Archive | mars, 2013

LA NEIGE

20 Mar

Arbre neige sapin

La beauté de la neige en ce matin

Est un envoûtement

Une belle nature

Un équilibre harmonieux

Fous, les monticules de neige

Ronds, les rebords de cheminées qui coulent de flocons

Beautés inoubliables qui balisent les rues

Les tranchées albâtres abritent nos espoirs

Comme des coteaux brodés de coton vierge

cloture ruelle

Une vague docile de crème laiteuse et sauvage

Ravage avec l’aide du vent l’immense place de nos rêves

Partout c’est l’allégresse des sensations et des couleurs

Rue de chat

Ruelles blanches et gorgées de poudre bleue

Trottoirs saupoudrés par les chutes nocturnes

Font un accueil royal aux passants de l’aube

reu enneigée

cloture ruelle

Sapin enneigé

Sous les rayons matinaux

Les toits font le dos rond

Sapin sur la cour avant aux branches chargées de neige

Ce reflet du soleil dans les cristaux

Dis pour ton regard intime

La beauté de tes yeux hier soir

sapin neige

Avec la neige qui roule sur les façades urbaines

Avec le sourd écho des âmes aimantes

Avec le tendre velours blanc des collines enneigées

Avec le coma subliminal des orgasmes givrés

Avec la couverture nacrée qui recouvre la ville

Avec la mélodie feutrée des sons

Un contraste sorcier habite nos pensées

Nous respirons l’air léger rempli de douceur

Toits deneige

Yves neige

Tant de bonheur à être ensemble

Tendres baisers en cette matinée enneigée.

Yves ALAVO

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DAM : ENSEMBLE, ART ET CULTURE À NOTRE IMAGE SEMBLABLES ET DIFFÉRENTS

12 Mar

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Artistes Montréalaises en spectacle, Ici Laetitia Zonzambé, voix d’or

 

La première soirée bénéfice de diversité artistique Montréal (DAM) 

Le MAI, Culture Montréal et DAM s’associent pour animer le réseau des artistes de la diversité en particulier, de tous les montréalais intéressés par la diversité artistique et culturelle en général. Cette soirée bénéfice aura lieu au Bain Mathieu le jeudi 2 mai 2013 dès 18h30

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Djely Mory Tounkara à la Kora

 

Bain Mathieu
2915 Ontario Est
Montréal, Québec
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Les Photos de l’artiste André Chevrier, belles et professionnelles. Ici Leatitia Zonzambé

 

La soirée s’annonce déjà comme un rassemblement de force de tous les artistes de la diversité et de leurs amis, et plus largement de tous ceux qui croient dans un Québec pluriel, éclectique, métissé et enrichi de l’Autre. Supportée par la voix de son porte-parole Rodney Saint-Éloi, écrivain de renom et récent récipiendaire du prix Charles Biddle, cette soirée a trois vocations principales :

D’une part, il s’agit pour DAM d’accéder à une visibilité et une lisibilité notables afin d’inscrire l’organisme sur l’échiquier local comme étant la « porte d’entrée des artistes de la diversité », un des réseaux d’accompagnement le plus important et, plus largement, un lieu d’accueil et de vie de tous ceux qui ont la passion d’aller de l’avant pour vivre de leur art.
Ismaël Fencioglu. le roi du Oud.DSC_8204                                                       Photo André Chevrier, professionnel.  Ismaël Fencioglu, Roi du Oud.

 

D’autre part, la deuxième vocation de cette soirée est de convaincre les réseaux d’affaires que l’art et la culture sont la condition sinequanone d’une qualité de vie essentielle dans toute société et qu’il est primordial que le secteur privé tisse des liens étroits avec des acteurs culturels comme DAM, non seulement pour supporter l’art et la culture financièrement, mais pour participer activement à l’inclusion des artistes de la diversité qui fondent aujourd’hui 30% de la société montréalaise. Le métissage est une réalité, vivons-la pleinement !
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Enfin, et non des moindres, ce rassemblement se veut l’occasion de fêter entre amoureux des arts et de la culture en favorisant le sentiment d’appartenance à une grande famille à laquelle chacun peut s’associer. De nombreux artistes ont répondu présents pour cette belle soirée (Tomas Jensen, Doba, Tapa Diarra, Marie Trézanini ou encore Nabila comme animatrice) parce qu’eux aussi croient que s’associer à DAM, c’est « L’art d’être différent(s) Ensemble ».

Pour découvrir les détails de la programmation, les artistes ainsi que les capsules vidéos : http://evenementdam.wix.com/evenementdam

Informations :
Jérôme Pruneau, directeur général
514 280-3581
Diversité artistique Montréal

LATIN ARTE, CONCERT DES MUSIQUES AUTHENTIQUES

12 Mar

 

Une culture métisée et vivante JPEG

 

Depuis 2011, LatinArte représente la communauté latino-américaine de Montréal dans La Semaine d’actions contre le racisme (SACR) et offre au public un lieu de découvertes, de rencontres, de contacts et d’échanges afin de mettre l’accent sur la diversité et pour contrer l’inégalité.

L’année 2013 marquera la participation de LatinArte dans la SACR, par le concert-spectacle de Raíces, Caña y Son, qui aura lieu dans la verrière du Musée de Beaux Arts de Montréal, jeudi le 21 mars à 19h30.

C’est une occasion unique de découvrir un univers enrichi par les rencontres des cultures espagnoles, amérindiennes et africaines qui ont marqué chacune des régions de l’Amérique Latine.

Cette soirée sera l’occasion de s’immerger dans un univers enrichi par les rencontres des cultures espagnoles, amérindiennes et africaines qui ont marqué chacune des régions du Pérou.  En effet, ces artistes latino-américains vous feront découvrir leurs racines (Raices) culturelles et musicales dans une ambiance douce et chaleureuse, façon « canne à sucre » (Caña), et ce, au son (Son) de la meilleure musique traditionnelle d’Amérique du Sud.

Le programme de Raíces, Caña y Son est composé de treize chansons du répertoire de la musique péruvienne et s’inspire principalement de la richesse musicale et artistique de l’Amérique Latine.  Ses membres, originaires de la plupart des pays des Amériques, portent en eux le projet collectif de partage et de transmission de la richesse du patrimoine musical d’Amérique du Sud, dans un équilibre alliant authenticité musicale et spontanéité créative.  Parmi ceux-ci, il y a Adrian Manrique au tiple et Medad, Ernest au piano, Latief Valencia à la bandola, au tiple et au requinto, Maksum Gonzalez et Aziz Valencia aux percussions, Olivier Caron à la basse et Emilia Córdoba à la voix, le tout sous la direction artistique et musicale d’Alexandre Brault à la guitare.

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Date : jeudi 21 mars – 19h30 – Verrière du Musée des beaux-arts de Montréal, 1380

rue Sherbrooke Ouest

Durée : 1 h 15

Prix : Accès libre à l’achat d’un billet pour l’exposition Pérou : royaumes du Soleil et de la Lune

 

 

 

ANGELA SIERRA AMBASSADRICE DES AMÉRIQUES MÉTISSÉES

Il est opportun se souligner l’immense dévouement, la détermination et la compétence de Mme Angela Sierra, présidente de LAtinArte.

Cette admiratrice de Shakira, se défonce corps et âme pour faire connaître les talents latinos de Montréal. La Colombienne, qui s’est installée depuis 13 ans au Québec, a fini par façonner et finalement imposer LatinArte, la tribune qui manquait pour exposer toute la créativité hispanique de la métropole québécoise.

 

Un prix à une personne, une institution

Modeste, Angela Sierra refuse d’associer un tel crédit à son seul et unique compte. « C’est vrai que je suis l’initiatrice, la fondatrice, la directrice générale, mais je n’y pourrais rien sans cette vaillante équipe d’une quinzaine de personnes qui travaille avec moi.  Nous sommes tous des bénévoles, on travaille ainsi toute l’année pour créer des ouvertures pour les artistes Latino-américains», a-t-elle pris, d’emblée,  le soin de préciser.

 

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La nouvelle lui annonçant sa Nomination au Grande de Personnalité de la Diversité de l’Année a été aussi accueillie dans la plus grande effervescence de la part de l’intéressée. «C’est incroyable, vous n’imaginez pas comment je suis heureuse de l’apprendre de la part de Médiamosaïque, une institution que je respecte beaucoup pour son immense travail dans les communautés. C’est un peu gênant le fait que je sois la personne cible, mais c’est au nom de toute l’équipe,  je prends un tel honneur au nom de LatinArte»
En effet, l’année 2012, qui vient de s’achever, a été particulièrement fructueuse pour LatinArte. «Nous avons gagné le prix « Franco » octroyé par l’Office de la langue française et le Regroupement des Jeunes chambres de Commerce, c’est un prix qui est donné aux organismes qui font la diffusion du français. Nous avons aussi obtenu le prix de la Chambre de Commerce latino-américaine du Québec. En décembre, mon profil et celui de LatinArte ont fait l’objet d’un article du journal Métro et à Radio-Canada, une initiative de la CRE et Alliées Montréal et voilà pour boucler le tout, je suis une des Personnalités de l’Année de Médiamosaïque, wow! »

Une immigration réussie

Mariée à un Québécois d’origine italienne et mère d’une fillette de 10 ans (Andréa), Angela estime que son processus d’immigration «est plutôt une réussite ici au Canada, particulièrement au Québec, à Montréal, où les gens sont très accueillants ». Pour avoir vécu pendant longtemps en Europe, je peux vous dire que l’accueil réservé aux immigrants au Québec est magnifique».


Cependant, « si j’avais un conseil à donner à n’importe quelle personne qui voudrait réussir son processus d’immigration, je lui parlerais tout d’abord de la langue, évidement pour bien s’intégrer, pour bien comprendre le système, pour bouger tranquillement dans un pays qui n’est pas le sien. Je pense que, ce qui m’a aidée en arrivant ici, c’est ma maitrise du français. Tout s’est fait rapidement. Le secret, c’est la maitrise de la langue», a-t-elle témoigné.

 

LatinArte : un mandat et un rayonnement

Via LatinArte, elle se bat pour améliorer «la situation des artistes». Comme un peu partout, «si leur situation est très précaire, elle l’est encore pire pour un immigrant qui n’a pas de réseau de contacts, de réseau de clients, qui ne  connait pas les programmes de bourses, de financement et d’aide. Chez LatinArte, on met l’artiste dans le contexte, on l’explique un peu comment cela se passe. On fait surtout et avant tout du développement afin qu’ils se fassent connaitre et soient imbus des différents moments où ils peuvent se vendre au public », a-t-elle expliqué.

Avant de se faire connaître sous la dénomination actuelle, LatinArte, qui a débuté ses activités en 2009, ciblait uniquement  les artistes d’origine colombienne et se faisait plutôt connaître sous l’appellation «Semaine culturelle latino-américaine». La forte demande qui a suivi  a obligé les initiateurs à l’étendre à tous les créateurs d’origine latino-américaine.

Signe de stabilité et de rayonnement de LatinArte dans la société d’accueil. Des institutions québécoises, non-hispaniques, de renommée indéniable, depuis les quatre dernières années associent leur image ou sponsorisent à l’événement. Citons, entre autres, la Ville de Montréal, la Maison de la culture, le Ministère de l’immigration, le Ministère de la Culture, sans oublier  un de ses partenaires financiers principaux, la Banque Scotia.

 

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N.B. :

À propos de PÉROU : ROYAUMES DU SOLEIL ET DE LA LUNE

Identités et conquêtes aux époques ancienne, coloniale et moderne

En exclusivité au Canada, le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) présente en grande première jusqu’au 16 juin 2013 l’exposition Pérou : royaumes du Soleil et de la Lune – Identités et conquêtes aux époques ancienne, coloniale et moderne. Initiée, conçue, produite et mise en tournée par le MBAM, cette exposition révèle une vaste sélection de trésors précolombiens et de chefs-d’œuvre issus de l’ère coloniale jusqu’à l’indigénisme, dont plus d’une centaine n’ont encore jamais été montrés en dehors du Pérou.  Avec ses 370 oeuvres d’art (peintures, sculptures, ornements en or et en argent, céramiques, photographies, œuvres sur papier, textiles et vidéos) provenant de près de 50 collections publiques et privées, dont plus d’une trentaine du Pérou, mais aussi des États-Unis (The Metropolitan Museum of Art, The Museum of Modern Art,

New Orleans Museum of Art…), de France (Musée du quai Branly), d’Allemagne et du Canada, l’exposition parcourt 3 000 ans d’histoire, y compris les découvertes archéologiques des dernières décennies.

 

Source et demande de renseignements :

Angela Sierra

Directora General

LatinArte

514 352-6424

Info@latinarte.ca

 

L’art de vivre latinos !!!

 

 

JEAN-MARC AYRAULT, PREMIER MINISTRE DE FRANCE

7 Mar

 

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C’était le temps des prises de position et du courage

 

Extrait du quotidien Le Monde

 

En nommant Jean-Marc Ayrault à Matignon, mardi 15 mai 2012, comme l’avaient indiqué certains proches, François Hollande a fait le choix d’un fidèle, qui connaît bien les élus, un homme de confiance avec qui il a l’habitude de travailler. Pour les mêmes raisons, pendant la campagne, le candidat Hollande avait fait du président du groupe socialiste de l’Assemblée nationale son conseiller spécial, ce qui préfigurait le rôle qu’il serait amené à jouer à la tête du futur gouvernement.

Les deux hommes ont scellé leur trajectoire politique en 1997, lorsque Lionel Jospin devient premier ministre après la dissolution de l’Assemblée voulue par Jacques Chirac. Le nouveau chef du gouvernement confie alors les clés du Parti socialiste à François Hollande. En revanche, aucun candidat ne se détache réellement pour prendre la présidence du groupe des députés. Laurent Fabius, qui occupait la fonction auparavant, songe à y installer Jean-Christophe Cambadélis. Daniel Vaillant, futur ministre chargé des relations avec le Parlement, suggère à Lionel Jospin le nom du député de Loire-Atlantique.

 

Jean-Marc Ayrault, le PM

 

ORGANISATION MÉTHODIQUE

 

Pendant toute la durée de la législature, le petit déjeuner du mardi matin, à Matignon, va devenir le lieu stratégique de « calage » et de mise en œuvre de la politique du gouvernement. Autour du premier ministre et de Daniel Vaillant se réunissent le premier secrétaire du PS, François Hollande, et les deux présidents des groupes parlementaires, Jean-Marc Ayrault et Claude Estier, le patron des sénateurs. Y participent également Olivier Schrameck, le directeur du cabinet de Lionel Jospin, Jean-Pierre Jouyet et Dominique Marcel, ses adjoints, Manuel Valls, le conseiller communication, et Yves Colmou, le directeur du cabinet de Daniel Vaillant.

C’est là que se décident les arbitrages pour le travail législatif, au cours de ces séances ramassées, aux horaires stricts : de 8 h 45 à 9 h 55. 8 h 45, parce que le train qui amène Jean-Marc Ayrault de Nantes, la ville dont il est le maire, arrive à 8 h 30 à la gare Montparnasse ; 9 h 55, pour être à 10 heures à la conférence des présidents, qui fixe chaque semaine l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Tout est dans cette organisation méthodique, à l’image du personnage.

 

LE « CAUCHEMAR » DE 2002

Pendant cinq ans, François Hollande et Jean-Marc Ayrault auront donc été, côte à côte, en première ligne du front de la cohabitation. Ils auront aussi vécu ensemble le « cauchemar » de 2002, qui voit Lionel Jospin être éliminé dès le premier tour de l’élection présidentielle pour laisser la place à un duel entre Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen. Après la déroute qui s’ensuit pour le PS aux législatives, Jean-Marc Ayrault, seul député socialiste réélu dès le premier tour, conserve la présidence du groupe socialiste de l’Assemblée nationale, malgré les velléités de Laurent Fabius de la lui disputer.

En septembre 2006, lors des journées parlementaires qui se tiennent à Nantes, il annonce qu’il quittera la présidence du groupe à la fin de la législature. Emporté par l’enthousiasme qui accompagne alors la candidature de Ségolène Royal, il croit en la possibilité de l’alternance en 2007. Une carrière gouvernementale lui semble alors promise. Mais la gauche subit un nouvel échec et il rempile à la tête du groupe socialiste, pour une troisième législature – un record -, la dernière en tant que chef du principal groupe d’opposition.

 

FRANCE-POLITICS-PARLIAMENT

 

DÉTERMINATION ARRÊTÉE

 

A 62 ans, le voilà donc nommé à la tête du gouvernement. Si « raisonnée » fut son ambition, le soin qu’il a mis à se préparer à la fonction témoigne d’une détermination bien arrêtée. Une sorte de consécration pour ce « grand élu », qui n’a jamais été ministre, notamment à cause de l’affaire d’octroi d’avantages injustifiés qui lui avait valu, en tant que maire de Nantes, six mois de prison avec sursis et 30 000 francs (4 600 euros) d’amende.

Jean-Marc Ayrault n’a connu la défaite dans aucun des scrutins auxquels il a pris part depuis 1976, date à laquelle il obtint son premier mandat de conseiller général, dans le canton de Saint-Herblain, en Loire-Atlantique. Le professeur certifié d’allemand – « d’allemand de l’Est », disent ceux qui raillent son allure austère – présente une sacrée carte de visite politique.

PULL À COL ROULÉ ROUGE

Il est né le 25 janvier 1950 à Maulévrier (Maine-et-Loire), dans le pays des Mauges. Racines terriennes, éducation catholique, discipline rigoureuse. Ses premiers engagements, il les connaît dans les rangs du Mouvement rural de la jeunesse chrétienne (MRJC), au sein duquel il exercera des responsabilités au niveau départemental avant de bifurquer vers le PS au moment du congrès d’Epinay, en 1971. La même année, il épouse Brigitte Terrien, originaire comme lui de Maulévrier.

Le nouvel adhérent se lie à Jean Poperen, chef de file du courant « lutte des classes », intellectuel brillant issu du Parti communiste, dont il a été exclu en 1959. Jean-Marc Ayrault s’engage au PS autour d’une « stratégie de gauche » fondée sur une analyse sociologique de l’évolution du monde du travail. Il s’identifie à ce courant de gauche et lorsque, en 1976, il est élu conseiller général de Loire-Atlantique, il arbore, lors de la première séance, un pull à col roulé rouge pour afficher ses convictions.

 

JMA, un politique de conviction, fidèle à ses engagements et solidaire.

 

 

« SOCIALISME MUNICIPAL »

L’ascension est rapide. Un an plus tard, il est élu à la tête de la liste d’Union de la gauche à la mairie de Saint-Herblain, qui jouxte la ville de Nantes. Il fait partie de cette génération de « sabras » qui, à l’image de Georges Frêche à Montpellier, Louis Besson à Chambéry, Jean-Michel Boucheron à Angoulême, Françoise Gaspard à Dreux ou Georges Lemoine à Chartres, formeront la relève du « socialisme municipal ».

Dans la foulée, en 1979, il entre au comité directeur du PS, après le congrès de Metz qui a vu François Mitterrand s’appuyer sur la vieille garde de la Convention des institutions républicaines, alliée avec le courant Poperen et le CERES de Jean-Pierre Chevènement pour faire barrage à l’alliance Rocard-Mauroy.

RÉFORMISTE ASSUMÉ

François Mitterrand élu président de la République, il entre au bureau exécutif du PS au lendemain du congrès de Valence, en qualité de membre suppléant et, en 1986, est désigné comme tête de liste aux élections législatives en Loire-Atlantique, le scrutin ayant lieu à la proportionnelle.

C’est son premier mandat de député. Depuis, il a été réélu sans interruption au Palais-Bourbon. Mais le Ayrault « lutte des classes » a cédé la place à un réformiste assumé. « Le réel a tranché », déclare-t-il à la convention nationale de son parti, en juin 1986. Ce credo réformiste, il le défend sans ambiguïtés. Il en a fait sa marque de fabrique, même si ses contempteurs, à droite, se plaisent à décrire « un socialiste archaïque et sectaire ».

L’ART DU COMPROMIS

En 1989, Jean-Marc Ayrault abandonne Saint-Herblain pour se lancer à la conquête de Nantes, alors détenue par le RPR. Il l’emporte dès le premier tour. Il devient dès lors un des « grands élus » du PS. Le congrès de Rennes, la même année, va consommer sa rupture avec le poperenisme et ancrer son positionnement, hors courants, sur la base du « réalisme économique ».

Réformiste, prudent, pragmatique, Jean-Marc Ayrault n’en possède pas moins un sens politique aigu. Il jauge les individus, mesure les rapports de forces, pratique avec habileté l’art du compromis, mais toujours avec la même application à faire aboutir les orientations majeures qu’il a mises en œuvre. Depuis 1989, il a ainsi transformé en profondeur la ville de Nantes, devenue à la fois une capitale culturelle et du développement durable, malgré la contestation dont fait l’objet le projet d’aéroport – d' »Ayraultport », disent ses opposants – à Notre-Dame-des-Landes.

PRÉSERVER L’UNITÉ

Depuis quinze ans qu’il dirige le groupe socialiste de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault est devenu un des rouages essentiels du PS. Que ce soit dans les primaires destinées à désigner le candidat du PS à l’élection présidentielle ou lors du congrès de Reims, en 2008, il a systématiquement privilégié la nécessité de préserver l’unité du groupe pour ne pas avoir à prendre parti, se rangeant sans coup férir au côté de celui ou celle sorti vainqueur de la confrontation.

Cependant, dès le mois de juin 2011, il avait fait connaître son choix en faveur de François Hollande, son voisin de banc à l’Assemblée nationale, avec qui il disait partager la même vision d’un « réformisme décomplexé », nourri de l’expérience de la défaite qu’ils avaient vécue en commun en 2002. Pas question, pour lui, de « s’égarer à courir après une quelconque radicalité ». « Nous n’y gagnerons jamais », professe-t-il avec constance.

 

JMA aime les gens

 

L’ALLEMAND ET LA LANGUE DE BOIS

 

Il lui est fréquemment reproché son absence de charisme, son peu d’appétence pour la prise de risques. Le patron des députés socialistes se départit rarement d’une prudente réserve, enrobant ses réponses d’une multitude de considérants avant de donner sa position. Germanophone, il manie avec une égale virtuosité la langue de bois.

Ce côté professoral, on le retrouve également dans ses apparitions publiques, qu’il prépare toujours avec le même soin méticuleux, sur des fiches surchargées de notes. Mais au fil de ses discours et des amples gestes du bras dont il les ponctue, régulièrement, ses fiches s’éparpillent à terre, sans pour autant qu’il perde le fil de sa pensée, bien plus structurée qu’il ne veut bien le laisser croire. Et, une fois son discours terminé, il prend soin de ramasser toutes ses fiches, qu’il annotera de nouveau en vue de ses prochaines interventions.

Président « normal », François Hollande a choisi un premier ministre tout aussi « normal », sans histoires, organisé. Pudique, modeste, il n’aime guère se livrer. A ses moments perdus, il va se ressourcer sur la presqu’île de Rhuys, au bord du golfe du Morbihan, où il possède une résidence secondaire. On le sait amateur de musique classique et de chanson contemporaine. Et, dit-on, c’est un remarquable danseur. Notamment le tango. Ça peut toujours servir.

 

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UNE ÉQUIPE AUTOUR DE HOLLANDE À L’ÉLYSÉE

L’architecture de l’équipe élyséenne du nouveau chef de l’Etat est déjà dessinée. Le nom du préfet Pierre-René Lemas, 61 ans, circulait depuis des jours pour le poste stratégique de secrétaire général de l’Elysée. La cérémonie d’investiture l’a confirmé : ce camarade de promotion de François Hollande à l’ENA, qui accompagnait le nouveau chef de l’État dans le salon des ambassadeurs, après l’entretien de ce dernier avec Nicolas Sarkozy, succèdera bien à Xavier Musca.

Le nouveau patron de l’administration présidentielle, qui occupait jusqu’ici les fonctions directeur de cabinet du président du Sénat Jean-Pierre Bel, sera secondé par deux adjoints : Emmanuel Macron, 34 ans, inspecteur des finances et associé gérant à la banque Rothschild, devrait être chargé des affaires économiques ; et Nicolas Revel, qui jusqu’ici officiait comme directeur de cabinet de Bertrand Delanoë. Le départ du fils de l’écrivain Jean-François Revel n’a pas été ressenti comme une bonne nouvelle par le maire de Paris.

 

Le cabinet du président de la République sera dirigé par Sylvie Hubac, conseillère d’Etat et ancienne membre du cabinet de Michel Rocard à Matignon. Elle devrait avoir pour adjoint Alain Zabulon, préfet des Landes, qui connaît bien M. Hollande pour avoir été préfet de la Corrèze de 2008 à 2011.

 

Le préfet Pierre Besnard officiera comme chef de cabinet (gestion et RH): il était jusque là chef de cabinet de Jean-Pierre Bel, le président du Sénat. Ancienne permanente au secteur fédération du Parti socialiste, proche de M. Hollande, Isabelle Sima, pourrait être son adjointe. Jeune collaborateur corrézien de François Hollande, Frédéric Monteil devrait également intégrer la présidence. En revanche, le préfet Nacer Meddah, ancien secrétaire général de la campagne Hollande, qui n’aurait aux yeux de François Hollande pas donné entière satisfaction, n’en ferait pas partie.

Plume et ex-directeur adjoint de la campagne de M. Hollande, Aquilino Morelle, ancienne plume de Lionel Jospin à Matignon, devrait rejoindre l’Elysée, sans doute comme conseiller politique du président de la République. Bernard Combes, maire de Tulle, y aura également son bureau, en tant que chargé des « affaires corréziennes et régionales ».

Proche collaborateur de Manuel Valls, dont il est le directeur de cabinet à la mairie d’Evry (Essonne), Christian Gravel, 38 ans, qui s’est occupé de la communication pendant la campagne, poursuivra dans ses fonctions au palais, reprenant le poste qu’occupait Franck Louvrier auprès de Nicolas Sarkozy.

 

Marylène Courivaud, qui fut directrice de la communication de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, sera chargée du pôle presse. Claudine Ripert, ancienne chef de cabinet de l’Association des régions de France, pourrait également rejoindre le pôle presse-communication de l’Elysée.

Directeur du département Asie et Océanie au Quai d’Orsay, le diplomate Paul Jean-Ortiz, 55 ans, officiera comme conseiller diplomatique. Philippe Leglise-Costa, ambassadeur adjoint auprès de l’Union européenne, s’occupera des affaires européennes.

Conformément au modèle du cabinet présidentiel de Nicolas Sarkozy, l’équipe élyséenne de M. Hollande sera organisée autour d’une vingtaine de chefs de pôle, chacun de ses chefs s’entourant de « deux ou trois adjoints juniors », selon un membre du cabinet.

Comme à l’échelon gouvernemental, la lutte pour les places s’annonce féroce, et plusieurs déçus du casting ministériel pourraient y prendre place, comme le député européen Stéphane Le Foll, responsable de l’organisation dans la campagne de M. Hollande, qui convoitait le ministère de l’agriculture. « Chaque ministre essaiera de placer un ami ou un proche pour avoir un correspondant à sa main au château », commente cette source.

Mise en page et organisation par Yves ALAVO

 

MICHEL DALLAIRE, NOBEL DU DESIGN

6 Mar

Un homme qui vit avec bonheur

Quarante années à chercher, user des yeux, imaginer, inventer, sans cesse.  Aimer les personnes, comprendre les besoins les plus kinesthésiques et combien l’espace, les volumes, les matériaux, les métaux, le bois, toute matière, chaque sensations, chaque rythme induit un volume spatial, comment notre cerveau est en constante adaptation et demande au corps de s’y faire.  Le design, c’est cette capacité d’anticipation sur le réel mais aussi cette capacité d’harmonie avec le réel.  Michel Dallaire y est dans son élément, c’est un créateur, un passeur de rêve qui, comme artiste, comme passionnée du mouvement sait vivre avec les contraintes de la pesanteur.

Olympien de première mouture

Maisons, voitures, torche olympique, mobilier, structures, tout le mobilier urbain de la Place internationale de Montréal, le mobilier de la BANQ, Bibliothèque et archives nationales du Québec, rue Berri à Montréal, c’est lui l’accoucheur du patrimoine.

Son site est sobre, mais ouvert sur l’infini : Michel Dallaire Design Industriel Inc. est un bureau d’étude en design industriel qui œuvre à Montréal depuis plus de 40 ans.

Par la réalisation d’une grande variété de projets allant du design d’objets utilitaires aux équipements industriels, du mobilier institutionnel et urbain au matériel de transport, MDDI a acquis une solide expérience professionnelle.

La diversité de ces domaines d’intervention a permis à MDDI d’explorer une multitude de matériaux et de procédés de mise en forme. De vastes connaissances techniques alimentent en outre le potentiel créatif de son personnel, cela dans le but de maximiser les résultats.

Engagé, animateur de cercles de création, auteur intarissable qui s’unit aux artistes, donne temps, idées, énergie et argent au sein de sociétés artistiques et culturelles, la poésie, la musique, le design, bien sûr, Michel Dallaire est sur le front des arts et de la culture comme le plus extraordinaire médiateur.  Généreux, mentor de la plupart des designers de la génération Québec qui brille de part le monde depuis vingt ans, Michel Dallaire invente toujours et toujours, un art de vivre, une manière d’être, avec la patience des sages et la fougue de la jeunesse.

Dallaire Monsieur BIXI

Une rétrospective dans l’Espace création Loto Québec, en septembre 2011, a offert, en un lieu, la diversité des créations de ce génie boulimique, sous la thématique articulée :

Un homme. Un parcours. Des créations. Découvrez le designer et sa démarche artistique.

Yves ALAVO

 

Michel Dallaire a créé un vélo, un objet solide, beau et ergonomique qui roule sur tous les continents et qui a fait la réputation de notre Ville de Montréal, comme métropole internationale,  Ville de design de l’UNESCO.

Notes biographiques

Nichel dallaire, le design c'est vivre avec art

Michel Dallaire est né à Paris en 1942. Il a fait ses études à l’Institut des arts appliqués de Montréal et à la Konstfackskolan, l’École supérieure des arts industriels de Stockholm. Il s’est par la suite spécialisé en gestion du design à l’École des Hautes Études Commerciales et en transformation des polymères à l’Institut de génie des matériaux du Centre national de recherche à Montréal.

Dès 1967 (25 ans), Michel Dallaire s’affirme comme concepteur indépendant et il ouvre son propre bureau d’étude qui connaît alors un enchaînement rapide de succès commerciaux et professionnels.

Médaillé d’or en 1986 aux Prix d’excellence du Canada, il reçoit de nombreuses récompenses prestigieuses ici et à l’étranger, notamment le Grand Prix du 27e Salon International des Inventions de Genève en 1999, ainsi que trois médailles d’or et une d’argent de ce même salon depuis 1998. En l’an 2000, l’Institut de Design Montréal lui remet son Grand Prix et son Prix Spécial en recherche. Le ministère des Affaires culturelles lui décerne en 1991 le Prix Paul-Émile-Borduas pour l’ensemble de son œuvre, la plus haute distinction accordée par le gouvernement du Québec dans le domaine des arts visuels.

Son champ d’activités est très varié et couvre notamment le design d’objets utilitaires, les produits industriels et institutionnels, le mobilier urbain et le matériel de transport. Michel Dallaire fut dernièrement conseillé principal auprès d’Air Canada pour le design de tous les produits en cabine pour sa flotte Amérique du Nord et sa flotte internationale. Parmi ses récents projets, mentionnons le design du mobilier urbain du Quartier international de Montréal qui a reçu plus de 17 prix prestigieux tant au Canada qu’à l’étranger et aussi la conception de l’ensemble du mobilier destiné au public de la Bibliothèque nationale du Québec (BANQ).

Depuis 1998, Michel Dallaire est professeur associé à l’École de Design industriel de l’Université de Montréal ainsi qu’à la Faculty of Environmental Design de l’Université de Calgary. De 1988 à 1998, il a été professeur invité régulier au Département Supérieur de Design Industriel de l’École cantonale d’art de Lausanne en Suisse. En 1993 et 1998, il a animé des séminaires à l’École Nationale Supérieure de Création Industrielle de Paris, l’ENSCI et en 2004 à l’Universidad Nacional Autónoma de Mexico.

Michel Dallaire a été reçu membre de l’Académie royale des arts du Canada en 1978, Chevalier de l’Ordre national du Québec en 1994 et membre de l’Ordre du Canada en 1999.

Depuis 1997, il est président du conseil d’administration de la Fondation Émile-Nelligan, un acteur culturel important dans la société québécoise (Poésie, littérature, arts visuels et composition musicale contemporaine).

http://www.dallairedesign.com/

DAN HANGANU, UN ARCHITECTE ARTISTE, CRÉATEUR INSPIRÉ

6 Mar

Parmi, celles et ceux qui nous considérons comme les personnes qui faisons de Montréal notre ville depuis plus de trente ans et aussi la faisons cette ville qui devient grâce à nous moderne et internationale; il y a Dan Hanganu.  Personne, plus que ce créateur hors pair, n’a, en un quart de siècle, transformé sa ville avec autant de génie, de goût, de vision et d’amour que lui.  Cathédrales de béton, lieux de vie parce qu’habitables et pensés pour la totalité des expressions humaines, les bâtiments sortis de ses esquisses, nés de ses dessins, sortis comme surgis de son imaginaire, sont devenus, avec la patine de nos saisons montréalaises et la convivialité dont ils rayonnent, des divinités urbaines.

Seul, Dan Hanganu a su, sait et a marqué de sa touche de tendresse et de réalisme, le paysage de notre Ville, la Ville, avec une majuscule, celle qu’il a choisi et qu’il aime avec qui il a tissé un lien de passion, de promotion, de subtile déférence mais surtout d’une fidélité sans borne.  Toutes les décennies, celles agréables, comme les plus difficiles, celles des projets gigantesques et innovant avec une liberté conquise à la force du caractère, du génie et envers toutes les oppositions, comme celles des années fastes et glorieuses, Dan Hanganu est demeuré, fidèle au poste, fier du Montréal de la générosité.

Par Yves ALAVO

Dan hanganu, architecte créateur de Montréal moderne.

L’architecte Dan Hanganu qui enrichit depuis une quarantaine d’années le patrimoine architectural québécois de ses bâtiments audacieux. L’entrevue débute par une discussion sur le controversé pavillon de HEC Montréal et son intégration aux édifices voisins du chemin Côte-Sainte-Catherine à Outremont.

Dan Hanganu discute aussi en détail de la conception du musée d’archéologie et d’histoire de Pointe-à-Callière dans le Vieux-Montréal (inauguré, pour la partie de la Maison des marins mercredi 6 mars 2013) et de la réalisation des ateliers du Cirque du Soleil sur le site d’un ancien dépotoir du quartier Saint-Michel, près de la TOHU.

Le site de l’abbaye de Saint-Benoît-du-Lac permet d’explorer en profondeur l’église conçue par Dan Hanganu grâce à une multitude de photos des détails architecturaux du bâtiment.

Le Musée d'histoire et d'archéologie, Pointe à Calière

HEC Montréal a mis en ligne sur le site Flicker un diaporama de plusieurs dizaines de photos de ses locaux du chemin Côte-Sainte-Catherine.  Le site du musée d’architecture et d’histoire de Pointe-à-Callière offre une visite virtuelle de ses installations qui permet de visualiser la crypte archéologique qui abrite les vestiges de la Place-Royale.

L’architecte nous parle de sa passion pour les matériaux bruts comme le métal, le béton et même les panneaux d’aggloméré, utilisés d’une manière inhabituelle, mais raffinée, pour leur conférer une certaine noblesse. Il revient aussi sur son expérience d’architecte en Roumanie, où il a travaillé pendant 10 ans sous le régime de Ceaucescu.

Notes biographiques

Un architecte de la culture

D’origine roumaine, Dan Hanganu reçoit sa formation d’architecte à l’Université de Bucarest. Diplômé en 1961, il travaille pendant une dizaine d’années sous le régime communiste avant de quitter la Roumanie pour émigrer au Canada après un bref passage à Paris.

Arrivé à Toronto en 1970, il se joint à l’équipe de l’architecte Victor Prus avant de déménager à Montréal, où il collabore pendant quatre ans avec Dimitri Dimakopoulos. Il s’associe ensuite avec Eva Vescei jusqu’à ce qu’il ouvre son propre bureau, en 1979.

Dan Hanganu se démarque rapidement par ses réalisations dans le domaine du logement, et son projet Habitations rue de Gaspé lui vaut en 1981 un premier prix de l’Ordre des architectes du Québec. Ses bâtiments résidentiels ancrés dans les traditions de l’architecture moderne sont remarqués pour leur utilisation harmonieuse de la lumière et de l’espace. Des maisons caractérisées par une utilisation novatrice des matériaux de construction et qui offrent toujours un cadre de vie de grande qualité.

L’un de ses premiers contrats d’envergure est le complexe de bureaux et d’habitations Chaussegros-de-Léry (303, rue Notre-Dame est) bâti à côté de l’Hôtel de Ville de Montréal. Il décroche ensuite le projet du musée d’archéologie et d’histoire de Pointe-à-Callière (1992) dans le Vieux-Montréal qui lui vaudra des éloges internationaux. En s’inspirant directement d’un édifice historique démoli dans les années 1950, il conçoit un bâtiment en pierre de taille à l’esthétique industrielle qui s’intègre harmonieusement au contexte architectural et historique du site. Il remporte grâce à cette réalisation le Grand Prix d’excellence en architecture de l’Ordre des architectes du Québec et la médaille d’excellence des Prix du Gouverneur général pour l’architecture.

Les années 1990 sont une période faste pour Dan Haganu. Durant cette décennie, il réalise plusieurs projets institutionnels de grande envergure, dont l’église de l’abbaye bénédictine de Saint-Benoît-du-Lac, le pavillon de Design de l’Université du Québec à Montréal et l’École des hautes études commerciales de Montréal. Critiqué pour les détails disproportionnés et le caractère monolithique de sa façade, le projet de HEC remporte à la fois un prix citron de Sauvons Montréal et un prix d’excellence de l’Ordre des architectes du Québec.

Au fil des ans, Dan Hanganu a remporté plus d’une cinquantaine de prix d’architecture et de design, dont le prix Paul-Émile Borduas, en reconnaissance de l’esthétique artistique de son architecture.  En 2008, il a reçu la médaille d’or de l’Institut royal d’architecture du Canada, la plus prestigieuse récompense dans le domaine au pays. Il a été nommé officier de l’Ordre du Québec en 2005, et il est membre de l’Ordre du Canada depuis 2009.

CHOPIN : UN CONCERT EN PREMIÈRE MONDIALE

6 Mar

Mercredi 13 mars 2013. À 20 h 00

Un spectacle présenté par la Société de musique de chambre de Montréal

Une occasion unique de voir, découvrir pour celles et ceux qui ne les connaissent pas et surtout d’entendre des artistes exceptionnels, au talent reconnu partout au monde, des artistes qui sont autant de virtuoses :

Dahg Thai Son- piano solo

Julie Fuchs – alto

Roland Arnassalon – violon

Brenna Hardy-Kavanagh – violon

Velitchka Yotcheva – violoncelle

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L’orchestre I Cellisti, unique au monde, 12 violoncelles sous la direction de Velitchka Yotcheva

Vainqueur du prix Chopin, le pianiste Dahg Thai Son sera en compagnie, entre autres, de Mme Velitchka Yotcheva, la chef de file de la Société de musique de chambre de Montréal, violoncelliste de très haut niveau au jeu puissant, inspiré et mélodique qui en fait une des étoiles les plus brillantes au firmament des instrumentistes virtuoses professionnels qui se produisent sur les scènes les plus réputées du monde.

Faites vite car les amateurs viennent de partout jusque de New-York et de Toronto, pour ce concert de facture spéciale car deux concertos (Concerto in E minor, No. 1 Op. 11 et Concerto in E minor, No. 2 Op.21) seront exécutés.  La salle au caractéristiques acoustiques envoûtantes convient très bien aux sonorités multimodales et hypoemphatiques combinées que vont créer piano et cordes sous l’habile kinesthésie de chaque membre de ce quintet  de rêve réuni pour une première mondiale.

Je vous exhorte, avec passion à vivre cette soirée majestueuse où la reine musique voudra, à Montréal, faire briller les plus beaux diamants de son diadème.  En toute fierté, vous pourrez, un jour dire, que vous étiez parmi les privilégiés de ce qui sera l’expression la plus noble de la fête de la musique.

Yves ALAVO

Salle Bourgie du Musée des beaux arts de Montréal

1339, rue Sherbrooke est, Montréal.

www.sallebourgie.ca

Téléphone 514-285-200, option 4

Artistes:

Dahg Thai Son- piano solo

Julie Fuchs – alto

Roland Arnassalon – violon

Brenna Hardy-Kavanagh – violon

Velitchka Yotcheva – violoncelle

PROGRAMME

F. Chopin. (1810-1849)

• Piano Concerto in E minor, No. 1 Op. 11
– Chamber Version for Piano and String Quintet
– Allegro Maestoso
– Romance – Larghetto
– Rondo – Vivace

F. Chopin. (1810-1849)

• Piano Concerto in E minor, No. 2 Op.21
– Chamber Version for Piano and String Quintet
– Maestoso
– Larghetto
– Allegro Vivace