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Mundial Montreal 6e édition 2016. Plus loin en création

11 Nov

Musiciens sans frontières

Tous les feux e la scène sur MUNDIAL MONTREAL Photo Yves Alavo

Tous les feux e la scène sur MUNDIAL MONTREAL
                                                    Photo Yves Alavo

Rendez-vous annuel des professionnels de l’industrie des musiques du monde, Mundial Montréal constitue un réel tremplin pour la carrière nationale et internationale des artistes sélectionnés. En présentant depuis 2011 une programmation de qualité et des activités de réseautage ciblées, Mundial s’est d’ores et déjà établi comme l’évènement-contact à ne pas manquer en Amérique du Nord.
Mundial c’est aussi une occasion festive de découvrir Montréal pendant quatre jours de festival sur rythmes endiablés aux sonorités métissées!

Première activité internationale placée sous le signe de la célébration des 375 ans de notre Montréal et qui mérite le label Événement exceptionnel.
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Musiques africaines et modernité : 30 ans de Nuits d’Afrique 2016 par Alain Brunet de La Presse

30 Juil

Samedi 30 juillet 2016 | Toutes mes Nuits d’Afrique

Les commentaires de ALAIN BRUNET suivis de Poèmes de YVES ALAVO.

Sauf dimanche (parce que retenu par une urgence réno), je suis sorti tous les soirs aux Nuits d’Afrique. Je dois maintenant mettre le cap sur MEG Montréal et Osheaga. Voici donc, grosso modo, mes 30e Nuits d’Afrique. Et les vôtres ? Que pensez-vous de cette présentation 2016 ?

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Vaudou Game /crédit photo : Peter Graham pour les Nuits d’Afrique

Annoncé comme une révélation du circuit world de l’Europe, Vaudou Game a donné un bon spectacle. Le chanteur togolais était assez fort pour prendre tout le plancher. Il a bien formé son groupe lyonnais au “call & response” inhérent aux traditions auxquelles il faisait référence et plongeait dans une potion d’afro-beat, vieux JB fhttp://blogues.lapresse.ca/brunet/wp-admin/themes.phpunk, ethio-jazz. Groove vintage à souhait, l’addition des variante a produit quelque chose de frais. Pour faire la différence entre un bon spectacle et une performance mémorable, il faudrait toutefois une exécution instrumentale supérieure à ce qu’on a vu et entendu. On peut quand même parler d’une réussite.

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Rachid Taha / crédit photo : M Belmellat pour les nuits d’Afrique

Rachid Taha a 57 ans, il reste fidèle à lui-même. Bon rock maghrébin, irrévérence des libre penseurs, sens critique, esprit rebelle. L’Algérien et résidant de France demeure un grand artiste, pilier de la modernisation de l’expression musicale maghrébine. Très créatif, visionnaire, toujours dans la coche… jusqu’au tournant de cette décennie? Mercredi dernier, en tout cas, ce fut bien fait mais on a senti l’usure du temps. Très bons musiciens, belle acquisition que celle de Yann Péchin, ex lead-guit chez Bashung, mais… Rachid Taha pourra-t-il encore rebondir et relancer sa proposition? On lui souhaite de ne pas trop s’esquinter la santé et de garder l’esprit ouvert. De belles choses pourraient encore se produire.

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Elida Almeida / crédit photo: Elaine Graham

Elida Almeida serait la nouvelle étoile du Cap-Vert. Elle n’a pas 30 ans et maîtrise très bien tous les fondements d’une culture populaire riche depuis longtemps. Mais voilà, son approche aurait pu être pratiquement la même il y a 30 ans. Très belle présence, mais un accompagnement passéiste pour ne pas dire suranné. On aurait bien aimé si l’on n’avait jamais entendu la musique populaire cap-verdienne, ou encore si l’on apprécie de telles musiques populaires exécutées dans les règles de l’art. On imagine en revanche que des jeunes gens valorisent ce genres de son dans les coins reculés de l’archipel d’où elle provient. Ici? Beaucoup moins évident. Un auditoire plus âgé aimera beaucoup, remarquez.

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Inna Modja / crédit photo M. Belmellat

Inna Modja a déjà été une star de la FM, le temps de son album Love Revolution. Aux Nuits d’Afrique, elle a présenté sa métamorphose. Nous en sommes aux performances africaines en phase avec la culture électro / hip hop. Avec synthés analogiques et attirail numérique en parfaite cohésion avec le jeu d’un multi-instrumentiste (guitare, ngoni, tama) typique de la grande musique malienne. Des images très contrastées du Mali actuel nous sont balancées en direct. Quant à la performance de la soliste, elle était soit timorée ou mal sonorisée au départ, mais l’exécution et la puissance vocale ont pris du mieux au fur et à mesure que le spectacle s’est déployé. Très belle soirée avec Inna Modja.

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Beto / crédit photo: André Rival

Le set de Canicule Tropicale et Beto à la Sala Rossa fut très réussi. Franchement, on avait le sentiment d’ouvrir le coffre d’un trésor, et de contempler des joyaux panaméens et colombiens de différentes époques, des années 40 aux années 70. Encore là, ç’aurait pu être austère pour un plancher de danse un samedi soir. Aucunement ! Les enchaînements de grooves étaient tout simplement excellents, irrésistibles pour les danseurs. Quant au tandem Canicule Tropicale, il ne nous a pas laissé en reste. Fort bien préparé à cette rencontre avec l’un des très bons DJ du label Soundway.

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Manu Dibango / crédit photo: M. Belmellat

Je n’ai assisté qu’à une partie de la soirée de la relève présentée par Manu Dibango, j’ai trouvé sympathique la séquence du saxophoniste et chanteur passée avec le groupe gagnant du Syli d’or 2016 aux Nuits d’Afrique, Proyecto Iré, sous la gouverne du chanteur Oscar Fuentes et du claviériste Yoel Diaz. Grand-père Manu a sagement choisi de jouer mollo, j’ai été quand même étonné de la qualité de son timbre au saxo… et aussi de sa forme.

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Mexican Institute of Sound / crédit photo : Thomas Schmitt

Au Parterre du Quartier des spectacles, j’ai pu assister au concert de l’Institut mexicain du son, power synth trio de Camilo Lara. On pouvait mieux comprendre sur scène le rapport entre son affinité avec le punk rock et la cumbia… qui se traduit en une sorte de synth cumbia rock assez sympa, le tout assorti de vidéos efficaces, très inspirées des arts traditionnels mexicains, dont certains pré-colombiens. Indice d’octane élevé, des formes musicales simples et corrosives. Je préfère personnellement la plus grande diversité sonore du Institudo Mexicano del Sonido à travers ses albums. Cela me semble plus électro, plus latin et plus riche musicalement.

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Daby Touré / crédit photo: Peter Graham

J’ai passé la soirée de mercredi au Balattou, pour voir et entendre ce Daby Touré, qu’on suit depuis la fin des années 90, qui a tourné en première partie du Still Growin’ Up Tour de Peter Gabriel en 2004. Le mec est venu avec formation au FIJM, je n’en ai entendu que du bien. Il revenait aux Nuits d’Afrique seul, à la rencontre de musiciens locaux (violoncelle, percussions, basse, etc.) pour présenter deux sets à bâtons rompus. C’était plutôt bien, mais j’aurais préféré avec son propre groupe.

C’est d’ailleurs un problème récurrent à ce festival, trop souvent, des groupes d’accompagnements ne sont pas à la hauteur des artistes privés de leurs musiciens réguliers. Trop souvent, ces musiciens ne servent pas adéquatement les artistes invités, ce n’est pas leur faute, c’est un problème d’économie de bout de chandelle qui ne sert personne au bout du compte. Pourquoi, par exemple, les artistes révélations des Nuits d’Afrique ne chantent-il pas avec leurs formations respectives?

La mouvance africaine d’aujourd’hui

En dernier lieu, j’ai croisé pas mal de monde parmi les spectateurs et observateurs qui se montraient critiques sur la question du décalage des Nuits d’Afrique par rapport à l’Afrique réelle d’aujourd’hui. Non pas que les tendances invitées n’y soient pas légitimes mais que plusieurs réalités musicales urbaines d’Afrique pourraient être mises en lumière sans trop de retard.

Au Nigeria, au Ghana, en Afrique du Sud et en Angola, il se passe des choses. Dans les Antilles, dans les capitales occidentales, sur les côtes tropicales de l’Amérique du Sud, la mutation s’opère. Plus d’électro, plus de hip hop, plus de jazz, plus de soul / R&B, tous ces influx circulent dans une part congrue de musiques africaines en 2016. Sans se renier, les civilisations africaines ne font pas exception à cette universalisation de l’expression culturelle, en l’occurrence musicale. Elles peuvent fort bien préserver leurs acquis tout en actualisation la donne en prenant part au festin planétaire.

Il faudra entendre tout ça à Montréal. Aux Nuits d’Afrique ou ailleurs. On se souhaite de combler le décalage… au plus tard l’an prochain.

Luc_Marchessault
  • « Plus d’électro, plus de hip hop, plus de jazz, plus de soul / R&B, tous ces influx circulent dans une part congrue de musiques africaines en 2016. Sans se renier, les civilisations africaines ne font pas exception à cette universalisation de l’expression culturelle, en l’occurrence musicale. »

    D’accord avec tout ça, mais je remplacerais « universalisation » par « américanisation ».

    « Au Nigeria, au Ghana, en Afrique du Sud et en Angola, il se passe des choses. Dans les Antilles, dans les capitales occidentales, sur les côtes tropicales de l’Amérique du Sud, la mutation s’opère. »

    Les pays d’Afrique susmentionnés débordent du territoire de dépistage habituel de Nuits d’Afrique, soit l’Afrique franco. Me semble que les exceptions sont assez rares, non? Des Sierra Leone’s Refugee All Stars à l’occasion, et quelques incontournables comme fiston Kuti et Miriam Makeba au fil des décennies. Même chose pour les Antilles, dont Nuits d’Afrique exploite surtout la portion franco. Pour ce qui est des percées de dépistage en Amérique centrale et du Sud, hispano et luso, c’est un gros tant mieux. De fait, je regrette de ne pas être allé voir et entendre les représentants de l’Institut mexicain du son. Sur disque, entécas, ça torche assez.

    Ce qu’avançait joshtwo dans le billet précédent :

    « La musique populaire dans la plupart des pays du monde n’a rien de folklorique, mais c’est pas ça qu’on entend à Nuits d’Afrique ni dans plusieurs festivals du réseau world music qui perpétue une vision passéiste de la musique. Ou en tous cas, qui n’équilibre vraiment pas le portrait. »

    Votre réaction :

    « Mexican Institute of Sound, Vaudou Game, Inna Modja, le DJ set de Beto, Yael Naim, Rachid Taha… on est pas mal loin du folklore! L’image des Nuits d’Afrique est à refaire, faut croire, n’est-cela josh two? 😉 Beaucoup de monde croit encore que ce festival est destiné aux vieux trippeux de folklores non occidentaux. Il y a encore une part de ce festival qui est comme ça, mais une autre part n’a rien à voir avec le folklore et les musiques traditionnelles. »

    Et une partie de la mienne :

    « Sinon, la “vraie musique“ d’une région donnée devrait consister en pastiches locaux de ce qui bourdonne au sommet des palmarès occidentaux? »

    Comme un Drake ghanéen, une Beyoncé nigériane, une Sia argentine, un The Weeknd zambien, une PJ Harvey des Îles Vierges américaines, des Arcade Fire angolais, un Kanye paraguayen. Manquerait juste Elvis Wong.

    @luc

    Vrai, l’Afrique francophone est sur-représentée dans le contexte où le renouveau africain se passe surtout dans les pays anciennement colonisés par les Brits, Portugais ou Hollandais. Les Nuits d’Afrique ont toujours eu une préférence claire pour les pays de l’Afrique franco -Lamine Touré, le fondateur du Balattou et des Nuits d’Afrique, est Guinéen; ancien danseur du Ballet National, il est très attaché aux musiques traditionnelles d’Afrique de l’Ouest.

    Longtemps, cela n’a pas fait problème car les pays francos étaient les leaders de l’actualisation musicale, surtout dans les années 80 et 90. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas… Cette allégeance des Nuits d’Afrique au Mali, Sénégal et Côte d’Ivoire est encore valable (surtout le Mali) mais son retard par rapport au Ghana, Nigeria, Afrique du Sud, Mozambique et autre Angola est de plus en plus critiquable.

    Nous, de ce blogue, pouvons d’ailleurs faire des recherches pour la suite des choses. Prenez les suggestions world de sultitan, par exemple. Tout ça pourrait être présenté à Montréal dans les plus brefs délais. Au fait, sultitan, pourriez-vous regrouper toutes ces suggestions et nous les rebalancer ?

    Depuis que je couvre les musiques “world”, cet argument revient sans cesse lorsqu’on parle des musiques non occidentales. User en Afrique, Amérique latine ou Asie de formes éprouvées en Amérique ou en Europe revient selon certains à une forme d’aliénation résultant du colonialisme culturel. J’ai déjà adhéré à cette vision, j’ai rapidement décroché.

    Aujourd’hui, je crois que l’universalisation des formes hybridées avec de fortes composantes régionales est aussi valable que la stricte électrification des traditions ou leur maintien dans leurs formes originelles. Faire du hip hop en Afrique, ce n’est pas forcément pasticher le hip hop américain. J’ajouterais: suspecter systématiquement un manque d’authenticité chez les non occidentaux peut être aussi une posture occidentale… post-colonialiste.

    Le cas d’Inna Modja est très intéressant en ce sens: son dernier album me semble très africain malgré la technologie impliquée alors que son précédent était totalement occidental (ou presque totalement).

    La musique populaire américaine continue de s’imposer, pour les raisons que l’on connaît. Or, on peut sans doute trouver matière à consolation dans le fait qu’elle est largement issue des creusets de création afro-américains. En forçant un peu, on pourrait y voir une boucle bouclée dans le volet musique de l’idée de négritude d’Aimé Césaire.

    L’universalisation avec composantes régionales est inévitable; ne reste plus qu’à espérer qu’elle continue d’être porteuse de belles choses. Ma méfiance découle de cas d’écoute où j’ai été échaudé, mais il y a bien sûr des tonnes de trucs authentiquement de bon aloi au-delà de ça. En forçant – encore – un peu, on pourrait voir ces musiques américaines comme des avancées scientifiques qu’on serait bien nonos de ne pas mettre à profit (comme les vaccins ou Internet) : le jazz existe, la soul, le R & B, le hip hop; utilisons ces moteurs éprouvés pour faire avancer nos musiques locales.

    Et oui, le cas Inna est très intéressant… à tous égards!

  • alainbrunet
  • Les sources américaines de la musique populaire mondialisée sont toujours très présentes, mais les Européens (à commencer par les Brits) peuvent prétendre avoir vachement contribué depuis les années 60. Au tour du reste de la planète ?

  • ume Blackstar a certes sa place dans la catégorie cru bourgeois britiche 2016. Or, après beaucoup d’écoutes et à la lumière du témoignage de Tony Visconti, qui a largement fait état de toutes les influences intégrées à la patente, on pourrait croire qu’il s’agit davantage d’un hommage préposthume de DB aux genres musicaux et aux créateurs qui l’ont inspiré, durant ses derniers mois ici bas, que d’un album marquant qui influera un tant soit peu sur la pop haut de gamme.
  • PJ a déjà remporté le prix deux fois…

    RH, quant à eux, se sont retrouvés sur la liste restreinte plusieurs fois et n’ont jamais gagné ce foutu prix. Le Mercury pour Moon Shape Puddle, ce ne serait pas déplacé, en effet. Surtout que le critique attitré de L’éveil de Rosemont-Petite-Patrie a revu sa cote légèrement à la hausse, parce qu’il était au concert de RH dimanche dernier, a vu et entendu RH exécuter six tounes de Moon Shaped Puddle sans les cordes de l’Orchestre contemporain de Londres, notamment pour Burn the Witch, puis a réécouté tout ce bordel et s’est dit « Ouin, c’est du câliphe de bon stock, quand même, surtout Daydreaming et la toune hommage au folk britiche, c’est-à-dire Desert Island Disk.

    Sinon, Michael Kiwanuka et Skepta sont assez forts, Anohni aussi. Bat For Lashes, Jamie Woon, Kano, Savages et The 1975 ne me m’ont pas épaté outre mesure. Le seul album que je n’ai pas encore écouté est celui de Comet Is Coming.

    Si c’était à moi de décider à qui revient ce prix, mon choix s’arrêterait sur « The Dreaming Room » de Laura Mvula, parce qu’il s’agit de l’album le plus et le plus riche du lot. J’en reparlerai un m’ment d’né.

    Sweet sixteen… Un nouveau Leonard Cohen sous peu? Chouette! Et la bande-annonce est, ma foi, assez olé olé merci! Je dois tout de même être un peu vendu parce que j’ai même adoré ses disques dont la critique a le plus pourfendu la production et les arrangements (Dear Heather et Popular Problems)… Très hâte!
    D’autres sorties prochaines qui me font saliver: Nick Cave and the Bad Seeds, Emel Mathlouthi, M.I.A., Angel Olsen (méconnaissable sur les deux excellents premiers extraits), Run the Jewels, Supersilent…
    Côté jazz, Steve Lehman s’amène avec Sélébéyone. Son jazz d’avant-garde rencontrera l’Afrique et le rap. Ça me semble déjà pas mal génial:

    http://www.stevelehman.com/music

    Sur ce, je retourne au dernier Michael Kiwanuka. Un petit bijou, je vous dis.

  • Merci pour le compte rendu.

    Ouf, moi j’ai connu un été de zombie: labyrhintite à la mi-Juillet (vertige, malaise, une oreille complètement bouchée), suivi de Zona Ophtalmique particulièrement agonisant dont je ne suis pas encore remi en fait (c’est çà l’immunodéficience).

    Toutefois dans une période très brève entre les deux maladies j’ai eu la chance de voir Samito en concert, qui est un example d’un artiste hybride dont on ne puis pas décrire toute la musique: il y a du pop funk commun à côté de folk mozambique mais aussi des influences du rock indie, et autre chose. J’appuie ce genre d’approche “J’m’en fou, j’fais c’qu’y’m plait”.

    Et je suis d’accord qu’il faut faire attention de ne pas se pourvoyer d’une perception uniquement exotisante de l’Afrique à cette époque où je peux écouter du “gqom” comme si j’étais à Durban (référence a une compilation qui a fait buzz plus tôt cette année, même chez Pitchfork).

    CECI DIT.

    C’est plus fort que moi, j’ai rien contre un peu d’Exotica:

    https://www.youtube.com/watch?v=vRxKoDxUJiA (oui oui c’est exotica! C’est un mélange de Sher et de Cha Cha)

    Je retourne me couché.

  • Un projet dont j’attends l’album cet automne dans la catégorie Afrique est Ngadda (en fait collabo avec Mark Ernestus, on triche), sorte d’expérimentation sur le mbalax sénégalais. Çà semble dans mes cordes, on verra:

    http://ndagga.com/

    Bon, je met une pièce complète ici, semi-instrumentale (une version chantée sera apparemment sur l’album):

  • Merci! C’est bête, je pensais avoir mis le lien de Sher Cha Cha avec la pochette de l’album, probalement changé pour question de son:

    Mais le dieu de l’Exotica va toujours demeurer Korla Pandit:

    Et comme il s’appproprie ici un air egyptien, je reviens vers Afrique 2016 pour souligner ce band egyptien intriguant, The Dwarfs Of East Agouza. À surveillez!:

    https://thedwarfsofeastagouza.bandcamp.com/

  • En fait je viens de réaliser que Dwarfs Of East Agouza c’est Sam Shalabi et un membre des Sun City Girls, entres autres. Étrange car le band est décri partout comme “trio provenant du Caire”, et il semble bien que le band a été formé là. Çà fait un mois que je connais çà et j’avais même pas fait le lien alors que là çà semble très évident.

  • Bien qu’on le voit encore souvent à Montréal, je crois avoir lu quelque part que Sam Shalabi est maintenant basé au Caire.

    Coup dur pour les amants de la note bleue Rudy Van Gelder n’est plus, je ne compte plus les albums procurés simplement parce qu’il apparaissait dans les crédits. Un architecte du son qui a fait progressé la musique

  • Comme ingénieur du son, Rudy Van Gelder avec son Van Gelder Studio a participé à définir un son dans les disques de jazz (chez Blue Note, mais également sur Prestige et même Impulse! pour ne citer que ceux-là). Que serait notre monde sans “Blue Trane” (sic) et “A Love Supreme”? Incroyable qu’après toutes ces années, la qualité sonore de certains enregistrements soit toujours si excellente malgré les progrès technologiques.

Deux poèmes de Yves Alavo

Textes inédits.

NOTES NOUVELLES ET MUSIQUE DU CŒUR

 

Que vibre le bonheur à partager

Je crois que se conjugue le plaisir

À deux vivre en totale union.

 

Unir le plaisir et le bonheur

Dans cette oraison poétique

Sur les rayons épidermiques

Avec le reflet moiré de l’étoile du sud.

 

Courbe des dunes

Vent sahélien

Alors que vibre le ventricule du destin

Une onde douce coule de source

Champ séminal des rêves atlantiques.

 

La kora des nomades indigo

Psalmodie des refrains impériaux

Accompagne les signares aquatiques

Aux rythmes sahéliens et saccadés

Se marient les mélodies peuhles

Nouvel écrin sensuels des sables ocre.

 

Par les couloirs magiques des Djinns

L’orage tropical des cavaliers Amazigh

Transperce le bouclier entre savane et montagnes

Pour unir les héritages millénaires

Dresser la piste nouvelle des cultures métisses

Où jailli le puits de fierté et de bonheur

De votre union à la croisée des cultures.

 

Yves ALAVO

Pour  Tarik Brakchi et de Stéphanie Ivanusic Vallée.

Montréal samedi 8 mars 2014.

 

L’air, le silence, la musique.

 

Va et vient

Répétition sur fond sonore

Une musique

Frappes récurrentes

L’air, le silence

 

Cette musique est sublime

Éternelle

 

Vent du cœur en furie

Sensible aux émotions

Un souffle sublime

Coups successifs

L’air, le silence

 

Cette musique est sublime

Éternelle

 

Ouragan de l’âme

Réceptive aux vibrations

Un élan spirituel

Vagues répétitives

L’air, le silence

 

Cette musique est sublime

Éternelle

 

Tempête de l’occiput

Propice aux flammes

Un foyer cérébral

Sensations perpétuelles

L’air, le silence

 

Cette musique est sublime

Éternelle

 

Cyclone du sexe

Avide de tourbillons

Un autel séminal

Flux continuels

L’air, le silence

 

Cette musique est sublime

Éternelle

 

Tourmente des sens

Fous des excès

Une membrane vibrante

Tremblements infinis

L’air, le silence

 

Cette musique est sublime

Éternelle

 

Houle des planètes

Folles des rayons

Un espace masturbatoire

Bourrasques éternelles

L’air, le silence

 

Cette musique est sublime

Éternelle.

 

 

 

 

 

 

MATHIEU LAVERDIÈRE : UNE NOUVELLE DIALECTIQUE DE LA PHOTOGRAPHIE AU CINÉMA

17 Sep

La photographie de Mathieu Laverdière est si respectueuse, si composée de tendresse et de rigueur technique qu’elle semble s’effacer pour mettre en valeur les acteurs, les scènes, les situations dans leur beauté esthétique, leur volume émotif.  Par son calibrage d’investissement personnel, comme créateur généreux de son geste, Mathieu Laverdière ouvre des cadres flexibles où s’articulent, avec les effets de la lumière et les angles de prises de vues, une nouvelle pictographie humaine, intime et délestée des pesanteurs technologiques, qui donne à ses images une pureté et une harmonie qui font éclater les sujets, mettent en relief les rythmes émotionnels et nous convient à une immersion totale.

La joie du travail bien fait et des innovations intégrées, Mathieu Laverdière. Photo Yves Alavo

La joie du travail bien fait et des innovations intégrées, Mathieu Laverdière. Photo Yves Alavo

La direction de la photographie consiste à véritablement créer l’image du film.  Le directeur photo conçoit l’esthétique de l’éclairage et est donc un collaborateur essentiel de la mise en scène à la plastique du film.  Lorsqu’il ne se consacre qu’à l’éclairage, et qu’un cadreur opère la caméra et assure le cadre, il dirige l’équipe d’électriciens-éclairagistes, celle-ci plaçant alors les projecteurs et accessoires selon ses directives. Il peut parfois assurer à la fois le cadre et la lumière.

Mathieu Laverdière, lui est passé par toutes les étapes, d’abord par sa formation en cinéma à l’Université Laval, mais encore, dans la pratique du métier, il a appris, développé son intervention et maîtrisé les principales phases de confection des images de film, en synchronisme avec la mise en scène, l’ensemble des composantes techniques et la production finale des images qui constituent le film.

Sa longue expérience de terrain, malgré son âge encore moyen, il aura 40 ans le 8 janvier 2014, lui a progressivement ouvert les espaces inédit des secrets et des trucs fondamentaux du métier dans sa genèse : cadrage dynamique, formatage séquentiel, coordination entre éclairage et mouvement des plans, tournage en coupes ou en tranches mis en superposition avec les changements de scène et d’ambiances, kinesthésie parallèle au volume du son et à l’intensité dramatique ou à la couleur mélodique dans les tempos liés à l’action, aux modifications de décors et aux profondeurs de champ.

Créer à la fois la photo et imaginer son environnement das le film, c'est cela le génie de Mathieu Laverdière.  Photo Yves Alavo

Créer à la fois la photographie et imaginer son environnement dans le film, c’est cela le génie de Mathieu Laverdière. Photo Yves Alavo

Dans l’environnement du cinéma numérique, d’autres postes d’assistants apparaissent, notamment pour la gestion des supports numériques : l’Ingénieur de la vision ou « DIT » (Digital Imaging Technician en anglais), est spécialiste technique des formats numériques, qui sert d’intermédiaire entre le laboratoire (numérique) et le tournage.  Celui-ci est chargé de la création de rushs transcodés sur le plateau et du contrôle de la qualité.  Mathieu Laverdière n’ignore pas la fonction nouvelle et il apporte un soin spécial à combiner, à ajuster et même à intégrer de manière symbolique et fonctionnelle, les effets, les interventions et les impacts bénéfiques nouveaux de ces évolutions technologiques, à la production et au rendu définitif, en postproduction, du film.  C’est là, alors, le génie tout spécifique d’un des paramètres qui donne à direction photo de Mathieu Laverdière un ton et une signature incomparables.

À la finalisation du film, en postproduction, le directeur de la photographie supervise également l’étalonnage des images du film, ce que Mathieu Laverdière, comme lors de la colorisation, sait réaliser avec tact, discrétion, une touche moderne et artistique.

Je serai curieux de voir les photos plus récentes qu’il a prises lors de séjours à l’étranger et au cours de voyages de tournages.  J’aimerais qu’il puisse, avec la lecture de certains des mes poèmes ou encore de textes inédits, imaginer et trouver des photos qui pourraient y être jumeler et créer une série de montages qui seraient part d’une exposition, bilan et perspective, mettant en lumière les nombreux interstices qui traversent l’image, la parole écrite ou dite et qui donnent à l’univers de la création artistique une dimension toujours d’ailleurs.

Yves ALAVO

 

En résumé

Mathieu Laverdière est reconnu depuis dix ans en tant que photographe et directeur de la photographie.  Son regard combine une franche dose d’humour et beaucoup d’humanisme.  Ses expositions – particulièrement la série Jardins d’hiver (Galerie Sas, 2006)- ont bouleversé et séduit.

Il a réalisé les campagnes imprimées des Rendez-vous du Cinéma Québécois, ARTV, Mange Ta Ville. À titre de directeur photo, il a contribué à de nombreux vidéoclips dont Arianne Moffat, Dumas, David Usher, Malajube, etc.  Il a aussi à son actif plusieurs publicités télé et il assurera la direction photo sur la prochaine saison de Tout sur Moi.

FILMOGRAPHIE :

Gabrielle

Long métrage – 2012-2013

Directeur de la photographie

Une jeune fille

Long-métrage – 2012/2013

Directeur de la photographie

Le Torrent

Long-métrage – 2011

Directeur de la photographie

Nuit #1

Long-métrage – 2010

Directeur de la photographie

Vent solaire

Court métrage documentaire – 2010

Directeur de la photographie

Le poids du vide

Court métrage documentaire – 2010

Directeur de la photographie

Jour sans joie

Court métrage documentaire – 2009

Directeur de la photographie

 

Prix AQTIS et Grand Prix PHI – 2009

Lost song

Long métrage – 2008

Directeur de la photographie

Prix du meilleur film canadien TIFF – 2008

FICFA Prix du meilleur long métrage – 2008

St-Martine

Court métrage – 2006

Directeur de la photographie

Nomination meilleur court métrage Prix Jutra – 2006

Daytona

Documentaire – 2003

Festival International Nouveau Cinéma et Nouveaux Médias – 2003

Directeur photo

Gabrielle

Long-métrage – 2012-2013

Directeur de la photographie

Ce n’est rien

Court métrage – 2010

Directeur de la photographie

Sélection officielle Cannes – 2011

La vérité

Long métrage – 2010

Directeur de la photographie

Dolores

court métrage – 2010

Directeur de la photographie

2 X 1 femme

Long métrage – 2009

Directeur de la photographie

Homme à louer

Documentaire – 2008

Directeur de la photographie

Passage

Court métrage documentaire – 2007

Directeur de la photographie

Grand prix Prends ça court! – 2008

Prix de la meilleur direction photo prix Prends ça court! – 2008

Léo

Court métrage -2004

Directeur de la photographie

 

Best cinematography award winner

at World Wide Short Film Fest of Toronto – 2004

Nomination meilleur court métrage Prix Jutra – 2004

Léopard d’argent, Locarno – 2004

TÉLÉVISION

Tout sur moi

Série Télé – 2011

Directeur de la photographie

Mange ta ville

Série Télé – 2008

Directeur de la photographie

Prix Gémeaux meilleure émission culturelle – 2008

Prix Immortel de la télé Gémeaux – 2008

Mange ta ville

Série Télé – 2007

Directeur de la photographie

Prix Gémeaux meilleure émission culturelle – 2007

Silence on court

Série Télé – 2005

Nomination meilleur magazine culturel prix Gémeaux – 2005

Directeur de la photographie

Tout sur moi

Série Télé – 2008

Directeur de la photographie

Les plus beaux marchés du monde

Série Télé – 2007

Co-directeur de la photographie

Mange ta ville

Série Télé – 2006

Directeur de la photographie

Prix Gémeaux meilleure émission culturelle – 2006

Mange ta ville

Série Télé – 2005

Directeur de la photographie

Dumas

Vidéoclip – 2005

Directeur de la photographie

Nomination meilleur vidéoclip ADISQ – 2005

Pour contacter le directeur photographie le plus hot, compétent et artiste :

 

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ARTISTES DU MONDE POUR LAC-MÉGANTIC

19 Août

C’est dimanche 18 août 2013, sous le patronage de Mary Deros, responsable des communautés d’origine diverses au sein du comité exécutif de la Ville de Montréal, que s’est déroulé le souper-spectacle «Artistes du monde pour le Lac-Mégantic» au Buffet LDG Centre de congrès de Rosemont (2953, rue Bélanger est), entre 17 h et 23h.

Lasso Salif Sanou, flûtiste et joueur de Kora (Burkina Faso), Adama Daou, balafoniste et percussionniste de talent (originaire du Mali), Medo Comes (Cote d’Ivoire), la compagnie Luc et Lancinet ou encore Geneviève Roy (chanteuse d’opéra), aussi  le réputé et exceptionnel Daouda Diéye le roi du Hoddou (originaire de Mauritanie/Sénégal) sont quelques-uns des artistes qui se sont produits, généreusement  dimanche soir.  C’est l’animateur DJ Meps qui a tenu la console et l’animateur de radio et photographe, Serge Lerus qui a été maître de cérémonie.

Une soirée de solidarité avec les sinistrés de Lac Mégantic

Une soirée de solidarité avec les sinistrés de Lac Mégantic. Photo Serge LERUS

L’évènement a été organisé par Mohamed Sall du Carrefour des jeunes volontaires pour le développement mauritano-canadien, la Fête au village en collaboration avec la Croix rouge canadienne et une importante participation de la Ville de Montréal.

«Cet événement a aidé à tisser des liens privilégiés au cœur des relations qu’entretiennent les Montréalaises et les Montréalais de diverses origines et la société d’accueil.  Ces citoyennes et ces citoyens contribuent de manière notable au développement socioéconomique et culturel de la Métropole, tout en créant un réseautage interculturel et un rapprochement durable entre toutes les composantes de notre ville».  En résumé, c’est le sentiment dominant qui animait la plupart des participants à cette soirée.

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La liste des principaux artistes participants :

– La compagnie de danse Luc et Lancinet : Guinée -Burkina Faso-Québec
– Medo Comes : Cote d’Ivoire
– Nnanta Sylla: Guinée
– Daouda Diéye le roi du Hoddou: Mauritanie -Sénégal
– Ciriac Oloum : Cameroun
– Geneviève Roy : Québec
– Henza Benty : Cameroun
– Adama Daou : Mali
– Lasso Salif Sanou : Burkina Faso
– Yari Touré : Guinée
– Alby de Bara: Sénégal-Congo
– Léonel Jules, artiste peintre haïtien

-Khady Diarra : Burkina Faso

La médaille des artiste qui contribuent pour le bénéfice des sinistrés de Lac Mégantic

I.N.M. : L’ÉCOLE D’ÉTÉ 2013, DÉJÀ 10 ANS

12 Août

Un article du Mur Mitoyen

Par 

Afin de dévoiler «l’autre côté du Mur», l’équipe de Mur Mitoyen Montréal part à la rencontre de ceux et celles qui font de Montréal une ville événementielle aussi riche et diversifiée. Cette semaine, nous avons rencontré Léa Champagne et Annie Cardinal, qui travaillent à l’organisation de l’École de d’été de l’Institut du Nouveau Monde.

Mobilisés autour d’une ambition commune, celle de devenir de meilleurs citoyens, des centaines de jeunes se réunissent chaque été pour passer ensemble quelques jours d’exception. En compagnie de dizaines de spécialistes, artistes, figures publiques, hommes et femmes politiques et citoyens engagés, ils cheminent dans une réflexion commune sur notre avenir. Cette année, l’École d’été de l’Institut du Nouveau Monde entame sa dixième édition.

En quoi consistent vos fonctions respectives au sein de l’Institut du Nouveau Monde ?

Léa : Je suis chargée de projet sur la mobilisation et les projets spéciaux — tel que l’École d’été. La mobilisation renferme les volets de recrutement, de promotion et de mobilisation de nouveaux publics. L’INM est en contact avec tous les réseaux jeunesses, les forums et les comités jeunesses où les jeunes citoyens sont déjà engagés dans différents types de projets sociaux, environnementaux ou éducatifs. Mon travail implique de mobiliser des personnes éloignées de la participation citoyenne comme des jeunes issus de milieux défavorisés, des autochtones ou encore des jeunes du secondaire qui sont un peu plus difficiles à aller chercher. Il faut pouvoir aussi répondre aux questions des personnes qui se demandent s’ils sont en mesure de participer à cet événement ou s’ils peuvent apporter quelque chose à l’école d’été.

Annie : Quant à moi, je suis chargée de communication. Contrairement à Léa, mon poste est transversal, c’est-à-dire que je suis amenée à travailler sur tous les projets de l’INM et tous les mandats que l’on fait pour d’autres organisations.

Qu’est-ce qui a poussé l’INM à mettre en place ce rendez-vous annuel sur la participation citoyenne ? Quelle est la vision derrière le projet ?

Annie : A travers l’École d’été s’incarnent les missions de l’INM qui sont de favoriser la participation citoyenne et de contribuer au renouvellement des idées au Québec. Il s’agit de donner une porte d’entrée à la participation citoyenne et de la désacraliser.

L’école d’été est née de la volonté d’allier une activité instructive à un évènement festif qui permet aux jeunes d’entrer en relation et d’échanger avec des figures publiques. Cela part du désir de créer une proximité intergénérationnelle et inter-régionale en rassemblant en un seul lieu des jeunes à travers le Québec pour les faire vivre plusieurs jours ensemble. Grâce à cet évènement, on veut démontrer aux jeunes que leurs idées sont non seulement tout à fait valables mais aussi que leurs participations est un moteur pour la société.

Léa : Et je reprendrai les 3 grands concepts-clés repris dans le guide de préparation à l’Ecole d’été. Tout d’abord, il s’agit d’un espace de réseautage et de rencontres entre des jeunes aux profils très différents et d’un espace de création de contacts pour la mise en place de projets futurs entre les participants, les invités et les personnalités publiques.

L’Ecole d’été est également un espace de tribune où l’on peut exprimer ses idées à travers les activités aux choix comme des des tables rondes et des conférences mais aussi lors d’assemblées citoyennes.

Et enfin, l’évènement travaille sur les compétences citoyennes. Pour mener à terme des idées, il est nécessaire de développer son esprit critique et ses habilités communicationnelles. On ne prétend pas que les jeunes ont toutes les compétences nécessaires lorsqu’ils sortent de l’Ecole mais on aspire à semer ou consolider ce bagage-là.

La tranche d’âge est très large (15-35 ans). Quels sont les profils types des participants à l’école d’été ?

Léa : La tranche d’âge la plus représentée est constituée de jeunes universitaires entre 20-24 ans. La 2ème tranche d’âge est celle de jeunes professionnels entre 25 à 29 ans. Nous avons une très faible proportion de participants en dessous de 18 ans. Grâce aux partenariats formés avec des écoles secondaires, il nous est possible de mobiliser des profils plus jeunes.

L’édition de cet été se nomme « Soyons le changement », pouvez-vous m’expliquer quels seront les thèmes développés et le programme proposé de cette année ?

Annie : La thématique est inspirée de la citation de Gandhi : « Soyons le changement que nous voulons voir en ce monde ». La programmation se déroulera autour de diverses activités aux choix comme des tables rondes, des conférences, des débats et des ateliers. Toutes sortes d’activités qui permettent d’acquérir de l’information sur un sujet d’actualité brûlant mais aussi à portée générale comme les inégalités sociales chez les autochtones, par exemple.

Léa : Lors de cette édition, nous allons proposer six types de conférences qui traiteront de la manière dont on peut incarner le changement que ce soit à travers les arts, le volontariat, grâce aux médias citoyens et à la mobilisation. Dans cette optique, plusieurs intervenants viendront témoigner de leur implication citoyenne. Nous avons mis un point d’honneur cette année à inviter des acteurs de la société qui incarnent le changement au quotidien sans nécessairement être sous les feux de la rampe.

Le Changement

Le Changement

A quels types d’activités peut-on participer à l’Ecole d’été ? Et quels sont les objectifs poursuivis durant ces activités ?

Annie : Nous allons proposer des mises en situation de débats parlementaires, une simulation de commission municipale avec un groupe qui viendra proposer aux jeunes d’élaborer un nouveau règlement et d’en débattre par la suite.

Dans chaque parcours, il y aura des animateurs et des mentors qui sont dans certains cas des figures publiques et dans d’autres cas des professionnels moins connus mais qui ont une expérience à partager.

L’objectif de ces parcours est de mettre en avant « 50 propositions pour le monde de demain », ni plus, ni moins. Lors de la première Ecole d’été en 2004, « 50 propositions pour le Québec de demain » avaient été formulées et on s’est dit qu’on allait fêter notre dixième édition en grand. L’effervescence de l’école d’été créé une synergie qui permet d’écrire ces propositions dans un temps imparti très court et c’est là tout le défi de l’école d’été !

Léa : Le point culminant de l’Ecole d’été est la présentation de ces propositions auprès du grand public mais aussi auprès des décideurs publics. Cette présentation se fera en présence du ministre Pierre Duchesne. Ce sera également l’occasion de dévoiler la version finale de laCharte jeunesse pour l’éducation postsecondaire, charte qui aura été débattue et retravaillée durant l’école d’été.

Pouvez-vous me donner des exemples de propositions ou d’actions concrètes qui ont été faites suites à l’École d’été ? Comment peut-on mesurer l’impact de ces propositions formulées dans le cadre de l’École d’été ?

Léa : Nous avons recueilli des témoignages d’anciens participants que l’on a publiés sur lapage web de l’École d’été et sur notre webzine en ligne. Ce webzine est justement né en 2010 à partir d’un parcours citoyen où tous les réseaux sociaux ont été mis de l’avant.

Annie : Un exemple de proposition concernant les OGM formulé en 2004 et repris par les acteurs politiques : « Nous proposons que le gouvernement du Québec adopte l’étiquetage obligatoire des OGM afin d’assurer le bien-être de la société actuelle et des générations futures. »

Le but de ces propositions est de les porter auprès des responsables jeunesses et du gouvernement. L’impact de ces propositions se mesure sur le long terme. Dernièrement, les acteurs politiques se sont inspirés de ce qui avait déjà été écrit il y a 3 ans dans le cadre de l’École d’été concernant la politique de l’agroalimentaire au Québec.

Pouvez-vous m’en dire un peu plus sur les programmes festifs qui sont prévus cette année ?

Annie : Cette année, on a décidé de terminer sur une note festive. La dernière soirée débute par l’assemblée citoyenne où on présentera les résultats puis on enchaine avec des prestations artistiques et une soirée dansante pour célébrer le travail accompli.

La programmation est ponctuée aussi de moments de réseautage, d’activités ludiques, de 5 à 7 avec une exposition par exemple et d’autres activités qui permettent aux participants de se faire connaitre sur des bases plus personnelles.

De plus, étant donné que c’est la 10ème édition cette année, on a décidé de marquer le coup lors de l’assemblée d’ouverture qui aura lieu le 14 août en invitant des personnalités publiques, des conférenciers et des participants des 10 éditions précédentes afin de les rassembler dans un contexte informel.

Quelles sont les défis et les perspectives futures de l’école d’été ?

Notre défi est de mobiliser les jeunes qui sont éloignés de la participation citoyenne et d’élargir cette participation au plus grand nombre. Nous aimerions pour ce faire assurer une présence tout au long de l’année par des activités ou des ateliers pédagogiques dans les écoles par exemple. Malheureusement, nos moyens financiers ne nous permettent pas pour l’instant d’embaucher un agent de mobilisation durant l’année.

MAIRIE DE MONTRÉAL : UN DÉBAT SUR LES QUESTIONS MUNICIPALES À L’INM

Bonjour Monsieur Alavo,

Comment allez-vous?

Comme le débat des candidats à la mairie suscite un vif intérêt des citoyens montréalais, nous invitons toutes les personnes intéressées à se présenter à l’accueil (Hall du pavillon SH, 200 rue Sherbrooke ouest) le vendredi 16 août à partir de 19h00. C’est une formule premier arrivé, premier servi. Le coût d’entrée est de 10$.

Nous avons prévu, dans le cas où l’amphithéâtre du pavillon Sherbrooke serait rempli, d’ouvrir la chaufferie du Cœur des Sciences de l’UQAM (juste à côté du pavillon SH) et d’y projeter le débat en direct. Dans ce cas-ci, l’inscription sera gratuite.

Dans tous les cas, il sera possible de le visionner à distance à : www.inm.qc.ca/ee2013/debat.

J’espère que cela répond à vos questions.

Merci pour vos bons mots et votre intérêt pour les activités de l’INM.

Passez une excellente journée,

Cordialement.

Léa Champagne

Chargée de projet, projets spéciaux et mobilisation

École d’été 2013

lea.champagne@inm.qc.ca  

514-934-5999 poste 232

Institut du Nouveau Monde (INM)
630 rue Sherbrooke Ouest, bureau 1030
Montréal (Qc) H3A 1E4
514-934-5999
Télécopieur: 514 934-6330

www.inm.qc.ca/ee2013

En 2014, L’INM aura 10 ans, un organisme au service de la société qui a permis à plus qu’une génération d,entre nous, de prendre conscience que nous sommes les bâtisseurs de notre Québec et ausi que nous avons une place au monde, que seuls nous pouvons jouer notre partition, celle de l’engagement, de la solidarité et de l’ouverture.

Yves ALAVO

Contactez-nous

Pour nous joindre:

Institut du Nouveau Monde
630, rue Sherbrooke Ouest, bureau 1030
Montréal (Québec) H3A 1E4

Téléphone : 514 934 5999
Numéro sans frais : 1 877 934 5999
Télécopieur : 514 934 6330
Courriel : inm@inm.qc.ca

L’Équipe de l’Institut du Nouveau Monde
Michel Venne Directeur général p. 224
Pascal Grenier Directeur administratif p. 264
Rajae Nuiji Adjointe administrative p. 221
Geneviève Baril Directrice, développement des compétences et mobilisation citoyennes p. 231
Julie Caron-Malenfant Directrice, INM services-conseil p. 238
Miriam Fahmy Directrice, recherche et publications p. 225
Sophie Gélinas Directrice, participation et déliberation publiques p. 263
André Fortin Conseiller, animation créative et innovation sociale p. 229
Olivier Lenoir Coordonnateur, À go, on change le monde! p. 227
Malorie Flon Chargée de projet p. 239
Louis-Philippe Lizotte Chargé de projet, production et logistique p. 260
Alexandre Warnet Chargé de projet, École d’été p. 234
Nicolas Zorn Chargé de projet, Rendez-vous stratégiques p. 222
Léa Champagne Chargée de projet, mobilisation et projets spéciaux p. 232
Lyne Richer Responsable, Partenariats et commandites p. 228
Annie Cardinal Chargée de communication p. 230
Maxime Clément Agent de communication p. 223
Marie-Ève Bujold Agente de projet – mobilisation p. 258
Kathrine Lapalme Agente de projet p. 262
Athina Limnatitis Chargée de projet, À go, on change le monde! volet entrepreneuriat social p. 231
Lili Trépanier Chargée de projet, À go, on change le monde! volet action citoyenne p. 226

SALA ROSSA VENDREDI 9 AOÛT 2013 À 21 h : UN CONCERT QUÉBEC-ARTISTES D’ORIGINE AFRICAINE

1 Août

Toutes et tous, en solidarité, les artistes Montréalais d’origine africaine, se mobilisent, sous la houlette de l’auteur/compositeur/interprète de réputation internationale Oumar Ndiaye Xosluman, avec de nombreuses participations, dont les artistes de racines québécoises Gilles Bélanger de Douze hommes rapaillés et de Sébastien Lacombe. Notons que le poète et activiste, votre serviteur, Yves Alavo, est le parrain de cette soirée dont tous les profits seront versés à l’organisme  «Taxawu  sunuy xalés»  qui vient en aide aux enfants de la rue  à Dakar (Sénégal) en soutenant leur scolarisation et en leur offrant un support individuel.

Crée  il y  a plus de 10 ans, l’organisme Taxawu Suñuy Xalés ouvre chaque jour les portes de son foyer d’accueil à plus d’une centaine d’enfants pour leur offrir les premiers soins, des vivres et l’enseignement de base. http://tsxdakar.wordpress.com/2011/08/05/nieuwsbrief-juli/

Lors de son dernier voyage au Sénégal (décembre 2012), Oumar NDiaye Xosluman, auteur compositeur interprète d’origine sénégalaise, bien connu à Montréal et au Sénégal a rencontré les fondateurs de Taxawu Suñuy Xalés, Samba Diouf et Nele Diouf.  Très touché par le  travail que le couple a accompli depuis la création de cet organisme,  il a décidé d’organiser cette soirée bénéfice dont tous les profits seront versés pour les enfants qui en sont les pensionnaires.  Le spectacle aura lieu  à  la Sala Rossa le vendredi  9 août 2013 à 21 h.

Artistes invités

Laetitia Zonzambé, Aboulaye Koné,  et de nombreuses vedettes

Laetitia Zonzambé, Aboulaye Koné, et de nombreuses vedettes

Gilles Bélanger, auteur-compositeur interprète, initiateur du projet 12 hommes rapaillés (gagnant de six Félix dont celui d’auteur et compositeur au Gala de l’Adisq 2011), a  accepté de participer à cet événement à titre d’invité d’honneur. Musicien et auteur aux textes engagés, il chantera aux cotés de Aboulaye Koné, Gotta Lago, Sébastien Lacombe, Bobo William, Cassandra, Dre-D et plusieurs autres musiciens d’origine africaine de la scène montréalaise.

Le spectacle sera animé par  l’artiste auteur, compositeur et interprète Oumar NDiaye Xosluman, et par l’écrivain et poète Yves Alavo, parrain de la soirée. Une rencontre entre le Québec et l’Afrique où les rythmes  afro, funk, reggae et soul se côtoieront pour une seule et même cause, celle des enfants.

L ‘Afrique de Montréal s’unit pour les enfants du Sénégal

Vendredi, 9 août, 21 h Sala Rossa,  4848 Boul. St-Laurent

Entrée : 20.00 $

Info et billetterie : 514-284-0122

-30- 

Information et entrevues :   Yves Alavo : 514-869-6283 et

Oumar Ndiaye : 514-439-8362

 

I
 Invités spéciaux Sébastien Lacombe
Gilles Bélanger
Oumar Ndiaye Ndiaye se prononce Jaay
Laetitia Zonzambé  se prononce comme s est écrit :
Saya
Carlie Agboton se prononce comme s ‘est écrit
 Kassandra Terry Dassent Dottin
Bobo William
Gotta Lago
Elété

DEBORAH CHALOM MARCHE LES 24 ET 25 AOÛT 2013, CONTRE LE CANCER

30 Juil

FAISONS TOUTES ET TOUS UN DON

Un message de Deborah Chalom    deborah.chalom@gmail.com.

Bonjour,

Les 24 et 25 aôut 2013, prochain, je participerai à la grande marche contre le cancer.  Je vous invite à cliquer sur ma page personnelle et faire un don.  Merci d’avance de votre appui et de votre générosité au nom de toutes les femmes atteintes du cancer du sein.

Deborah Chalom

VIVRE PLEINEMENT !
Je m’appelle Deborah Chalom, Dvo pour les intimes.  J’ai décidé de
participer à la marche CONTRE le cancer fin août à Montréal, car pour
moi c’est un pas de plus vers la guérison et un engagement dans la
vie.

Bien que je ne terminerai mes traitements de chimio/radiothérapie
qu’en octobre 2013, je marcherai en pleine conscience, en respectant les
limites de mon corps et les messages de mon Coeur.

En marchant, je donne un sens à ma vie.  En contribuant, vous
donnez un sens à la votre et à des milliers de femmes atteintes du
cancer du sein.

Au lieu de vous demander si la vie a vraiment un sens face à tant de
maladies et de souffrance, donnez un sens à la votre et laissez votre
coeur agir pour vous.

Je suis sur la voie de la guérison, grâce à un cercle d’amour, que
mes amies ont mis en place pour m’accompagner durant mes
traitments.  Des femmes exceptionnelles qui ont compris qu’une
action simple avec un Coeur ouvert, un geste d’amour fait toute la
différence.

Un proverbe nous dit que la médecine soigne, mais que l’amour
guérit.  Et j’ajoute que la passion prolonge la vie.  Pensez y bien.  Moi, je
dirai spontannément que l’amour est un nectar divin.  C’est en vibrant
d’amour, que la joie s’installe et que le corps guérit.  Chaque geste de
Coeur est une ouverture vers le Bonheur.

Grâce aux nombreux gestes de Coeur et d’amour que je reçois au
quotidien de ma famille, de mes amis et au travers de rencontres à la
fois magnifiques et inattendues d’âmes bienveillantes armées d’une
générosité débordante, je suis sur la voie de la guérison .

Grâce à tout cet amour je suis prête à acceuillir mon cancer, à
l’écouter sans peur et à aller humblement à la rencontre de moi
même en toute confiance.

La vie n’est pas faite pour exister mais pour être vécue pleinement.
Venez vivre cette marche avec moi.

Deborah Chalom

Nous y serons avec amour, avec passion car nous t’aimons, nous sommes tes amoureux, tes amis, tes admirateurs.

Cliquez ici pour visiter ma page personnelle
Si le texte ci-dessus n’apparaît pas comme un lien, vous pouvez visiter l’adresse de toile:
http://www.endcancer.ca/site/TR?px=4023803&pg=personal&fr_id=1471&fl=fr_CA&et=-mFBahNFRmChszmxcU_X4Q

Cliquez ici pour voir la page de l’équipe Breathe
Si le texte ci-dessus n’apparaît pas comme un lien, vous pouvez visiter l’adresse de toile:
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