Archive | Amérique du Nord RSS feed for this section

PARTAGER L’INFORMATION DYNAMISER LA VIE MUNICIPALE

9 Nov

Un outil d’information au service des employés, pour valoriser la vie municipale

1.La démocratie à Montréal : un jeu d’enfant!

Lors de l’élection du 5 novembre, Élection Montréal a mis en place le volet Petit bureau de vote ouvert aux jeunes montréalais d’âge scolaire afin de leur permettre d’expérimenter l’exercice du vote de manière concrète et positive en plus de les éveiller à la démocratie. Cette initiative en est une parmi d’autres qui permettent à nos jeunes de se familiariser avec leur rôle de citoyens.

L’apprentissage du rôle de citoyen

Il y a bientôt 20 ans, le Centre d’histoire de Montréal, musée municipal dédié à l’histoire de Montréal, lançait la visite Apprentis citoyens avec la participation de la Section des archives du Service du greffe, dans le cadre de l’exposition temporaire Leurs Honneurs, Messieurs les Maires – Comédie en 3 actes, présentée à l’automne 1998 au Centre d’histoire de Montréal.

L’activité a été si appréciée par les enseignants et les écoliers que le Centre d’histoire de Montréal l’a incluse à ses visites éducatives courantes l’année suivante. Au fil des ans, cette visite est devenue un projet éducatif plus élaboré qui permet d’initier les écoliers aux concepts de démocratie et de citoyenneté qui deviennent plus accessibles aux enfants puisque les services offerts par la ville touchent directement leur quotidien.

Une activité éducative et ludique

Apprentis citoyens initie les élèves du 2e et du 3e cycle du primaire à la démocratie municipale montréalaise grâce à des activités originales en classe et dans le Vieux-Montréal qui leur permettent d’explorer des lieux qui en conservent la mémoire comme l’hôtel de ville et le Centre d’histoire de Montréal.

Avec le soutien de l’enseignant, la séquence débute en classe par deux ateliers préparatoires qui portent sur la démocratie à Montréal et une simulation d’élection mettant en vedette un ancien maire de Montréal en campagne électorale. Les élèves sont regroupés en équipe pour préparer l’affiche électorale du maire de leur choix. À la toute fin de l’activité, ils doivent voter pour choisir leur nouveau maire.

L’activité se poursuit sur deux autres journées par trois visites au Centre d’histoire de Montréal, à l’hôtel de ville et aux Archives. De retour en classe, les écoliers procèdent au dépouillement du vote qui vient clore le processus électoral.

Avec l’activité Citoyen de ma ville qui s’adresse plus particulièrement aux élèves du 3e cycle du primaire, on pousse l’expérience encore plus loin. Les jeunes participent en plus à un atelier sur la Charte montréalaise des droits et responsabilités et le rôle de l’ombudsman animé par un intervenant culturel du Centre d’histoire de Montréal et un représentant du Bureau de l’ombudsman.

Une visite et une rencontre avec un élu à la mairie de l’arrondissement d’où proviennent les élèves. Les élèves sont invités à présenter leurs demandes, souhaits ou préoccupations aux élus.

« À la fin de cette activité, ils comprennent que les élus sont des personnes à qui ils peuvent faire des demandes pour régler des problèmes » explique Josée Lefebvre, agente de programmes éducatifs au Centre d’histoire de Montréal.

L’activité Citoyen de ma ville est soutenue financièrement par Une école montréalaise pour tous, un programme mis en place pour le gouvernement du Québec pour favoriser la réussite éducative des élèves issus des milieux défavorisés montréalais.

Une charte adaptée pour les jeunes

Illustration de Philippe Béha.

Illustration de Philippe Béha.

Dans la foulée de l’adoption de la Politique de l’enfant, une disposition a été ajoutée à la Charte montréalaise des droits et responsabilités afin de reconnaître le droit de l’enfant à un milieu de vie propice à son développement.

Pour soutenir cette modification, une version de la Charte montréalaise des droits et responsabilités expliquée aux jeunes a été produite et lancée le printemps dernier. Dans ce document, les jeunes apprennent que Montréal possède son propre « code de vie » pour les citoyens, les employés et les représentants de la Ville.

Cette brochure aborde des sujets de la vie de tous les jours en leur faisant vivre des situations concrètes qui leur permettent de réfléchir sur des questions de justice, d’équité et d’inclusion.

« Pour concevoir cette brochure, on s’est posé la question à savoir comment on pouvait rendre les différents sujets traités dans la charte accessibles aux enfants. On décidé de travailler avec le même graphiste et le même illustrateur afin de conserver un air de famille à tous nos outils et présenter les contenus comme dans une bande dessinée avec des exemples concrets ce qui rend le contenu plus facile à comprendre pour les enfants et… les adultes », raconte Sylvie Lalonde, secrétaire-recherchiste au Service du greffe aujourd’hui à la retraite.

Cette brochure est un outil de plus qui sera utilisé dans le cadre du programme Apprentis citoyens et remis aux écoliers lors de la visite à l’hôtel de ville.

En vigueur depuis le 1erjanvier 2006, la Charte montréalaise des droits et responsabilités est inclusive et contribue au mieux vivre ensemble des Montréalais, y compris des jeunes.

Suivre l’exemple des parents

Le 5 novembre dernier, les jeunes étaient invités à se présenter à l’un des Petits bureaux de vote bilingues situés dans les 19 arrondissements de la Ville. On leur remettait alors un bulletin de vote, des plus réalistes, à remplir derrière l’isoloir pour voter en faveur de leur service municipal préféré. Une question simple, mais néanmoins pertinente, leur était posée :

« À Montréal, qu’est-ce qui est le plus important pour toi? »

Les quatre choix de réponse suivants, présentés en mots et en images, leur étaient offerts :

 

Les résultats du vote des enfants.

a) Les arénas, les centres sportifs et les piscines
b) Les autobus, le métro et le train;
c) Les bibliothèques, les centres de loisirs et les spectacles
d) Les parcs, les modules de jeux et les espaces verts.

Après avoir déposé leur bulletin dans l’urne, on leur offrait le tatouage temporaire « J’AI VOTÉ! »

Au terme de ce projet pilote, un peu plus de 3000 jeunes, électrices et électeurs en herbe, ont pu noircir un bulletin de vote sur le territoire de la Ville de Montréal.

Pour la toute première fois, ces jeunes ont eu la possibilité de vivre cet exercice démocratique en famille et de voter en répondant à une question liée aux services municipaux dont ils font usage sur une base régulière en tant que jeunes Montréalaises et Montréalais.

 

2.Parcours Gouin : un pavillon d’accueil à énergie nette zéro

Fruit d’une collaboration déterminante entre plusieurs employés d’Ahuntsic-Cartierville et d’une centaine de résidents, le Parcours Gouin est à l’honneur cet automne. Trois prix ont été reçus pour ce projet d’envergure.

Le Parcours Gouin et son pavillon d’accueil cumulent les récompenses!

 

L’équipe du prix de l’AQLM lors de la remise de prix le 5 octobre. De gauche à droite :
À l’avant : Édith Matthon, Marie-Josée Trudeau, Joël Lacroix et Colette Boudrias.
À l’arrière : Gilles Côté, Richard Blais, Jocelyn Gauthier et Eric Brazé.

 

 

 

 

 

 

 

L’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville a reçu le 5 octobre le prix d’excellence de l’Association québécoise du loisir municipal (AQLM) dans la catégorie 50 000 habitants et plus dans le cadre de la Conférence annuelle du loisir municipal. À titre de projet municipal de grand calibre, le Parcours Gouin s’est démarqué en matière de loisir, d’aménagement, d’immobilisation, de mobilisation du milieu, en plus d’un nouveau programme d’activités auprès de diverses clientèles.

Puis, le 19 octobre, lors du Gala de remise des Prix INOVA de l’Institut de développement urbain du Québec, la conception architecturale du pavillon d’accueil du Parcours Gouin a été prisée. La firme BBBL Architectes a remporté le prix Morneau Shepell dans la catégorie « Services publics » soulignant le souci environnemental marqué, l’ingénieuse intégration des panneaux solaires et l’embellissement du site.

Pour couronner le tout, le 3 novembre, le Groupe uni des éducateurs-naturalistes et professionnels en environnement (GUEPE), l’organisme partenaire à qui l’arrondissement a confié la gestion du pavillon d’accueil, s’est mérité le Prix Carrière de l’Association québécoise des interprètes du patrimoine (AQIP) pour souligner les 25 ans de l’organisme. Le jury a mentionné la proactivité et le dynamisme avec lesquels GUEPE rend accessible et met en valeur le patrimoine naturel à la population.

Un projet intégré de développement durable et écoresponsable

 

 

 

 

 

: Moca photo.

Le nouveau pavillon d’accueil du Parcours Gouin est le premier bâtiment à consommation nette zéro à voir le jour à Montréal, il s’inscrit dans un vaste projet intégré de développement durable et écoresponsable offrant à la population un accès privilégié aux berges de la rivière des Prairies.

 

 

 

 

 

 

En provenance de cinq directions de l’arrondissement, l’équipe dévouée a déployé temps, énergie et efforts pour offrir aux résidents d’Ahuntsic-Cartierville et à l’ensemble des Montréalais un équipement collectif de premier ordre, véritable pierre angulaire du projet connu sous le nom de Parcours Gouin.

La genèse du Parcours Gouin

La mise en œuvre d’un parcours récréotouristique, longeant la rivière des Prairies, est issue d’une mobilisation des résidents d’Ahuntsic-Cartierville. Depuis plus d’une décennie, le désir de se réapproprier les berges et de faire profiter aux amateurs de sport nautique et amoureux d’espaces verts et patrimoniaux a motivé des centaines de résidents et d’employés qui ont collaboré, depuis le milieu des années 2000, à la création du Parcours Gouin.

Inauguré en juin 2015, ce parcours récréotouristique long de 15 km traverse d’est en ouest, les quelque 17 parcs en rive de l’arrondissement. Jusqu’à cet été, le Parcours disposait d’un site d’accueil temporaire doté de conteneurs événementiels situés sur une voie piétonne également temporaire. Depuis l’inauguration du pavillon d’accueil, le 8 juin, le Parcours Gouin bénéficie d’un port d’attache qui permettra de développer, 7 jours sur 7, tout au long de l’année une gamme complète d’activités pour les amateurs de plein air de tous les âges.

Situé au 10905, rue Basile-Routhier, en bordure du pont Viau, face à la rivière des Prairies et à un jet de pierre de la station de métro Henri-Bourassa, l’emplacement est idéal pour ce projet d’envergure dont l’investissement se chiffre à 4,3 M$. Conçu dans une véritable démarche intégrée de développement durable et écoresponsable, le pavillon d’accueil constitue une structure immobilière à consommation énergétique nette zéro (CENZ). Ce type de bâtiment produit autant d’énergie qu’il en consomme sur une base annuelle. Cette construction, à l’avant-garde, est composée de plusieurs systèmes écologiques qui permettent de contrôler ses besoins énergétiques.

Pensé et construit de manière à réduire ses besoins énergétiques, ce bâtiment surpasse les exigences du Code du bâtiment, limite la consommation d’énergie par le choix des matériaux en plus de présenter un ensemble de caractéristiques lui permettant de viser la certification LEED OR.

D’une superficie de 480 m2, le pavillon se répartit sur deux étages et abrite, entre autres, une vitrine d’exposition, une salle polyvalente avec terrasse et un accès au toit végétalisé. Des aménagements extérieurs comme une allée piétonne accédant à l’abri solaire, des aires d’activités créant un lien direct avec la rivière, un aménagement paysager, des bassins de rétention, ainsi que des supports à vélo, viennent compléter ce projet. Le site constitue un véritable havre naturel où les adeptes de plein air, les cyclistes, les résidents et les visiteurs profitent d’une offre de service diversifiée (information, location de vélos, prêt d’équipement, de livres et de jeux de société, comptoir-lunch.

Et ce n’est pas terminé!

Située à deux pas du pavillon d’accueil, l’avenue piétonne Park Stanley deviendra permanente à compter de l’été 2018. Devenue piétonne de façon temporaire en 2015 pour y installer des conteneurs événementiels, l’avenue sera encore plus accueillante prochainement! Les travaux sont déjà amorcés de sorte que la population pourra profiter d’une place publique extérieure multifonctionnelle des plus agréables!

Image à la une : Pavillon d’accueil à énergie nette zéro du Parcours Gouin

Crédit photo : Moca photo

Publicités

VALÉRIE PLANTE PREMIÈRE MAIRESSE DE MONTRÉAL

6 Nov

Mme Valérie Plante 43 ans, élue brillamment, première mairesse historique de Montréal, avec +51% des voies contre 45% au sortant D.Coderre (1 seul mandat)

Élue dimanche 5 novembre 2017, avec plus de 51% des voies contre 45% au sortant Denis Coderre.

La transition est faite, Montréalais et Montréalaises sont fiers souhaitent congé à Denis Coderre.

Nous avons envie d’avancer, besoin de changement, de respect et de dignité. Les plus proches du maire sortant sont aussi remerciés ou ont quitté : Anie Samson, Réal Ménard, Harout Chitilian, Russell Copeman, Pierre Gagnier, Pierre Desrochers, Manon Gauthier. Les parachutés récents ou anciens, aussi mis sur la touche (Lorraine Pagé, Elsie Lefevre). Si le taux de participation avait été plus élevé, l’hécatombe aurait été sévère et ce serait Coderre 40% et Valérie Plante 60%.

Valérie Plante était précise :
IL EST TEMPS DE SE METTRE AU TRAVAIL POUR MONTRÉAL. Mon projet, c’est le vôtre : débloquer Montréal et créer des milieux de vie abordables, sécuritaires et dynamiques pour tous et toutes. Mon projet respecte
l’identité des quartiers qui font de Montréal une ville dont on est si fier. La ville de demain, je veux la construire maintenant, avec vous et pour vous. »

Désormais avec des personnalités fortes, des élus engagés, enracinés dans leurs milieux de vie, des personnes de grande compétence, expérimentés, diplômés de haut niveau, comme jamais ce fut le cas au conseil de ville, des figures lumineuses, qui vivent avec nous, connaissent d’expérience les quartiers, les arrondissements, les districts, mais surtout ont des liens avec les citoyennes, les citoyens et les forces vives de Montréal.

Ce sont elles, et eux, qui font avec nous les mairesses et maires et élus de PM de nos arrondissements de Montréal : Émilie Thuillier avec 2/4 (Ahuntsic-Cartierville), Sue Montgomery avec 4/5 (CDN-NDG), Majda Vodanovic avec 4/4 (LaChine), Luc Ferrandez avec 6/6 (Plateau Mont-Royal), Benoît Dorais avec 4/4 (Sud-Ouest), Normand Marinacci avec 3/4 (Ile-Bizard-Ste-Geneviève), Pierre Lessard-Blais avec 3/4 (M-H-M), Philippe Tomlinson avec 3/4 (Outremont), notons l’élection de Lisa Christensen pour PM dans le district (La Pointe-aux-Prairies), François William Croteau avec 4/4 (R-P-P), Verdun avec 3 élus de PM, Valérie Plante avec 3/4 dont Robert Beaudry qui bat R. Bergeron dans (Saint-Jacques-Ville-Marie), enfin Giuliana Fumagalli avec 2/4 (Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension).

375 ans après Jeanne Mance, fondatrice de Montréal, les Montréalaises et les Montréalais ont écrit le 5 novembre 2017, un livre d’Histoire en élisant la première mairesse de la métropole. Montréal rejoint ainsi des villes comme Rome, Barcelone, Paris. Se faisant, ils ont aussi confirmé que le maire précédent élu avec la plus faible portion du suffrage de l’histoire et aussi celui qui aura eu un mandat unique dans l’ère moderne de notre histoire contemporaine.

Valérie Plante à la mairie choisira de respecter les fonctionnaires

28 Oct

L’aspirante mairesse compte travailler avec les dirigeants et fonctionnaires actuels si elle est élue le 5 novembre

Samedi, 28 octobre 2017 |Jeanne Corriveau | Montréal
Valérie Plante, chef de Projet Montréal et candidate à la mairie, a pris part à une table éditoriale dans les bureaux du «Devoir», vendredi.
Photo: Guillaume Levasseur Le DevoirValérie Plante, chef de Projet Montréal et candidate à la mairie, a pris part à une table éditoriale dans les bureaux du «Devoir», vendredi.

Valérie Plante a beau critiquer avec vigueur le bilan de Denis Coderre, elle ne balayerait pas toutes les réalisations de son adversaire si elle était élue à la mairie de Montréal le 5 novembre prochain.

Pas question non plus de remplacer d’emblée les dirigeants de services nommés par le maire sortant, que ce soit à la direction générale de la Ville, à la Société de transport de Montréal (STM) ou au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), a expliqué la chef de Projet Montréal lors d’une entrevue éditoriale au Devoir vendredi.

« Je ne suis pas le genre de leader qui dit : parce que j’arrive, je mets tout le monde à la porte et je m’entoure des gens qui pensent comme moi », indique la candidate à la mairie. « J’aime ça être challengée. »

C’est ainsi que, si son équipe est portée au pouvoir, Valérie Plante compte s’asseoir avec le directeur général de la Ville, Alain Marcoux, ainsi qu’avec Philippe Pichet, chef du SPVM, et Philippe Schnobb, président du conseil d’administration de la STM.

Pour l’aspirante mairesse, le principal problème à la Ville de Montréal, c’est Denis Coderre. Ainsi, elle continue de faire confiance au chef Philippe Pichet malgré les crises, notamment celle de la surveillance de journalistes.

« Je suis très préoccupée par les crises qui ont secoué le SPVM. Entre autres, la commission Chamberland, ce n’est pas rien. Mais la personne qui pour moi est la plus problématique dans ce dossier, c’est Denis Coderre et son incapacité à réaliser que ce n’est pas sain pour un maire de passer des coups de fil [au chef de police] comme il l’a fait. »

Elle compte aussi engager une discussion Philippe Schnobb, qui dirige la STM, et le directeur général de la Ville, Alain Marcoux, si les Montréalais l’élisent le 5 novembre : « Je ne suis pas une personne qui impose ses idées. J’apprécie la critique et le défi. »

La ligne rose

Mais la chef de Projet Montréal aura fort à faire d’ici le scrutin, même si elle dit percevoir une vague de sympathie à son endroit. La ligne rose du métro, qui relierait Montréal-Nord à Lachine avec 29 stations, est son projet phare. Elle n’ignore pas que son projet, qui fait rêver, est accueilli avec un certain scepticisme.

« La première pelletée de terre aura lieu vers la fin du premier mandat ou au début du deuxième, mais ce qui est sûr, c’est qu’on va avoir notre bureau de projet dans notre premier mandat », assure-t-elle.

C’est surtout la question du financement qui fait sourciller ses critiques. Comme plusieurs autres projets figurant dans sa plateforme électorale, la ligne rose ne serait pas financée par la Ville, mais par des contributions des gouvernements du Québec et du Canada, alors même que d’importants investissements sont déjà consentis pour le Réseau électrique métropolitain (REM) et le prolongement de la ligne bleue.

Pour la énième fois, Valérie Plante répète que la Banque de l’infrastructure du Canada prévoit des fonds pour des projets de transport en commun et qu’il faut en profiter.

« C’est maintenant qu’il faut déposer les projets, pas après le REM et la ligne bleue », insiste-t-elle, tout en admettant ne pas avoir communiqué avec des représentants de gouvernements supérieurs pour mesurer leur intérêt envers le projet. Elle le fera si elle est élue à la mairie, dit-elle.

Formule E

Sous une administration Plante, plusieurs projets controversés seraient passés au crible, mais pas nécessairement abandonnés.

C’est le cas de l’amphithéâtre naturel en cours de construction sur l’île Sainte-Hélène, un projet de 73,4 millions qui a entraîné l’abattage d’un millier d’arbres et qui ne servira, dans l’immédiat, qu’à un seul promoteur d’événements.

« On est rendus trop tard pour l’arrêter », avance Valérie Plante tout en promettant d’analyser le dossier pour voir si des économies sont encore possibles afin de transférer des sommes vers d’autres projets, comme la promenade riveraine.

Pour ce qui est de la Formule électrique, Mme Plante maintient que la course pourrait être déménagée au circuit Gilles-Villeneuve, même si Denis Coderre et Jean Todt, président de la Fédération internationale de l’automobile, ont affirmé le contraire.

Valérie Plante n’écarte pas l’idée de résilier le contrat de trois ans en cas d’impasse, mais demeure prudente. « Ma volonté, pour l’instant, c’est de conserver la Formule E », dit-elle.

Tensions avec les arrondissements

Valérie Plante prend aussi des précautions quand elle parle du rapatriement de certains pouvoirs à la ville-centre décrété par l’administration Coderre. Elle qui plaide sans cesse pour la spécificité des arrondissements n’est pas prête à balayer les réformes du maire sortant.

À titre d’exemple, l’harmonisation des services de déneigement est valable, dit-elle, même si elle peut entraîner des aberrations en forçant un arrondissement à déneiger lorsque ce n’est pas requis : « Le problème, ce sont les mesures “one size fits all”. » En revanche, elle promet de modifier le règlement sur les chiens dangereux en retirant les dispositions visant les chiens de type pitbull.

La course à la mairie s’engage maintenant dans sa dernière ligne droite : « J’aime dire que le 5 novembre, je serai la femme de la situation. »

Qui est Valérie Plante ?Âgée de 43 ans

Mère de deux enfants

Originaire de Rouyn-Noranda, elle a quitté l’Abitibi à 19 ans pour s’installer à Montréal. Après un baccalauréat en anthropologie et une maîtrise en muséologie, elle travaille au sein de plusieurs organismes communautaires, puis elle dirige le réseau national de la Fondation Filles d’action.

Elle fut élue conseillère de ville dans l’arrondissement de Ville-Marie en novembre 2013, défaisant Louise Harel. Elle a été élue chef de Projet Montréal en décembre 2016.

MONT-ROYAL

4 Oct

Regardez vers l’est, la ville résidentielle. Photo Yves Alavo

 

Une lueur fil de soleil,

aux pouls sensoriels des eaux et de pierres,

courants palpitants aux rayons sylvestres centenaires.

 

Vert comme la longue marche des pionniers –

ocre et rouge des reflets ondoyants des lunes nocturnes –

souffle de l’esprit des lieux –

respect sincère des architectes-paysagistes authentiques.

 

Cette élévation comble l’âme –

lumière tamisée des espaces sonores –

un chant mélodique monte en chœur imaginaire.

 

Mont-Royal des victoires écologiques –

cercle du patrimoine naturel et culturel –

éternel combat citoyen –

sans aucune masse de granit, imposée.

 

Musiques populaires –

tam-tam du cœur aux danses sensuelles –

promontoire des Premières Nations –

trampoline de la diversité célébrée.

 

Mont-Royal, pivot spatial de la création –

Mont-Royal, temple intime de l’innovation –

Mont-Royal, cercle infini de collaboration –

 

Signature sorcière des divinités globales.

 

@Yves Alavo
Mille hommages à la Montagne.
Montréal, 4 octobre 2017.
Copyright.

 

La Maison Smith, vue partielle. Photo Yves Alavo

 

Forêt centenaire. Photo Yves Alavo

Contre-plongée, la croix du Mont-Royal, flèche de la créativité. Photo Yves Alavo.

Mundial Montreal 6e édition 2016. Plus loin en création

11 Nov

Musiciens sans frontières

Tous les feux e la scène sur MUNDIAL MONTREAL Photo Yves Alavo

Tous les feux e la scène sur MUNDIAL MONTREAL
                                                    Photo Yves Alavo

Rendez-vous annuel des professionnels de l’industrie des musiques du monde, Mundial Montréal constitue un réel tremplin pour la carrière nationale et internationale des artistes sélectionnés. En présentant depuis 2011 une programmation de qualité et des activités de réseautage ciblées, Mundial s’est d’ores et déjà établi comme l’évènement-contact à ne pas manquer en Amérique du Nord.
Mundial c’est aussi une occasion festive de découvrir Montréal pendant quatre jours de festival sur rythmes endiablés aux sonorités métissées!

Première activité internationale placée sous le signe de la célébration des 375 ans de notre Montréal et qui mérite le label Événement exceptionnel.
Lire la suite

Musiques africaines et modernité : 30 ans de Nuits d’Afrique 2016 par Alain Brunet de La Presse

30 Juil

Samedi 30 juillet 2016 | Toutes mes Nuits d’Afrique

Les commentaires de ALAIN BRUNET suivis de Poèmes de YVES ALAVO.

Sauf dimanche (parce que retenu par une urgence réno), je suis sorti tous les soirs aux Nuits d’Afrique. Je dois maintenant mettre le cap sur MEG Montréal et Osheaga. Voici donc, grosso modo, mes 30e Nuits d’Afrique. Et les vôtres ? Que pensez-vous de cette présentation 2016 ?

VaudouGame__PeterGraham

Vaudou Game /crédit photo : Peter Graham pour les Nuits d’Afrique

Annoncé comme une révélation du circuit world de l’Europe, Vaudou Game a donné un bon spectacle. Le chanteur togolais était assez fort pour prendre tout le plancher. Il a bien formé son groupe lyonnais au “call & response” inhérent aux traditions auxquelles il faisait référence et plongeait dans une potion d’afro-beat, vieux JB fhttp://blogues.lapresse.ca/brunet/wp-admin/themes.phpunk, ethio-jazz. Groove vintage à souhait, l’addition des variante a produit quelque chose de frais. Pour faire la différence entre un bon spectacle et une performance mémorable, il faudrait toutefois une exécution instrumentale supérieure à ce qu’on a vu et entendu. On peut quand même parler d’une réussite.

RachidTaha_M.Belmellat

Rachid Taha / crédit photo : M Belmellat pour les nuits d’Afrique

Rachid Taha a 57 ans, il reste fidèle à lui-même. Bon rock maghrébin, irrévérence des libre penseurs, sens critique, esprit rebelle. L’Algérien et résidant de France demeure un grand artiste, pilier de la modernisation de l’expression musicale maghrébine. Très créatif, visionnaire, toujours dans la coche… jusqu’au tournant de cette décennie? Mercredi dernier, en tout cas, ce fut bien fait mais on a senti l’usure du temps. Très bons musiciens, belle acquisition que celle de Yann Péchin, ex lead-guit chez Bashung, mais… Rachid Taha pourra-t-il encore rebondir et relancer sa proposition? On lui souhaite de ne pas trop s’esquinter la santé et de garder l’esprit ouvert. De belles choses pourraient encore se produire.

elida_almeida_©ElaineGraham

Elida Almeida / crédit photo: Elaine Graham

Elida Almeida serait la nouvelle étoile du Cap-Vert. Elle n’a pas 30 ans et maîtrise très bien tous les fondements d’une culture populaire riche depuis longtemps. Mais voilà, son approche aurait pu être pratiquement la même il y a 30 ans. Très belle présence, mais un accompagnement passéiste pour ne pas dire suranné. On aurait bien aimé si l’on n’avait jamais entendu la musique populaire cap-verdienne, ou encore si l’on apprécie de telles musiques populaires exécutées dans les règles de l’art. On imagine en revanche que des jeunes gens valorisent ce genres de son dans les coins reculés de l’archipel d’où elle provient. Ici? Beaucoup moins évident. Un auditoire plus âgé aimera beaucoup, remarquez.

_DSC1445

Inna Modja / crédit photo M. Belmellat

Inna Modja a déjà été une star de la FM, le temps de son album Love Revolution. Aux Nuits d’Afrique, elle a présenté sa métamorphose. Nous en sommes aux performances africaines en phase avec la culture électro / hip hop. Avec synthés analogiques et attirail numérique en parfaite cohésion avec le jeu d’un multi-instrumentiste (guitare, ngoni, tama) typique de la grande musique malienne. Des images très contrastées du Mali actuel nous sont balancées en direct. Quant à la performance de la soliste, elle était soit timorée ou mal sonorisée au départ, mais l’exécution et la puissance vocale ont pris du mieux au fur et à mesure que le spectacle s’est déployé. Très belle soirée avec Inna Modja.

Beto_AndréRival

Beto / crédit photo: André Rival

Le set de Canicule Tropicale et Beto à la Sala Rossa fut très réussi. Franchement, on avait le sentiment d’ouvrir le coffre d’un trésor, et de contempler des joyaux panaméens et colombiens de différentes époques, des années 40 aux années 70. Encore là, ç’aurait pu être austère pour un plancher de danse un samedi soir. Aucunement ! Les enchaînements de grooves étaient tout simplement excellents, irrésistibles pour les danseurs. Quant au tandem Canicule Tropicale, il ne nous a pas laissé en reste. Fort bien préparé à cette rencontre avec l’un des très bons DJ du label Soundway.

ManuDibango_M.Belmellat

Manu Dibango / crédit photo: M. Belmellat

Je n’ai assisté qu’à une partie de la soirée de la relève présentée par Manu Dibango, j’ai trouvé sympathique la séquence du saxophoniste et chanteur passée avec le groupe gagnant du Syli d’or 2016 aux Nuits d’Afrique, Proyecto Iré, sous la gouverne du chanteur Oscar Fuentes et du claviériste Yoel Diaz. Grand-père Manu a sagement choisi de jouer mollo, j’ai été quand même étonné de la qualité de son timbre au saxo… et aussi de sa forme.

MexicanInstituteOfSound__ThomasSchmitt

Mexican Institute of Sound / crédit photo : Thomas Schmitt

Au Parterre du Quartier des spectacles, j’ai pu assister au concert de l’Institut mexicain du son, power synth trio de Camilo Lara. On pouvait mieux comprendre sur scène le rapport entre son affinité avec le punk rock et la cumbia… qui se traduit en une sorte de synth cumbia rock assez sympa, le tout assorti de vidéos efficaces, très inspirées des arts traditionnels mexicains, dont certains pré-colombiens. Indice d’octane élevé, des formes musicales simples et corrosives. Je préfère personnellement la plus grande diversité sonore du Institudo Mexicano del Sonido à travers ses albums. Cela me semble plus électro, plus latin et plus riche musicalement.

DabyTouré_PeterGraham

Daby Touré / crédit photo: Peter Graham

J’ai passé la soirée de mercredi au Balattou, pour voir et entendre ce Daby Touré, qu’on suit depuis la fin des années 90, qui a tourné en première partie du Still Growin’ Up Tour de Peter Gabriel en 2004. Le mec est venu avec formation au FIJM, je n’en ai entendu que du bien. Il revenait aux Nuits d’Afrique seul, à la rencontre de musiciens locaux (violoncelle, percussions, basse, etc.) pour présenter deux sets à bâtons rompus. C’était plutôt bien, mais j’aurais préféré avec son propre groupe.

C’est d’ailleurs un problème récurrent à ce festival, trop souvent, des groupes d’accompagnements ne sont pas à la hauteur des artistes privés de leurs musiciens réguliers. Trop souvent, ces musiciens ne servent pas adéquatement les artistes invités, ce n’est pas leur faute, c’est un problème d’économie de bout de chandelle qui ne sert personne au bout du compte. Pourquoi, par exemple, les artistes révélations des Nuits d’Afrique ne chantent-il pas avec leurs formations respectives?

La mouvance africaine d’aujourd’hui

En dernier lieu, j’ai croisé pas mal de monde parmi les spectateurs et observateurs qui se montraient critiques sur la question du décalage des Nuits d’Afrique par rapport à l’Afrique réelle d’aujourd’hui. Non pas que les tendances invitées n’y soient pas légitimes mais que plusieurs réalités musicales urbaines d’Afrique pourraient être mises en lumière sans trop de retard.

Au Nigeria, au Ghana, en Afrique du Sud et en Angola, il se passe des choses. Dans les Antilles, dans les capitales occidentales, sur les côtes tropicales de l’Amérique du Sud, la mutation s’opère. Plus d’électro, plus de hip hop, plus de jazz, plus de soul / R&B, tous ces influx circulent dans une part congrue de musiques africaines en 2016. Sans se renier, les civilisations africaines ne font pas exception à cette universalisation de l’expression culturelle, en l’occurrence musicale. Elles peuvent fort bien préserver leurs acquis tout en actualisation la donne en prenant part au festin planétaire.

Il faudra entendre tout ça à Montréal. Aux Nuits d’Afrique ou ailleurs. On se souhaite de combler le décalage… au plus tard l’an prochain.

Luc_Marchessault
  • « Plus d’électro, plus de hip hop, plus de jazz, plus de soul / R&B, tous ces influx circulent dans une part congrue de musiques africaines en 2016. Sans se renier, les civilisations africaines ne font pas exception à cette universalisation de l’expression culturelle, en l’occurrence musicale. »

    D’accord avec tout ça, mais je remplacerais « universalisation » par « américanisation ».

    « Au Nigeria, au Ghana, en Afrique du Sud et en Angola, il se passe des choses. Dans les Antilles, dans les capitales occidentales, sur les côtes tropicales de l’Amérique du Sud, la mutation s’opère. »

    Les pays d’Afrique susmentionnés débordent du territoire de dépistage habituel de Nuits d’Afrique, soit l’Afrique franco. Me semble que les exceptions sont assez rares, non? Des Sierra Leone’s Refugee All Stars à l’occasion, et quelques incontournables comme fiston Kuti et Miriam Makeba au fil des décennies. Même chose pour les Antilles, dont Nuits d’Afrique exploite surtout la portion franco. Pour ce qui est des percées de dépistage en Amérique centrale et du Sud, hispano et luso, c’est un gros tant mieux. De fait, je regrette de ne pas être allé voir et entendre les représentants de l’Institut mexicain du son. Sur disque, entécas, ça torche assez.

    Ce qu’avançait joshtwo dans le billet précédent :

    « La musique populaire dans la plupart des pays du monde n’a rien de folklorique, mais c’est pas ça qu’on entend à Nuits d’Afrique ni dans plusieurs festivals du réseau world music qui perpétue une vision passéiste de la musique. Ou en tous cas, qui n’équilibre vraiment pas le portrait. »

    Votre réaction :

    « Mexican Institute of Sound, Vaudou Game, Inna Modja, le DJ set de Beto, Yael Naim, Rachid Taha… on est pas mal loin du folklore! L’image des Nuits d’Afrique est à refaire, faut croire, n’est-cela josh two? 😉 Beaucoup de monde croit encore que ce festival est destiné aux vieux trippeux de folklores non occidentaux. Il y a encore une part de ce festival qui est comme ça, mais une autre part n’a rien à voir avec le folklore et les musiques traditionnelles. »

    Et une partie de la mienne :

    « Sinon, la “vraie musique“ d’une région donnée devrait consister en pastiches locaux de ce qui bourdonne au sommet des palmarès occidentaux? »

    Comme un Drake ghanéen, une Beyoncé nigériane, une Sia argentine, un The Weeknd zambien, une PJ Harvey des Îles Vierges américaines, des Arcade Fire angolais, un Kanye paraguayen. Manquerait juste Elvis Wong.

    @luc

    Vrai, l’Afrique francophone est sur-représentée dans le contexte où le renouveau africain se passe surtout dans les pays anciennement colonisés par les Brits, Portugais ou Hollandais. Les Nuits d’Afrique ont toujours eu une préférence claire pour les pays de l’Afrique franco -Lamine Touré, le fondateur du Balattou et des Nuits d’Afrique, est Guinéen; ancien danseur du Ballet National, il est très attaché aux musiques traditionnelles d’Afrique de l’Ouest.

    Longtemps, cela n’a pas fait problème car les pays francos étaient les leaders de l’actualisation musicale, surtout dans les années 80 et 90. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas… Cette allégeance des Nuits d’Afrique au Mali, Sénégal et Côte d’Ivoire est encore valable (surtout le Mali) mais son retard par rapport au Ghana, Nigeria, Afrique du Sud, Mozambique et autre Angola est de plus en plus critiquable.

    Nous, de ce blogue, pouvons d’ailleurs faire des recherches pour la suite des choses. Prenez les suggestions world de sultitan, par exemple. Tout ça pourrait être présenté à Montréal dans les plus brefs délais. Au fait, sultitan, pourriez-vous regrouper toutes ces suggestions et nous les rebalancer ?

    Depuis que je couvre les musiques “world”, cet argument revient sans cesse lorsqu’on parle des musiques non occidentales. User en Afrique, Amérique latine ou Asie de formes éprouvées en Amérique ou en Europe revient selon certains à une forme d’aliénation résultant du colonialisme culturel. J’ai déjà adhéré à cette vision, j’ai rapidement décroché.

    Aujourd’hui, je crois que l’universalisation des formes hybridées avec de fortes composantes régionales est aussi valable que la stricte électrification des traditions ou leur maintien dans leurs formes originelles. Faire du hip hop en Afrique, ce n’est pas forcément pasticher le hip hop américain. J’ajouterais: suspecter systématiquement un manque d’authenticité chez les non occidentaux peut être aussi une posture occidentale… post-colonialiste.

    Le cas d’Inna Modja est très intéressant en ce sens: son dernier album me semble très africain malgré la technologie impliquée alors que son précédent était totalement occidental (ou presque totalement).

    La musique populaire américaine continue de s’imposer, pour les raisons que l’on connaît. Or, on peut sans doute trouver matière à consolation dans le fait qu’elle est largement issue des creusets de création afro-américains. En forçant un peu, on pourrait y voir une boucle bouclée dans le volet musique de l’idée de négritude d’Aimé Césaire.

    L’universalisation avec composantes régionales est inévitable; ne reste plus qu’à espérer qu’elle continue d’être porteuse de belles choses. Ma méfiance découle de cas d’écoute où j’ai été échaudé, mais il y a bien sûr des tonnes de trucs authentiquement de bon aloi au-delà de ça. En forçant – encore – un peu, on pourrait voir ces musiques américaines comme des avancées scientifiques qu’on serait bien nonos de ne pas mettre à profit (comme les vaccins ou Internet) : le jazz existe, la soul, le R & B, le hip hop; utilisons ces moteurs éprouvés pour faire avancer nos musiques locales.

    Et oui, le cas Inna est très intéressant… à tous égards!

  • alainbrunet
  • Les sources américaines de la musique populaire mondialisée sont toujours très présentes, mais les Européens (à commencer par les Brits) peuvent prétendre avoir vachement contribué depuis les années 60. Au tour du reste de la planète ?

  • ume Blackstar a certes sa place dans la catégorie cru bourgeois britiche 2016. Or, après beaucoup d’écoutes et à la lumière du témoignage de Tony Visconti, qui a largement fait état de toutes les influences intégrées à la patente, on pourrait croire qu’il s’agit davantage d’un hommage préposthume de DB aux genres musicaux et aux créateurs qui l’ont inspiré, durant ses derniers mois ici bas, que d’un album marquant qui influera un tant soit peu sur la pop haut de gamme.
  • PJ a déjà remporté le prix deux fois…

    RH, quant à eux, se sont retrouvés sur la liste restreinte plusieurs fois et n’ont jamais gagné ce foutu prix. Le Mercury pour Moon Shape Puddle, ce ne serait pas déplacé, en effet. Surtout que le critique attitré de L’éveil de Rosemont-Petite-Patrie a revu sa cote légèrement à la hausse, parce qu’il était au concert de RH dimanche dernier, a vu et entendu RH exécuter six tounes de Moon Shaped Puddle sans les cordes de l’Orchestre contemporain de Londres, notamment pour Burn the Witch, puis a réécouté tout ce bordel et s’est dit « Ouin, c’est du câliphe de bon stock, quand même, surtout Daydreaming et la toune hommage au folk britiche, c’est-à-dire Desert Island Disk.

    Sinon, Michael Kiwanuka et Skepta sont assez forts, Anohni aussi. Bat For Lashes, Jamie Woon, Kano, Savages et The 1975 ne me m’ont pas épaté outre mesure. Le seul album que je n’ai pas encore écouté est celui de Comet Is Coming.

    Si c’était à moi de décider à qui revient ce prix, mon choix s’arrêterait sur « The Dreaming Room » de Laura Mvula, parce qu’il s’agit de l’album le plus et le plus riche du lot. J’en reparlerai un m’ment d’né.

    Sweet sixteen… Un nouveau Leonard Cohen sous peu? Chouette! Et la bande-annonce est, ma foi, assez olé olé merci! Je dois tout de même être un peu vendu parce que j’ai même adoré ses disques dont la critique a le plus pourfendu la production et les arrangements (Dear Heather et Popular Problems)… Très hâte!
    D’autres sorties prochaines qui me font saliver: Nick Cave and the Bad Seeds, Emel Mathlouthi, M.I.A., Angel Olsen (méconnaissable sur les deux excellents premiers extraits), Run the Jewels, Supersilent…
    Côté jazz, Steve Lehman s’amène avec Sélébéyone. Son jazz d’avant-garde rencontrera l’Afrique et le rap. Ça me semble déjà pas mal génial:

    http://www.stevelehman.com/music

    Sur ce, je retourne au dernier Michael Kiwanuka. Un petit bijou, je vous dis.

  • Merci pour le compte rendu.

    Ouf, moi j’ai connu un été de zombie: labyrhintite à la mi-Juillet (vertige, malaise, une oreille complètement bouchée), suivi de Zona Ophtalmique particulièrement agonisant dont je ne suis pas encore remi en fait (c’est çà l’immunodéficience).

    Toutefois dans une période très brève entre les deux maladies j’ai eu la chance de voir Samito en concert, qui est un example d’un artiste hybride dont on ne puis pas décrire toute la musique: il y a du pop funk commun à côté de folk mozambique mais aussi des influences du rock indie, et autre chose. J’appuie ce genre d’approche “J’m’en fou, j’fais c’qu’y’m plait”.

    Et je suis d’accord qu’il faut faire attention de ne pas se pourvoyer d’une perception uniquement exotisante de l’Afrique à cette époque où je peux écouter du “gqom” comme si j’étais à Durban (référence a une compilation qui a fait buzz plus tôt cette année, même chez Pitchfork).

    CECI DIT.

    C’est plus fort que moi, j’ai rien contre un peu d’Exotica:

    https://www.youtube.com/watch?v=vRxKoDxUJiA (oui oui c’est exotica! C’est un mélange de Sher et de Cha Cha)

    Je retourne me couché.

  • Un projet dont j’attends l’album cet automne dans la catégorie Afrique est Ngadda (en fait collabo avec Mark Ernestus, on triche), sorte d’expérimentation sur le mbalax sénégalais. Çà semble dans mes cordes, on verra:

    http://ndagga.com/

    Bon, je met une pièce complète ici, semi-instrumentale (une version chantée sera apparemment sur l’album):

  • Merci! C’est bête, je pensais avoir mis le lien de Sher Cha Cha avec la pochette de l’album, probalement changé pour question de son:

    Mais le dieu de l’Exotica va toujours demeurer Korla Pandit:

    Et comme il s’appproprie ici un air egyptien, je reviens vers Afrique 2016 pour souligner ce band egyptien intriguant, The Dwarfs Of East Agouza. À surveillez!:

    https://thedwarfsofeastagouza.bandcamp.com/

  • En fait je viens de réaliser que Dwarfs Of East Agouza c’est Sam Shalabi et un membre des Sun City Girls, entres autres. Étrange car le band est décri partout comme “trio provenant du Caire”, et il semble bien que le band a été formé là. Çà fait un mois que je connais çà et j’avais même pas fait le lien alors que là çà semble très évident.

  • Bien qu’on le voit encore souvent à Montréal, je crois avoir lu quelque part que Sam Shalabi est maintenant basé au Caire.

    Coup dur pour les amants de la note bleue Rudy Van Gelder n’est plus, je ne compte plus les albums procurés simplement parce qu’il apparaissait dans les crédits. Un architecte du son qui a fait progressé la musique

  • Comme ingénieur du son, Rudy Van Gelder avec son Van Gelder Studio a participé à définir un son dans les disques de jazz (chez Blue Note, mais également sur Prestige et même Impulse! pour ne citer que ceux-là). Que serait notre monde sans “Blue Trane” (sic) et “A Love Supreme”? Incroyable qu’après toutes ces années, la qualité sonore de certains enregistrements soit toujours si excellente malgré les progrès technologiques.

Deux poèmes de Yves Alavo

Textes inédits.

NOTES NOUVELLES ET MUSIQUE DU CŒUR

 

Que vibre le bonheur à partager

Je crois que se conjugue le plaisir

À deux vivre en totale union.

 

Unir le plaisir et le bonheur

Dans cette oraison poétique

Sur les rayons épidermiques

Avec le reflet moiré de l’étoile du sud.

 

Courbe des dunes

Vent sahélien

Alors que vibre le ventricule du destin

Une onde douce coule de source

Champ séminal des rêves atlantiques.

 

La kora des nomades indigo

Psalmodie des refrains impériaux

Accompagne les signares aquatiques

Aux rythmes sahéliens et saccadés

Se marient les mélodies peuhles

Nouvel écrin sensuels des sables ocre.

 

Par les couloirs magiques des Djinns

L’orage tropical des cavaliers Amazigh

Transperce le bouclier entre savane et montagnes

Pour unir les héritages millénaires

Dresser la piste nouvelle des cultures métisses

Où jailli le puits de fierté et de bonheur

De votre union à la croisée des cultures.

 

Yves ALAVO

Pour  Tarik Brakchi et de Stéphanie Ivanusic Vallée.

Montréal samedi 8 mars 2014.

 

L’air, le silence, la musique.

 

Va et vient

Répétition sur fond sonore

Une musique

Frappes récurrentes

L’air, le silence

 

Cette musique est sublime

Éternelle

 

Vent du cœur en furie

Sensible aux émotions

Un souffle sublime

Coups successifs

L’air, le silence

 

Cette musique est sublime

Éternelle

 

Ouragan de l’âme

Réceptive aux vibrations

Un élan spirituel

Vagues répétitives

L’air, le silence

 

Cette musique est sublime

Éternelle

 

Tempête de l’occiput

Propice aux flammes

Un foyer cérébral

Sensations perpétuelles

L’air, le silence

 

Cette musique est sublime

Éternelle

 

Cyclone du sexe

Avide de tourbillons

Un autel séminal

Flux continuels

L’air, le silence

 

Cette musique est sublime

Éternelle

 

Tourmente des sens

Fous des excès

Une membrane vibrante

Tremblements infinis

L’air, le silence

 

Cette musique est sublime

Éternelle

 

Houle des planètes

Folles des rayons

Un espace masturbatoire

Bourrasques éternelles

L’air, le silence

 

Cette musique est sublime

Éternelle.

 

 

 

 

 

 

MATHIEU LAVERDIÈRE : UNE NOUVELLE DIALECTIQUE DE LA PHOTOGRAPHIE AU CINÉMA

17 Sep

La photographie de Mathieu Laverdière est si respectueuse, si composée de tendresse et de rigueur technique qu’elle semble s’effacer pour mettre en valeur les acteurs, les scènes, les situations dans leur beauté esthétique, leur volume émotif.  Par son calibrage d’investissement personnel, comme créateur généreux de son geste, Mathieu Laverdière ouvre des cadres flexibles où s’articulent, avec les effets de la lumière et les angles de prises de vues, une nouvelle pictographie humaine, intime et délestée des pesanteurs technologiques, qui donne à ses images une pureté et une harmonie qui font éclater les sujets, mettent en relief les rythmes émotionnels et nous convient à une immersion totale.

La joie du travail bien fait et des innovations intégrées, Mathieu Laverdière. Photo Yves Alavo

La joie du travail bien fait et des innovations intégrées, Mathieu Laverdière. Photo Yves Alavo

La direction de la photographie consiste à véritablement créer l’image du film.  Le directeur photo conçoit l’esthétique de l’éclairage et est donc un collaborateur essentiel de la mise en scène à la plastique du film.  Lorsqu’il ne se consacre qu’à l’éclairage, et qu’un cadreur opère la caméra et assure le cadre, il dirige l’équipe d’électriciens-éclairagistes, celle-ci plaçant alors les projecteurs et accessoires selon ses directives. Il peut parfois assurer à la fois le cadre et la lumière.

Mathieu Laverdière, lui est passé par toutes les étapes, d’abord par sa formation en cinéma à l’Université Laval, mais encore, dans la pratique du métier, il a appris, développé son intervention et maîtrisé les principales phases de confection des images de film, en synchronisme avec la mise en scène, l’ensemble des composantes techniques et la production finale des images qui constituent le film.

Sa longue expérience de terrain, malgré son âge encore moyen, il aura 40 ans le 8 janvier 2014, lui a progressivement ouvert les espaces inédit des secrets et des trucs fondamentaux du métier dans sa genèse : cadrage dynamique, formatage séquentiel, coordination entre éclairage et mouvement des plans, tournage en coupes ou en tranches mis en superposition avec les changements de scène et d’ambiances, kinesthésie parallèle au volume du son et à l’intensité dramatique ou à la couleur mélodique dans les tempos liés à l’action, aux modifications de décors et aux profondeurs de champ.

Créer à la fois la photo et imaginer son environnement das le film, c'est cela le génie de Mathieu Laverdière.  Photo Yves Alavo

Créer à la fois la photographie et imaginer son environnement dans le film, c’est cela le génie de Mathieu Laverdière. Photo Yves Alavo

Dans l’environnement du cinéma numérique, d’autres postes d’assistants apparaissent, notamment pour la gestion des supports numériques : l’Ingénieur de la vision ou « DIT » (Digital Imaging Technician en anglais), est spécialiste technique des formats numériques, qui sert d’intermédiaire entre le laboratoire (numérique) et le tournage.  Celui-ci est chargé de la création de rushs transcodés sur le plateau et du contrôle de la qualité.  Mathieu Laverdière n’ignore pas la fonction nouvelle et il apporte un soin spécial à combiner, à ajuster et même à intégrer de manière symbolique et fonctionnelle, les effets, les interventions et les impacts bénéfiques nouveaux de ces évolutions technologiques, à la production et au rendu définitif, en postproduction, du film.  C’est là, alors, le génie tout spécifique d’un des paramètres qui donne à direction photo de Mathieu Laverdière un ton et une signature incomparables.

À la finalisation du film, en postproduction, le directeur de la photographie supervise également l’étalonnage des images du film, ce que Mathieu Laverdière, comme lors de la colorisation, sait réaliser avec tact, discrétion, une touche moderne et artistique.

Je serai curieux de voir les photos plus récentes qu’il a prises lors de séjours à l’étranger et au cours de voyages de tournages.  J’aimerais qu’il puisse, avec la lecture de certains des mes poèmes ou encore de textes inédits, imaginer et trouver des photos qui pourraient y être jumeler et créer une série de montages qui seraient part d’une exposition, bilan et perspective, mettant en lumière les nombreux interstices qui traversent l’image, la parole écrite ou dite et qui donnent à l’univers de la création artistique une dimension toujours d’ailleurs.

Yves ALAVO

 

En résumé

Mathieu Laverdière est reconnu depuis dix ans en tant que photographe et directeur de la photographie.  Son regard combine une franche dose d’humour et beaucoup d’humanisme.  Ses expositions – particulièrement la série Jardins d’hiver (Galerie Sas, 2006)- ont bouleversé et séduit.

Il a réalisé les campagnes imprimées des Rendez-vous du Cinéma Québécois, ARTV, Mange Ta Ville. À titre de directeur photo, il a contribué à de nombreux vidéoclips dont Arianne Moffat, Dumas, David Usher, Malajube, etc.  Il a aussi à son actif plusieurs publicités télé et il assurera la direction photo sur la prochaine saison de Tout sur Moi.

FILMOGRAPHIE :

Gabrielle

Long métrage – 2012-2013

Directeur de la photographie

Une jeune fille

Long-métrage – 2012/2013

Directeur de la photographie

Le Torrent

Long-métrage – 2011

Directeur de la photographie

Nuit #1

Long-métrage – 2010

Directeur de la photographie

Vent solaire

Court métrage documentaire – 2010

Directeur de la photographie

Le poids du vide

Court métrage documentaire – 2010

Directeur de la photographie

Jour sans joie

Court métrage documentaire – 2009

Directeur de la photographie

 

Prix AQTIS et Grand Prix PHI – 2009

Lost song

Long métrage – 2008

Directeur de la photographie

Prix du meilleur film canadien TIFF – 2008

FICFA Prix du meilleur long métrage – 2008

St-Martine

Court métrage – 2006

Directeur de la photographie

Nomination meilleur court métrage Prix Jutra – 2006

Daytona

Documentaire – 2003

Festival International Nouveau Cinéma et Nouveaux Médias – 2003

Directeur photo

Gabrielle

Long-métrage – 2012-2013

Directeur de la photographie

Ce n’est rien

Court métrage – 2010

Directeur de la photographie

Sélection officielle Cannes – 2011

La vérité

Long métrage – 2010

Directeur de la photographie

Dolores

court métrage – 2010

Directeur de la photographie

2 X 1 femme

Long métrage – 2009

Directeur de la photographie

Homme à louer

Documentaire – 2008

Directeur de la photographie

Passage

Court métrage documentaire – 2007

Directeur de la photographie

Grand prix Prends ça court! – 2008

Prix de la meilleur direction photo prix Prends ça court! – 2008

Léo

Court métrage -2004

Directeur de la photographie

 

Best cinematography award winner

at World Wide Short Film Fest of Toronto – 2004

Nomination meilleur court métrage Prix Jutra – 2004

Léopard d’argent, Locarno – 2004

TÉLÉVISION

Tout sur moi

Série Télé – 2011

Directeur de la photographie

Mange ta ville

Série Télé – 2008

Directeur de la photographie

Prix Gémeaux meilleure émission culturelle – 2008

Prix Immortel de la télé Gémeaux – 2008

Mange ta ville

Série Télé – 2007

Directeur de la photographie

Prix Gémeaux meilleure émission culturelle – 2007

Silence on court

Série Télé – 2005

Nomination meilleur magazine culturel prix Gémeaux – 2005

Directeur de la photographie

Tout sur moi

Série Télé – 2008

Directeur de la photographie

Les plus beaux marchés du monde

Série Télé – 2007

Co-directeur de la photographie

Mange ta ville

Série Télé – 2006

Directeur de la photographie

Prix Gémeaux meilleure émission culturelle – 2006

Mange ta ville

Série Télé – 2005

Directeur de la photographie

Dumas

Vidéoclip – 2005

Directeur de la photographie

Nomination meilleur vidéoclip ADISQ – 2005

Pour contacter le directeur photographie le plus hot, compétent et artiste :

 

AGENCE CLAUDE GIRARD

5228, boul. Saint-Laurent

Montréal (Québec)

H2T 1S1 CANADA

T + 1 514 658 5518

F + 1 514 658 5519

COURRIEL :

info@claudegirard.ca