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I.N.M. : L’ÉCOLE D’ÉTÉ 2013, DÉJÀ 10 ANS

12 Août

Un article du Mur Mitoyen

Par 

Afin de dévoiler «l’autre côté du Mur», l’équipe de Mur Mitoyen Montréal part à la rencontre de ceux et celles qui font de Montréal une ville événementielle aussi riche et diversifiée. Cette semaine, nous avons rencontré Léa Champagne et Annie Cardinal, qui travaillent à l’organisation de l’École de d’été de l’Institut du Nouveau Monde.

Mobilisés autour d’une ambition commune, celle de devenir de meilleurs citoyens, des centaines de jeunes se réunissent chaque été pour passer ensemble quelques jours d’exception. En compagnie de dizaines de spécialistes, artistes, figures publiques, hommes et femmes politiques et citoyens engagés, ils cheminent dans une réflexion commune sur notre avenir. Cette année, l’École d’été de l’Institut du Nouveau Monde entame sa dixième édition.

En quoi consistent vos fonctions respectives au sein de l’Institut du Nouveau Monde ?

Léa : Je suis chargée de projet sur la mobilisation et les projets spéciaux — tel que l’École d’été. La mobilisation renferme les volets de recrutement, de promotion et de mobilisation de nouveaux publics. L’INM est en contact avec tous les réseaux jeunesses, les forums et les comités jeunesses où les jeunes citoyens sont déjà engagés dans différents types de projets sociaux, environnementaux ou éducatifs. Mon travail implique de mobiliser des personnes éloignées de la participation citoyenne comme des jeunes issus de milieux défavorisés, des autochtones ou encore des jeunes du secondaire qui sont un peu plus difficiles à aller chercher. Il faut pouvoir aussi répondre aux questions des personnes qui se demandent s’ils sont en mesure de participer à cet événement ou s’ils peuvent apporter quelque chose à l’école d’été.

Annie : Quant à moi, je suis chargée de communication. Contrairement à Léa, mon poste est transversal, c’est-à-dire que je suis amenée à travailler sur tous les projets de l’INM et tous les mandats que l’on fait pour d’autres organisations.

Qu’est-ce qui a poussé l’INM à mettre en place ce rendez-vous annuel sur la participation citoyenne ? Quelle est la vision derrière le projet ?

Annie : A travers l’École d’été s’incarnent les missions de l’INM qui sont de favoriser la participation citoyenne et de contribuer au renouvellement des idées au Québec. Il s’agit de donner une porte d’entrée à la participation citoyenne et de la désacraliser.

L’école d’été est née de la volonté d’allier une activité instructive à un évènement festif qui permet aux jeunes d’entrer en relation et d’échanger avec des figures publiques. Cela part du désir de créer une proximité intergénérationnelle et inter-régionale en rassemblant en un seul lieu des jeunes à travers le Québec pour les faire vivre plusieurs jours ensemble. Grâce à cet évènement, on veut démontrer aux jeunes que leurs idées sont non seulement tout à fait valables mais aussi que leurs participations est un moteur pour la société.

Léa : Et je reprendrai les 3 grands concepts-clés repris dans le guide de préparation à l’Ecole d’été. Tout d’abord, il s’agit d’un espace de réseautage et de rencontres entre des jeunes aux profils très différents et d’un espace de création de contacts pour la mise en place de projets futurs entre les participants, les invités et les personnalités publiques.

L’Ecole d’été est également un espace de tribune où l’on peut exprimer ses idées à travers les activités aux choix comme des des tables rondes et des conférences mais aussi lors d’assemblées citoyennes.

Et enfin, l’évènement travaille sur les compétences citoyennes. Pour mener à terme des idées, il est nécessaire de développer son esprit critique et ses habilités communicationnelles. On ne prétend pas que les jeunes ont toutes les compétences nécessaires lorsqu’ils sortent de l’Ecole mais on aspire à semer ou consolider ce bagage-là.

La tranche d’âge est très large (15-35 ans). Quels sont les profils types des participants à l’école d’été ?

Léa : La tranche d’âge la plus représentée est constituée de jeunes universitaires entre 20-24 ans. La 2ème tranche d’âge est celle de jeunes professionnels entre 25 à 29 ans. Nous avons une très faible proportion de participants en dessous de 18 ans. Grâce aux partenariats formés avec des écoles secondaires, il nous est possible de mobiliser des profils plus jeunes.

L’édition de cet été se nomme « Soyons le changement », pouvez-vous m’expliquer quels seront les thèmes développés et le programme proposé de cette année ?

Annie : La thématique est inspirée de la citation de Gandhi : « Soyons le changement que nous voulons voir en ce monde ». La programmation se déroulera autour de diverses activités aux choix comme des tables rondes, des conférences, des débats et des ateliers. Toutes sortes d’activités qui permettent d’acquérir de l’information sur un sujet d’actualité brûlant mais aussi à portée générale comme les inégalités sociales chez les autochtones, par exemple.

Léa : Lors de cette édition, nous allons proposer six types de conférences qui traiteront de la manière dont on peut incarner le changement que ce soit à travers les arts, le volontariat, grâce aux médias citoyens et à la mobilisation. Dans cette optique, plusieurs intervenants viendront témoigner de leur implication citoyenne. Nous avons mis un point d’honneur cette année à inviter des acteurs de la société qui incarnent le changement au quotidien sans nécessairement être sous les feux de la rampe.

Le Changement

Le Changement

A quels types d’activités peut-on participer à l’Ecole d’été ? Et quels sont les objectifs poursuivis durant ces activités ?

Annie : Nous allons proposer des mises en situation de débats parlementaires, une simulation de commission municipale avec un groupe qui viendra proposer aux jeunes d’élaborer un nouveau règlement et d’en débattre par la suite.

Dans chaque parcours, il y aura des animateurs et des mentors qui sont dans certains cas des figures publiques et dans d’autres cas des professionnels moins connus mais qui ont une expérience à partager.

L’objectif de ces parcours est de mettre en avant « 50 propositions pour le monde de demain », ni plus, ni moins. Lors de la première Ecole d’été en 2004, « 50 propositions pour le Québec de demain » avaient été formulées et on s’est dit qu’on allait fêter notre dixième édition en grand. L’effervescence de l’école d’été créé une synergie qui permet d’écrire ces propositions dans un temps imparti très court et c’est là tout le défi de l’école d’été !

Léa : Le point culminant de l’Ecole d’été est la présentation de ces propositions auprès du grand public mais aussi auprès des décideurs publics. Cette présentation se fera en présence du ministre Pierre Duchesne. Ce sera également l’occasion de dévoiler la version finale de laCharte jeunesse pour l’éducation postsecondaire, charte qui aura été débattue et retravaillée durant l’école d’été.

Pouvez-vous me donner des exemples de propositions ou d’actions concrètes qui ont été faites suites à l’École d’été ? Comment peut-on mesurer l’impact de ces propositions formulées dans le cadre de l’École d’été ?

Léa : Nous avons recueilli des témoignages d’anciens participants que l’on a publiés sur lapage web de l’École d’été et sur notre webzine en ligne. Ce webzine est justement né en 2010 à partir d’un parcours citoyen où tous les réseaux sociaux ont été mis de l’avant.

Annie : Un exemple de proposition concernant les OGM formulé en 2004 et repris par les acteurs politiques : « Nous proposons que le gouvernement du Québec adopte l’étiquetage obligatoire des OGM afin d’assurer le bien-être de la société actuelle et des générations futures. »

Le but de ces propositions est de les porter auprès des responsables jeunesses et du gouvernement. L’impact de ces propositions se mesure sur le long terme. Dernièrement, les acteurs politiques se sont inspirés de ce qui avait déjà été écrit il y a 3 ans dans le cadre de l’École d’été concernant la politique de l’agroalimentaire au Québec.

Pouvez-vous m’en dire un peu plus sur les programmes festifs qui sont prévus cette année ?

Annie : Cette année, on a décidé de terminer sur une note festive. La dernière soirée débute par l’assemblée citoyenne où on présentera les résultats puis on enchaine avec des prestations artistiques et une soirée dansante pour célébrer le travail accompli.

La programmation est ponctuée aussi de moments de réseautage, d’activités ludiques, de 5 à 7 avec une exposition par exemple et d’autres activités qui permettent aux participants de se faire connaitre sur des bases plus personnelles.

De plus, étant donné que c’est la 10ème édition cette année, on a décidé de marquer le coup lors de l’assemblée d’ouverture qui aura lieu le 14 août en invitant des personnalités publiques, des conférenciers et des participants des 10 éditions précédentes afin de les rassembler dans un contexte informel.

Quelles sont les défis et les perspectives futures de l’école d’été ?

Notre défi est de mobiliser les jeunes qui sont éloignés de la participation citoyenne et d’élargir cette participation au plus grand nombre. Nous aimerions pour ce faire assurer une présence tout au long de l’année par des activités ou des ateliers pédagogiques dans les écoles par exemple. Malheureusement, nos moyens financiers ne nous permettent pas pour l’instant d’embaucher un agent de mobilisation durant l’année.

MAIRIE DE MONTRÉAL : UN DÉBAT SUR LES QUESTIONS MUNICIPALES À L’INM

Bonjour Monsieur Alavo,

Comment allez-vous?

Comme le débat des candidats à la mairie suscite un vif intérêt des citoyens montréalais, nous invitons toutes les personnes intéressées à se présenter à l’accueil (Hall du pavillon SH, 200 rue Sherbrooke ouest) le vendredi 16 août à partir de 19h00. C’est une formule premier arrivé, premier servi. Le coût d’entrée est de 10$.

Nous avons prévu, dans le cas où l’amphithéâtre du pavillon Sherbrooke serait rempli, d’ouvrir la chaufferie du Cœur des Sciences de l’UQAM (juste à côté du pavillon SH) et d’y projeter le débat en direct. Dans ce cas-ci, l’inscription sera gratuite.

Dans tous les cas, il sera possible de le visionner à distance à : www.inm.qc.ca/ee2013/debat.

J’espère que cela répond à vos questions.

Merci pour vos bons mots et votre intérêt pour les activités de l’INM.

Passez une excellente journée,

Cordialement.

Léa Champagne

Chargée de projet, projets spéciaux et mobilisation

École d’été 2013

lea.champagne@inm.qc.ca  

514-934-5999 poste 232

Institut du Nouveau Monde (INM)
630 rue Sherbrooke Ouest, bureau 1030
Montréal (Qc) H3A 1E4
514-934-5999
Télécopieur: 514 934-6330

www.inm.qc.ca/ee2013

En 2014, L’INM aura 10 ans, un organisme au service de la société qui a permis à plus qu’une génération d,entre nous, de prendre conscience que nous sommes les bâtisseurs de notre Québec et ausi que nous avons une place au monde, que seuls nous pouvons jouer notre partition, celle de l’engagement, de la solidarité et de l’ouverture.

Yves ALAVO

Contactez-nous

Pour nous joindre:

Institut du Nouveau Monde
630, rue Sherbrooke Ouest, bureau 1030
Montréal (Québec) H3A 1E4

Téléphone : 514 934 5999
Numéro sans frais : 1 877 934 5999
Télécopieur : 514 934 6330
Courriel : inm@inm.qc.ca

L’Équipe de l’Institut du Nouveau Monde
Michel Venne Directeur général p. 224
Pascal Grenier Directeur administratif p. 264
Rajae Nuiji Adjointe administrative p. 221
Geneviève Baril Directrice, développement des compétences et mobilisation citoyennes p. 231
Julie Caron-Malenfant Directrice, INM services-conseil p. 238
Miriam Fahmy Directrice, recherche et publications p. 225
Sophie Gélinas Directrice, participation et déliberation publiques p. 263
André Fortin Conseiller, animation créative et innovation sociale p. 229
Olivier Lenoir Coordonnateur, À go, on change le monde! p. 227
Malorie Flon Chargée de projet p. 239
Louis-Philippe Lizotte Chargé de projet, production et logistique p. 260
Alexandre Warnet Chargé de projet, École d’été p. 234
Nicolas Zorn Chargé de projet, Rendez-vous stratégiques p. 222
Léa Champagne Chargée de projet, mobilisation et projets spéciaux p. 232
Lyne Richer Responsable, Partenariats et commandites p. 228
Annie Cardinal Chargée de communication p. 230
Maxime Clément Agent de communication p. 223
Marie-Ève Bujold Agente de projet – mobilisation p. 258
Kathrine Lapalme Agente de projet p. 262
Athina Limnatitis Chargée de projet, À go, on change le monde! volet entrepreneuriat social p. 231
Lili Trépanier Chargée de projet, À go, on change le monde! volet action citoyenne p. 226

FEMME MYSTÈRE

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Les fleurs premières universelles, contraste poétique et douce caresse du végétal. Photo Yves Alavo

Les fleurs premières universelles, contraste poétique et douce caresse du végétal. Photo Yves Alavo

Elle incarne l'intelligence émotive et la capacité féminine d'analyse et d'action, totale Angela Davis.  Photo Yves Alavo

Elle incarne l’intelligence émotive et la capacité féminine d’analyse et d’action, totale Angela Davis. Photo Yves Alavo

Le mystère en amour est dans nos yeux

Un cheminement de découverte

Le mystère en amour est ce qui fuit

Une vie de famille et de pays

Le mystère en amour est ce que nous vivons

L’harmonie dans ton cœur au diapason

De ton entourage.

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Ce baobab goréen vibre de milliers de vies et d’histoires, force antique et actuelle, il est comme l’amour infini de générosité. Photo Yves Alavo

Le mystère en amour est ton image

L’image de la lumière

L’image des rayons

Les rayons de la passion

Les énergies folles qui éclatent

Pour changer nos êtres et vivre fous

Les flammes qui nous propulsent

Avec l’élan vital du bonheur infini.

Le sourire est cet éclairage spirituel capable de faire vivre les fleurs.  Photo Yves Alavo

Le sourire est cet éclairage spirituel capable de faire vivre les fleurs. Photo Yves Alavo

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Lys au cœur du temple intérieur

Épanouie et tournée vers la lumière

Les couleurs filtrent l’éclat solaire

Vibrant de frissons dorés

Qui chantent ta vie profonde.

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Vie intérieure et de transmission

Tu es au centre de la création

Dis le fou

Toi au rêve offerte

Quand l’univers te régénère

Que vibre la pensée des divinités astrales.

Lumière atlantique, sur la mer l'oeil du monde brille, Dakar ville océane  Photo Yves Alavo

Lumière atlantique, sur la mer l’oeil du monde brille, Dakar ville océane
Photo Yves Alavo

Avec Velitchka Yotcheva, violoncelliste de génie

Avec Velitchka Yotcheva, violoncelliste de génie

L’âme au cœur du destin universel

Fond comme métal brûlant

Les formes souples enrobent la mémoire

Riche du capital historique personnel

Qui façonne l’identité centrale.

Fluide espoir qui inonde ton cœur

Favorite dans l’arène familiale

Les ombres caressent la lueur lunaire

Brillant d’étincelles de feu

Qui rythment ta vie toute neuve.

Lumière en arc sublime

Active et plongée dans le mystère

Père et fille, le croisement des émotions et les racines spirituelles, façonnent le monde d'un échange sublime qui ouvre les chemins du bonheur. Photo Paule Mauffette, Dakar

Père et fille, le croisement des émotions et les racines spirituelles, façonnent le monde d’un échange sublime qui ouvre les chemins du bonheur. Photo Paule Mauffette, Dakar                                   Les rêves donnent du tonus

Intense de projets créatifs

Qui illuminent le mystère qui s’amorce en Toi.

Sur les ailes du plaisir

Ange de force et de souple énergie

Les ailes portent sur le vent.

Ces papayes comme des gourdes de bonheur, douces couleurs et saveurs du désir immense.  Photo Yves Alavo

Ces papayes comme des gourdes de bonheur, douces couleurs et saveurs du désir immense. Photo Yves Alavo

Royale au firmament du rêve

Elle vole de talent et de joie.

Élan du mystère

Flèche vivante et perpétuelle

Sublime énergie du surnaturel.

Mangue qui offre sa joue au délices sans mots. Photos Yves Alavo

Mangue qui offre sa joue au délices sans mots. Photos Yves Alavo

Yves Alavo,

Montréal 2013.

MICHEL DALLAIRE, NOBEL DU DESIGN

6 Mar

Un homme qui vit avec bonheur

Quarante années à chercher, user des yeux, imaginer, inventer, sans cesse.  Aimer les personnes, comprendre les besoins les plus kinesthésiques et combien l’espace, les volumes, les matériaux, les métaux, le bois, toute matière, chaque sensations, chaque rythme induit un volume spatial, comment notre cerveau est en constante adaptation et demande au corps de s’y faire.  Le design, c’est cette capacité d’anticipation sur le réel mais aussi cette capacité d’harmonie avec le réel.  Michel Dallaire y est dans son élément, c’est un créateur, un passeur de rêve qui, comme artiste, comme passionnée du mouvement sait vivre avec les contraintes de la pesanteur.

Olympien de première mouture

Maisons, voitures, torche olympique, mobilier, structures, tout le mobilier urbain de la Place internationale de Montréal, le mobilier de la BANQ, Bibliothèque et archives nationales du Québec, rue Berri à Montréal, c’est lui l’accoucheur du patrimoine.

Son site est sobre, mais ouvert sur l’infini : Michel Dallaire Design Industriel Inc. est un bureau d’étude en design industriel qui œuvre à Montréal depuis plus de 40 ans.

Par la réalisation d’une grande variété de projets allant du design d’objets utilitaires aux équipements industriels, du mobilier institutionnel et urbain au matériel de transport, MDDI a acquis une solide expérience professionnelle.

La diversité de ces domaines d’intervention a permis à MDDI d’explorer une multitude de matériaux et de procédés de mise en forme. De vastes connaissances techniques alimentent en outre le potentiel créatif de son personnel, cela dans le but de maximiser les résultats.

Engagé, animateur de cercles de création, auteur intarissable qui s’unit aux artistes, donne temps, idées, énergie et argent au sein de sociétés artistiques et culturelles, la poésie, la musique, le design, bien sûr, Michel Dallaire est sur le front des arts et de la culture comme le plus extraordinaire médiateur.  Généreux, mentor de la plupart des designers de la génération Québec qui brille de part le monde depuis vingt ans, Michel Dallaire invente toujours et toujours, un art de vivre, une manière d’être, avec la patience des sages et la fougue de la jeunesse.

Dallaire Monsieur BIXI

Une rétrospective dans l’Espace création Loto Québec, en septembre 2011, a offert, en un lieu, la diversité des créations de ce génie boulimique, sous la thématique articulée :

Un homme. Un parcours. Des créations. Découvrez le designer et sa démarche artistique.

Yves ALAVO

 

Michel Dallaire a créé un vélo, un objet solide, beau et ergonomique qui roule sur tous les continents et qui a fait la réputation de notre Ville de Montréal, comme métropole internationale,  Ville de design de l’UNESCO.

Notes biographiques

Nichel dallaire, le design c'est vivre avec art

Michel Dallaire est né à Paris en 1942. Il a fait ses études à l’Institut des arts appliqués de Montréal et à la Konstfackskolan, l’École supérieure des arts industriels de Stockholm. Il s’est par la suite spécialisé en gestion du design à l’École des Hautes Études Commerciales et en transformation des polymères à l’Institut de génie des matériaux du Centre national de recherche à Montréal.

Dès 1967 (25 ans), Michel Dallaire s’affirme comme concepteur indépendant et il ouvre son propre bureau d’étude qui connaît alors un enchaînement rapide de succès commerciaux et professionnels.

Médaillé d’or en 1986 aux Prix d’excellence du Canada, il reçoit de nombreuses récompenses prestigieuses ici et à l’étranger, notamment le Grand Prix du 27e Salon International des Inventions de Genève en 1999, ainsi que trois médailles d’or et une d’argent de ce même salon depuis 1998. En l’an 2000, l’Institut de Design Montréal lui remet son Grand Prix et son Prix Spécial en recherche. Le ministère des Affaires culturelles lui décerne en 1991 le Prix Paul-Émile-Borduas pour l’ensemble de son œuvre, la plus haute distinction accordée par le gouvernement du Québec dans le domaine des arts visuels.

Son champ d’activités est très varié et couvre notamment le design d’objets utilitaires, les produits industriels et institutionnels, le mobilier urbain et le matériel de transport. Michel Dallaire fut dernièrement conseillé principal auprès d’Air Canada pour le design de tous les produits en cabine pour sa flotte Amérique du Nord et sa flotte internationale. Parmi ses récents projets, mentionnons le design du mobilier urbain du Quartier international de Montréal qui a reçu plus de 17 prix prestigieux tant au Canada qu’à l’étranger et aussi la conception de l’ensemble du mobilier destiné au public de la Bibliothèque nationale du Québec (BANQ).

Depuis 1998, Michel Dallaire est professeur associé à l’École de Design industriel de l’Université de Montréal ainsi qu’à la Faculty of Environmental Design de l’Université de Calgary. De 1988 à 1998, il a été professeur invité régulier au Département Supérieur de Design Industriel de l’École cantonale d’art de Lausanne en Suisse. En 1993 et 1998, il a animé des séminaires à l’École Nationale Supérieure de Création Industrielle de Paris, l’ENSCI et en 2004 à l’Universidad Nacional Autónoma de Mexico.

Michel Dallaire a été reçu membre de l’Académie royale des arts du Canada en 1978, Chevalier de l’Ordre national du Québec en 1994 et membre de l’Ordre du Canada en 1999.

Depuis 1997, il est président du conseil d’administration de la Fondation Émile-Nelligan, un acteur culturel important dans la société québécoise (Poésie, littérature, arts visuels et composition musicale contemporaine).

http://www.dallairedesign.com/

CHOPIN : UN CONCERT EN PREMIÈRE MONDIALE

6 Mar

Mercredi 13 mars 2013. À 20 h 00

Un spectacle présenté par la Société de musique de chambre de Montréal

Une occasion unique de voir, découvrir pour celles et ceux qui ne les connaissent pas et surtout d’entendre des artistes exceptionnels, au talent reconnu partout au monde, des artistes qui sont autant de virtuoses :

Dahg Thai Son- piano solo

Julie Fuchs – alto

Roland Arnassalon – violon

Brenna Hardy-Kavanagh – violon

Velitchka Yotcheva – violoncelle

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L’orchestre I Cellisti, unique au monde, 12 violoncelles sous la direction de Velitchka Yotcheva

Vainqueur du prix Chopin, le pianiste Dahg Thai Son sera en compagnie, entre autres, de Mme Velitchka Yotcheva, la chef de file de la Société de musique de chambre de Montréal, violoncelliste de très haut niveau au jeu puissant, inspiré et mélodique qui en fait une des étoiles les plus brillantes au firmament des instrumentistes virtuoses professionnels qui se produisent sur les scènes les plus réputées du monde.

Faites vite car les amateurs viennent de partout jusque de New-York et de Toronto, pour ce concert de facture spéciale car deux concertos (Concerto in E minor, No. 1 Op. 11 et Concerto in E minor, No. 2 Op.21) seront exécutés.  La salle au caractéristiques acoustiques envoûtantes convient très bien aux sonorités multimodales et hypoemphatiques combinées que vont créer piano et cordes sous l’habile kinesthésie de chaque membre de ce quintet  de rêve réuni pour une première mondiale.

Je vous exhorte, avec passion à vivre cette soirée majestueuse où la reine musique voudra, à Montréal, faire briller les plus beaux diamants de son diadème.  En toute fierté, vous pourrez, un jour dire, que vous étiez parmi les privilégiés de ce qui sera l’expression la plus noble de la fête de la musique.

Yves ALAVO

Salle Bourgie du Musée des beaux arts de Montréal

1339, rue Sherbrooke est, Montréal.

www.sallebourgie.ca

Téléphone 514-285-200, option 4

Artistes:

Dahg Thai Son- piano solo

Julie Fuchs – alto

Roland Arnassalon – violon

Brenna Hardy-Kavanagh – violon

Velitchka Yotcheva – violoncelle

PROGRAMME

F. Chopin. (1810-1849)

• Piano Concerto in E minor, No. 1 Op. 11
– Chamber Version for Piano and String Quintet
– Allegro Maestoso
– Romance – Larghetto
– Rondo – Vivace

F. Chopin. (1810-1849)

• Piano Concerto in E minor, No. 2 Op.21
– Chamber Version for Piano and String Quintet
– Maestoso
– Larghetto
– Allegro Vivace

SOFIA FALKOVITCH, UNE ARTISTE EXCEPTIONNELLE À DÉCOUVRIR.

1 Fév

Elle est une des meilleures voix au monde comme Cantore au service du chant religieux de haut niveau.  Elle règne sur les scènes européennes de Berlin à Paris en passant par Israël.  Elle a ses racines à Montréal et nous en sommes fiers.

Sofia Falkovitch chante divinement pour le bonheur

Sofia Falkovitch a grandi à Moscou et à Berlin dans une famille artistique.  Toute jeune, elle a dix-huit ans, son expérience de vie en Allemagne et au Québec, lui a constamment permis d’étudier la musique et les beaux-arts et de participer régulièrement aux concerts et festivals internationaux.  Dès son enfance, elle a développé sa passion pour la chanson yiddish.  Elle est une actrice accomplie, elle a participé à de nombreuses productions à Montréal, incluant la production en langue russe Franzuzkie Strasti  et elle a eu de nombreuses collaborations au théâtre.  Elle a aussi été l’animatrice populaire du programme culturel « Russian Hour » et journaliste à RVTi Overseas Media à New York.  Elle vient comme finaliste au Concours international de chant qui a eu lieu à Berlin du 18 au 20 décembre 2008, de prouver qu’elle a l’étoffe d’une cantatrice de très grande envergure.  Le poème que nous lui dédions* essaie de tracer une voie, déjà remarquable, entre cette artiste sur le chemin du développement et l’affirmation culturelle qu’un héritage familial et collectif lui propose.

Chanter une louange au Seigneur et le bonheur arrive

« Le Sacre du Désert« , par lequel s’est fait connaître sur la scène culturelle montréalaise, Sofia Falkovitch, est un spectacle-cabaret innovateur qui s’est développé à partir de la collaboration entre la chanteuse-poétesse Sofia et le clarinettiste-compositeur Isak Goldschneider.  Le spectacle intègre des chansons en yiddish et en hébreu ainsi que de la musique klezmer et de la poésie russe originale.  Un cycle de chansons intimes et élégantes qui parlent d’amour, de perte et d’espoir.  « Le Sacre du Désert » présente l’enthousiasme et le brio du cabaret yiddish traditionnel ou kleynkunst (littéralement l’art intime) dans un spectacle qui ne laisse personne indifférent.  Au cours des spectacles précédents, l’artiste a fait le tour du  réseau des maisons de culture de Montréal, ainsi qu’une participation solide au festival KlezKanada, mais aussi au festival d’Israël Montréal Ouest, dans plusieurs salles :Bistro Parc des Princes, Volver café culturel, Café Sarajevo et Casa del Popolo, lieu célèbre du Festival Pop Montreal et Suoni per el popolo.

La voix bénie, riche des grâces divines.  Mezzo Soprano de talent.

La voix bénie, riche des grâces divines. Mezzo Soprano de talent.

* LA ROYALE DE LA VOIX

Soleil nouveau au firmament mondial

Orange lueur au cœur du chant

Femme a la nouvelle voix ample et riche

Inerme phrase vocale sur l’écran divin

Anthume communion au sommet de l’univers

 

Fame qui va croître à la bourse cordiale universelle

Astre de paix, de joie et de générosité profonde

Lamento contraire en modulations intérieures

Kaléidoscope sensuel et multicolore en nuances sonores

Ouragan de paix et d’amour sur nos savanes

Vestige sublime des romances russes et Yiddish

Impulsion souveraine au temple mélodique

Trésor de notre civilisation de l’Universel

Contrée fertile de l’imaginaire intime de nos harmonies ancestrales

Hommage superbe et vibrant aux cultures originaires.

 

SOFIA FALKOVITCH

 

Voix des rites du Sacre du Désert, intimes

Aux confins des sables mouvants

Voix des sons infimes

Au cœur des élans savants

Sur la courbe des sons

Sur l’aile divine des violons

Voix majestueuse qui chante

Voix magique qui nous hante

Elle conjugue la grâce

Elle loue l’audace

Tons des espaces éternels

Tonalités aux douceurs continuelles

Front du sanctuaire de la création

Déjà étoile de l’émancipation

Évasion subtile et lumineuse de l’incantation secrète

Libre, fervente, royale et poète.

 

Yves ALAVO

Offrez-vous un moment sublime de bonheur :
ÉCOUTEZ …
J’espère que votre début d’année 2013 se passe bien. Vous trouverez dans le lien ci-dessous trois de mes derniers enregistrements:
 
Bien cordialement,
 
Sofia

2012 in review. Revue 2012

30 Déc

Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2012 pour ce blog.

Voici un extrait :

600 personnes ont atteint le sommet du Mont Everest en 2012. Ce blog a reçu environ 3 500 vues in 2012. Si chaque personne ayant atteint le somment de l’Everest visitait ce blog, il aurait fallut 6 and pour atteindre autant de vues.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

CHRISTINE ATALLAH ÉTERNELLE CRÉATION

30 Oct

Christine Atallah,

 

La voix est parfois comme le vent doux ou fort qui souffle sur un champ de fleurs dont le parfum sans répit nous habite et agit, tendresse et sensualité unis, comme un ouragan de bonheur.

 

Écrire avec des mots pour saisir la dimension profonde de la musique de Christine Atallah, devient un exploit.  Les mélodies, les rythmes et les instruments mélangés en une sonorité suave, élégante et d’une présence amicale, nous portent, mouvements, nuances.  Elle, musique en myriades d’Est en Ouest, chants des profondeurs et lueurs légères et nouvelles vibrations pour le siècle. 

 

 Voix du présent et du futur, Christine Atallah ouvre des horizons de fraîcheur, crée entre la musique classique et les musiques aux rythmes mélodiques du monde, un pont de force et de douceur.  Christine Atallah, grâce à sa voix des mille et un charmes aux accents de sarabandes de reine et majestueuse magicienne, avec les tempos latins et les éclats arabo-jazzés, envoûtants cantiques pour le bonheur et la paix de l’humanité, est la star d’envergure que toutes et tous souhaitent sur la planète des arts et de la culture universels.

  Cœur au fond du métal

Hymne et louange universels

Rayon solaire traversant l’aube

Iris unique en plongée dans l’air volcanique

Sabre d’argent d’occident et d’orient

Temple sacré au foyer de la création

Invention perpétuelle et folle passion

Navire de paix sur le vent chaud

Enflamme d’or l’espace sonore.

  

Poésie sonore et invitation au rêve.  Christine Atallah invente des paroles et des messages de communion et de célébration de la création, de la paix des cœurs, transportés grâce à des musiques suaves et sensuelles qui touchent les esprits libres et passionnés.  Avec The Bassalindos, un environnement vocal, dont le Montreal Gospel Choir, complémentaire et les instruments : violon, guitare, derbouka, basse acoustique, percussions diverses, kanoun, oud, piano, violoncelle, saxophone, trompète, ce sont des ailes qui donnent un souffle immense au CD Escapades.

  Yves Alavo

28 janvier 2007 et toujours actuel en communion avec Christine qui est en voyage

Le lien avec le répertoire de Diversité artistique Montréal :

http://www.diversiteartistique.org/repertoire/christine_atallah

 

 

Côte d’Ivoire : La crise et la chronologie des 50 dernières années

5 Avr

 

Ce devait être un moment « historique ». Celui de la première élection présidentielle ouverte à tous les candidats depuis l’indépendance de la Côte d’Ivoire, en 1960. Après six années de report, les scrutins du 31 octobre et du 28 novembre 2010, devaient permettre à tout un pays enlisé dans une guerre civile larvée et un marasme économique d’ouvrir une nouvelle page de son histoire.

Mais le « pays des éléphants » s’est réveillé au bord du gouffre, le 3 décembre, avec deux présidents à sa tête : l’opposant Alassane Ouattara, déclaré vainqueur avec 54,1 % des voix par la Commission électorale indépendante, et reconnu par la communauté internationale (Union européenne, Etats-Unis, Union africaine, Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Conseil de sécurité des Nations unies) et Laurent Gbagbo, le président sortant, reconduit à la tête du pays par le Conseil constitutionnel, qui l’a crédité de 51,45 % des voix. Le 4 décembre, ce dernier allait au bout de son coup de force en prêtant serment comme président de la Côte d’Ivoire tandis qu’Alassane Ouattara, réfugié dans l’Hôtel du Golf d’Abidjan devenu depuis son quartier général, faisait de même par écrit.

Ce préambule à une nouvelle crise politique majeure a dégénéré, en quatre mois, en conflit armé. Mais les tensions entre les deux camps ne datent pas d’hier : ce chaos post-électoral trouve ses racines dans l’histoire récente du pays.

  • Un scrutin historique

Sous le règne du père de l’indépendance, Félix Houphouët-Boigny (1959-1993), qui ne souffrait aucune opposition, puis ceux de Konan Bédié (1993-1999) et de Laurent Gbagbo (2000-2010), aucune élection réellement pluripartite n’a pu se dérouler. Initialement prévu au terme du premier mandat de M. Gbagbo, en 2005, ce premier scrutin pleinement démocratique a été reporté à six reprises en raison, notamment, d’un conflit ethnique entre le Nord et le Sud qui a plongé le pays dans une quasi guerre civile.

Ces reports, et les enjeux de ce scrutin, expliquent l’immense attente de la communauté internationale, qui a investi des sommes considérables pour permettre les élections de l’automne. Entre les 9 000 uniformes de l’Onuci (les forces des Nations unies pour le maintien de la paix en Côte d’Ivoire), les 966 soldats français de l’opération Licorne (dont les effectifs ont été depuis plusieurs fois renforcés, pour atteindre, lundi 4 avril, environ 1650 hommes), les médiations successives de la France, de l’Union africaine et du président burkinabé Blaise Campaoré, « cela fait près de dix ans que la communauté internationale est au chevet de la Côte d’Ivoire », explique Philippe Hugon, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et spécialiste de la Côte d’Ivoire. « Ce scrutin est sans doute l’un des plus chers de l’histoire« , s’exclame-t-il.

  • L' »ivoirité »

Sous la présidence de Félix Houphouët-Boigny, le pays a connu une forte croissance économique et a encouragé une immigration massive, principalement venue du Burkina Faso. « On estime que 25 % de la population était d’origine non ivoirienne, près de 40 % à Abidjan, souligne Philippe Hugon. Puis la croissance a ralenti, et les ‘étrangers’ ont commencé à être montrés du doigt, comme souvent en cas de crise. »

Le concept d' »ivoirité », fondé par Konan Bédié, était né. Le 8 décembre 1994, une révision du code électoral impose aux candidats à la présidence de prouver leur ascendance ivoirienne. Ce concept, qui sera repris à son compte par M. Gbagbo, a servi de prétexte pour écarter M. Ouattara, qui fut pourtant le premier ministre de Félix Houphouët-Boigny entre 1990 et 1993, lors des scrutins de 1995 et de 2000, en raison de ses origines burkinabées supposées.

  • Un pays coupé en deux

L’ivoirité, ce « poison politique », a engendré de fortes tensions entre le Nord, principalement musulman, et le Sud, à majorité catholique. En 2002, des soldats rebelles tentent un coup de force. La rébellion, bientôt baptisée les « Forces nouvelles », occupe progressivement la moitié nord du pays, et instaure une partition de la Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo, alors président, accuse Alassane Ouattara d’avoir fomenté cette division. L’intervention de la France puis de l’Onuci permettront de maintenir le pays dans une situation de « ni guerre ni paix » jusqu’à aujourd’hui, selon les termes de Philippe Hugon.

Après l’échec des accords de Marcoussis en 2003, la guerre civile ne prend réellement fin qu’avec la signature des accords de paix de Ouagadougou en 2007, qui conduisent le président Gbagbo à nommer Guillaume Soro, un des leaders des rebelles, chef d’un gouvernement de transition. « Cette cohabitation a apaisé les relations Nord-Sud et le scrutin de novembre 2010 n’est pas réductible au déterminant ethno-régionaliste, explique le chercheur. Alassane Ouattara a certes fait le plein de voix dans son fief du Nord, et Laurent Gbagbo dans le Sud, mais c’est principalement la volonté de la population de sortir de la crise économique qui a déterminé les votes. »

Des représentants du chef de l’Etat au sein de la commission électorale ont néanmoins prétexté de votes « frauduleux » dans le Nord, tenu par l’ex-rébellion, pour empêcher physiquement l’annonce de résultats partiels  (voir la vidéo du 30 novembre 2010). « Il y a eu des irrégularités, dans le Nord comme dans le Sud, mais elles ne suffisent pas à expliquer l’énorme écart de voix entre les deux candidats », souligne Philippe Hugon (la commission électorale donnait Ouattara vainqueur avec 54,1 % des voix contre 45,9 % au président sortant).

  • Gbagbo-Ouattara, une vieille inimitié

Alassane Dramane Ouattara (surnommé « ADO »), un économiste de 68 ans passé par le FMI, a été nommé premier ministre par Félix Houphouët-Boigny en 1990. Il est un « dioula », un homme du Nord, de confession musulmane. Sa réputation de gestionnaire, tendance libérale, lui vaut de nombreuses amitiés en Occident, parmi lesquelles celles de Nicolas Sarkozy ou de Dominique Strauss-Kahn.

A 65 ans, Laurent Gbagbo, lui, est un vieux militant socialiste, opposant historique à Félix Houphouët-Boigny. Populiste, pragmatique et fin politicien, il est surnommé « le boulanger » pour sa faculté à rouler ses adversaires dans la farine. Il clame vouloir réussir la « deuxième indépendance » de la Côte d’Ivoire en l’affranchissant de sa dépendance économique avec la France. C’est un « bété », catholique, mais il est fortement influencé par ses deux femmesSimone, l’historique, la légitime, évangéliste originaire du Sud, et la nouvelle, Nadiana Bamba, dite Nady Bamba, musulmane, ancienne journaliste à la tête de l’importante agence de communication Cyclone qui a joué un rôle essentiel dans la campagne de Gbagbo en 2010.

Gbagbo et Ouattara ont une vieille aversion l’un pour l’autre. Le premier n’a jamais pardonné au second, alors chef du gouvernement de Félix Houphouët-Boigny, d’avoir avalisé son emprisonnement. Et il le considère toujours comme l’inspirateur et le financier de la rébellion nordiste qui, en septembre 2002, a failli lui coûter son fauteuil. Quant à ADO, il rêve d’effacer l’« injustice » que constitue à ses yeux son éviction passée de l’échiquier politique.

Pour en savoir plus :

Soren Seelow

Chronologie de la Côte d’Ivoire (1958-2010)

Par Catherine Gouëset, publié le 02/12/2010 à 08:30, mis à jour le 06/12/2010 à 10:00

 

L’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, sans cesse reportée depuis 2005, s’est finalement déroulé sans encombre. Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara devraient s’affronter au second tour, le 28 novembre. Rappel des dates clés de la Côte d’Ivoire.

 

1958 : territoire français d’outre-mer depuis 1956, la Côte d’Ivoire devient République autonome dans la cadre d’une association avec la France appelée Communauté. Félix Houphouët-Boigny accède à la présidence en 1959. Il sera constamment réélu jusqu’à sa mort, en décembre 1993.
Août 1960 : la Côte d’Ivoire accède à l’indépendance.
1983 : Félix Houphouët-Boigny fait de Yamoussoukro, sa ville natale, la capitale du pays.
Mars 1990 : instauration du multipartisme, sous la pression de la rue. Le pays traverse une grave crise en raison de la chute des cours du cacao et du café, fondement de l’économie ivoirienne.
Octobre 1990 : à 85 ans, Félix Houphouët-Boigny entame un septième mandat. Il a remporté les élections aux dépends du candidat socialiste Laurent Gbagbo.
Novembre 1990 : un amendement constitutionnel précise que le président de l’Assemblée nationale, Henri Konan Bédié, assumera le mandat présidentiel en cas de vacance du pouvoir. Après les législatives, Alassane Ouattara, ancien gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, est imposé comme premier ministre par le Fonds monétaire international.
Mai 1991 : agitation étudiante. Une commission d’enquête établira la responsabilité du chef d’état-major Robert Gueï dans la brutale répression qui a suivi.
Février 1992 : le refus par Houphouët-Boigny de sanctionner Robert Gueï déclenche des protestations. Plusieurs dirigeants de l’opposition, dont Laurent Gbagbo, sont emprisonnés. Ils seront amnistiés en juillet.
1993 : à la mort de Félix Houphouët Boigny, son successeur désigné, Henri Konan Bédié, assume la présidence. Alassane Ouattara démissionne de son poste de premier ministre. Bédié écarte progressivement tous les proches de ce dernier.
1995 : Bédié est élu président. Le scrutin est boycotté par l’opposition pour son manque de transparence. Le code électoral utilise le concept d’«ivoirité» pour invalider la candidature d’Alassane Ouattara, dont le père est d’origine burkinabé.
1998 : la modification de la constitution renforce considérablement le pouvoir présidentiel. La préparation de la campagne présidentielle 2000 se déroule sur fond d’ethnicisation de la vie politique.
Décembre 1999 : une mutinerie de soldats se transforme en coup d’état. Le général Robert Gueï annonce la mise en place d’un Comité national de salut public (CNSP).

2000
Janvier : la junte forme un gouvernement de transition avec, notamment, le Rassemblement des Républicains (RDR) d’Alassane Ouattara et le Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo. Le général Gueï est proclamé président de la République, président du CNSP et ministre de la Défense.
Mai : interdiction est faite aux leaders politiques de quitter le pays sans autorisation préalable. Les ministres proches d’Alassane Ouattara sont limogés.
23-24 juillet : une nouvelle constitution est adoptée par référendum, avec 86% des suffrages. Tous les partis ont appelé à voter «oui», y compris le parti d’Alassane Ouattara. Le texte stipule que le candidat à la présidence «doit être Ivoirien de père et de mère eux-mêmes Ivoiriens» et qu’il «ne doit pas s’être prévalu d’une autre nationalité», ce qui exclu Alassane Ouattara.
9 août : le général Gueï annonce sa candidature à l’investiture de l’ex-parti au pouvoir, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), pour la présidentielle d’octobre. Devant le refus du PDCI, le général se déclare «candidat du peuple».
22 octobre : élection présidentielle, boycottée par le RDR d’Alassane Ouattara et le PDCI, l’ex-parti unique.
24 octobre : le ministère de l’Intérieur annonce la victoire du général Gueï qui décrète un couvre feu et l’état d’urgence. Laurent Gbagbo se déclare «chef de l’Etat» et appelle ses militants à descendre dans la rue. Plusieurs centaines de milliers de civils répondent à son appel. La présidence tombe aux mains de forces de sécurité favorables à Laurent Gbagbo. L’armée se met «à la disposition» du futur président.
26 octobre : de violents affrontements éclatent entre militants nordistes musulmans partisans du RDR d’Alassane Ouattara et militants sudistes du FPI de Laurent Gbagbo. Ils font plus de 100 morts. La Commission nationale électorale proclame la victoire de Laurent Gbagbo, élu président de la République au premier tour avec 59% des suffrages.
27 octobre : un charnier contenant 57 corps est découvert à Yopougon dans la banlieue d’Abidjan.
13 novembre : le général Gueï qui avait disparu depuis le 25 octobre réapparaît à Yamoussoukro et reconnaît la légitimité de Laurent Gbagbo.
1er décembre
: la candidature aux élections législatives de décembre d’Alassane Ouattara est rejetée par la Cour suprême. Son parti, le RDR, se retire du scrutin et appelle ses partisans à manifester à Abidjan.
3 décembre : après le rejet de la candidature du RDR, l’Union européenne suspend son aide à l’organisation des législatives.
4 décembre : Laurent Gbagbo décrète l’état d’urgence et impose un couvre-feu. La manifestation du RDR, violemment réprimée, aurait fait une vingtaine de morts.
10 décembre : le FPI de Laurent Gbagbo remporte les élections législatives avec 96 élus, contre 77 au PDCI, l’ex-parti unique. Dans de nombreuses circonscriptions du nord du pays, largement acquis à la cause d’Alassane Ouattara, les élections n’ont pu avoir lieu.

2001
Janvier : selon un rapport officiel, les violences de l’hiver 2000 ont fait 303 morts, 65 disparus et 1 546 blessés.
25 mars : les élections municipales constituent une revanche pour le RDR qui conquiert 64 communes. Le PDCI en remporte 58, les listes «indépendantes» 38, et le FPI du président Gbagbo 34.
9 octobre : ouverture d’un «Forum pour la réconciliation nationale», censé mettre fin aux tensions sociopolitiques.
30 novembre : Alassane Ouattara, qui vit en France depuis novembre 2000, rentre à Abidjan, pour participer au «Forum pour la réconciliation nationale».

2002
5 août : formation d’un gouvernement réunissant toutes les formations politiques significatives du pays, dont le RDR d’Alassane Ouattara.
Septembre
19
: un soulèvement militaire fait plusieurs centaines de victimes dans la capitale et à Bouaké (nord). Le général Robert Gueï, qui avait dirigé le coup d’état de 1999, et le ministre de l’Intérieur du gouvernement Gbagbo sont tués à Abidjan. Les mutins, originaires du nord du pays pour la plupart, prennent le contrôle de Bouaké et de Korhogo (nord). La presse officielle incrimine le général Gueï et Alassane Ouattara, qui, craignant pour sa vie, se réfugie à l’ambassade de France.
21 : les quartiers pauvres de la capitale ivoirienne, peuplés majoritairement d’immigrés d’Afrique de l’Ouest, sont incendiés.
26-29 : un contingent militaire français intervient à Bouaké et à Yamoussoukro pour évacuer les ressortissants étrangers. Paris annonce que la France apporte son «soutien logistique» à Abidjan.
29 : la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) décide la création d’un «groupe de contact» pour assurer une médiation, et l’envoi d’une force de paix pour s’interposer entre rebelles et forces gouvernementales.
Octobre
1er : le Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI, branche politique de la rébellion) annonce vouloir renverser le régime et demande la réintégration des militaires forcés à l’exil, en 2000 et 2001, après des tentatives de coup d’Etat.
6 : Laurent Gbagbo refuse de signer un accord de cessez-le-feu avec les rebelles, à l’issue d’une semaine de médiation de la CEDEAO.
17 : les rebelles signent à Bouaké un accord de cessation des hostilités. Le président Gbagbo accepte l’accord et demande à la France de contrôler le cessez-le-feu.
20 : les militaires français se déploient sur une ligne traversant le pays d’est en ouest dans le cadre de l’opération «Licorne».
Novembre
1er : le gouvernement accepte le principe d’une amnistie et d’une réintégration des mutins dans l’armée.
8 : le frère de Louis Dacoury-Tabley, ancien compagnon de route du président Gbagbo rallié au MPCI, est retrouvé criblé de balles, deux jours après son enlèvement.
19 : Les rebelles présentent leurs contre-propositions. Ils demandent «l’installation d’un nouvel ordre politique». Le président Gbagbo propose un référendum sur une éventuelle modification de la constitution.
26 : le président du RDR, Alassane Ouattara, retire ses ministres du gouvernement. Le lendemain, il quitte la résidence de l’ambassadeur de France à Abidjan, où il était réfugié depuis le 19 septembre; il trouve refuge au Gabon.
28 : le Mouvement populaire ivoirien du Grand ouest (MPIGO) et le Mouvement pour la justice et la paix (MJP), deux nouveaux groupes, revendiquent la prise de Man et Danané (extrême ouest).
1er Décembre: évacuation de 160 étrangers depuis l’aéroport de Man. Affrontements meurtriers entre militaires français et rebelles.

2003
3 janvier : arrivée à Abidjan des premiers éléments de la force ouest-africaine, envoi décidé le 29 septembre 2002 par la CEDEAO.
24 janvier : signature d’un accord, à Marcoussis près de Paris, qui prévoit le maintien au pouvoir du président Gbagbo et un gouvernement ouvert à toutes les parties, y compris les rebelles.
25-26 janvier : Laurent Gbagbo accepte l’accord et annonce la nomination d’un nouveau Premier ministre de consensus, Seydou Diarra. Guillaume Soro, secrétaire général du MPCI, annonce que son mouvement a obtenu les portefeuilles de la Défense et de l’Intérieur. En Côte d’Ivoire, des manifestations anti-françaises, parfois violentes, sont organisées par des «jeunes patriotes» proches du président Gbagbo qui refusent l’entrée des rebelles au gouvernement.
4 juillet : les Forces armées et les Forces nouvelles (ex-rebelles) annoncent la fin de la guerre.
21 octobre : le correspondant de Radio France Internationale, Jean Hélène, est tué à Abidjan.

2004
3-8 février : Visite de réconciliation en France de Laurent Gbagbo.
25 mars : La répression meurtrière d’une manifestation interdite de l’opposition à Abidjan fait des dizaines de victimes : plus de 120 morts selon l’Onu, 37 selon les autorités.
4 avril : début de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), avec le passage sous Casque bleu des 1 300 soldats ouest-africains.
16 avril : le journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer est porté disparu.
30 juillet : signature à Accra d’un accord prévoyant des réformes politiques. L’accord précise que le début du désarmement doit commencer au plus tard le 15 octobre.
15 octobre : échec du lancement du processus de désarmement, les ex-rebelles exigeant d’abord l’adoption des réformes politiques.
28 octobre : les Forces nouvelles instaurent un «couvre-feu» et décrètent l’«alerte maximale» dans le nord.
4 novembre : des avions des forces armées bombardent les positions des ex-rebelles dans leurs fiefs de Bouaké et Korhogo. L’ex-rébellion estime que ces bombardements rendent «caducs lesaccords de paix». L’Onu les qualifie de «violation majeure du cessez-le-feu».
6 novembre : neuf soldats français sont tués dans un cantonnement militaire français à Bouaké lors d’une attaque aérienne gouvernementale. Paris ordonne la destruction des «moyens aériens militaires ivoiriens». La riposte des forces françaises est suivie de violences anti-françaises.
7 novembre : Paris renforce son dispositif militaire, portant ses forces à plus de 5 000 hommes.
9 novembre : une fusillade éclate devant l’hôtel Ivoire, provoquant la mort de neuf manifestants. Paris évoque d’abord des tirs entre Ivoiriens, avant de reconnaître que les Français ont ouvert le feu, en état de «légitime défense».
6 décembre : le Sud-Africain Thabo Mbeki, mandaté par l’Union africaine, annonce un accord visant à accélérer l’application des accords de Marcoussis.
25 décembre : une commission d’enquête de l’Onu dénonce les «violations des droits de l’Homme» et «les assassinats politiques», au sud comme au nord.

2005
28 janvier
: Radio France Internationale révèle que Simone Gbagbo et le chef des rebelles Guillaume Soro sont soupçonnés, avec 93 autres personnes, de crimes graves par des enquêteurs de l’ONU, qui recommandent de saisir la Cour pénale internationale.
1er mars : plus de trente miliciens sont tués dans l’attaque par une milice, d’une position de la rébellion des Forces nouvelles à Logoualé (450 km au nord-ouest d’Abidjan).
6 avril : les principaux acteurs de la crise ivoirienne concluent à Pretoria un accord sur la fin des hostilités prévoyant des mesures sur le désarmement et le retour des rebelles au gouvernement, mais s’en remettent à Thabo Mbeki pour régler le problème de l’éligibilité à la présidence.
13 avril : Thabo Mbeki demande que tous les responsables politiques signataires de l’accord de paix -dont Alassane Ouattara- puissent se présenter à la présidentielle prévue pour octobre.
26 avril : Laurent Gbagbo annonce qu’il accepte la candidature d’Alassane Ouattara à l’élection présidentielle.
18 maiAlassane Ouattara et Henri Konan Bédié concluent à Paris une alliance inédite dans l’espoir de gagner l’élection présidentielle du 30 octobre face à Laurent Gbagbo.
29 juin : accord de Pretoria II, qui fixe un calendrier pour le désarmement et la création d’une Commission électorale indépendante.
25 août : les Forces Nouvelles refusent de cautionner l’élection du 30 octobre, estimant que les conditions d’une « élection libre, démocratique, et transparente » ne sont pas réunies.
30 août : rapport de Thabo Mbeki sur la médiation qu’il effectue au nom de l’Union africaine; La rébellion «récuse» cette médiation qu’elle estime trop favorable au pouvoir en place.
27 septembre : Laurent Gbagbo déclare que l’élection présidentielle ne pourra se tenir le 30 octobre faute d’un désarmement de la rébellion, et qu’il se maintiendra à son poste après cette date.
6 octobre : l’Union africaine se prononce pour le maintien à la présidence de Laurent Gbagbo après le 30 octobre, et la nomination d’un Premier ministre de transition. Le Conseil de sécurité de l’ONU approuve la décision de l’Union africaine sur la transition politique après le 30 octobre.
4 décembre : Charles Konan Banny, gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO), est désigné Premier ministre.
28 décembre : après d’intenses tractations, un gouvernement de transition, composé de partisans de Laurent Gbagbo, de l’opposition et des rebelles est constitué.

2006
15 janvier : le Groupe de travail international, représentant la communauté internationale, s’oppose à la prolongation du mandat de l’Assemblée nationale, arrivé à échéance en décembre. Cette décision entraine plusieurs jours de violentes manifestations des partisans de Laurent Gbagbo contre la France et l’ONU.
3 février : le Conseil de sécurité de l’ONU vote des sanctions contre trois personnalités accusées de faire obstacle à la paix, Charles Blé Goudé et Eugène Djué, dirigeants des milices «jeunes patriotes» et Martin Fofié, commandant des Forces nouvelles.
1er mars : Laurent Gbagbo, le Premier ministre Charles Konan Banny, Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié, et le chef de la rébellion Guillaume Soro se réunissent à Yamoussoukro. Il s’agit de la première rencontre en terre ivoirienne des principaux acteurs de la crise depuis septembre 2002.
Fin juillet : le lancement du processus d’identification des électeurs en vue du scrutin de l’automne provoque de violents affrontements entre partisans de Laurent Gbagbo et ceux de l’opposition.
8 août : la rébellion des Forces nouvelles suspend sa participation au dialogue sur le désarmement pour protester contre les modifications annoncées concernant l’enregistrement des électeurs.
23 août : le chef de l’Onuci annonce que les élections présidentielles ne pourront avoir lieu comme prévu le 31 octobre en raison des retards pris dans leur préparation.
Septembre : des déchets toxiques, convoyés à Abidjan par un navire étranger, le Probo Koala, et déversés dans des décharges publiques, intoxiquent près de 1500 personnes et font 17 morts.
17 octobre : l’Union africaine préconise le maintien à son poste de Laurent Gbagbo pour une période de douze mois, mais en le dépouillant de ses pouvoirs au profit du Premier ministre.
1er novembre : une résolution de l’ONU prolonge d’un an le mandat de Laurent Gbagbo et donne au premier ministre Charles Konan Banny les pouvoirs nécessaires pour gouverner et organiser la tenue d’élections avant le 31 octobre 2007.

2007
4 mars : Laurent Gbagbo et le chef de la rébellion, Guillaume Soro, signent à Ouagadougou (Burkina Faso), un accord prévoyant la formation d’un nouveau gouvernement et le départ à terme des Casques bleus de l’ONU et des soldats français déployés dans le pays depuis 2002.
4 avril : Guillaume Soro devient Premier ministre.
16 avril : début du démantèlement de la zone tampon qui séparait le nord et le sud ivoirien depuis 2002.
19 mai : cérémonie de destruction d’armes détenues par des groupes d’autodéfense dans l’ouest de la Côte d’Ivoire.
29 juin : Guillaume Soro échappe de justesse à une attaque à la roquette contre son avion à Bouaké, dans le nord du pays.

2008
22 octobre : verdict du procès des responsables de la pollution provoquée par le Probo Koala. La cour d’assises condamne à 20 et 5 ans de prison deux des neuf personnes jugées pour le déversement de résidus du nettoyage des cales du cargo.
23 décembre : Laurent Gbagbo et Guillaume Soro signent à Abidjan et à Paris, un accord intégrant les 5 000 ex-rebelles à la nouvelle armée ivoirienne « dans un délai de deux ans ».
24 avril : le FPI (parti présidentiel), le PDCI (ex-parti unique, opposition) et le RDR (opposition) adoptent un « code de bonne conduite » en vue de l’élection présidentielle prévue en novembre 2008.

2009
Octobre
: un rapport de l’Onu s’inquiète du réarmement dans le nord du pays.
Novembre
: l’élection présidentielle est une nouvelle fois reportée, au début de l’année 2010, les listes électorales provisoires n’ayant toujours pas été affichées.

2010
12 février
: Laurent Gbagbo annonce la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante, après plus d’un mois de crise de cette institution.
19 février : plusieurs personnes sont tuées à Gagnoa (centre-ouest), au cours d’affrontements entre forces de l’ordre et manifestants opposés au Président.
23 février : après une dizaine de jours de manifestations, le Premier ministre Guillaume Soro annonce la formation d’un nouveau gouvernement. Cette nouvelle équipe a pour tâche d’organiser « fin avril-début mai » l’élection présidentielle. Une nouvelle Commission électorale indépendante (CEI), présidée par l’opposition, est mise sur pied.
13 juillet : trois journalistes sont emprisonnés pour avoir publié un rapport d’enquête confidentiel pointant des malversations présumées dans la filière du cacao.
5 août : le Premier ministre Guillaume Soro annonce que l’élection présidentielle, sans cesse reportée depuis 2005, est fixée au 31 octobre.
31 octobre : au premier tour de l’élection présidentielle, Laurent Gbagbo est crédité de 38% de suffrages exprimés, devant l’ancien Premier ministre Alassane Ouattara (32%) et l’ex-président Henri Konan Bédié (25%). Ce dernier appelle à voter Ouattara au second tour.
28 novembre second tour de l’élection présidentielle; les camps des deux candidats s’accusent mutuellement d’intimidations contre les électeurs.
2 décembre : la commission électorale annonce finalement lavictoire d’Alassane Ouattara, avec plus de 54% des voix, devant le président sortant Laurent Gbagbo (45,9%) mais cette annonce est aussitôt rejetée par le Conseil constitutionnel, composé de proches de Gbagbo.
5 décembre : Le Côte d’Ivoire compte deux présidents et deux chefs de gouvernement; Alassane Ouattara reconduit Guillaume Soro au poste de Premier ministre tandis que Laurent Gbagbo annonce la nomination de l’universitaire Gilbert Marie N’gbo Aké au même poste.

 

 

LA RÉVOLUTION DES PEUPLES

27 Fév

 

Impossible de résister à la Vague historique qui balaye de l’ouest vers l’est, les dictatures qui depuis le tournant des années 2000, aux yeux de toutes et tous, mettent en relief leurs tares immondes. Apparaît au grand jour l’incapacité des instances internationales à défendre de manière minimale le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à mettre en action le devoir d’ingérence face aux menaces à la sécurité, face aux abus de pouvoir des fascistes et pour protéger les vies humaines.
Yves Alavo

Le Canada a refusé une demande de l’ONU pour rester plus longtemps en Haïti

12 Jan
Bev Oda en compagnie d'orphelins haïtiens, à Montréal.<br /> 

Photo : La Presse canadienne (photo) CP / Ryan Remiorz
Bev Oda en compagnie d’orphelins haïtiens, à Montréal.
Léogâne — Le gouvernement canadien a refusé une demande pour prolonger ses efforts militaires humanitaires en Haïti après le tremblement de terre de janvier dernier, a révélé un haut responsable des Nations unies à Port-au-Prince. 

Le Canada avait été salué pour avoir rapidement offert de l’aide d’urgence, incluant de l’eau potable, des services de sécurité et des soins médicaux, à la suite du séisme dévastateur du 12 janvier 2010.

Armés d’équipement lourd, les ingénieurs militaires canadiens ont également nettoyé des débris et aidé des Haïtiens à rouvrir leurs routes, particulièrement dans les zones durement touchées près des villes de Léogâne et de Jacmel.

Dans une entrevue accordée récemment à La Presse canadienne, le chef de la mission humanitaire onusienne en Haïti, Nigel Fisher, indiquait que les demandes étaient pressantes pour que le Canada demeure sur place.

À l’origine, le mandat du Canada était d’offrir une aide humanitaire rapide, et l’ONU souligne qu’il n’y avait aucune obligation de poursuivre la mission. Malgré tout, M. Fisher est persuadé que les choses se seraient mieux déroulées si les troupes canadiennes étaient demeurées en poste quelques mois encore.

Le Canada a versé plus de 200 millions de dollars, selon Bev Oda

La ministre canadienne de la Coopération internationale, Bev Oda, affirme de son côté qu’une fois les villes de Léogâne et de Jacmel sécurisées, la mission avait été modifiée pour participer à l’effort fourni par la communauté internationale et mené par le gouvernement haïtien.

De plus, alors qu’une coalition d’organismes affirmait hier que seulement une infime partie de l’argent promis pour la reconstruction d’Haïti a été versée par le Canada, Bev Oda a assuré aujourd’hui que le Canada a versé plus de 200 millions de dollars.

La ministre Oda était de passage à Montréal pour annoncer une autre série de projets à caractère humanitaire pour Haïti, dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’agriculture. Ces projets, qui totalisent 93 millions de dollars, porteront à 202,5 millions, selon elle, les sommes versées par Ottawa en Haïti. Et cette somme de 202,5 millions représente la moitié de l’engagement de 400 millions sur deux ans du Canada envers Haïti après le séisme, a-t-elle souligné.

La ministre de la Coopération internationale se trouvait aux côtés de représentants municipaux qui ont à leur tour annoncé leur participation à la reconstruction d’Haïti. Ainsi, la Ville de Montréal concentrera son action à Port-au-Prince, pendant que l’Union des municipalités du Québec et la Fédération canadienne des municipalités s’occuperont des villes de Gressier, Léogâne, Petit-Goâve et Grand-Goâve. Dans ces cas, il s’agit de fournir l’expertise municipale d’ici pour rétablir les capacités institutionnelles des municipalités haïtiennes et les aider à réhabiliter des services de base.