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OUSMANE SOW HUCHARD, SOLEYA MAMA. (5 décembre 1942 – 1er juillet 2020)

1 Juil

«Un être d’exception dans la galaxie des grands sénégalais depuis Senghor« Jean-Louis ROY. Directeur de la BANQ. Ex-Secrétaire général de la Francophonie.

Le grand artiste, muséologue, musicologue, était aussi auteur, compositeur et expert mondial des arts négro-africains.

Depuis Dakar, ce matin ma sœur Henriette Alavo, m’informe de cette très triste réalité. Prions pour sa mémoire et le repos de son âme, personnalité si exceptionnelle et grande figure du monde de la culture mondiale, de la politique et pionnier des luttes pour une transition écologique équitable.

Notons que notre proche, grand frère et ami est l’auteur de nombreux ouvrages, articles, catalogues, hymnes et compositeur avec le Wato Sita de plusieurs musiques et paroles.

Viyé Diba : plasticien de l’environnement. Paris Éditions Sépia, 1994, 120p. (Grand prix Léopold S Senghor de Dak’art 98).

La kora : objet-témoin de la civilisation Manding (essai d’analyse organologique d’ue harpe-luth africaine) Dakar, Presses universitaires de Dakar, 2000, 539 p., cartes, photographies, tableaux et dessins originaux.

La culture ses objets témoins  et l’action muséologique. (sémiotique et témoignage d’un objet-témoin : le masque Kanaga des Dogons de Sanga). Dakar Éditions Le nègre international, 2010, 858 p. , photographies et documentation originales.

Sur de nombreux sites de référence, Ainsi, présenté dans un court texte son parcours qui fut bien plus riche :

Anthropologue, muséologue, musicologue, critique d’art et chercheur, Ousmane SOW Huchard travaille aujourd’hui comme consultant international au sein du Cabinet d’ingénierie culturelle « CIWARA…Arts, Actions » qu’il a fondé et dirige depuis 1990. Parallèlement, il préside « Le Mouvement des Palmiers pour le développement local de la Casamance naturelle » ; il encourage également la « SILABA » (= la Grande Route, en langue mandingue) – une association pour la sauvegarde et la promotion de l’héritage musical africain.

Le 3 juin 2007, il est élu Député à l’Assemblée Nationale du Sénégal, et depuis le 22 mars 2009, Conseiller Municipal à la commune de Ziguinchor.

Il est Militant écologiste actif au sein du Rassemblement des Écologistes du Sénégal « les VERTS », dont il est un des membres fondateurs en 1999.

Dans le cadre du Projet du Musée des civilisations noires, il rentre au Sénégal après des études au Canada et exerce diverses fonctions : Conservateur en Chef du Musée Dynamique, Conseiller technique au cabinet du Ministre de la Culture, Commissaire aux expositions d’art à l’étranger, Président du Conseil scientifique de DAK’ART : la Biennale de l’art africain contemporain.

Après des études en histoire de l’art, anthropologie, muséologie et musicologie, couronnées par un doctorat (Ph. D.) à l’Université Laval de Québec (Canada) en 1985.

Il y a un instant (mercredi 1er juillet 2020, 10 :00 de Montréal)  un journal de Dakar Le Quotidien annonçait :

Soleya Mama vivait pour le dialogue des cultures lui qui était champion du métissage.

Ousmane Sow Huchard connu sous le nom de «Soleya Mama» n’est plus. Il est décédé ce mercredi 1er juillet 2020 à l’âge de 78 ans.

Le défunt était un acteur culturel, anthropologue, muséologue, musicologue, critique d’art et chercheur. Ousmane Sow Hu­chard a été nommé en Conseil des ministres, président du Conseil d’administration du nouveau Musée des civilisations noires. Il a été aussi député à l’Assemblée nationale (2007-2012).  Au cours des dernières années, il siégeait aussi au conseil municipal de la Ville de Ziguinchor.

La photo que j’avais prise de mon ami à Dakar dans sa maison dakaroise aux Alamadies. Maison écologique conçue par

l’artiste, architecte et ex-représentant de l’UNICEF au Sénégal, Samir SOBHY.

Véritable musée résidence, chez lui le rituel de l’accueil est sacré. Photo Yves ALAVO.

Une Saint-Jean sans tambour ni trompette

25 Juin

Sans concert ou spectacle pour souligner la Saint-Jean-Baptiste, pandémie oblige, de nombreux Québécois en ont tout de même profité mercredi pour se retrouver entre amis ou en famille. Pour beaucoup, la Fête nationale n’a jamais été un événement dûment célébré.

« Le truc compliqué, c’est de trouver du bon fromage en grain pour que la poutine soit une poutine digne de ce nom », lance Anne-Marie Provost, une étudiante originaire de la Rive-Sud, présentement installée à Londres. Dans la résidence étudiante où elle vit, il y a trois autres Québécois.

La semaine dernière, le petit groupe s’est donné le mandat de concocter des poutines pour marquer le coup de la Saint-Jean. « On voulait célébrer notre héritage parce qu’on se sent loin de nos proches et on voulait se rappeler d’où on vient », explique Anne-Marie, qui n’est pas sans éprouver un léger malaise à fêter le Québec au cœur de la métropole britannique. « Quand on connaît toute l’histoire… »

Photo: Valérian Mazataud Le DevoirEn l’absence de grands rassemblements cette année, plusieurs Québécois ont souligné la Saint-Jean-Baptiste en couple, entre amis ou en famille.

Après avoir commandé en ligne du fromage en grains — une adresse proposée par la délégation du Québec à Londres sur son site Web — et un rapide tour à l’épicerie pour y acheter des frites et de la sauce brune, le tour était joué. « On a cuisiné tout ça en écoutant Jean Leloup, Daniel Bélanger, Céline Dion et Les Colocs. Et sans blague, le fromage était excellent ! Ça bat certains fromages en grains qu’on a mangés au Québec », se réjouit-elle.

De l’autre côté de l’Atlantique, la Saint-Jean-Baptiste avait elle aussi des allures bien différentes cette année. Puisque le coronavirus circule toujours, les grands rassemblements à Montréal et à Québec, les fêtes de quartiers et les feux de joie ont été tour à tour annulés. Ne restait plus que se retrouver entre amis ou en famille.

« On pense rester au parc pas mal toute la journée et profiter du beau temps », résume Marina Acero, confortablement assis sur une couverture avec des amis au parc Lalancette, dans Hochelaga-Maisonneuve. Coupes de champagne à la main, grignotant des croustilles accompagnées de guacamole, ils discutaient au son des Cowboys Fringants lorsqu’ils ont été rencontrés par Le Devoir.

Fêtez-vous la Saint-Jean normalement ? « Quand il y a des événements prévus, on en profite », répond GenevièveDurocher, suscitant des hochements de tête approbateurs du reste du groupe. « Je me réunis habituellement avec des amis dans des festivals », renchérit de son côté Marina. Cette année, l’absence de rendez-vous à grand déploiement ne la dérange pas outre mesure. « Je ne suis pas déçue, on fait juste autre chose », dit-elle.

Photo: Valérian Mazataud Le DevoirMario Boulay a enfilé ses bas fleurdelisés mercredi pour célébrer la Saint-Jean-Baptiste.

Non loin de là, Anaïs Dupuis et Tommy Girard profitaient du soleil pour pique-niquer, n’ayant pas d’autre plan pour le 24 juin. « On n’a rien fait hier, ni ce soir », indique le jeune homme, qui en temps normal profite surtout de l’occasion pour voir des amis loin des gros rassemblements. « C’est jamais quelque chose d’établi. Cette année, ça n’a pas vraiment adonné. »

Pour Anaïs Dupuis, le 24 juin se passe toujours en famille, lors d’une fête familiale chez sa tante. Mais la pandémie a eu raison de l’événement, ses proches préférant éviter le risque de contracter le virus. « Ma famille est assez âgée de ce côté-là », raconte celle qui aurait tout de même aimé s’y rendre.

Valérie L’Heureux n’avait, elle non plus, rien de prévu pour célébrer la Fête nationale. N’ayant pas la traditionnelle fête de quartier où elle conduit habituellement ses jumelles, la maman faisait une marche avec elles dans le parc Lafontaine mercredi après-midi.

« On avait fait des t-shirts et mangé beaucoup de maïs », lance la petite Maeva, 7 ans, se remémorant les moments forts de la fête l’an dernier. Et contrairement à sa sœur Zoé, le fait qu’elle ne puisse y retourner ne la dérangeait pas le moins du monde. « On peut faire ce qu’on veut, et c’est surtout la fin de l’école ! » s’exclame-t-elle, le sourire aux lèvres.

Toujours au parc Lafontaine, le groupe Les filles du Roy comptaient offrir aux curieux un concert improvisé de musique traditionnelle. Mais ils ont dû plier bagage au bout d’une heure et demie, à la demande des policiers. Ceux-ci craignaient qu’un attroupement se forme autour du groupe, dépassant les 50 personnes autorisées par la Santé publique. Sans compter que la musique — quoique souvent tolérée — est interdite dans les parcs de la métropole en vertu d’un règlement municipal.

AHUNTSIC-CARTIERVILLE, UNE MAIRESSE PRÈS DE SON MONDE

29 Mar

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COVID-19: TOUTES NOS INSTALLATIONS SONT FERMÉES

 

Pour limiter la propagation du coronavirus, les installations culturelles et sportives intérieures et extérieures ainsi que le Bureau Accès Montréal  (555, rue Chabanel Ouest) sont fermés jusqu’à nouvel ordre. Nos parcs restent ouverts pour une balade en solo, avec vos enfants ou avec votre animal de compagnie. Cependant, veillez à suivre les consignes d’hygiène et garder une distance d’au moins 2 mètres entre vous et les autres.

 

CELLULES DE CRISE – GROUPES COMMUNAUTAIRES

Deux cellules d’urgence ont été mises en place, en collaboration avec le CIUSSS et les deux tables de quartier de notre arrondissement, pour faire face localement à la crise provoquée par le COVID-19. Ce travail de concertation a pour objectif de répondre rapidement aux besoins des populations vulnérables et soutenir adéquatement les organismes qui leur offrent des services. Ces deux cellules d’urgence sont notamment chargées de faire une vigie des principaux enjeux locaux (sécurité des aîné-es, dépannage alimentaire, etc.) et d’identifier des solutions. Elles colligent également l’information quant aux besoins particuliers des organismes, notamment leurs besoins en bénévoles.

Si vous êtes en santé et que vous pouvez donner de votre temps pour aider un organisme communautaire, vous pouvez vous inscrire comme bénévole sur la plateforme jebenevole.ca.

 

CRÉATION D’UN FONDS D’ENTRAIDE AVEC CENTRAIDE 

La Mairesse de Montréal, Valérie Plante, a annoncé la semaine dernière la création d’un Fonds d’urgence pour soutenir le travail des organismes qui répondent aux besoins de première nécessité (préparation de repas et distribution de denrées) et qui offrent des services d’écoute et d’aide aux personnes vulnérables et isolées. La Ville de Montréal et plusieurs arrondissements y ont déjà versé plus d’un million de dollars. Notre arrondissement a, pour sa part, fait un don de 100 000 $. Les personnes qui le souhaitent peuvent également contribuer personnellement sur le site web de l’organisme Centraide ou en textant le 80100 puis en tapant COVID.

REPORT DE LA DATE DU 2E VERSEMENT DU COMPTE DE TAXES ET SOUTIEN AUX ENTREPRISES 

Vous avez peut-être également vu que le deuxième paiement du compte de taxes, normalement dû le 1er juin, a été reporté au 2 juillet 2020. Cette annonce, faite la semaine dernière par Valérie Plante, représente un coup de pouce important pour les propriétaires résidentiels et commerciaux qui souffrent de la crise et un effort financier sans précédent de 2 milliards $ en liquidité pour la Ville de Montréal.

La Ville de Montréal a aussi annoncé une série de mesures pour venir en aide aux entreprises montréalaises. Pour plus de détails sur ces mesures, veuillez cliquer ici.

 

CONTINUITÉ DES OPÉRATIONS: SERVICES DE L’ARRONDISSEMENT

Malgré la fermeture de nombreuses installations et bureaux municipaux, le travail continue à l’arrondissement et à la Ville. Les agents du 311 continuent à prendre vos appels et à répondre à vos questions, toutes les collectes se font normalement y compris dans les écocentres qui demeurent ouverts et les cols bleus sont présents sur le territoire pour intervenir au besoin, notamment pour préparer notre territoire à une éventuelle crue printanière. De nombreux employés sont également en télétravail pour continuer à faire avancer les projets et à traiter les demandes de permis. Tous les employés font leur maximum pour continuer à fournir des services de qualité à la population en ces temps particuliers.

Veuillez noter que si les Bureaux Accès Montréal sont fermés, il est possible de demander certains permis en ligne. Pour ce faire, rendez-vous sur le site www.montreal.ca et créez votre compte (Mon compte). Ces outils disponibles en ligne depuis plusieurs mois vous seront particulièrement utiles dans les prochaines semaines.

 

ACHETONS DANS LES COMMERCES LOCAUX DE L’ARRONDISSEMENT! 

Nos commerces de quartier sont très créatifs pour continuer à répondre à nos besoins pendant cette crise, favorisons-les ! Plusieurs magasins d’alimentation et restaurants (pour les livraisons et le service à emporter) demeurent ouverts sur les rues commerciales de notre arrondissement. D’autres magasins fermés se dotent d’un site Internet et offrent un service de livraison. Voici où trouver l’information :

Quoi qu’il en soit, si vous vous rendez dans des commerces locaux, suivez bien les consignes d’hygiène.

 

INTERDICTION DE STATIONNEMENT SAISONNIÈRE REPORTÉE

La date d’entrée en vigueur des horaires des panneaux de rue, initialement prévue le 1er avril, est reportée au 1er mai 2020. Pendant tout le mois d’avril, il n’y aura aucun constat d’infraction émis à cet effet.

 

VOUS AVEZ BESOIN D’AIDE? VOICI QUI CONTACTER: 

  • Si vous êtes (ou connaissez) une personne aînée isolée ou en difficulté, vous pouvez contacter l’accueil psychosocial du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal au 514 940-3300
  • Pour avoir de l’information sur les différents services d’aide à la population offerts par les organismes communautaires et dont vous pourriez bénéficier, appelez le 211
  • Si vous avez des symptômes probables du COVID-19 (fièvre, toux…), appelez le 514 644‑4545
  • Comme d’habitude, pour toute question ou pour signaler un problème en lien avec les services municipaux, les agents du 311 sont au poste pour vous répondre.

 

VOUS VOULEZ AIDER? VOICI COMMENT: 

Rappelons que le meilleur moyen d’aider la société en ce moment est de rester chacun chez soi. C’est contre-intuitif, et pourtant ! Quand nous regardons ce qui se passe dans les pays qui sont actuellement en crise, c’est le mot d’ordre. En restant chez soi, nous contribuons à sauver des vies.

Ceci dit, si vous avez du temps et que vous êtes en bonne santé, voici ce que vous pouvez faire de plus.

  • Pour les personnes formées dans un domaine de la santé et des services sociaux: https://jecontribuecovid19.gouv.qc.ca/Inscription.aspx
  • Pour d’autres offres de bénévolat, jebenevole.ca est la plateforme québécoise qui met en lien les bénévoles et les organismes locaux. Nous avons vérifié, nos organismes locaux y sont inscrits.
  • Soyez en lien téléphonique avec vos proches et des personnes vulnérables de votre connaissance, par exemple cette grande-tante que vous n’avez jamais le temps d’appeler.
  • Au besoin, faites des courses pour vos proches ou vos voisins (plusieurs commerces offrent des services de livraison aussi !).
  • Si vous connaissez une personne qui travaille dans le milieu de la santé (ou dans un service essentiel) ou une personne qui doit travailler tout en ayant ses enfants à la maison, pourquoi ne pas leur offrir de leur cuisiner des repas?
  • Donnez du sang (voir le site d’Héma-Québec)
  • Pour ceux et celles qui ont plus de ressources financières, un don en argent au Fonds d’urgence de Centraide est sans doute la meilleure idée
  • Plusieurs groupes sur les réseaux sociaux (ex. Le Bazar d’Ahuntsic) ou de nouveaux groupes créés récemment, offrent une tribune à ceux et celles qui ont besoin d’aide ou qui peuvent en fournir. Vous pouvez être actifs sur ces groupes, mais toujours en respectant les consignes sanitaires.

 

POUR TERMINER, VOICI QUELQUES LIENS OÙ TROUVER DE L’INFORMATION FIABLE ET CRÉDIBLE SUR LA PANDÉMIE 

 

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Pour contacter Emilie Thuillier, mairesse d’Ahuntsic-Cartierville :

XXX POLY

5 Déc

Suite aux débats en cours et avec le souci permanent de contribuer à la réflexion et au développement de notre mémoire collective vivante, je vous propose un texte qui répond à ces besoins. Témoin et citoyen qui participe à la vie de notre société depuis près de 42 ans, je trouve important, avec trente années de méditation, de partager l’expression et le contenu de mon cheminement et l’analyse que je fais de cette horrible tuerie du 6 décembre 1989.

Après trente années, comme société, nous avons encore beaucoup de pensée, des émotions et des réflexions, mais aussi la volonté ferme, qu’ensemble nous pouvons dire avec énergie, plus jamais.

 

14 femmes exceptionnelles

XXX POLY

 

Avec violon et balafon

 

CE JOUR-LÀ de 1989

Mercredi, 6 décembre 1989

Soixante-dix jours après ta naissance

Ma fille Sarah

J’ai pleuré quatorze fois, pour :

  1. Quatorze filles magnifiques
  2. Quatorze jeunes femmes superbes
  3. Quatorze esprits au sommet
  4. Quatorze scientifiques remarquables
  5. Quatorze étudiantes ingénieures
  6. Quatorze artistes des calculs
  7. Quatorze expertes de la précision
  8. Quatorze spécialistes en formation
  9. Quatorze, dont la mécanique du bâtiment
  10. Quatorze, dont l’électricité
  11. Quatorze, dont les technologies biomédicales
  12. Quatorze, dont les réseaux informatiques
  13. Quatorze, dont le génie aérospatial
  14. Quatorze, dont le génie civil.

 

Avec trompette et djembé

 

L’horreur, cette tuerie

L’horreur, cette peur d’agir des policiers

L’horreur, les heures d’hésitation

L’horreur, cette tergiversation

 

Attitude déplorable

Toutes les heures précieuses gaspillées

Par les secours passifs

Toutes les heures écoulées

Au profit de l’horreur

 

Triste machination

Il fut long ce délai

Avant l’intervention

Il fut criminel

Ce temps alloué au crime

Sans Plan Valable Manifeste

SPVM.

 

Traîtres calculs à improviser

Heures, minutes, secondes

Qui ont gonflé le crime

Espace meurtrier

Temps multiplié de la fusillade

Caisse de résonance de la tuerie de masse

Mortel écho offert au crime de haine.

 

Avec Kora et trompette

 

Il faut avoir de la lucidité.

 

C’est cette tension entre peur de l’intervention

Et l’horrible lâcheté de la décision différée.

 

C’est cette ambiance de négligence criminelle masquée.

C’est ce maudit tango du pseudo calcul du nombre d’assaillants.

C’est cette fausse prudence endossée par les médias.

C’est cette obsession parodique de la police affolée.

C’est cette balance déguisée qui évalue le poids de l’action

Et celui de l’absence d’action.

C’est ce climat d’abandon des victimes immédiates et de celles

Qui allaient s’ajouter au fil du temps perdu.

C’est tout cela qui, pour moi,

Ce jour-là, m’a hanté.

 

La question est sans cesse languissante

Dans mon cœur

Mon cœur de père

Mon cœur de jeune père, à ce moment

Ce cœur, aujourd’hui de grand-père aussi

Des trente années totales

La même question

Ce qui serait advenu

Si les policiers étaient intervenus

Tout de suite

Immédiatement

Sous la motivation de sauver des vies

En urgence, comme le GIGN.

 

Avec guitare et flûte

 

Ce 6 décembre 1989

J’ai quitté mon bureau de la Tour de la Bourse

Le bureau du CCCI du Québec

Toujours branché sur la radio

Écouteurs dans les oreilles.

 

Je me souviendrai toujours

De l’odeur de l’horreur

Je me souviendrai toujours

De cette bombe éclatée dans mon cerveau

À la seule perception du malheur

Malheur sans mesure, pour moi

Sans mesure, sans aucun sens

 

Cette entrée sauvage

Dans ma vie

Du féminicide

Dans toutes ses dimensions

Sous tous les angles

Je découvrais ce qui

 

Dans ma société

Construit la relative attention aux signaux divers

Aux manifestations, souvent caméléonnes

De la haine

Envers les FEMMES.

 

Avec kora et balafon

 

Ce jour-là

J’ai pensé à ma mère

J’ai pensé à mes sœurs

J’ai frémi pour mes filles.

 

J’ai serré dans mes bras

J’ai serré dans tout mon corps

Mon épouse

Mes deux filles

Celle de douze ans

Celle de soixante-dix jours.

 

Je suis désormais, depuis sept ans, grand-père

En particulier, pour mes deux petites-filles,

Comme pour mon petit-fils, lui de cinq ans

Je m’exprime avec la force de mon expérience

Avec le poids d’une vie engagée

Pour l’égalité sans complaisance,

L’équité effective

La totale dignité et le respect total

 

Je milite en permanence

Pour que dans notre société

PLUS JAMAIS DE FÉMINICIDE.

 

IN MEMORIAM

 

  1. Geneviève BERGERON
  2. Nathalie CROTEAU
  3. Anne-Marie EDWARD
  4. Maryse LAGANIÈRE
  5. Anne-Marie LEMAY
  6. Michèle RICHARD
  7. Annie TURCOTTE
  8. Hélène COLGAN
  9. Barbara DAIGNEAULT
  10. Maud HAVIERNICK
  11. Maryse LECLAIR
  12. Sonia PELLETIER
  13. Annie ST-ARNEAULT
  14. Barbara KULCZNICK-WIDAJEWICZ.

 

Yves ALAVO

Auteur, compositeur, poète.

23-26-11-2019. Montréal.

 

Note sur l’auteur : Auteur, compositeur et poète, Yves Alavo a publié Bleu de lune et soleil d’or aux éditions Christian Feuillette en 2007 ; Vertiges sublimes et couleurs des saisons intimes, aux éditions Grenier en 2010 et Ambre vermeil-peintures de la vie, édité par CDN en 2019. Il travaillé à Montréal en 42 ans, comme journaliste, professeur, conseiller en communication et expert en stratégies en culture et en relations internationales au sein des administrations publiques du Québec, du Canada et de la Ville de Montréal.

 

 

 

 

 

L’IVRESSE DE LA MÉMOIRE des artistes Farzaneh et Mancy REZAEI.

15 Nov
Le Centre culturel Georges-Vanier présente l’exposition l’Ivresse de la mémoire, des artistes Farzaneh Rezaei et Mancy Rezaei, du 8 novembre au 20 décembre 2018.
Texte de la commissaire Hanieh ZIAEI.

Vues de la salle  Photos de Hanieh Ziaei, commissaire de l’exposition.

Cette exposition, dont le commissariat est assuré par Hanieh Ziaei, met en exergue la trajectoire partagée des deux sœurs artistes-peintres entre ruptures et reconfigurations. Originaires d’Iran, ces dernières explorent les enjeux liés au corps, au mouvement et à la mémoire personnelle et collective. Entre l’ici et l’ailleurs, l’une puise dans l’écriture poétique en tissant des cordes entre poésie, dessin et peinture, l’autre recourt aux motifs botaniques et formes géométriques propres à l’art persan (architecture, jardins, tapis) pour créer un espace imaginaire dans la mémoire recomposée.

Lors du vernissage, le 8 novembre de 17h30 à 20h, les artistes ont présenté une installation éphémère dans la grande salle du CCGV en complément de l’exposition principale (voir élément photographié jeudi, 15 novembre 2018 par Yves ALAVO).

L’ivresse de la mémoire 
Farzaneh Rezaei et Mancy Rezaei
Commissaire d’exposition : Hanieh Ziaei
Du 8 novembre au 20 décembre 2018
Vernissage : 8 novembre, de 17h30 à 20h
Entrée libre

Biographies

Depuis 2014, Farzaneh Rezaei et Mancy Rezaei vivent et travaillent à Montréal. Elles effectuent présentement une maîtrise en arts visuels à l’UQÀM. Farzaneh Rezaei a obtenu la bourse Vivacité Montréal du CALQ et la bourse de la relève de formation en lithographie de l’Atelier Circulaire. Mancy Rezaei a, pour sa part, été Récipiendaire de la bourse Vivacité Montréal du CALQ et du Prix Interculturel Abe-Limonchik. Elles ont participé à de nombreuses expositions (UQÀM, TOHU, Artothèque).

Dans le cadre de ses recherches en sociologie de l’art et de la culture à l’UQÀM et l’ULB, Hanieh Ziaei travaille sur les artistes iraniens dans le monde des arts, ainsi que sur la place de l’art en exil. À titre de commissaire d’exposition, elle s’intéresse à la trajectoire des artistes et aux dimensions politiques et sociales de l’art contemporain.

Photos complémentaires de Yves ALAVO.

RemerciementsCe projet profite du soutien exceptionnel de l’arrondissement du Sud-Ouest. Il est présenté dans le cadre d’un programme qui soutient la diffusion d’une oeuvre et d’un artiste professionnel ou d’un regroupement d’artistes professionnels issus de la diversité culturelle au Centre culturel Georges-Vanier.

LA CULTURE AU COEUR DU QUÉBEC, ACTION TOTALE

12 Juin

PARTOUT, LA CULTURE

Politique québécoise de la culture
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VALÉRIE PLANTE PREMIÈRE MAIRESSE DE MONTRÉAL

6 Nov

Mme Valérie Plante 43 ans, élue brillamment, première mairesse historique de Montréal, avec +51% des voies contre 45% au sortant D.Coderre (1 seul mandat)

Élue dimanche 5 novembre 2017, avec plus de 51% des voies contre 45% au sortant Denis Coderre.

La transition est faite, Montréalais et Montréalaises sont fiers souhaitent congé à Denis Coderre.

Nous avons envie d’avancer, besoin de changement, de respect et de dignité. Les plus proches du maire sortant sont aussi remerciés ou ont quitté : Anie Samson, Réal Ménard, Harout Chitilian, Russell Copeman, Pierre Gagnier, Pierre Desrochers, Manon Gauthier. Les parachutés récents ou anciens, aussi mis sur la touche (Lorraine Pagé, Elsie Lefevre). Si le taux de participation avait été plus élevé, l’hécatombe aurait été sévère et ce serait Coderre 40% et Valérie Plante 60%.

Valérie Plante était précise :
IL EST TEMPS DE SE METTRE AU TRAVAIL POUR MONTRÉAL. Mon projet, c’est le vôtre : débloquer Montréal et créer des milieux de vie abordables, sécuritaires et dynamiques pour tous et toutes. Mon projet respecte
l’identité des quartiers qui font de Montréal une ville dont on est si fier. La ville de demain, je veux la construire maintenant, avec vous et pour vous. »

Désormais avec des personnalités fortes, des élus engagés, enracinés dans leurs milieux de vie, des personnes de grande compétence, expérimentés, diplômés de haut niveau, comme jamais ce fut le cas au conseil de ville, des figures lumineuses, qui vivent avec nous, connaissent d’expérience les quartiers, les arrondissements, les districts, mais surtout ont des liens avec les citoyennes, les citoyens et les forces vives de Montréal.

Ce sont elles, et eux, qui font avec nous les mairesses et maires et élus de PM de nos arrondissements de Montréal : Émilie Thuillier avec 2/4 (Ahuntsic-Cartierville), Sue Montgomery avec 4/5 (CDN-NDG), Majda Vodanovic avec 4/4 (LaChine), Luc Ferrandez avec 6/6 (Plateau Mont-Royal), Benoît Dorais avec 4/4 (Sud-Ouest), Normand Marinacci avec 3/4 (Ile-Bizard-Ste-Geneviève), Pierre Lessard-Blais avec 3/4 (M-H-M), Philippe Tomlinson avec 3/4 (Outremont), notons l’élection de Lisa Christensen pour PM dans le district (La Pointe-aux-Prairies), François William Croteau avec 4/4 (R-P-P), Verdun avec 3 élus de PM, Valérie Plante avec 3/4 dont Robert Beaudry qui bat R. Bergeron dans (Saint-Jacques-Ville-Marie), enfin Giuliana Fumagalli avec 2/4 (Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension).

375 ans après Jeanne Mance, fondatrice de Montréal, les Montréalaises et les Montréalais ont écrit le 5 novembre 2017, un livre d’Histoire en élisant la première mairesse de la métropole. Montréal rejoint ainsi des villes comme Rome, Barcelone, Paris. Se faisant, ils ont aussi confirmé que le maire précédent élu avec la plus faible portion du suffrage de l’histoire et aussi celui qui aura eu un mandat unique dans l’ère moderne de notre histoire contemporaine.

OXFAM MARCHE DES JEUNES 2017 À MONTRÉAL

15 Mai

Pour une 47e année consécutive, plus de 5 000 jeunes Québécoises et Québécois ont investi les rues de Montréal dans une ambiance festive pour crier haut et fort leur solidarité et leur volonté de lutter contre les inégalités, qui frappent plus particulièrement les jeunes et les femmes. La Marche Monde est le plus gros rassemblement dédié à la jeunesse citoyenne au Québec.

 

Éric à gauche et sa fiancée Nadine sont solidaires des jeunes de Montréal marcheurs de la 47e édition OXFAM. Photo Yves Alavo

Vanessa Pilon, ambassadrice jeunesse d’Oxfam-Québec : « Je voulais marcher à nouveau avec eux.  Il y a tellement de grands mouvements de justice sociale et de paix qui sont nés grâce à la jeunesse, grâce aux étudiants. Les jeunes jettent un regard neuf sur les enjeux actuels. Ils arrivent, avec intelligence et sensibilité, à imaginer un monde différent. Je suis profondément convaincue que si l’on faisait l’effort de les écouter davantage et de collaborer avec eux, nos sociétés en ressortiraient plus inclusives, plus durables et équitables. »
Nos voix comptent ! est le thème de la Marche Monde 2017, puisque les jeunes représentent le quart de l’humanité et sont encore systématiquement exclus des processus de prises de décisions. Les gouvernements, ici et partout dans le monde, doivent permettre aux jeunes d’avoir accès à une éducation de qualité et à des emplois décents, autant au niveau du salaire que des conditions de travail.

« Plus de 500 millions de jeunes vivent avec moins de 2 $ par jour, et près de 126 millions d’entre eux ne peuvent pas lire une phrase complète. En marchant aujourd’hui, les jeunes ont affirmé leur volonté d’être entendus.  Ils sont bien conscients qu’ils ont un rôle à jouer dans les décisions qui ont des conséquences sur leur avenir. » dit Denise Byrnes, directrice générale d’Oxfam-Québec.

 

Plus de 5000 jeunes ont participé à la Marche à Montréal vendredi 12 mai 2017. Photo OXFAM-Québec

 

Un manifeste rédigé par des jeunes de plus de 20 pays circule présentement à travers le monde pour mieux faire connaître la vision et les revendications des jeunes concernant les défis importants auxquels ils font face, déterminés à construire des sociétés égalitaires et durables. Ce manifeste lance un appel aux jeunes du monde entier à se mobiliser autour des enjeux reliés à la participation des jeunes, la diversité, l’autonomisation des jeunes femmes, l’éducation, l’emploi, et l’accès équitable aux ressources.

Liens connexes

Manifeste des jeunes
www.marchemonde.ca
Rapport Jeunes et inégalités

Oxfam-Québec est membre de la confédération internationale Oxfam, qui regroupe 20 organisations non gouvernementales en Afrique du sud, Allemagne, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Danemark, Espagne, États-Unis, France, Hong Kong, Inde, Irlande, Italie, Japon, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Royaume-Uni.

 

SOURCE OXFAM-QUEBEC

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L’ancienne protectrice du citoyen renonce à une indemnité de départ de 210 976$

8 Fév

Article du Journal de Montréal  Charles LECAVALIER.  Mercredi 8 février 2017.

Raymonde Saint-Germain renonce à son indemnité de départ de 210 976 $ qu’elle a laissée sur la table en quittant son poste de protectrice du citoyen, a appris Le Journal. Elle demande maintenant un resserrement des règles pour tous les mandarins.

«Quand j’ai téléphoné aux Emplois supérieurs pour leur dire, j’ai compris que c’était peut-être bien la première fois que ça arrivait», a lancé Mme Saint-Germain lors d’une entrevue avec notre Bureau parlementaire.

L’ex-ombudsman des Services gouvernementaux fait une croix sur un chèque de 210 976 $. Comme tous les hauts fonctionnaires de l’État, elle avait droit à un montant calculé en fonction de ses années de service et son salaire annuel. Elle a toutefois choisi de dire non, puisqu’elle savait qu’elle aurait rapidement un autre emploi, cette fois-ci au sénat canadien.

Elle a informé le secrétaire général du Conseil exécutif, Juan Roberto Iglesias, dans une lettre rédigée en novembre.

«Pour moi, c’était facile, car je n’étais pas à l’aise de prendre l’argent. Ça n’a même pas été une décision. J’ai été nommée au sénat le 2 décembre et j’ai quitté en novembre. Je n’ai pas eu de transition. Je ne trouvais pas ça justifié», a-t-elle souligné.

La Protectrice du citoyen est un modèle pour tous les cadres du Québec

La Protectrice du citoyen est un modèle pour tous les cadres du Québec

 

Du changement

La nouvelle sénatrice trouve d’ailleurs que les règles québécoises sont trop permissives. «Ça devrait changer; pour l’instant, c’est un automatisme. C’est dans les contrats: vous y avez droit. Mais il y a toutes sortes de situations où les gens iraient tout de même dans le public sans ça», a-t-elle lancé.

Dans son dernier rapport, Mme Saint-Germain a déploré les coupes du gouvernement Couillard «moins éprouvantes pour la bureaucratie que pour les personnes vulnérables». Elle juge aujourd’hui que le «fondement de ce décret d’embauche» devrait être revu: l’allocation de transition devrait être versée mensuellement et devrait se tarir lorsque la personne se trouve un emploi.

Elle fait toutefois une distinction pour les députés, qui «vivent beaucoup d’insécurité».

À l’aise

Mme Saint-Germain n’aura pas de difficulté à joindre les deux bouts avec son salaire de sénatrice de près de 145 000 $ et sa pension provinciale, à laquelle elle a contribué «pendant 42 ans», a-t-elle précisé.

Rappelons que selon la loi, elle a droit à 50 % de son salaire de 210 000 $ après 10 années de services comme protectrice.

QUI EST RAYMONDE SAINT-GERMAIN ?

  • Après deux mandats consécutifs de cinq ans, Raymonde Saint-Germain a quitté le Protecteur du citoyen le 14 novembre 2016.
  • Recommandée par Justin Trudeau, elle occupe désormais les fonctions de sénatrice à Ottawa.
  • Elle travaillait auparavant comme sous-ministre aux Services gouvernementaux.

DES PRIMES QUI ONT FAIT LES MANCHETTES

  • 654 000 $  à Charles Lapointe, président de Tourisme Montréal, lorsqu’il a pris sa retraite en 2013.
  • 378 000 $ à Henri-Paul Rousseau, l’ex-PDG de la Caisse de dépôt et placement, lorsqu’il quitte en 2008 de son plein gré l’institution pour aller travailler chez Power Corporation.
  • 565 503 $ à Thierry Vandal lorsqu’il a quitté Hydro-Québec en 2014.
  • 650 000 $ environ, à Michael Goldbloom, recteur de l’Université Bishop’s, qui compte 2825 étudiants. Après un reportage du Journal, il n’en a conservé que la moitié, soit près de 325 000 $
  • Charles Lecavalier

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