Archive | janvier, 2012

Nuits d’Afrique…Rythmes d’hier, innovations d’aujourd’hui

30 Jan

Banque TD en action

 

 

Suite à l’invitation de la Banque TD de joindre la programmation de la 21e édition du Mois de l’histoire des Noirs, les Productions Nuits d’Afrique lancent, du 2 au 10 février prochain, Nuits d’Afrique…aux rythmes d’hier à aujourd’hui.

Six concerts thématiques qui rassembleront non seulement les plus grands talents des musiques du monde mais en feront voir une évolution riche et parfois surprenante ! Célébrant une culture qui a marqué la grande histoire de la musique, des concerts qui relatent chacun à leur manière les origines et le parcours de la musique et des rythmes de toutes les Afriques, mais aussi des soirées inspirées qui ouvrent l’horizon vers l’actuelle mouvance et l’avenir qui s’en dessine.

« Nous collaborons avec des organismes axés sur les arts et la culture dans la région de Montréal afin d’organiser la série D’hier à aujourd’hui, un événement qui permet à de nombreux membres de la communauté noire de faire briller leur talent. »

– Clément Ndiaye, TD Canada Trust

Le coup d’envoi de la série Nuits d’Afrique…aux rythmes d’hier à aujourd’hui sera donné le jeudi 2 février au Cabaret du Mile End, à l’occasion du concert très attendu de Meklit Hadero, révélée l’été dernier lors du Festival International Nuits d’Afrique. Le choix de l’artiste n’a pas été laissé au hasard… Originaire d’Éthiopie, véritable berceau de la civilisation, l’auteure-compositrice-interprète dont le parcours artistique laisse transparaître des influences jazz, soul, hip hop et rock, incarne à elle seule la thématique rassembleuse de l’événement. Un concert-célébration par lequel la bohème nous fera voyager aux confins de ses racines, laissant entendre une poésie tantôt sombre, tantôt lumineuse, mais toujours engagée, à laquelle s’ajoute l’influence évidente de sa terre d’accueil américaine, donnant lieu à une musique unique où se côtoient les multiples facettes de son identité.

En guise de célébration les concerts des 5, 7, 8 et 9 février seront présentés gratuitement au Club Balattou. Le dimanche 5 février sera l’hôte de la soirée De la rumba congolaise au soukouss. Un amalgame à la fois traditionnel et moderne que Blaise la Bamba et ses musiciens maîtrisent à la perfection. Huit musiciens flanqués de deux danseurs feront vibrer la scène ! Une soirée qui s’annonce festive et rassembleuse !

 

 

 

Mardi 7 février, Zal Sissokho présentera la soirée Du griot au slam, issu de son album Partage ! qu’il n’aura fait paraître qu’une semaine plus tôt. L’occasion pour le griot sénégalais de faire découvrir sa musique d’une façon différente, accompagné d’un invité très spécial, le slameur et écrivain ivoirien Fabrice Koffy. Entre parole et chant, le spectacle retracera avec humanisme l’histoire d’une tradition orale vieille de milliers d’années. Une occasion en or pour le public de découvrir les richesses d’un pan de l’histoire, puisant racine dans l’art ancestral du griot de l’Afrique occidentale, pour aboutir ici et ailleurs, mais toujours en mots, sous la forme contemporaine et actuelle du slam. Une soirée qui saura donner sens à l’événement Nuits d’Afrique…aux rythmes d’hier à aujourd’hui.

 

 

Et puisque le Sénégal est un diamant aux multiples facettes, on s’y attarde jusqu’au lendemain, rejoignant les côtes de l’île de Gorée, lieu symbole de la mémoire de la traite des esclaves. Aujourd’hui, toujours empreinte du passé de son peuple, une nouvelle génération de musiciens sénégalais engagés se fait connaître par un discours novateur. La soirée du mercredi 8 févrierL’île de Gorée, des rythmes du Sénégal à la Martinique, fera donc place à l’African feeling sound d’Oumar N’Diaye Xosluman qui sera rejoint sur scène par les Martiniquais de Madin’Free-K, tous des artistes de calibre international. La soirée sera servie sous le signe d’un vécu et d’une histoire partagés qui s’exprimeront à travers les rythmes sérères et wolof du Sénégal et Biguine et GwoKa de la Martinique.

Le jeudi 9 févrierAboulaye Koné et Bolokan : Musique mandingue de l’acoustique à l’électrique… Un soupçon de percussions pour réveiller les ancêtres, juste ce qu’il faut d’électrique pour chatouiller l’Afrique moderne et un peu d’acoustique pour retrouver la douceur des palabres sous le Baobab. Fils de griot, l’artiste polyvalent a grandi au Burkina Faso et amène en sol québécois son héritage et ses compositions.

Après un succès l’été dernier lors du Festival International Nuits d’Afrique, l’innovatrice série Nuits d’Afrique Sound System en collaboration avec Masala Sono s’installe dans le paysage des rendez-vous incontournables de la World 2.0 à Montréal.

Une soirée étampée électro qui rassemblera des disques-jockeys de renommée internationale, mettant de l’avant les dernières tendances en musique du monde d’ascendance africaine à l’ère du numérique. Le regard pointé vers l’avenir, ce spectacle de clôture présentera le vendredi 10 février à la Société des arts technologiques de Montréal (S.A.T.) des artistes qui incarnent plus que jamais les tendances actuelles de la musique africaine ! Masala Djs ouvriront le bal, nous introduisant à l’univers World 2.0 ; originaire du Congo, Ngâbo racontera en rythmes, en textures et en mots son pays d’origine si bien que son appartenance à l’Amérique.

En français, en anglais, parfois en swahili et avec un naturel élégant et terriblement pop, la musique d’Ngâbo est envoûtante, percutante et résolument contemporaine. Mr Ok, figure connue du hip hop haïtien de Port-au-Prince mêle Rap Créole, Kompa, Rara et lourde basse électronique. Citoyen du monde, basé à New York City, Chief Boima, véritable figure de proue de la World 2.0 inondera la soirée de ses mix de coupé décalé, Cumbia, Kudoro et Champeta ! Puis, le Vj Jérôme Delapierre créera une ambiance visuelle unique qui ponctuera les performances live. C’est bien plus qu’il n’en faut pour faire groover des centaines de personnes lors de cette soirée électronique de haut niveau, et exceptionnellement gratuite !

 

Meklit Hadero, le jeudi 2 février 2012

Cabaret du Mile End

5240 , ave. du Parc

Heure : 20h30

Entrée: 27,00 $

 

BILLETS EN VENTE MAINTENANT

Cabaret du Mile End – Tél : 514-563-1395

Réseau Admission  – Tél : 514-790-1245

http://www.admission.com

 

Concerts les 5, 7, 8 et 9 février 2012

Club Balattou

4372, boul. Saint-Laurent

Tél : 514-845-5447

Heure : 21h

ENTRÉE LIBRE

Nuits d’Afrique Sound System, le vendredi 10 février

Société des Arts Technologiques de Montréal (S.A.T)

1201, boul. Saint-Laurent

Tél : 514-844-2033

Heure : 21h

ENTRÉE LIBRE

 

Information : www.festivalnuitsdafrique.com

 

 

 

Publicités

LIVING LAB DE MONTRÉAL, INNOVATION LOUISE GUAY

20 Jan

 

Le Living Lab de Montréal vous a invité au TranspoCamp Montréal 2011, le premier forum ouvert sur les transports urbains et les technologies mobiles à Montréal, c’était le 15 décembre 2011, de 8  h à 17 h, à la Maison du développement durable, 50 Sainte-Catherine Ouest (coin Clark). Dans le cadre de son programme d’ouverture des données, la Ville de Montréal a profité du TranspoCamp pour libérer des données recueillies par sa Direction des transports. L’AMT a présenté aussi son programme sur les données ouvertes.

Le TranspoCamp Montréal 2011  a rassemblé des professionnels des transports, des développeurs, des citoyens ainsi que les personnes intéressées par les nouvelles technologies appliquées au domaine du transport urbain. L’événement, gratuit était ouvert à tous.  Il comprenait une série d’ateliers de programmation où les développeurs intéressés par les données ouvertes sont entrés en dialogue avec toute personne concernée par les problématiques de transport, de même que plusieurs rencontres thématiques sur ces questions. Selon les désirs des participants, le TranspoCamp a abordé plusieurs des sujets suivants : données ouvertes, transport multimodal, systèmes de transport intelligent, modes de paiement, accessibilité, expérience utilisateur, auto- et vélo-partage, aménagement urbain, etc.

Pour ceux qui ne connaissent pas le mode de fonctionnement d’un forum ouvert, ce n’est pas une conférence traditionnelle avec panélistes et invités. Ce sont les participants qui déterminent les sujets au programme et la forme que prendra leur session (hacking, atelier, discussion, Q&R, démo, réseautage, etc.). Ainsi, l’objectif d’un événement de ce genre est surtout de stimuler la réflexion sur les opportunités qu’offrent les données ouvertes et ultimement de viser le développement de programmes et applications plus adaptés aux problématiques complexes des transports pour les citoyens.

 

Les personnes intéressées peuvent obtenir plus de renseignements en se rendant sur les sites suivants :

Le Living Lab de Montréal :       http://www.livinglabmontreal.org/TranspoCampMTL
Pré-inscription gratuite :             http://transpocampmtl2011.eventbrite.com/

 Le Living Lab de Montréal est un centre de cocréation et d’innovation ouvertes permettant la collaboration entre les citoyens, les chercheurs, les créateurs, les usagers, les entrepreneurs et les décideurs publics, privés et parapublics intéressés par le rôle du web 2.0 et des réseaux sociaux dans le développement de la ville d’aujourd’hui.  La fondatrice et animatrice de cette organisation est Madame Louise Guay.

De quoi a-t-il était question ?

Le domaine des transports est devenu le sujet de l’heure à Montréal. Mais au-delà des problèmes, il y a sûrement des solutions durables que vous êtes capable d’imaginer. Vous vous demandez seulement s’il y a des gens comme vous prêts à collaborer pour commencer à les mettre en application. Le TranspoCamp Montréal est l’endroit où vous pouvez apporter votre contribution et faire connaître votre point de vue.

 

Le TranspoCampMTL a abordé plusieurs des sujets suivants :

Données ouvertes, hacking, innovation, cocréation

Transport multimodal, infrastructures

Systèmes de transport intelligents (STI)

Systèmes d’information mobile

Modes de paiement, abonnement, tarification dynamique

Sécurité, accessibilité, confort, attrait

Expérience utilisateur

Promotion des transports publics

Auto-partage, vélo-partage, taxi-partage

Aménagement urbain, densification, diversification

Et d’autres encore que vous pouvez proposer vous-même en participant à cette journée !

Les technologies mobiles ont sans aucun doute le pouvoir de transformer notre manière d’habiter l’espace urbain, mais elles peuvent aussi créer des silos d’information si elles ne sont pas intégrées à la vie publique des citoyens de manière transparente, responsable et socialement équitable.

Nous savons que vous êtes nombreux à vouloir partager de l’information pour offrir des services de transport mieux adaptés aux besoins des citoyens, réduire les coûts d’exploitation des systèmes, répondre aux exigences du développement durable et ouvrir le chemin aux inititiatives qui vont dans le même sens, alors, agissez.

Comment ça fonctionne, un Forum Ouvert ?

Pour ceux qui ne connaissent pas, ce n’est pas une conférence traditionnelle avec panélistes et invités. C’est vous qui allez déterminer les sujets au programme !  Tout le monde est bienvenu et vous pouvez proposer de tenir une session au cours de la première heure de l’événement. Les sujets de session sont affichés sur un grand tableau qui sert à allouer l’espace dans la grille horaire de la journée. Les participants qui le veulent ajoutent ensuite leur nom sur le tableau et quand tout le monde est prêt, les sessions peuvent commencer.  Si vous trouvez que vous ne participez pas beaucoup à une session ou que ce n’était pas ce que vous pensiez, vous pouvez allez voir une autre session à n’importe quel moment. Levez-vous discrètement et votez avec vos pieds ! C’est votre conférence, après tout !

 

http://www.livinglabmontreal.org/

 

 

Yves ALAVO

La Maison du développement durable

50 rue Sainte-Catherine ouest

(Métro St-Laurent)

Montréal, H2X 3V4

Canada

Le jour de l’action, c’était : Jeudi 15 décembre 2011 de 08:00 à 17:00

 

Espaces temps : Pionniers de la libération des données, les données ouvertes.

http://espacestemps.ca/ca/

 

SAT, CULTURE NUMÉRIQUE EN POINTE

20 Jan

La Société des arts technologiques [SAT] a inauguré le 25 novembre 2011 ses nouveaux aménagements et agrandissements en présence de M. Gérald Tremblay, maire de la Ville de Montréal, de M. Laurent Lessard, ministre des Affaires municipales, des Régions et de

l’Occupation du territoire (MAMROT), de M. Raymond Bachand, ministre des Finances, ministre du Revenu et ministre responsable de la région de Montréal, ainsi que de l’honorable Claude Carignan, sénateur et leader du gouvernement au Sénat à Ottawa.

Se déployant désormais sur quatre étages, l’édifice de la SAT, avec son dôme emblématique (voir Photo Alavo) créé par l’architecte Luc Laporte, abrite l’éventail des activités de recherche, de création, de production, de formation et de diffusion d’une culture numérique distinctive qui représente bien la force et la vitalité de Montréal.

Avec ces nouveaux aménagements répartis sur 4500 mètres carrésincluant le nouvel étage, le Sensorium (Satosphère et Labo culinaire – Foodlab), la SAT explore de nouvelles manières d’aborder des contenus en immersion et compte, plus que jamais, tenir son rôle de Navire amiral de la culture numérique.  « Grâce à des réalisations remarquables comme celle de la Société des arts technologiques, qui propose une vitrine exceptionnelle de notre créativité numérique, Montréal peut désormais rayonner comme métropole culturelle, innovante et ville du savoir. La SAT, ce lieu privilégié de développement de la culture numérique, contribuera à mettre en valeur le talent des créateurs d’ici, tant à l’échelle nationale qu’internationale », a pour sa part fait savoir M. Raymond Bachand.

Convaincue que la culture et l’usage des réseaux sont inscrits dans notre ADN, Mme Monique Savoie, présidente-fondatrice de la SAT aime rappeler que : « La culture québécoise s’est construite par l’usage des réseaux fluviaux, des réseaux ferroviaires, des réseaux hydro-électriques, des réseaux d’économie sociale et d’entraide et des réseaux téléphoniques qui ont façonné son identité et développé sa culture entrepreneuriale. Aujourd’hui, avec son édifice branché au réseau de fibre optique, la SAT peut à son tour jouer pleinement son rôle de Hub urbain. ».

 

 

Illustrations : http://www.sat.qc.ca/post.php?id=1&post_id=2240&lang=fr

 

Une série ouverte d’événements :

Nuits d’Afrique SOUND SYSTEM

Après le succès connu l’été dernier lors du Festival International Nuits d’Afrique, voilà que s’installe à nouveau dans le paysage des rendez-vous incontournables de la World 2.0 à Montréal, l’innovatrice série Nuits d’Afrique Sound System en collaboration avec Masala Sono, le vendredi 10 février 2012 à la Société des arts technologiques de Montréal (S.A.T.)  Une soirée qui marquera l’aboutissement de la série de concerts Nuits d’Afrique…aux rythmes d’hier à aujourd’hui, qui se veut une rétrospective des origines et du parcours de la musique et des rythmes de toutes les Afriques. Le regard pointé vers l’avenir, ce spectacle de clôture ouvre l’horizon vers l’actuelle mouvance et l’avenir qui s’en dessine.

 

Une soirée sous le sceau de l’électro qui rassemblera des disques-jockeys de renommée internationale, mettant de l’avant les dernières tendances en musique du monde d’ascendance africaine à l’ère du numérique. Masala Djs ouvriront le bal, nous introduisant à l’univers World 2.0 ; originaire du Congo, Ngâbo racontera en rythmes, en textures et en mots son pays d’origine si bien que son appartenance à l’Amérique. En français, en anglais, parfois en swahili et avec un naturel élégant et terriblement pop, la musique d’Ngâbo est envoûtante, percutante et résolument contemporaine. Mr Ok, figure connue du hip hop haïtien de Port-au-Prince mêle Rap Créole, Kompa, Rara et lourde basse électronique. Citoyen du monde, basé à New York City, Chief Boima, véritable figure de proue de la World 2.0 baignera la soirée de ses mix de coupé décalé, Cumbia, Kudoro et Champeta ! Puis, le Vj Jérôme Delapierre créera une ambiance visuelle unique qui ponctuera les performances live. C’est bien plus qu’il n’en faut pour faire groover des centaines de personnes lors de cette soirée électronique de haut niveau, et exceptionnellement gratuite !

 

Yves ALAVO

Sachez que vous pouvez manger sur place et vivre une expérience culinaire :

Les 5@10 Aperitivo du Foodlab sont de retour pour 2012!

Les chefs Seth Gabrielse et Michelle Marek vous y attendent du mercredi au samedi et vous offriront une expérience d’art culinaire qui saura éveiller vos papilles gustatives…

Horaire : Mercredi au samedi, 17h à 22h

Adresse : 1201, boul. Saint-Laurent (3e étage)

Contact & Réservation de groupe : foodlab@sat.qc.ca

 

Nuits d’Afrique SOUND SYSTEM

Vendredi 10 février

Société des Arts Technologiques de Montréal (S.A.T)

1201, boul. Saint-Laurent

Tél : 514-844-2033

Heure : 21h

ENTRÉE LIBRE

 www.festivalnuitsdafrique.com

Informations sur les créations événementielles de la SAT :

http://www.sat.qc.ca/events.php?id=20&lang=fr

 

 

INVESTIR DANS LA CULTURE, MONTRÉAL EN TÊTE DES GRANDES VILLES

11 Jan

Les investissements municipaux au titre de la culture de cinq grandes villes

Ce rapport de la firme Hill Stratégie Research Inc/Recherche Inc. compare les investissements au titre de la culture de cinq des plus grandes villes du Canada : Vancouver, Calgary, Toronto, Ottawa et Montréal. Ce rapport est le fruit d’une collaboration entre des membres du personnel culturel de ces cinq villes, collaboration rendue possible grâce au soutien du Réseau des villes créatives du Canada.

Quel est l’intérêt d’étudier l’investissement municipal dans le secteur de la culture ? Les municipalités se concurrencent pour attirer des individus talentueux ou des entreprises de pointe. Un milieu culturel animé est un atout important pour attirer des résidents et des investisseurs. En plus de l’intérêt qu’il présente au plan économique, le secteur culturel est également associé à l’engagement social des citoyens, y compris ses liens avec le bénévolat, les dons, l’entraide entre voisins et une meilleure santé.

En septembre 2010, le personnel culturel de ces cinq villes s’est réuni pour discuter des façons d’analyser les dépenses culturelles de leur ville comparativement à celles d’autres très grandes villes du Canada. Les dépenses par personne en investissements municipaux au titre de la culture sont un outil d’analyse comparative pratique pour :

  • quantifier le niveau actuel des investissements de chaque ville et déterminer s’il augmente ou diminue;
  • comparer les investissements municipaux au titre de la culture à ceux de villes homologues afin d’établir le classement de chaque ville dans un domaine hautement concurrentiel;
  • établir des cibles pour les investissements municipaux basées sur les directives du conseil municipal, les plans culturels ou les initiatives de développement de ressources culturelles.
  • À l’avenir, les investissements municipaux au titre de la culture, ou facteurs d’« intrants », pourraient être comparés à des mesures de production, de résultats et d’impact dans les villes.

Il n’y a pas actuellement de données à ce sujet, l’ensemble de données Dépenses publiques au titre de la culture de Statistique Canada proposant une estimation des dépenses culturelles pour toutes les municipalités du Canada, sans ventilation par municipalité, avec uniquement une ventilation limitée des types de dépenses. Le personnel des municipalités a approché Hill Stratégies pour explorer la faisabilité d’effectuer une étude sur mesure de quatre exercices financiers (2006, 2007, 2008 et 2009).

Les villes ont basé leur compilation interne de données sur une définition commune des services culturels qui a été convenue par le personnel des cinq villes et Hill Stratégies. Hill Stratégies a examiné attentivement les données de chaque ville pour assurer leur comparabilité.

Les investissements municipaux au titre de la culture compris dans ce rapport sont les dépenses de fonctionnement, de subventions et d’immobilisations relatives aux arts de la scène, aux arts visuels et médiatiques, à l’artisanat, au design, aux musées, au patrimoine, aux événements spéciaux, aux activités multidisciplinaires, aux industries créatives et culturelles, aux équipements culturels qui sont la propriété de la ville, aux quartiers culturels, à l’art public et aux autres achats d’œuvres d’art.

Les montants des investissements nets figurant dans ce sommaire excluent les sommes provenant des transferts en provenance des autres paliers de gouvernement ainsi que les autres sources de recettes. Ils constituent par conséquent des estimations des dépenses provenant des taxes municipales et des impôts fonciers. Le rapport complet contient plus d’information au sujet des données sur les investissements bruts.

Investissement municipal par personne au titre de la culture en 2009

La moyenne générale de l’investissement total net des cinq villes au titre de la culture s’élevait à 35 $ par personne en 2009. Les moyennes individuelles des villes étaient les suivantes :

  • En 2009, Montréal s’est classée au premier rang des investissements nets au titre de la culture en investissant 55 $ par personne.
  • Vancouver s’est classée deuxième, avec un investissement net de 47 $ par personne.
  • Calgary était troisième avec son investissement de 42 $ par personne.
  • La Ville d’Ottawa était quatrième avec un investissement net de 28 $ par personne.
  • À 19 $ par personne, Toronto avait l’investissement net le moins élevé en 2009 des cinq villes à l’étude.

Montréal a des atouts culturels uniques qui expliquent ce classement élevé : 1) depuis plus de 30 ans, des ententes de développement culturel avec le gouvernement du Québec ont entraîné de nouveaux investissements importants par les deux parties; 2) son réseau Accès culture comprend des équipements et du personnel dédiés à la diffusion culturelle dans les différents secteurs géographiques de Montréal; 3) la Ville compte quatre Muséums nature (Jardin botanique, Insectarium, Biodôme et Planétarium); et 4) sa politique et son plan d’action culturelles dynamiques sont dirigés par un comité de pilotage comprenant le maire, des ministres des gouvernements québécois et fédéral et des travailleurs culturels montréalais.

Changement dans les investissements par personne au titre de la culture, 2006 à 2009

Les données dans le graphique ci-dessous indiquent que l’investissement net moyen des cinq villes est de 35 $ par personne en 2009. Ceci représente une augmentation par rapport aux années précédentes (24 $ en 2006 et 2007, et 29 $ en 2008).

Le niveau des investissements de la Ville de Vancouver a augmenté progressivement entre 2006 et 2009 (33 $ en 2006, 38 $ en 2007, 42 $ en 2008 et 47 $ en 2009). Bien que son augmentation soit attribuable en partie aux dépenses culturelles entourant les Olympiques, l’investissement de la Ville de Vancouver a progressé dans tous les domaines entre 2006 et 2009 (dépenses de fonctionnement, subventions et immobilisations). Comparée aux autres villes de cette étude, Vancouver s’est classée deuxième à chaque année entre 2006 et 2009, derrière Montréal.

L’investissement culturel net de la Ville d’Ottawa était de 28 $ par personne en 2009, le niveau le plus élevé d’investissement à Ottawa au cours des quatre années incluses dans cette étude. Ottawa a investi 15 $ par personne en 2006 et 2007, et 19 $ en 2008. L’investissement de la Ville d’Ottawa a augmenté dans les trois domaines (dépenses de fonctionnement, subventions et dépenses d’immobilisations) entre 2006 et 2009. Parmi les cinq villes, Ottawa s’est classée quatrième en 2008 et 2009, devançant Toronto, et dernière en 2006 et 2007.

L’investissement culturel net de la Ville de Calgary était de 42 $ par personne en 2009, une augmentation considérable par rapport aux niveaux des années précédentes (15 $ en 2006, 17 $ en 2007 et 26 $ en 2008). Cette augmentation est attribuable en grande partie aux importantes dépenses d’immobilisations dans des infrastructures culturelles grâce à l’Initiative de soutenabilité municipale. Les subventions culturelles de Calgary ont augmenté entre 2006 et 2009. L’investissement net par personne au titre de la culture de Calgary classe cette ville troisième parmi les cinq villes en 2008 et 2009, derrière Montréal et Vancouver mais devant Ottawa et Toronto. Calgary s’est classée quatrième parmi les cinq villes en 2006 et 2007.

La Ville de Montréal a investi un montant net de 55 $ par personne au titre de la culture en 2009. Le niveau des investissements par personne était de 41 $ en 2006 et de 38 $ en 2007, avant d’augmenter considérablement à 49 $ en 2008. Cette augmentation est attribuable en partie à la nouvelle entente de développement culturel entre la Ville et le gouvernement du Québec, qui a entraîné une augmentation des contributions des deux parties. Le financement provincial est inclus uniquement dans les données brutes sur les investissements, tandis que l’augmentation du financement municipal est la principale raison pour laquelle il y a eu des augmentations des dépenses nettes en 2008 et 2009. Parmi les cinq villes, les investissements au titre de la culture de la Ville de Montréal classent la métropole québécoise au premier rang entre 2006 et 2009, y compris en 2007 où elle est arrivée ex aequo avec Vancouver (38 $).

Le niveau des investissements nets de la Ville de Toronto a augmenté légèrement au cours de la période de l’étude (17 $ en 2006, 18 $ en 2007 et 2008, et 19 $ en 2009). Ces niveaux classent Toronto en dernière position parmi les cinq villes en 2008 et 2009 et en troisième position en 2006 et 2007.

Ventilation des investissements municipaux au titre de la culture

En 2009, les villes à l’étude ont fait les investissements nets suivants au titre de la culture :

  • Vancouver (population 578 000) : 27,4 millions $
  • Ottawa (population 812 100) : 22,4 millions $
  • Calgary (population 988 200) : 41,9 millions $
  • Montréal (population 1 620 700) : 89,0 millions $
  • Toronto (population 2 503 300) : 47,5 millions $

Ces montants « nets » représentent le montant investi par les villes à partir des taxes municipales et des impôts fonciers de 2009.

Si l’on additionne les données des cinq villes, un montant net de 228,2 millions $ a été investi au titre de la culture en 2009. Ensemble, ces cinq villes ont une population de 6,5 millions de personnes.

Tel qu’indiqué dans le graphique ci-dessous, les subventions et les dépenses de fonctionnement constituent les portions les plus importantes des investissements globaux au titre de la culture des cinq villes :

  • 82,6 millions $ en dépenses de fonctionnement (36 % du total)
  • 89,6 millions $ en subventions (39 % du total)
  • 56,0 millions $ en dépenses d’immobilisations (25% du total)

Évolution des investissements municipaux entre 2006 et 2009

La totalité des investissements nets au titre de la culture de ces cinq villes a augmenté, passant de 153,9 millions $ en 2006 à 228,2 millions $ en 2009, une augmentation de 48 % (chiffres non ajustés pour l’inflation ou la croissance de la population). Les divers éléments des investissements culturels entre 2006 et 2009 ont augmenté de la façon suivante :

  • Les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 26 %.
  • Les subventions ont progressé de 29 %.
  • Les dépenses d’immobilisations ont augmenté de 197 %.

Cette forte augmentation des dépenses d’immobilisations reflète le besoin croissant de modernisation des équipements du secteur culturel, besoin qui avait été signalé dans des rapports tels que Under Construction: The State of Cultural Infrastructure in Canada (Centre of Expertise on Culture and Communities, Université Simon Fraser, 2008).

Le graphique ci-dessous indique que la croissance des investissements nets de Calgary au titre de la culture (175 %) était nettement supérieure à celle des autres villes. La croissance d’Ottawa (90 %) était également bien supérieure à la moyenne des cinq villes (48 %). Les taux de croissance de Vancouver (44 %) et de Montréal (34 %) étaient légèrement inférieurs à la moyenne des cinq villes. La croissance des investissements nets de Toronto (14 %) était nettement inférieure à celle des autres villes.

Investissements municipaux dans les bibliothèques

Dans quatre villes (Montréal fait exception), les bibliothèques publiques sont gérées par une commission autonome. De plus, les dépenses au chapitre des bibliothèques sont beaucoup plus élevées que celles de tous les autres domaines culturels. Pour ces raisons, les dépenses des bibliothèques sont traitées dans ce rapport séparément des autres dépenses culturelles. Les données sur les bibliothèques publiques ont été collectées et compilées par le Conseil des bibliothèques urbaines du Canada. Compte tenu de la disponibilité et de la comparabilité des données couvrant les années de l’étude, seules les dépenses de fonctionnement municipales consacrées aux bibliothèques sont incluses dans l’étude.

Les cinq villes ont investi 346,3 millions $ dans le fonctionnement des bibliothèques en 2009. Il s’agit du montant « net » provenant des taxes municipales et des impôts fonciers de 2009. Les investissements nets des villes dans le fonctionnement de leurs bibliothèques étaient les suivants :

  • 35,1 millions $ à Vancouver;
  • 33,4 millions $ à Ottawa;
  • 35,6 millions $ à Calgary;
  • 69,8 millions $ à Montréal;
  • 172,5 millions $ à Toronto.

La moyenne des investissements de ces cinq villes dans le fonctionnement des bibliothèques était de 53 $ par personne. Comme l’indique le graphique ci-dessous, Toronto a investi le plus par personne dans ses bibliothèques (69 $), suivie de Vancouver (61 $). L’investissement par personne des trois autres villes est inférieur à la moyenne de 53 $ : 43 $ à Montréal, 41 $ à Ottawa et 36 $ à Calgary.

L’augmentation des investissements nets par personne dans le fonctionnement des bibliothèques entre 2006 et 2009 était de :

  • 2 % à Vancouver;
  • 25 % à Ottawa;
  • 19 % à Calgary;
  • 16 % à Montréal;
  • 14 % à Toronto;
  • soit, une augmentation moyenne de 14 % pour les cinq villes.

Le rapport complet se trouve au http://www.hillstrategies.com/resources_details.php?resUID=1000424&lang=fr