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COLLABORATION PRINTEMPS NUMÉRIQUE – NANTES DIGITAL

17 Juil
MTL CONNECTE : Devenez partenaires !
Événements majeursMTL connecteISEA2020Série #intersectionsProjet Jeunesse QC 2030
Renseignements
Roxanne Néron-Lefebvre
Chargée de communication
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NANTES 2020

Retour sur nos expériences pour construire ensemble un numérique solidaire et durable.   L’année 2020 a plus que jamais confirmé la place essentielle du numérique dans nos vies aujourd’hui.  Mais la crise sanitaire a aussi révélé de profondes inégalités d’accès…
Forum des Initi@tives

Le 17 septembre 2020 – De 9h à 18h


Sur place : Halle 6 Ouest – 42 Rue la Tour d’Auvergne, 44200 Nantes

À distance : lien de connexion à venir

Professionnels
Culture scientifique et technique – Jeux vidéos et makers – Économie et emploi – Égalité et accessibilité – Éducation et jeunesse

 La 7e édition du festival commence bientôt !
61JOURS
 05HEURES
 48MINUTES
 39SECONDES
EN ATTENDANT, DÉCOUVREZ LE PROGRAMME ET PRÉPAREZ VOTRE FESTIVAL…
Dans les nuances de ce tissus en batik ouest africain, les promesses que le numérique ouvre en cette ère de changement post pandémie. Pour les artistes, participation et création, production et diffusion sont devenus phases de coopération et collaboration en arts multidisciplinaires. Photo Yves Alavo.

WAATO SITA LA MUSIQUE DE SOLEYA MAMA. 1976

2 Juil

music.apple.com/ca/album/soleya-mamale-waato-sita-vol-01/563010305

COLLECTION PERSONNELLE. DSIQUE ÉDITÉ EN 1976 PAR SONAFRIC. Soleya Mama (composition, guitare et voix) et son ami André Lô. Sept chansons en trente-sept minutes

Musique qui annonce l’ouverture du monde et la place prépondérante des créations africaines sur la scène internationale.

OUSMANE SOW HUCHARD, SOLEYA MAMA. (5 décembre 1942 – 1er juillet 2020)

1 Juil

«Un être d’exception dans la galaxie des grands sénégalais depuis Senghor« Jean-Louis ROY. Directeur de la BANQ. Ex-Secrétaire général de la Francophonie.

Le grand artiste, muséologue, musicologue, était aussi auteur, compositeur et expert mondial des arts négro-africains.

Depuis Dakar, ce matin ma sœur Henriette Alavo, m’informe de cette très triste réalité. Prions pour sa mémoire et le repos de son âme, personnalité si exceptionnelle et grande figure du monde de la culture mondiale, de la politique et pionnier des luttes pour une transition écologique équitable.

Notons que notre proche, grand frère et ami est l’auteur de nombreux ouvrages, articles, catalogues, hymnes et compositeur avec le Wato Sita de plusieurs musiques et paroles.

Viyé Diba : plasticien de l’environnement. Paris Éditions Sépia, 1994, 120p. (Grand prix Léopold S Senghor de Dak’art 98).

La kora : objet-témoin de la civilisation Manding (essai d’analyse organologique d’ue harpe-luth africaine) Dakar, Presses universitaires de Dakar, 2000, 539 p., cartes, photographies, tableaux et dessins originaux.

La culture ses objets témoins  et l’action muséologique. (sémiotique et témoignage d’un objet-témoin : le masque Kanaga des Dogons de Sanga). Dakar Éditions Le nègre international, 2010, 858 p. , photographies et documentation originales.

Sur de nombreux sites de référence, Ainsi, présenté dans un court texte son parcours qui fut bien plus riche :

Anthropologue, muséologue, musicologue, critique d’art et chercheur, Ousmane SOW Huchard travaille aujourd’hui comme consultant international au sein du Cabinet d’ingénierie culturelle « CIWARA…Arts, Actions » qu’il a fondé et dirige depuis 1990. Parallèlement, il préside « Le Mouvement des Palmiers pour le développement local de la Casamance naturelle » ; il encourage également la « SILABA » (= la Grande Route, en langue mandingue) – une association pour la sauvegarde et la promotion de l’héritage musical africain.

Le 3 juin 2007, il est élu Député à l’Assemblée Nationale du Sénégal, et depuis le 22 mars 2009, Conseiller Municipal à la commune de Ziguinchor.

Il est Militant écologiste actif au sein du Rassemblement des Écologistes du Sénégal « les VERTS », dont il est un des membres fondateurs en 1999.

Dans le cadre du Projet du Musée des civilisations noires, il rentre au Sénégal après des études au Canada et exerce diverses fonctions : Conservateur en Chef du Musée Dynamique, Conseiller technique au cabinet du Ministre de la Culture, Commissaire aux expositions d’art à l’étranger, Président du Conseil scientifique de DAK’ART : la Biennale de l’art africain contemporain.

Après des études en histoire de l’art, anthropologie, muséologie et musicologie, couronnées par un doctorat (Ph. D.) à l’Université Laval de Québec (Canada) en 1985.

Il y a un instant (mercredi 1er juillet 2020, 10 :00 de Montréal)  un journal de Dakar Le Quotidien annonçait :

Soleya Mama vivait pour le dialogue des cultures lui qui était champion du métissage.

Ousmane Sow Huchard connu sous le nom de «Soleya Mama» n’est plus. Il est décédé ce mercredi 1er juillet 2020 à l’âge de 78 ans.

Le défunt était un acteur culturel, anthropologue, muséologue, musicologue, critique d’art et chercheur. Ousmane Sow Hu­chard a été nommé en Conseil des ministres, président du Conseil d’administration du nouveau Musée des civilisations noires. Il a été aussi député à l’Assemblée nationale (2007-2012).  Au cours des dernières années, il siégeait aussi au conseil municipal de la Ville de Ziguinchor.

La photo que j’avais prise de mon ami à Dakar dans sa maison dakaroise aux Alamadies. Maison écologique conçue par

l’artiste, architecte et ex-représentant de l’UNICEF au Sénégal, Samir SOBHY.

Véritable musée résidence, chez lui le rituel de l’accueil est sacré. Photo Yves ALAVO.

SORS TON MASQUE CHANGEMENT

14 Mai

Sors ton masque. Dans l’ouragan que constitue la pandémie, s’illustre l’objet témoin mondial. Dessin porteur de la charge esthétique qui trace du geste de création, les horizons indéfinis du changement fondateur.

Encre sur papier 45,7 × 61 cm. CRÉATION : 14 mai 2020

 

Sors ton masque

Création du mercredi 14 mai 2020. Chlag Amraoui

 

Tout en cette couleur différente qui ouvre sur l’espoir transcendant au-delà de la pandémie, sans occulter l’endémie, masque comme médiation  et représentation intégrale de la physionomie du visage. Partialité de l’expression faciale comme confirmation de la sécurité et de la conformité sanitaire. Masque central de ce dessin unique au monde, esthétique universelle depuis les gestes artistiques et la conception, pensée, formalisée et libérée pour l’humanité. Foyer du changement engagé et objet témoin, masque.

Changer pour vivre. Il en va de la nature comme de notre tissu humain, économique, écologique, culturel, social enraciné en diversité et ouvert sur une nouvelle dynamique d’intégrité, d’éthique et de cohérence dans la gestion responsable imputable du capital collectif.

Il est indispensable de traiter et valoriser les personnes qui pour la société assument les fonctions essentielles au développement, au respect de la vie et de la dignité qui en résulte, assurent les fonctions stratégiques en santé, culture et en éducation, mais aussi dans les services essentiels agriculture, alimentation, justice sociale, sécurité et mobilité.

 

 

BONNE FÊTE MAMAN

10 Mai

LYS SPÉCIAL

 

MAMAN en fête

Fêtons nos MAMANS

Ces femmes qui font VIE

MAMAN,

C’est le cri de la VIE

MAMAN pour vivre.

 

La vie c’est MAMAN

MAMAN en premier

CRI.

Toute vie MAM – MOM – MAMIE

MAMAN

Fête ce 10 mai 2020

À toutes les MAMANS

Bonne fête.

 

Magie de la parole

Premier mot de l’enfant

Ultime hommage à la vie MAMAN

 

Universelle ode à la vie.

Toute belle et toujours généreuse

Reine du don

Celui de la VIE

 

Pilier de la société

Témoin de l’humanité

Fierté de la Création

 

Boussole des émotions

Socle des sentiments

ÂME DIVINE MAMAN.

 

 

Yves ALAVO

Dimanche 10 mai 2020.

Regarder cette vidéo où Michele et Barack Obama font la promotion de la lecture :

ZAL IDRISSA SISSOKHO : MAÎTRE-VIRTUOSE DE LA KORA

9 Déc

DESI111219Zal

 

Des traditions aux scènes d'avant-garde

 

Par Yves ALAVO

Zal Idrissa Sissokho est devenu depuis 2007, après la mort à l’âge de 80 ans du Djeli Boubacar Diabaté, LE spécialiste de la harpe-luth africaine, de la kora, instrument-témoin de la civilisation mandingue, Zal Idrissa Sissokho est devenu le plus en vue sur le continent canadien et l’héritier de fait et de droit en la matière.

 

Porteur et responsable de la conservation autant que de la diffusion du patrimoine social, historique, musicologique et des codes traditionnels, héritage des communautés, nations et cultures qui ont traversé et marqué de leur sceau des ères entières de civilisation en Afrique subsaharienne surtout, le Djeli (dans ce cas le Korafola) est à la fois sociologue, musicien, historien et ambassadeur légitime. Homme de culture et œuvrant en solitaire ou membre d’un collectif voué à une mission de défense et de promotion des valeurs traditionnelles, il est, par essence, agent de communication sociale.

Détenteur des douze clefs du mandingue, le griot, ou Djeli (jali), passé maître dans l’art de la parole, conservateur des « secrets plusieurs fois séculaires », il est le noyau le plus expressif (scientifique et pédagogue) de la dynamique globale de la « mémoire » au sein de la société et interprète privilégié du répertoire classique. Nous pouvons ainsi mieux situer la trajectoire de formation et d’apprentissage, mais encore l’éthique de création et d’interprétation, en un mot la place qu’occupe Zal Idrissa Sissokho dans la lignée historique et culturelle qui est la sienne : dépositaire de l’histoire impériale, mais aussi déclencheur des émotions par sa maîtrise de l’instrument de musique qu’est la KORA, libérateur des forces affectives et, fonction, chantre et musicien hors-pair.

Porteur, de la conservation autant que de la diffusion du patrimoine africain.

 

Habité d’une force métaphysique et artisan appartenant au clan des gens de parole, conseiller inséparable des rois, le jali, selon Ousmane Huchard Sow, Ph. D, anthropologue, muséologue et musicologue de grande renommée, exerce « à côté de ses tâches de maître de cérémonie à la cour royale, des fonctions de précepteur des princes. Le jali était aussi l’homme courageux, maître de la parole, qui était là pendant les expéditions dangereuses et sur les champs de bataille avec son instrument de musique, pour raviver l’ardeur guerrière des troupes et faire retrouver à certains leur courage défaillant… Seul le jali jouissait du privilège de pouvoir parler franchement et sans détour au roi, souvent avec habileté grâce à sa grande maîtrise du verbe, à des images poétiques et des mélodies sensibles. »

Sa grande maîtrise du verbe, des images poétiques et des mélodies sensibles. »

 

Ambassadeur, médiateur, tel est aujourd’hui, au sein de notre vie sociale et culturelle canadienne, québécoise et montréalaise, Zal Idrissa Sissokho. Pour lui, « l’artiste peut faire passer des messages parce qu’il a une tribune lors des spectacles. Parce qu’il parle de manière sensible, il a la possibilité de toucher les gens et de les faire réfléchir sur ce qui se passe autour d’eux. Contrairement au politicien qui a un intérêt partisan, l’artiste est libre d’offrir son opinion aux spectateurs, par ses paroles et sa musique. »

Interrogé sur son sens de la communauté et son engagement social et communautaire, il reste discret.  Nous l’avions souvent vu offrir temps, talent et se retrousser les manches, motiver les jeunes, mais encore prendre part gracieusement à des spectacles qui aident les jeunes de la rue, contribuent à amasser des fonds pour des œuvres de coopération et permettent aux décrocheurs de retrouver les bancs de l’école. L’ayant eu à l’usure, il finit par admettre : « Je participe à des spectacles bénéfices dont les causes touchent au domaine humanitaire, tels les jeunes musiciens du monde, les artistes contre la faim. Comme artiste professionnel originaire du Sénégal, il est naturel pour moi de m’impliquer, de donner de mon temps. Je ne le fais pas seulement comme artiste, mais comme citoyen du monde. »

DIGNITÉ

Une dizaine d’années de participation à notre vie culturelle lui ont permis de collaborer avec plusieurs artistes, professionnels comme lui : « Toutes les collaborations m’ont marqué. Mais principalement celle avec Dan Bigras pour le show du refuge. Cet homme investit beaucoup de lui-même pour donner de la dignité aux démunis, à ceux qui sont dans le besoin. Et c’est tout à son honneur.

Les causes qu’il défend sont aussi les miennes. L’inégalité sociale vient me chercher dans le plus profond de moi-même. Le monde irait mieux si tous les humains sur cette terre avaient quelque chose à se mettre sous la dent. »

Le Festival international de Jazz de Montréal, Les Francofolies, le festival Mémoire et racines de Joliette, le festival international Nuits d’Afrique, le festival des musiques du monde en plus de jouer à Fès au Maroc au Festival des musiques sacrées, à Pratto en Italie pour le Festival Musiques du monde et de nombreuses tournées dans l’Ouest canadien, des concerts au Québec et en Ontario, deux séjours importants comme musicien à Las Vegas au cœur de la production spectaculaire « O » du Cirque du Soleil, une année 2008 soulignée par sa participation au Conseil des arts de Montréal en tournée, avec son orchestre Buntalo en plus d’une douzaine de concerts dans le réseau des maisons ou centres culturels sur l’île de Montréal.

 

Avec la danseuse asiatique de Mongolie Hehe Bao, il collabore avec générosité. Espace Mushagalusa.

 

Du tonus à en revendre, une mélodie qui stimule, des notes qui perlent et vous habitent, telle est la puissance et la grâce des créations de Zal Idrissa Sissokho : rythme, sons ancestraux et cadences actuelles, notes magiques qui tantôt coulent, tantôt explosent, mariées aux autres accents de la savane, des rivages africains et, désormais, de nos saisons nordiques. La musique de Zal, comme il se fait appeler par ses fans, est celle d’un artiste complet, solide, sérieux et sympathique. Énergie calme et assurance professionnelle, il vit, deux fois plutôt qu’une, la joie profonde que confère la paternité ajoutée au soutien de sa conjointe, artiste elle aussi et mère comblée.

Zal Idrissa Sissokho est engagé dans une dynamique de combat pour plus de justice, pour une société qui puisse profiter au mieux des atouts que lui procure la diversité et milite, surtout, avec Diversité artistique Montréal et ses partenaires que sont Musique Multi-Montréal, pour enfin faire émerger une production culturelle représentative de la diversité du milieu professionnel. Il est encore plus précis : « Beaucoup de projets me travaillent particulièrement celui de faire un documentaire portant sur la réalité de ce que les immigrants, mais surtout les Africains, vivent en Occident. En ce moment, les médias montrent une image inexacte des deux continents : une Afrique pauvre, toujours plus pauvre et un Occident où tout le monde est riche. Moi, pour avoir vécu aux deux endroits, je veux montrer que ce n’est pas la vérité vraie. Pour la reconnaissance des artistes de la diversité, il faudrait une plus grande accessibilité aux salles de spectacle, une plus grande présence à la télé et à la radio. Ce serait beaucoup plus facile pour nous de se faire connaître. ».

 

L’artiste innove et profite des avancées scientifiques modernes qui améliorent l’instrument.

Un CD Silaba,  (et Buntalo) avec quelques titres qui sauront vous amuser :  « spagne silaba ,,, Sénégal,,,  Sanou merci », lancé à la mi-février 2008, un calendrier qui se meuble au fil des mois, une reconnaissance méritée qui ouvre une nouvelle zone d’enrichissement du patrimoine canadien, une notoriété croissante qui plante ses racines dans le sanctuaire de la diversité culturelle authentique, autant d’atouts qui constituent les meilleurs augures d’un avenir ouvert et fastueux pour le virtuose canadien de la kora.

Écrit en 2008, cet article demeure actuel 12 ans plus tard alors que l’artiste vient de souligner ses 20 ans de participation au développement de notre vie culturel et à celui de la société du Québec, aux créations qui font la réputation du Canada outremer, en particulier, par son inscription au patrimoine Afro-Brésilien, lui qui depuis y (au Brésil) est invité et reconnu.

 

Ambassadeur et médiateur, engagé dans la société.

D’autres œuvres sont venues garnir son palmarès professionnel : Le Partage (2012), Famalé (2015) et La Palabre (2017); bientôt suivis par un nouvel opus de musique métissée entre les rythmes mandingues et ceux du Flamenco. L’artiste a aussi poursuivi ses déplacements sur presque tous les territoires de chez nous, dont de magnifiques rencontres avec le Grand Gilles Vignault et aussi les peuples et les artistes des Premières nations, mais aussi et beaucoup en Europe continentale, en Asie, dans les pays de l’Amérique latine bien sûr, en terre mère, son Afrique natale. Toute collaboration et de nombreuses associations artistiques avec poètes, peintres et danseurs. Zal Idrissa Sissokho est désormais comme en une autre dimension de son art, le rayonnement, il est loin d’en avoir donné toute l’envergure.

 

Désormais en une autre dimension de son art, le rayonnement,

 

 

 

 

XXX POLY

5 Déc

Suite aux débats en cours et avec le souci permanent de contribuer à la réflexion et au développement de notre mémoire collective vivante, je vous propose un texte qui répond à ces besoins. Témoin et citoyen qui participe à la vie de notre société depuis près de 42 ans, je trouve important, avec trente années de méditation, de partager l’expression et le contenu de mon cheminement et l’analyse que je fais de cette horrible tuerie du 6 décembre 1989.

Après trente années, comme société, nous avons encore beaucoup de pensée, des émotions et des réflexions, mais aussi la volonté ferme, qu’ensemble nous pouvons dire avec énergie, plus jamais.

 

14 femmes exceptionnelles

XXX POLY

 

Avec violon et balafon

 

CE JOUR-LÀ de 1989

Mercredi, 6 décembre 1989

Soixante-dix jours après ta naissance

Ma fille Sarah

J’ai pleuré quatorze fois, pour :

  1. Quatorze filles magnifiques
  2. Quatorze jeunes femmes superbes
  3. Quatorze esprits au sommet
  4. Quatorze scientifiques remarquables
  5. Quatorze étudiantes ingénieures
  6. Quatorze artistes des calculs
  7. Quatorze expertes de la précision
  8. Quatorze spécialistes en formation
  9. Quatorze, dont la mécanique du bâtiment
  10. Quatorze, dont l’électricité
  11. Quatorze, dont les technologies biomédicales
  12. Quatorze, dont les réseaux informatiques
  13. Quatorze, dont le génie aérospatial
  14. Quatorze, dont le génie civil.

 

Avec trompette et djembé

 

L’horreur, cette tuerie

L’horreur, cette peur d’agir des policiers

L’horreur, les heures d’hésitation

L’horreur, cette tergiversation

 

Attitude déplorable

Toutes les heures précieuses gaspillées

Par les secours passifs

Toutes les heures écoulées

Au profit de l’horreur

 

Triste machination

Il fut long ce délai

Avant l’intervention

Il fut criminel

Ce temps alloué au crime

Sans Plan Valable Manifeste

SPVM.

 

Traîtres calculs à improviser

Heures, minutes, secondes

Qui ont gonflé le crime

Espace meurtrier

Temps multiplié de la fusillade

Caisse de résonance de la tuerie de masse

Mortel écho offert au crime de haine.

 

Avec Kora et trompette

 

Il faut avoir de la lucidité.

 

C’est cette tension entre peur de l’intervention

Et l’horrible lâcheté de la décision différée.

 

C’est cette ambiance de négligence criminelle masquée.

C’est ce maudit tango du pseudo calcul du nombre d’assaillants.

C’est cette fausse prudence endossée par les médias.

C’est cette obsession parodique de la police affolée.

C’est cette balance déguisée qui évalue le poids de l’action

Et celui de l’absence d’action.

C’est ce climat d’abandon des victimes immédiates et de celles

Qui allaient s’ajouter au fil du temps perdu.

C’est tout cela qui, pour moi,

Ce jour-là, m’a hanté.

 

La question est sans cesse languissante

Dans mon cœur

Mon cœur de père

Mon cœur de jeune père, à ce moment

Ce cœur, aujourd’hui de grand-père aussi

Des trente années totales

La même question

Ce qui serait advenu

Si les policiers étaient intervenus

Tout de suite

Immédiatement

Sous la motivation de sauver des vies

En urgence, comme le GIGN.

 

Avec guitare et flûte

 

Ce 6 décembre 1989

J’ai quitté mon bureau de la Tour de la Bourse

Le bureau du CCCI du Québec

Toujours branché sur la radio

Écouteurs dans les oreilles.

 

Je me souviendrai toujours

De l’odeur de l’horreur

Je me souviendrai toujours

De cette bombe éclatée dans mon cerveau

À la seule perception du malheur

Malheur sans mesure, pour moi

Sans mesure, sans aucun sens

 

Cette entrée sauvage

Dans ma vie

Du féminicide

Dans toutes ses dimensions

Sous tous les angles

Je découvrais ce qui

 

Dans ma société

Construit la relative attention aux signaux divers

Aux manifestations, souvent caméléonnes

De la haine

Envers les FEMMES.

 

Avec kora et balafon

 

Ce jour-là

J’ai pensé à ma mère

J’ai pensé à mes sœurs

J’ai frémi pour mes filles.

 

J’ai serré dans mes bras

J’ai serré dans tout mon corps

Mon épouse

Mes deux filles

Celle de douze ans

Celle de soixante-dix jours.

 

Je suis désormais, depuis sept ans, grand-père

En particulier, pour mes deux petites-filles,

Comme pour mon petit-fils, lui de cinq ans

Je m’exprime avec la force de mon expérience

Avec le poids d’une vie engagée

Pour l’égalité sans complaisance,

L’équité effective

La totale dignité et le respect total

 

Je milite en permanence

Pour que dans notre société

PLUS JAMAIS DE FÉMINICIDE.

 

IN MEMORIAM

 

  1. Geneviève BERGERON
  2. Nathalie CROTEAU
  3. Anne-Marie EDWARD
  4. Maryse LAGANIÈRE
  5. Anne-Marie LEMAY
  6. Michèle RICHARD
  7. Annie TURCOTTE
  8. Hélène COLGAN
  9. Barbara DAIGNEAULT
  10. Maud HAVIERNICK
  11. Maryse LECLAIR
  12. Sonia PELLETIER
  13. Annie ST-ARNEAULT
  14. Barbara KULCZNICK-WIDAJEWICZ.

 

Yves ALAVO

Auteur, compositeur, poète.

23-26-11-2019. Montréal.

 

Note sur l’auteur : Auteur, compositeur et poète, Yves Alavo a publié Bleu de lune et soleil d’or aux éditions Christian Feuillette en 2007 ; Vertiges sublimes et couleurs des saisons intimes, aux éditions Grenier en 2010 et Ambre vermeil-peintures de la vie, édité par CDN en 2019. Il travaillé à Montréal en 42 ans, comme journaliste, professeur, conseiller en communication et expert en stratégies en culture et en relations internationales au sein des administrations publiques du Québec, du Canada et de la Ville de Montréal.

 

 

 

 

 

LXX, un anniversaire et un lancement de livre

6 Avr

BABEL MUSIQUES 2019

27 Mar
7 événements, 48 musiciens, 2 salles de spectacle
 à la maison de la culture AhuntsicComme tous les printemps, les musiques de création issues des cultures du monde se donnent rendez-vous à la maison de la culture Ahuntsic. Contemporaines ou traditionnelles, émergentes ou reconnues, classiques ou à danser, les musiques revêtent toutes les formes et se déploient dans la salle de spectacle et au Cabaret Juste-Là. 
Akiamays : Répétition publique et causerie – mardi 2 avril 19 h.
Akiamays : Ouverture de BABEL Musiques – mercredi 3 avril 19 h 30. Création de René Oréa aux accents d’Amériquedu Sud
La sagesse ivre, Ensemble Âstân, jeudi 4 avril, 19 h 30. Musiques du Moyen-Orient
Voyages flamencos, vendredi 5 avril, 19 h 30. Carte blanche à Caroline Planté fantastique guitariste flamenca et compositrice de renommée internationale
Bal aux Balkans au Cabaret Juste-Là, vendredi 5 avril, 21 h. Avec Sergiu Popa et ses musiciens et Yves Moreau, animateur de danses.
Découvertes du monde, samedi 6 avril, 19 h 30. Avec Udistik Orchestra et ses musiques moyen-orientales, La Léa qui brasse flamenco, jazz, bossa, et rumba catalane et Les frères Cissokho
Nomad’Stone au Cabaret Juste-Là, samedi 6 avril, 21 h.
Com. BABEL Musiques 2019

E-DO

18 Nov

Un ensemble de musique coréenne, du Sud, bien sûr, 

La musique de You Kyung-Hwa et de l’Ensemble E-DO 
(du nom de Yi Do, monarque Coréen aimé) est un heureux mariage entre des composantes traditionnelles et contemporaines. Dirigé par You Kyung-Hwa, l’une des artistes les plus acclamées en Corée, elle fait renaître le chulhyungeum (ancienne cithare coréenne aux cordes métalliques). Elle joue également le janggu (tambour de sablier). Elle est accompagnée par Youn-Koung, au chant, dans la tradition du pansori (récit chanté), par Kyung-Gu Lee au daegeum (flûte de bambou), par Jung-Chul Seo à la contrebasse et par Jo Young-Deok à la guitare.

Sur la scène de la Maison de la culture Ahuntsic-Cartierville

Yves Alavo avec Kyung-Hwa leader du groupe E-DO, Photo Paule Mauffette.