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BABEL MUSIQUES (DU 6 AU 13 AVRIL 2013)

24 Avr

Les Carnets culturels du poète

Ce festival, cette série spéciale de spectacles a eu lieu dans les salles, la salle multifonctionnelle et dans le cabaret, de la Maison de la culture Ahuntsic-Cartierville. Cette maison de la culture est différente des autres. Pendant 20 ans elle a produit, réalisé et diffusé les rencontres, les spectacles et les réceptions du Festival MMM. C’est un lieu de diffusion, une maison de la culture qui est enracinée dans sa communauté, dans sa ville, un lieu de médiation culturelle en plein espace urbain moderne. Ainsi, depuis plus de deux décennies, particulièrement au cours du mois d’avril, le printemps est sous le souffle des musiques du monde. Je vous souhaite de vivre des spectacles dans cette ambiance faite d’enthousiasme et de tonus que créent les amateurs et les passionnés. Salle comble et vivante de mélange de plaisirs et de cette relation particulière entre l’agente culturelle, son équipe dévouée et le public qui se sait choyé.

LE GRAND SÉNÉBAL DE MONTRÉAL

Une semaine folle qui s’est mise en route avec la fête nationale de l’indépendance sénégalaise, fête montréalaise des cinquante-trois ans du Sénégal (4 avril chaque année), mais soirée du Samedi 6 avril qui a vu le grand SénéBal aménager, s’installer à Ahuntsic avec ses musiques, ses plats, ses kiosques de nourriture et d’artisanat sénégalais, pour sa quatrième édition. Cette initiative célèbre à la fois l’accession à l’indépendance du Sénégal (4 avril 1960) et le retour du printemps. Une brochette de talents, de super artistes originaires du Sénégal, Montréalais de premier plan : Boucar Diouf, Élage Diouf (Bolou Dof), Zale Seck, Zal Sissokho le maître de la Kora accompagné de la savoureuse et impressionnante Tapa Diarra animatrice, chanteuse à la voix exceptionnelle, interprète et créatrice d’une fusion novatrice réunissant traditions, rythmes et mélodies ancestrales et poèmes actuels qui disent la bataille d’une génération ambassadrice africaine pour mettre au monde chez nous la musique universelle. Zal Sissokho partait pour le Brésil, désormais pont vivant entre l’Afrique-mère et la terre africaine du Brésil où vit à Salvador Da Bahia, la source inversée et authentique des traditions profondes Fon du Bénin, comme une synthèse culturelle et humaine.

Ces grandes vedettes natives du Sénégal, ces artistes cultivés, fins dans leurs arts inventeurs de leur gestuelle et généreux de partage et de communion ont tout donné. Le public a dansé, les hanches se sont libérées, les voix ont exprimé la puissance de l’amour total dans l’enceinte de la maison de la culture, de la salle de concert, au Cabaret en passant par le grand hall animé de couleurs, d’odeurs de cuisine et fou de rythmes endiablés. Une flambée de soleil pour tuer l’hiver.

Ainsi démarrait la huitaine ahuntsicoise des musiques universelles. Longue et belle fut cette première soirée, de costumes, de musiques et de plaisirs culinaires et artistiques. Mille surprises ! Mille joies qui font le bonheur durable qui s’est mis en suite de la soirée, vers 23 heures en Musiques à danser au Cabaret Juste-là. Une invention de Liette Gauthier.

 

PHOTO soLO cUERDAS_n

Solo Cuerdas cordes à cordes

 

Mercredi 10 avril, une autre invention de Liette Gauthier et de son équipe, SOLO CUERDAS. Cette soirée de création, signée Babel Musiques, met en scène des artistes de talents sous la direction musicale de Willy Rios, grand interprète du charango, compositeur, guitariste, flûtiste et chanteur ! Une soirée de rencontres, de risques artistiques, d’improvisations et de plaisir auditif garanti !

Le groupe de Willy Rios est composé de Rodrigo Salazar à la basse, Hugo Larenas, à la guitare et Daniel Emden aux percussions. Tous ces musiciens, virtuoses et sorciers instrumentaux forgent des musiques d’inspiration andine. Liette Gauthier a concocté cette rencontre de cordes subtiles et mélodiques et de percussions sans bornes, la magie y a éclaté avec LES INVITÉS : Sébastien Dufour, charango, Estelle Lavoie, kora, Ismail Fencioglu, oud, Victor Simon, piano. Seul un enregistrement de cette création peut en dire la beauté donnée par tant de talents unis qui s’accordent. Voici un concert à recréer pour une affiche créative et innovatrice témoin de notre Montréal, ville et métropole culturelle internationale.

 

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Azam Ali, beauté totale et mystique, amour infini.

 

 

AZAM ALI : DE LA NUIT AU LEVER DU JOUR

Nous avons aussi vécu cette soirée du jeudi 11 avril, dont les critiques disent :

« Une œuvre singulière, exotique, sophistiquée et, pour tout dire, d’une troublante beauté! […] …une sublime invitation à l’onirisme absolu. » -Voir

Dans Salle de concert, un spectacle de chansons traditionnelles où se mélangent harmonieusement musique électronique et instruments du Moyen-Orient. Azam Ali (chant), Loga Ramin Torkian (lafta et kamaan), Kiya Tabassian (sétar hoorangiz et voix), Ziya Tabassian (percussions : daf, dordayereh, dhol), Chloé Dominguez (violoncelle). Douceur de sa voix pour Ali Azam qui échange avec le public, se concentre en vocalises, dit dans une voix de mezzo-soprano, la nostalgie éternelle de l’orient. Nous avons encore une fois apprécié la virtuosité des instrumentistes, l’époux de Azam Ali, Loga Ramin Torkian et les frères Tabassian, complice beauté des accords et magie des envoûtements; deux heures de charme et de chants traditionnels du Moyen-Orient portés par des mélodies hallucinantes. Disponible ce soir, le CD existe, dix pièces, celles du spectacle, www.azamalimusic.com

Vendredi 12 avril, un spectacle montréalais, typique, avec Nomadic Massive rappe en français, en créole, en espagnol, en arabe et en anglais. Les chanteurs Vox Sambou, Waahli, Lou Piensa, Nantali Indongo et Meduza et Butta Beats au beatbox utilisent échantillons, platines et influences traditionnelles pour habiller ses chansons métissées de rythmes soul, reggae et afrocaraïbéens. Hip hop- world au Cabaret Juste-là ! Comme lors de leurs prestations sur les grandes scènes d’Europe, du Brésil et ailleurs sur nos places festives, Nomadic Massive est en symbiose avec son public. Une nuit entière de samba, de mélodies post-modernes et de tous les rythmes populaires et accessibles, paroles chantantes dans toutes les langues continentales et cette libre interprétation des classiques en séquences populaires et des chansons populaires en sonorités classiques, une conversion perpétuelle sur laquelle les danses se sont enchaînées.

finale dÉCOUVERTES DU MONDE

Le monde y est, traditions et modernité, la musique sublime

 

 

DÉCOUVERTES DU MONDE

Pour la 23e édition (continuité savante de recherche et de créatiin) consacrée aux découvertes d’artistes professionnels montréalais, connus ou non, dont les projets et les savoir-faire sont à souligner, le menu samedi 13 avril était substantiel :

CAFÉ CANTANTE d’abord qui propose un répertoire riche des traditions arabo-andalouses du XIIIe siècle jusqu’au Flamenco en passant par les grands de la chanson marocaine et arabe des années 70. Avec : Sabah Lachgar (chant), Rae Bowhay (danse), Dominique Soulard (guitare), Miguel Medina (percussions) et la belle Brigitte Dajczer (violon). Nous avons partagé cette immense émotion, afro-négro et arabo-berbère, avec les mélodies espagnoles etc…Danses dans la voix, les voix qui chaloupent et accompagnement des instruments, tous nous étions sous le charme sans compromis. Silence dans la salle de concert, pleine de cœurs qui battent, d’yeux ouverts et attentifs, une sensation de concerts en lieux sacrés, tout le divin coulait avec les accents violonés, les valses de la guitare et sur les pas de la danseuse Rae Bowhay : claquettes et talons, les percussions sont parties en écho du sol jusqu’aux voûtes de la chapelle virtuelle. Danses, fluide suite de pas et de survols aériens d’une sensuelle danseuse aux hanches élégantes, aux mollets toniques et dont le ventre ondule de beauté magique.

OPPENHEIM-YOUNG-EMENAU, ensuite sur scène. Initié par Henri Oppenheim le projet PYM propose des mélodies et des musiques originales inspirées de poèmes yiddish écrits à Montréal au XXe siècle. Avec : Karen Young, (chant), Michel Emenau, (vibraphone, percussions et effet électronique) et Henri Oppenheim, (accordéon et guitare). Un récital qui nous conduit aux années de poésie et des troubadours, la salle chante avec l’extraordinaire Karen Young, la guitare de Henri O est belle de suaves accords et son accordéon plein de velours. Un moment de nostalgie sans tristesse et de joie avec la folle énergie des belles années du Folk mondial.

 

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Unique et sublime, vive la MC Ahuntsic et les artistes

 

 

 

QUATUOR MANDINGUE enfin, propose un répertoire associé à l’Empire malien du XIIe siècle avec une orchestration typique et des instruments emblématiques de l’Afrique de l’Ouest. Avec : du Québec, Nathalie Cora (kora), de la Côte-d’Ivoire, Aboulaye Koné (balafon et guitare), du Burkina Faso, Mamadou Koïta (balafon) et Salif Sanou dit Lasso (flûte peuhle). Pas un instant ailleurs que sur la danse et les envolées folles de Aboulaye Koné, maître de la guitare ce soir, car il est aussi percussionniste. Un moment de belle anthologie, sans détour, tout entier de rythmes nuancés et de chants sous-entendus car seuls les instruments et la voix du flûtiste, voilée par le son de la flûte, ont emplis l’espace. Musique instrumentale souveraine et altière qui a fait communier chaque présence au concert universel nègre, musique vivante de l’Ouest africain, du sahel, de la côte et des savanes, harmattan de la vie qui balaie les frayeurs de l’hiver. Cette soirée fut chaleureuse, amoureuse et d’une intériorité, que seule la température froide, au sortir des lieux, a tempérée avec un humour subtil.

ROMA CARNIVALE, en clôture, Gypsy punk au Cabaret Juste-là ! C’est un ensemble réjouissant de musique tzigane de tradition serbe mené par le chanteur et compositeur Dusan Dukic avec sousaphone, ukulele, violon, trompette, guitare et voix. Une soirée qui appelle obligatoirement à la danse. Ce fut cela, dans le comble de présences avec la bière et plusieurs amies et amis, venus finir unis la semaine de musiques du monde. Scène pleine de plus de dix musiciens et danseurs, une cacophonie joyeuse et «tripative» comme aime à le dire un animateur radio au rire unique.

La note véritable finale, a résonné dimanche 14 avril, à11 h. Pour une deuxième année, le musicien Sergiu Popa a convié les accordéonistes amateurs et professionnels à une rencontre musicale amicale sous le signe de l’échange, de l’écoute et de la rencontre. SERGIU POPA ET SES ÉLÈVES, atelier-rencontre auquel nous n’avons pu participer. Mais sachez que cet accordéoniste de génie, homme généreux au talent immense, est le roi de la musique.

Yves ALAVO, poète

Pour finir, un hommage à Liette Gauthier, conception et direction artistique, ainsi qu’à son équipe dont : Martine Simard : assistante à la production et aux communications, Luc Quenneville : directeur technique, Éric Rioux : sonorisateur, Sébastien Lavigne : éclairagiste, Salomé Acosta García : design graphique, Julien Robitaille : support WEB, Marietta Corcuera : stagiaire Nicolas Flores

Pour votre culture et votre bonheur, dès le 26 avril, au Théâtre Plaza, sur la rue St-Hubert, le Festival MMM s’ouvre : la programmation http://www.festivalmmm.ca/

Et les projections débutent pour le Festival du cinéma africain et crole : Vues d’Afrique

http://www.vuesdafrique.com/

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2012 in review. Revue 2012

30 Déc

Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2012 pour ce blog.

Voici un extrait :

600 personnes ont atteint le sommet du Mont Everest en 2012. Ce blog a reçu environ 3 500 vues in 2012. Si chaque personne ayant atteint le somment de l’Everest visitait ce blog, il aurait fallut 6 and pour atteindre autant de vues.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

2011 une revue tonique et solidaire, espoir en 2012

31 Déc

Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2011 pour ce blogue.

Voici un extrait:

Un cable car à San Francisco contient 60 personnes. Ce blog a été visité environ 3 600 fois en 2011. Si c’était un cable car, il aurait fallu à peu près 60 voyages pour transporter autant de personnes.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

 

 

ZAL IDRISSA SISSOKHO : VIRTUOSE DE LA KORA

Zal Idrissa Sissokho est devenu depuis 2007, après la mort à l’âge de 80 ans du Djeli Boubacar Diabaté, LE spécialiste de la harpe-luth africaine, de la kora, instrument-témoin de la civilisation mandingue, Zal Idrissa Sissoko est devenu le plus en vue sur le continent canadien et l’héritier de fait et de droit en la matière.  

Regardez Zal Idrissa SISSOKHO sur RéussirTV

 

Porteur et responsable de la conservation autant que de la diffusion du patrimoine social, historique, musicologique et des codes traditionnels, héritage des communautés, nations et cultures qui ont traversé et marqué de leur sceau des ères entières de civilisation en Afrique subsaharienne surtout, le Djeli (dans ce cas le Korafola) est à la fois sociologue, musicien, historien et ambassadeur légitime. Homme de culture et œuvrant en solitaire ou membre d’un collectif voué à une mission de défense et de promotion des valeurs traditionnelles, il est, par essence, agent de communication sociale.

Détenteur des douze clefs du mandingue, le griot, ou Djeli (jali), passé maître dans l’art de la parole, conservateur des « secrets plusieurs fois séculaires », il est le noyau le plus expressif (scientifique et pédagogue) de la dynamique globale de la « mémoire » au sein de la société et interprète privilégié du répertoire classique. Nous pouvons ainsi mieux situer la trajectoire de formation et d’apprentissage, mais encore l’éthique de création et d’interprétation, en un mot la place qu’occupe Zal Idrissa Sissokho dans la lignée historique et culturelle qui est la sienne : dépositaire de l’histoire impériale, mais aussi déclencheur des émotions par sa maîtrise de l’instrument de musique qu’est la KORA, libérateur des forces affectives et, fonction, chantre et musicien hors-pair.

Habité d’une force métaphysique et artisan appartenant au clan des gens de parole, conseiller inséparable des rois, le jali, selon Ousmane Huchard Sow, Ph. D, anthropologue, muséologue et musicologue de grande renommée, exerce « à côté de ses tâches de maître de cérémonie à la cour royale, des fonctions de précepteur des princes. Le jali était aussi l’homme courageux, maître de la parole, qui était là pendant les expéditions dangereuses et sur les champs de bataille avec son instrument de musique, pour raviver l’ardeur guerrière des troupes et faire retrouver à certains leur courage défaillant… Seul le jali jouissait du privilège de pouvoir parler franchement et sans détour au roi, souvent avec habileté grâce à sa grande maîtrise du verbe, à des images poétiques et des mélodies sensibles. »

Ambassadeur, médiateur, tel est aujourd’hui, au sein de notre vie sociale et culturelle canadienne, québécoise et montréalaise, Zal Idrissa Sissokho. Pour lui, « l’artiste peut faire passer des messages parce qu’il a une tribune lors des spectacles. Parce qu’il parle de manière sensible, il a la possibilité de toucher les gens et de les faire réfléchir sur ce qui se passe autour d’eux. Contrairement au politicien qui a un intérêt partisan, l’artiste est libre d’offrir son opinion aux spectateurs, par ses paroles et sa musique.»

Interrogé sur son sens de la communauté et son engagement social et communautaire, il reste discret.  Nous l’avions souvent vu offrir temps, talent et se retrousser les manches, motiver les jeunes, mais encore prendre part gracieusement à des spectacles qui aident les jeunes de la rue, contribuent à amasser des fonds pour des œuvres de coopération et permettent aux décrocheurs de retrouver les bancs de l’école. L’ayant eu à l’usure, il finit par admettre : « Je participe à des spectacles bénéfices dont les causes touchent au domaine humanitaire, tels les jeunes musiciens du monde, les artistes contre la faim. Comme artiste professionnel originaire du Sénégal, il est naturel pour moi de m’impliquer, de donner de mon temps. Je le fais pas seulement comme artiste, mais comme citoyen du monde. »

DIGNITÉ

Une dizaine d’années de participation à notre vie culturelle lui ont permis de collaborer avec plusieurs artistes, professionnels comme lui : « Toutes les collaborations m’ont marqué. Mais principalement celle avec Dan Bigras pour le show du refuge. Cet homme investit beaucoup de lui-même pour donner de la dignité aux démunis, à ceux qui sont dans le besoin. Et c’est tout à son honneur.

Les causes qu’il défend sont aussi les miennes. L’inégalité sociale vient me chercher dans le plus profond de moi-même. Le monde irait mieux si tous les humains sur cette terre avaient quelque chose à se mettre sous la dent. »

Le Festival international de Jazz de Montréal, Les Francofolies, le festival Mémoire et racines de Joliette, le festival international Nuits d’Afrique, le festival des musiques du monde en plus de jouer à Fès au Maroc au Festival des musiques sacrées, à Pratto en Italie pour le Festival Musiques du monde et de nombreuses tournées dans l’Ouest canadien, des concerts au Québec et en Ontario, deux séjours importants comme musicien à Las Vegas au cœur de la production spectaculaire « O » du Cirque du Soleil, une année 2008 soulignée par sa participation au Conseil des arts de Montréal en tournée, avec son orchestre Buntalo en plus d’une douzaine de concerts dans le réseau des maisons ou centres culturels sur l’île de Montréal.

Du tonus à en revendre, une mélodie qui stimule, des notes qui perlent et vous habitent, telle est la puissance et la grâce des créations de Zal Idrissa Sissokho : rythme, sons ancestraux et cadences actuelles, notes magiques qui tantôt coulent, tantôt explosent, mariées aux autres accents de la savane, des rivages africains et, désormais, de nos saisons nordiques. La musique de Zal, comme il se fait appeler par ses fans, est celle d’un artiste complet, solide, sérieux et sympathique. Énergie calme et assurance professionnelle, il vit, deux fois plutôt qu’une, la joie profonde que confère la paternité ajoutée au soutien de sa conjointe, artiste elle aussi et mère comblée.

Zal  Idrissa Sissokho est engagé dans une dynamique de combat pour plus de justice, pour une société qui puisse profiter au mieux des atouts que lui procure la diversité et milite, surtout, avec Diversité artistique Montréal et ses partenaires que sont Musique Multi-Montréal, pour enfin faire émerger une production culturelle représentative de la diversité du milieu professionnel. Il est encore plus précis : « Beaucoup de projets me travaillent particulièrement celui de faire un documentaire portant sur la réalité de ce que les immigrants, mais surtout les Africains, vivent en Occident. En ce moment, les médias montrent une image inexacte des deux continents : une Afrique pauvre, toujours plus pauvre et un Occident où tout le monde est riche. Moi, pour avoir vécu aux deux endroits, je veux montrer que ce n’est pas la vérité vraie. Pour la reconnaissance des artistes de la diversité, il faudrait une plus grande accessibilité aux salles de spectacle, une plus grande présence à la télé et à la radio. Ce serait beaucoup plus facile pour nous de se faire connaître. »

Un CD Silaba, avec quelques titres qui sauront vous amuser :  « spagne silaba ,,, Sénégal,,,  Sanou merci », lancé à la mi-février 2008, un calendrier qui se meuble au fil des mois, une reconnaissance méritée qui ouvre une nouvelle zone d’enrichissement du patrimoine canadien, une notoriété croissante qui plante ses racines dans le sanctuaire de la diversité culturelle authentique, autant d’atouts qui constituent les meilleurs augures d’un avenir ouvert et fastueux pour le virtuose canadien de la kora.

 

Yves ALAVO

http://www.reussirici.com/index.php?option=com_content&task=view&id=149&Itemid=96

 

 

CHRISTINE ATALLAH ÉTERNELLE CRÉATION

30 Oct

Christine Atallah,

 

La voix est parfois comme le vent doux ou fort qui souffle sur un champ de fleurs dont le parfum sans répit nous habite et agit, tendresse et sensualité unis, comme un ouragan de bonheur.

 

Écrire avec des mots pour saisir la dimension profonde de la musique de Christine Atallah, devient un exploit.  Les mélodies, les rythmes et les instruments mélangés en une sonorité suave, élégante et d’une présence amicale, nous portent, mouvements, nuances.  Elle, musique en myriades d’Est en Ouest, chants des profondeurs et lueurs légères et nouvelles vibrations pour le siècle. 

 

 Voix du présent et du futur, Christine Atallah ouvre des horizons de fraîcheur, crée entre la musique classique et les musiques aux rythmes mélodiques du monde, un pont de force et de douceur.  Christine Atallah, grâce à sa voix des mille et un charmes aux accents de sarabandes de reine et majestueuse magicienne, avec les tempos latins et les éclats arabo-jazzés, envoûtants cantiques pour le bonheur et la paix de l’humanité, est la star d’envergure que toutes et tous souhaitent sur la planète des arts et de la culture universels.

  Cœur au fond du métal

Hymne et louange universels

Rayon solaire traversant l’aube

Iris unique en plongée dans l’air volcanique

Sabre d’argent d’occident et d’orient

Temple sacré au foyer de la création

Invention perpétuelle et folle passion

Navire de paix sur le vent chaud

Enflamme d’or l’espace sonore.

  

Poésie sonore et invitation au rêve.  Christine Atallah invente des paroles et des messages de communion et de célébration de la création, de la paix des cœurs, transportés grâce à des musiques suaves et sensuelles qui touchent les esprits libres et passionnés.  Avec The Bassalindos, un environnement vocal, dont le Montreal Gospel Choir, complémentaire et les instruments : violon, guitare, derbouka, basse acoustique, percussions diverses, kanoun, oud, piano, violoncelle, saxophone, trompète, ce sont des ailes qui donnent un souffle immense au CD Escapades.

  Yves Alavo

28 janvier 2007 et toujours actuel en communion avec Christine qui est en voyage

Le lien avec le répertoire de Diversité artistique Montréal :

http://www.diversiteartistique.org/repertoire/christine_atallah

 

 

Coopération France-Syrie : Mettre en valeur le trésor des arts et de la culture

30 Mar

Ce devait être une des plus belles victoires de la diplomatie culturelle française. Un accord sans précédent grâce auquel la France allait ancrer sa présence dans « un pays aux richesses archéologiques inimaginables », comme le dit Henri Loyrette, le président du Louvre. Restructurer les musées syriens, inventorier les collections, former les personnels, avec l’assurance de pouvoir puiser dans ces merveilles pour organiser des expositions à Paris et, qui sait, construire le futur Musée national de Damas…

Mais, depuis la répression de la contestation qui s’éveillait en Syrie et un bilan de près de 150 morts, cet échange « sans précédent » inquiète les diplomates français.

L’aventure avait pourtant commencé comme un conte de fées. Avec, dans le rôle de la princesse, Asma Al-Assad. Quand, début 2008, les deux pays réchauffaient leurs relations diplomatiques, l’épouse du président syrien, francophone et férue de culture, a pris le premier rôle. Puisque le Louvre entretenait depuis cent cinquante ans des rapports étroits avec le Musée national de Damas, elle proposait d’aller plus loin. Lors de la visite officielle de son mari, à Paris, en juillet 2008, elle s’est émerveillée devant les collections syriennes du Louvre et leur mise en valeur.« Pourquoi ne nous aideriez-vous pas à réorganiser le Musée national ? », a demandé la première dame.

En septembre, c’est au tour de Nicolas Sarkozy de se rendre à Damas. De son côté, Henri Loyrette multiplie les voyages. Le patron du Louvre connaît le terrain : le grand Musée national, construit par les Français à partir de 1920, mais aussi les musées de province et les petits établissements sur les sites archéologiques. « Des trésors y sont conservés dans des conditions souvent terribles, il y a urgence à agir », assure-t-il. Proposition est faite aux Syriens de revoir l’ensemble de leur système, de les aider à inventorier et à valoriser leurs collections, concevoir des bâtiments, former des conservateurs…

Les Syriens acceptent, et c’est désormais entre deux Etats que s’élaborent les échanges. A Paris, l’Elysée accueille les réunions. A côté du Louvre et des ministères de la culture et des affaires étrangères, siègent à présent l’Institut national du patrimoine (INP), qui forme les conservateurs, l’ENA et l’Ecole du Louvre. Si bien qu’en février 2010, lors de la visite de François Fillon à Damas, les deux pays signent un accord global de coopération culturelle.

De tels accords, la France en a signé de nombreux. Mais, pour appliquer celui-ci, elle a créé un groupe d’intérêt public (GIP), structure ad hoc dotée d’un budget propre et dont le conseil d’administration s’est réuni pour la première fois le 23 mars, en pleine crise syrienne. Du jamais-vu en matière de coopération culturelle. Certes, on est loin de l’ampleur du projet du Louvre à Abou Dhabi et des 400 millions d’euros qui l’accompagnent. Mais là ou le chantier émirati rapportait de l’argent, l’aventure syrienne coûte 1,5 million d’euros par an pendant au moins trois ans. Les deux ministères rechignent d’ailleurs à puiser dans leurs ressources, Matignon le leur impose. Et, le 22 février 2011, le Journal officiel publie l’arrêté portant création du GIP.

« La France ne soutient pas le régime syrien, c’est un accord technique », se défend le Quai d’Orsay. A l’Elysée, on admet plus simplement que la France entretient des relations culturelles avec les pires régimes de la planète. Le Louvre vante ainsi, sur son site, ses collaborations avec l’Arabie saoudite, l’Iran, le Soudan, le Yémen, la Libye ou la Chine… La culture doit pouvoir échapper au politique, défendent les scientifiques. Elle représente le meilleur vecteur de démocratisation, ajoutent les politiques.

Argument qui permettra à l’INP d’accueillir, dès cette semaine, quatre premiers stagiaires syriens. Argument plus fragile quand il s’agit d’aller présenter publiquement le projet à Damas, tandis que la police tire sur les manifestants en province. Du 10 au 12 avril, une brochette d’officiels – dont le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand -, conduits par Henri Loyrette, étaient attendus pour un forum international à Damas.

Fallait-il maintenir la participation et risquer de rejouer le calamiteux épisode tunisien de Michèle Alliot-Marie aux premiers jours du printemps arabe ? L’annuler et faire ressurgir le fiasco de l’Année du Mexique ?

Les Français n’ont pas eu à choisir. Un courriel est arrivé samedi 26 mars, à 11 h 22, chez tous les participants : « La Syrie vient d’annoncer une série de réformes qui vont nécessiter la pleine attention du peuple syrien. A la lumière de cette priorité nationale, nous allons repousser le Forum 2011 sur le paysage culturel. »

Jacques Follorou et Nathaniel Herzberg

Article paru dans l’édition du journal Le Monde 30.03.11

L’opposition s’intensifie, Moubarak doit s’exprimer

1 Fév

Selon les forces de l’ordre, plus d’un million d’Egyptiens ont manifesté mardi contre le régime. La télévision d’Etat a confirmé que Hosni Moubarak s’exprimera dans la soirée, mais des doutes subsistent quant à l’ampleur de ses annonces.

Les menaces qui pèsent sur l’économie égyptienne

Le récit de la journée de mobilisation

« Pour l’Occident, c’est le début d’un aggiornamento nécessaire »