À propos de la CULTURE : Déclaration africaine, UNESCO

1222 – Année de la Première Déclaration Africaine des Droits de l‘Homme

L’année 1222 est connue comme l’année de l’apparition de la fameuse comète Halley,

mais pratiquement personne savait jusqu’à une date récente que c’est aussi l’année dans

laquelle a eu lieu un événement historique d’un tout autre genre: La promulgation de la

première déclaration des Droits de l‘Homme en Afrique.

Effectivement c’était en 1222 que Soundiata Keita, alors souverain de l’empire du Mali,

proclama la „Charte du Mandé“ – ou le „Serment du Mandé“ lors de son intronisation.1

Auparavant il avait demandé aux notables et confréries (les „ton“) du pays d’élaborer les

règles qui devaient régir la vie commune des habitants de l’Empire. C’est la base du

document qui alors devenait loi.

Cette „Charte du Mandé“ énonce tout au départ:

„Toute vie humaine est une vie …

mais une vie n’est pas plus ‚ancienne‘,

plus respectable qu’une autre vie,

de même qu’une vie ne vaut pas mieux

qu’une autre vie.“

Il s’en suit donc:

„Toute vie étant une vie,

tout tort causé à une vie exige réparation.

Par conséquent,

Que nul ne s’en prenne gratuitement à son voisin,

que nul ne cause du tort à son prochain,

que nul ne martyrise son semblable.

La „Charte du Mandé“ contient – entre autres – quelques passages consacrés aux deux

maux considérés comme les plus graves: la faim et l’esclavage:

„La faim n’est pas une bonne chose,

l’esclavage n’est pas non plus une bonne chose;

il n’y a pas pire calamité que ces choses-là,

dans ce bas monde.

Tant que nous disposerons du carquois et de l’arc,

la famine ne tuera personne dans le Mandé …

la guerre ne tuera plus jamais de village

pour y prélever des esclaves. …

L’essence de l’esclavage est éteinte ce jour

d’un mur à l’autre,

d’une frontière à l’autre du Mandé“

1 La Charte du Mandé et Autres Traditions du Mali, éditions Albin Michel

Également: La Charte du Mandé, trésor caché –

http://www.afrik.com/article5949.html

Yves Alavo M. Sc Comm.

yalavo@ville.montreal.qc.ca

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www.ville.montreal.qc.ca/biodiversite

La Directrice générale de l’UNESCO s’inquiète pour la liberté de la presse et le patrimoine en Egypte

Engagement pour la culture

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a lancé aujourd’hui un appel à la protection du patrimoine culturel et au respect de la liberté d’expression en Egypte.

 « Mes pensées vont d’abord aux victimes des troubles et à leurs familles », a déclaré  Irina Bokova qui a déploré la mort d’au moins 190 personnes lors des manifestations.

La Directrice générale a demandé à toutes les parties de protéger le patrimoine culturel égyptien, symbole de l’identité du pays, et de respecter la liberté d’expression, pilier de la démocratie. Bien que la situation évolue rapidement en Egypte, certaines informations concernant ces deux domaines sont profondément inquiétantes, a déclaré la Directrice générale.

« Le patrimoine culturel égyptien, qu’il s’agisse de monuments ou d’objets, est une partie du patrimoine de l’humanité, transmise jusqu’à nous à travers les âges. Les 120 000 pièces du Musée égyptien du Caire sont inestimables. Elles ne le sont pas seulement d’un point de vue scientifique ou financier mais aussi parce qu’elles représentent l’identité culturelle du peuple égyptien. Cela a été parfaitement illustré par les centaines de citoyens qui ont formé spontanément une chaîne humaine autour du musée afin de le protéger. Je demande de façon solennelle que toutes les mesures nécessaires soient prises pour sauvegarder les trésors de l’Egypte, au Caire, à Luxor et sur tous les autres sites culturels ou historiques du pays », a ajouté Irina Bokova.

 La Directrice générale a également manifesté ses inquiétudes concernant le libre accès à l’information et la liberté de la presse dans le pays. Internet a été interrompu. Selon de nombreuses sources d’information, des journalistes ont été arrêtés et leurs équipements ont été confisqués. Des reporters couvrant les manifestations ont été pris à partie. De plus, de nombreux médias ont vu leurs autorisations suspendues et leurs transmissions via satellite bloquées.

 « Il est crucial que la presse nationale et la presse internationale puissent remplir leur mission d’information objective du public », a souligné Irina Bokova. « Empêcher les médias de faire leur métier ne rétablira ni le calme ni les conditions nécessaires pour un dialogue constructif ».

L’Egypte, en tant qu’un des membres fondateurs de l’UNESCO, a toujours travaillé étroitement avec l’Organisation, en particulier dans les domaines de la culture. L’Egypte compte sept sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. Le Centre pour les études nubiennes au Musée nubien d’Aswan et le Musée national de la civilisation égyptienne au Caire ont été créés avec le soutien de l’UNESCO. L’Organisation a également été impliquée dans la renaissance de la célèbre Bibliothèque d’Alexandrie, détruite il a plus de 2000 ans, véritable référence pour la culture, l’éducation et les sciences dans les pays arabes.

 L’Egypte est membre des E9 (pays les plus peuplés) et a été l’un des premiers états de la région à mettre sur pied un comité national dans le cadre de l’Education pour tous (EPT).

 01.02.2011
Source : UNESCOPRESS

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