traverser la toile ?

Attentif, réceptif, nous laissons libre cours aux pensées, aux expressions plus fines et l’artiste se libre, franche : L’atelier, c’est mon espace, c’est mon univers, ma bulle.  Tout au long du processus de création, je documente ce que je fais, je prends des photos, certains tableaux se transforment au fil des étapes de création. 

Cette exposition importante est la fête des couleurs dans un dévoilement inédit de l’œuvre d’une artiste authentique qui est prête à vous montrer ses créations, soyez au rendez-vous.  Pour le mot de la fin, Lise Fortin est toujours aussi généreuse :   Pour les couleurs, j’avais besoin de jaune, c’est la quête de la lumière, le soleil, la joie, les fleurs.  Le jaune, c’est même le feu.  Une flamme n’est pas bleue, ou rouge, elle est jaune.  C’est de la braise, j’aime cette couleur.  Je suis la chamane du foyer, pour faire de beaux feux à la campagne.    Parfois c’est le jaune. Le soleil, la joie, des fenêtres qui varient selon l’éclairage, des contrastes, la dualité du Ying et du Yang. 

 

Yves ALAVO

Pour plus d’information : www.lfortin.com