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Coucher de soleil

6 Août

Photo de Mehdi Benboubakeur. Coucher de soleil à Rivière-du-loup.

Peinture des couleurs crépusculaires
Dans cette lumière d’or
Qui danse sur les reflets liquides du fleuve
St-Laurent
Flashes solaires au coucher royal
Les berges arrosées par l’abondante
Puissance des flots.
Nuages vaporeux et en aquarelle imaginaire
Des vertiges célestes flambent
Partout le miroir ondoie des couleurs sauvages.
Temple naturel pour la furie des divinités
Les éléments éclatent de feux et d’ombres
Tourments naturels qui bondissent
Des flots en douce caresse
Aux nuages ensoleillés
Tout le ciel borde l’astre souverain.

COLLABORATION PRINTEMPS NUMÉRIQUE – NANTES DIGITAL

17 Juil
MTL CONNECTE : Devenez partenaires !
Événements majeursMTL connecteISEA2020Série #intersectionsProjet Jeunesse QC 2030
Renseignements
Roxanne Néron-Lefebvre
Chargée de communication
roxanne@printempsnumerique.ca  

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NANTES 2020

Retour sur nos expériences pour construire ensemble un numérique solidaire et durable.   L’année 2020 a plus que jamais confirmé la place essentielle du numérique dans nos vies aujourd’hui.  Mais la crise sanitaire a aussi révélé de profondes inégalités d’accès…
Forum des Initi@tives

Le 17 septembre 2020 – De 9h à 18h


Sur place : Halle 6 Ouest – 42 Rue la Tour d’Auvergne, 44200 Nantes

À distance : lien de connexion à venir

Professionnels
Culture scientifique et technique – Jeux vidéos et makers – Économie et emploi – Égalité et accessibilité – Éducation et jeunesse

 La 7e édition du festival commence bientôt !
61JOURS
 05HEURES
 48MINUTES
 39SECONDES
EN ATTENDANT, DÉCOUVREZ LE PROGRAMME ET PRÉPAREZ VOTRE FESTIVAL…
Dans les nuances de ce tissus en batik ouest africain, les promesses que le numérique ouvre en cette ère de changement post pandémie. Pour les artistes, participation et création, production et diffusion sont devenus phases de coopération et collaboration en arts multidisciplinaires. Photo Yves Alavo.

GOUVERNEMENT FRANÇAIS 6/07/2020

6 Juil

 Palais de l’Elysée, le lundi 6 juillet 2020 

Sur la proposition du Premier ministre Jean CASTEX, le Président de la République Emmanuel MACRON a nommé : 

M. Jean-Yves LE DRIAN, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères ; 

Mme Barbara POMPILI, ministre de la Transition écologique ; 

M. Jean-Michel BLANQUER, ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports ; 

M. Bruno LE MAIRE, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance ; 

Mme Florence PARLY, ministre des Armées ; 

M. Gérald DARMANIN, ministre de l’Intérieur ; 

Mme Elisabeth BORNE, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion ; 

M. Sébastien LECORNU, ministre des Outre-mer ; 

Mme Jacqueline GOURAULT, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales ; 

M. Éric DUPOND-MORETTI, Garde des Sceaux, ministre de la Justice ; 

Mme Roselyne BACHELOT, ministre de la Culture ; 

M. Olivier VÉRAN, ministre des Solidarités et de la Santé ; 

Mme Annick GIRARDIN, ministre de la Mer ; 

Mme Frédérique VIDAL, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ; 

M. Julien DENORMANDIE, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation ; 

Mme Amélie de MONTCHALIN, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques. 2 

Sont nommés ministres délégués : 

Auprès du Premier ministre : 

M. Marc FESNEAU, chargé des Relations avec le Parlement et de la Participation citoyenne ; 

Mme Elisabeth MORENO, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances ; 

Auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères : 

M. Franck RIESTER, chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité ; 

Auprès de la ministre de la Transition écologique : 

Mme Emmanuelle WARGON, chargée du Logement ; 

M. Jean-Baptiste DJEBBARI, chargé des Transports ; 

Auprès du ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports : 

Mme Roxana MARACINEANU, chargée des Sports ; 

Auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance : 

M. Olivier DUSSOPT, chargé des Comptes publics ; 

Mme Agnès PANNIER-RUNACHER, chargée de l’Industrie ; 

M. Alain GRISET, chargé des Petites et Moyennes Entreprises ; 

Auprès de la ministre des Armées : 

Mme Geneviève DARRIEUSSECQ, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants ; 

Auprès du ministre de l’Intérieur : 

Mme Marlène SCHIAPPA, chargée de la Citoyenneté ; 

Auprès de la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion : 

Mme Brigitte KLINKERT, chargée de l’Insertion ; 

Auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales : 

Mme Nadia HAI, chargée de la Ville ; 

Auprès du ministre des Solidarités et de la Santé : 

Mme Brigitte BOURGUIGNON, chargée de l’Autonomie ; 

Est nommé secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre : 

M. Gabriel ATTAL, Porte-parole du Gouvernement. 

Le Président de la République réunira le Conseil des ministres, avec l’ensemble des membres du Gouvernement, ce mardi 7 juillet à 15h00. 

SERVICE DE PRESSE ET VEILLE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE 

organisationpresse@elysee.fr — T. +33 (0)1 42 92 83 01 

WAATO SITA LA MUSIQUE DE SOLEYA MAMA. 1976

2 Juil

music.apple.com/ca/album/soleya-mamale-waato-sita-vol-01/563010305

COLLECTION PERSONNELLE. DSIQUE ÉDITÉ EN 1976 PAR SONAFRIC. Soleya Mama (composition, guitare et voix) et son ami André Lô. Sept chansons en trente-sept minutes

Musique qui annonce l’ouverture du monde et la place prépondérante des créations africaines sur la scène internationale.

OUSMANE SOW HUCHARD, SOLEYA MAMA. (5 décembre 1942 – 1er juillet 2020)

1 Juil

«Un être d’exception dans la galaxie des grands sénégalais depuis Senghor« Jean-Louis ROY. Directeur de la BANQ. Ex-Secrétaire général de la Francophonie.

Le grand artiste, muséologue, musicologue, était aussi auteur, compositeur et expert mondial des arts négro-africains.

Depuis Dakar, ce matin ma sœur Henriette Alavo, m’informe de cette très triste réalité. Prions pour sa mémoire et le repos de son âme, personnalité si exceptionnelle et grande figure du monde de la culture mondiale, de la politique et pionnier des luttes pour une transition écologique équitable.

Notons que notre proche, grand frère et ami est l’auteur de nombreux ouvrages, articles, catalogues, hymnes et compositeur avec le Wato Sita de plusieurs musiques et paroles.

Viyé Diba : plasticien de l’environnement. Paris Éditions Sépia, 1994, 120p. (Grand prix Léopold S Senghor de Dak’art 98).

La kora : objet-témoin de la civilisation Manding (essai d’analyse organologique d’ue harpe-luth africaine) Dakar, Presses universitaires de Dakar, 2000, 539 p., cartes, photographies, tableaux et dessins originaux.

La culture ses objets témoins  et l’action muséologique. (sémiotique et témoignage d’un objet-témoin : le masque Kanaga des Dogons de Sanga). Dakar Éditions Le nègre international, 2010, 858 p. , photographies et documentation originales.

Sur de nombreux sites de référence, Ainsi, présenté dans un court texte son parcours qui fut bien plus riche :

Anthropologue, muséologue, musicologue, critique d’art et chercheur, Ousmane SOW Huchard travaille aujourd’hui comme consultant international au sein du Cabinet d’ingénierie culturelle « CIWARA…Arts, Actions » qu’il a fondé et dirige depuis 1990. Parallèlement, il préside « Le Mouvement des Palmiers pour le développement local de la Casamance naturelle » ; il encourage également la « SILABA » (= la Grande Route, en langue mandingue) – une association pour la sauvegarde et la promotion de l’héritage musical africain.

Le 3 juin 2007, il est élu Député à l’Assemblée Nationale du Sénégal, et depuis le 22 mars 2009, Conseiller Municipal à la commune de Ziguinchor.

Il est Militant écologiste actif au sein du Rassemblement des Écologistes du Sénégal « les VERTS », dont il est un des membres fondateurs en 1999.

Dans le cadre du Projet du Musée des civilisations noires, il rentre au Sénégal après des études au Canada et exerce diverses fonctions : Conservateur en Chef du Musée Dynamique, Conseiller technique au cabinet du Ministre de la Culture, Commissaire aux expositions d’art à l’étranger, Président du Conseil scientifique de DAK’ART : la Biennale de l’art africain contemporain.

Après des études en histoire de l’art, anthropologie, muséologie et musicologie, couronnées par un doctorat (Ph. D.) à l’Université Laval de Québec (Canada) en 1985.

Il y a un instant (mercredi 1er juillet 2020, 10 :00 de Montréal)  un journal de Dakar Le Quotidien annonçait :

Soleya Mama vivait pour le dialogue des cultures lui qui était champion du métissage.

Ousmane Sow Huchard connu sous le nom de «Soleya Mama» n’est plus. Il est décédé ce mercredi 1er juillet 2020 à l’âge de 78 ans.

Le défunt était un acteur culturel, anthropologue, muséologue, musicologue, critique d’art et chercheur. Ousmane Sow Hu­chard a été nommé en Conseil des ministres, président du Conseil d’administration du nouveau Musée des civilisations noires. Il a été aussi député à l’Assemblée nationale (2007-2012).  Au cours des dernières années, il siégeait aussi au conseil municipal de la Ville de Ziguinchor.

La photo que j’avais prise de mon ami à Dakar dans sa maison dakaroise aux Alamadies. Maison écologique conçue par

l’artiste, architecte et ex-représentant de l’UNICEF au Sénégal, Samir SOBHY.

Véritable musée résidence, chez lui le rituel de l’accueil est sacré. Photo Yves ALAVO.

SOEUR MADELEINE JUNEAU MÉMOIRE DE MONTRÉAL

27 Juin
J’apprends le décès de Soeur Madeleine Juneau :  1945 – jeudi 25 juin 2020
à l’âge de 75 ans.
Sœur MADELEINE JUNEAU dirigeait la Maison Saint-Gabriel de la Pointe Saint-Charles depuis 1997. Elle a donné une impulsion extraordinaire au Musée et au développement du site et des alentours, avec un souci remarquable de la transmission des connaissances historiques et scientifiques et de l’éducation populaire.
J’ai eu l’occasion avec Lucie Francoeur et tout au long des années importantes de confection de la documentation et des consultations montréalaises sous la direction de Nicole Boudreau au Bureau du 375e de Montréal, de vivre au fil des visites du site de la Maison St-Gabriel, la personnalité de Soeur MADELEINE JUNEAU.

Sœur Madeleine Juneau (1945-2020) ©Éric Gourdon (Groupe CNW/Maison Saint-Gabriel, musée et site historique) Photo Éric Gourdon

La ferme achetée par Marguerite Bourgeoys en 1668 pour accueillir des Filles du Roy. Ce lieu matrimoniale, Musée montréalais de toute notre histoire, j’y ai été cet hiver quelques jours avant le confinement, avec des centaines de personnalités montréalaises, pour porter appui à Dominique Anglade. Soeur Madeleine JUNEAU y était, nous nous sommes salué, elle était, maîtresse des lieux, attentive et accueillante. Femme aux talents de gestionnaire véritable, visionnaire, engagée dans la promotion de Montréal, son développement culturel et économique, cette féministe pratique était à mes yeux, depuis des décennies celle qui assumait le leadership supérieur de la Coalition économique du Montréal métropolitaine.
Des femmes comme Danielle Sauvage, Louise Roy, première PDG de la Société de transport de Montréal, à l’époque où c’était la STCUM, sont, par leurs personnalités, Nicole Boudreau aussi, des Montréalaises de cette envergure. Comme je l’ai souhaité dans le cas de M Michael Fainstat, je souhaite que notre administration honore la mémoire de cette grande dame.
Mon ami Éric Clément écrivait dans La Presse du samedi 27 juin 2020 :
«Membre de la Congrégation de Notre-Dame depuis 1966, Madeleine Juneau a rendu l’âme à l’hôpital de Verdun, où elle se trouvait depuis peu. Ayant forgé avec détermination le caractère patrimonial de la Maison Saint-Gabriel, musée et site historique montréalais, sœur Madeleine Juneau a contribué à célébrer la mémoire de Marguerite Bourgeoys, première enseignante de Ville-Marie, mais aussi celle des Filles du Roy.».

La Maison St-Gabriel, l’oeuvre de sa vie, un succès et un modèle muséal pour tout le monde.

Madeleine Juneau avait d’ailleurs reçu, en 2013, le prix Gérard-Morisset, remis par le gouvernement du Québec, pour le rôle dynamique qu’elle avait joué à la Maison Saint-Gabriel, classée lieu historique national en 2007.
Important aussi : En 2016, elle avait reçu le Prix d’histoire du Gouverneur général du Canada pour la qualité exceptionnelle des programmes muséaux présentés à la Maison Saint-Gabriel en 2015. En 2017, le Québec l’avait nommée chevalière de l’Ordre national du Québec, et le Canada lui avait remis la Croix du service méritoire (division civile).
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Une Saint-Jean sans tambour ni trompette

25 Juin

Sans concert ou spectacle pour souligner la Saint-Jean-Baptiste, pandémie oblige, de nombreux Québécois en ont tout de même profité mercredi pour se retrouver entre amis ou en famille. Pour beaucoup, la Fête nationale n’a jamais été un événement dûment célébré.

« Le truc compliqué, c’est de trouver du bon fromage en grain pour que la poutine soit une poutine digne de ce nom », lance Anne-Marie Provost, une étudiante originaire de la Rive-Sud, présentement installée à Londres. Dans la résidence étudiante où elle vit, il y a trois autres Québécois.

La semaine dernière, le petit groupe s’est donné le mandat de concocter des poutines pour marquer le coup de la Saint-Jean. « On voulait célébrer notre héritage parce qu’on se sent loin de nos proches et on voulait se rappeler d’où on vient », explique Anne-Marie, qui n’est pas sans éprouver un léger malaise à fêter le Québec au cœur de la métropole britannique. « Quand on connaît toute l’histoire… »

Photo: Valérian Mazataud Le DevoirEn l’absence de grands rassemblements cette année, plusieurs Québécois ont souligné la Saint-Jean-Baptiste en couple, entre amis ou en famille.

Après avoir commandé en ligne du fromage en grains — une adresse proposée par la délégation du Québec à Londres sur son site Web — et un rapide tour à l’épicerie pour y acheter des frites et de la sauce brune, le tour était joué. « On a cuisiné tout ça en écoutant Jean Leloup, Daniel Bélanger, Céline Dion et Les Colocs. Et sans blague, le fromage était excellent ! Ça bat certains fromages en grains qu’on a mangés au Québec », se réjouit-elle.

De l’autre côté de l’Atlantique, la Saint-Jean-Baptiste avait elle aussi des allures bien différentes cette année. Puisque le coronavirus circule toujours, les grands rassemblements à Montréal et à Québec, les fêtes de quartiers et les feux de joie ont été tour à tour annulés. Ne restait plus que se retrouver entre amis ou en famille.

« On pense rester au parc pas mal toute la journée et profiter du beau temps », résume Marina Acero, confortablement assis sur une couverture avec des amis au parc Lalancette, dans Hochelaga-Maisonneuve. Coupes de champagne à la main, grignotant des croustilles accompagnées de guacamole, ils discutaient au son des Cowboys Fringants lorsqu’ils ont été rencontrés par Le Devoir.

Fêtez-vous la Saint-Jean normalement ? « Quand il y a des événements prévus, on en profite », répond GenevièveDurocher, suscitant des hochements de tête approbateurs du reste du groupe. « Je me réunis habituellement avec des amis dans des festivals », renchérit de son côté Marina. Cette année, l’absence de rendez-vous à grand déploiement ne la dérange pas outre mesure. « Je ne suis pas déçue, on fait juste autre chose », dit-elle.

Photo: Valérian Mazataud Le DevoirMario Boulay a enfilé ses bas fleurdelisés mercredi pour célébrer la Saint-Jean-Baptiste.

Non loin de là, Anaïs Dupuis et Tommy Girard profitaient du soleil pour pique-niquer, n’ayant pas d’autre plan pour le 24 juin. « On n’a rien fait hier, ni ce soir », indique le jeune homme, qui en temps normal profite surtout de l’occasion pour voir des amis loin des gros rassemblements. « C’est jamais quelque chose d’établi. Cette année, ça n’a pas vraiment adonné. »

Pour Anaïs Dupuis, le 24 juin se passe toujours en famille, lors d’une fête familiale chez sa tante. Mais la pandémie a eu raison de l’événement, ses proches préférant éviter le risque de contracter le virus. « Ma famille est assez âgée de ce côté-là », raconte celle qui aurait tout de même aimé s’y rendre.

Valérie L’Heureux n’avait, elle non plus, rien de prévu pour célébrer la Fête nationale. N’ayant pas la traditionnelle fête de quartier où elle conduit habituellement ses jumelles, la maman faisait une marche avec elles dans le parc Lafontaine mercredi après-midi.

« On avait fait des t-shirts et mangé beaucoup de maïs », lance la petite Maeva, 7 ans, se remémorant les moments forts de la fête l’an dernier. Et contrairement à sa sœur Zoé, le fait qu’elle ne puisse y retourner ne la dérangeait pas le moins du monde. « On peut faire ce qu’on veut, et c’est surtout la fin de l’école ! » s’exclame-t-elle, le sourire aux lèvres.

Toujours au parc Lafontaine, le groupe Les filles du Roy comptaient offrir aux curieux un concert improvisé de musique traditionnelle. Mais ils ont dû plier bagage au bout d’une heure et demie, à la demande des policiers. Ceux-ci craignaient qu’un attroupement se forme autour du groupe, dépassant les 50 personnes autorisées par la Santé publique. Sans compter que la musique — quoique souvent tolérée — est interdite dans les parcs de la métropole en vertu d’un règlement municipal.

LE RACISME EST UN VIRUS

10 Juin

Bon, soyons clair, le racisme naît, vit et pourrait même mourir un jour. Il est contagieux, et se transmet d’un être humain à un autre. Toutefois, sa rapidité de contagion varie selon le lieu ou la situation. On peut d’ailleurs créer de toutes pièces des situations qui augmenteraient sa vitesse et sa puissance, alors que d’autres la diminueraient.

À certains moments on annonce de nouvelles vagues à l’horizon. On s’en étonne alors que des signes avant-coureurs avertissaient de l’imminence du danger. Le chômage, la misère, la violence urbaine, l’absence de courtoisie sont des agents capables d’accélérer son éclosion dans un lieu où sa présence était embryonnaire.

Mais le racisme a cette particularité de ne jamais naître à l’endroit où on se trouve. C’est un virus qui vient toujours d’ailleurs. Si le chômage fait soudain rage, on montre alors du doigt les nouveaux venus qui conservent en eux, semble-t-il, ce gène de la misère qui permet au racisme de féconder. C’est en voyant un malade qu’on apprend l’existence du virus, sinon il reste invisible. Ce qui fonde l’idée que le malade est responsable de la maladie.

Si le Blanc pense que c’est avec le Noir que ce virus est arrivé en Amérique, le Noir croit, lui, que c’est la cupidité du Blanc à vouloir exploiter son énergie qui le garde encore vivant. Il n’y a pas de Noir sans Blanc comme il n’y a pas de Blanc sans Noir. Chacun devant son existence à l’autre.

Voilà un nouveau produit identitaire aussi américain que le hamburger. Une identité créée par un virus. On aimerait assister à cette naissance en laboratoire. Quant aux Amérindiens ils sont encore en confinement dans les réserves.

Le moment historique

On se demande quand tout a commencé en Amérique ? Il y a 400 ans avec le commerce d’esclaves. Les premiers bateaux négriers sont arrivés à ce moment-là sur les côtes d’Amérique. Cela peut sembler lointain, mais sur un plan historique c’était hier.

Les petits-fils d’esclaves font tout pour se rappeler « ces siècles sanglants » tandis que les petits-fils de colons font tout pour les oublier. On ne pense pas toujours à la même chose au même moment. On peut faire remonter la conception du virus quand l’Europe s’est mise à fantasmer sur cette énergie gratuite et inépuisable : la force de travail de l’esclave.

Le but c’est l’argent. Faire travailler les autres gratuitement, avec droit de vie et de mort sur eux. On trouve encore des gens aux États-Unis qui pensent avec nostalgie à cette époque.

Je dis États-Unis parce que les derniers événements s’y sont déroulés, mais je souris de voir l’Europe s’étonner de la violence du racisme américain, oubliant qu’elle était à l’origine de toute cette histoire. C’était la première pandémie puisqu’au moins trois continents étaient impliqués : l’Europe, l’Afrique et l’Amérique.

Le mystère

Il y a un point qui reste mystérieux : le racisme est capable d’apparaître dans les régions les plus reculées, là où il n’y a ni misère, ni chômage, ni même un Noir. On croyait pourtant connaître son mode de fonctionnement.

Son territoire est-il illimité ? Son temps, infini ?

Il y a tant de choses qu’on ignore dans le comportement du virus. On navigue à vue. La seule évidence, c’est la souffrance qu’il produit sur un seul groupe : les Noirs. On serait étonné de la diversité des études faites sur le comportement du virus.

Par exemple, le virus peut-il passer de l’homme à l’animal ? On pourrait le croire en voyant dans le sud des États-Unis, il n’y a pas si longtemps, des endroits publics où il est affiché : « Interdit aux Nègres et aux chiens ».

On pourrait croire que c’est la fantaisie d’un chercheur en laboratoire, en réalité cela fait partie d’un processus de déshumanisation.

 

Dany Laferrrière de l'Académie française

Tout a commencé il y a 400 ans avec le commerce des esclaves.

 Si le Blanc pense que c’est avec le Noir que ce virus est arrivé en Amérique, le Noir croit, lui, que c’est la cupidité du Blanc à vouloir exploiter son énergie qui le garde encore vivant

La déshumanisation

Pour que l’esclave puisse accepter sa condition de bête de somme, cela requiert une participation de tous les corps de métier qui ont une certaine influence sur la société.

L’élite politique, intellectuelle et religieuse de l’époque s’est engagée à convaincre l’esclave qu’il est à sa place dans l’organisation de la société coloniale. Ce qu’il est ? Une simple marchandise qu’on cherche à vendre au plus offrant. L’Église lui fait comprendre que tant de souffrance sera récompensée par une place certaine au paradis. Un article du Code noir qui régit tous les aspects de la vie de l’esclave stipule que « le Nègre est un bien meuble ». On est en plein siècle des Lumières.

Pourtant, l’esclavage va fleurir durant cette époque de haute philosophie et de progrès scientifique. On se demande même si le Noir possède une âme. On remarque alors que plus le virus s’installe, plus la police se croit puissante. Une fois qu’il est là, c’est difficile de l’extirper du corps. On cherche ou on fait semblant de chercher un vaccin pour le tuer.

Ce vaccin-là, c’est le siècle des Lumières qui le propose avec l’idée du progrès dans tous les domaines. La Révolution française a tenté un bref moment de tordre le cou à l’esclavage (« périssent les colonies plutôt qu’un principe ! » Robespierre sur l’esclavage).Mais en fait, c’était compter sans la pièce maîtresse : l’argent. Car tout le monde cherche à s’enrichir par la traite négrière. Même les philosophes — Voltaire en tête — possédaient des actions à la Compagnie des Indes.

L’argent

C’est l’argent qui a permis au virus de se propager. Il se nourrit du désir insatiable de l’homme de s’enrichir à peu de frais. Des ouvriers qu’on n’a pas à payer.

Aux États-Unis, Abraham Lincoln croit que l’esclavage ne va pas avec son projet d’une Amérique nouvelle. Guerre de Sécession. Le Nord gagne. Massivement les Noirs montent au nord pour devenir des salariés. On déchante rapidement. Les anciens esclaves devenus ouvriers avaient maintenant un salaire, mais ils travaillaient presque autant qu’avant et devaient vivre dans des taudis à rats qu’ils payaient cher. Ils découvrent que l’ouvrier est un esclave qui règle lui-même ses factures. Mais sa condition n’est pas si différente de celle d’avant. Le problème reste entier.

L’esclavage est dur, mais le capitalisme n’est pas une plaisanterie non plus. Le Nord est un Sud exempt de culpabilité. Le virus s’adapte rapidement à la nouvelle situation. Pour toucher du doigt le problème, il faudrait mettre le Blanc (Nord et Sud) sur le divan du docteur Freud, car le virus s’est caché si bien dans les replis du corps social qu’il est impossible de le débusquer. Au point que le raciste se demande de quoi on l’accuse.

Un peu comme quand le violeur se met à croire que c’est la petite fille qui l’a provoqué.

La distanciation sociale

Si l’Afrique du Sud l’a perfectionné avec l’apartheid, l’Amérique avait compris longtemps avant qu’il fallait une distance sociale. Étrangement cette fois, la distanciation sociale permet au virus de garder sa vigueur.

Rapidement, les États du Sud ont mis en place un système sanitaire qui écarte dans tous les actes de la vie quotidienne le Blanc du Noir. Il ne fallait pas qu’ils soient ensemble dans la même pièce, ni qu’ils passent par la même porte pour entrer dans un lieu public ou privé (les Noirs par la porte de derrière, les Blancs par la porte de devant). Il ne fallait pas qu’ils fréquentent les mêmes bars, sauf s’il y avait deux entrées et deux salles qui ne communiquaient pas. Ils ne mangeaient pas, ne dansaient pas, ne dormaient pas dans la même maison (la maison des maîtres, et au fond de la cour les baraques des esclaves).

Les règles étaient strictement observées à l’époque, car les châtiments étaient lourds. C’était aux Noirs de se tenir à distance. Le Blanc pouvait circuler partout, même dans la case du Noir, mais c’était à ce dernier d’éviter de se trouver sur son chemin, même s’il le trouvait avec sa femme.

Un virus particulier

Je ne sais pas par quel étrange raisonnement on a conclu que le virus du racisme n’était pas chez le Blanc mais chez le Noir, qu’il n’était pas chez le maître mais chez l’esclave. Comme on a cru que la femme était responsable de son viol. C’est pour cela qu’on a mandaté la police pour qu’elle protège le Blanc du Noir. Car c’est de sa faute si le Blanc est raciste. On ne lui reproche rien d’autre que d’être noir. Des penseurs ont affirmé que n’importe qui peut être raciste. N’importe qui peut être un salaud ou un tueur, mais le racisme est un virus particulier. Il a besoin d’un porteur qui se croit supérieur à tout autre individu différent de lui, tout en pensant que le Noir est au bas de l’échelle. Il faut qu’il soit aussi membre d’un groupe puissant et dominateur. Il faut surtout qu’il croie que sa supériorité remonte à des temps immémoriaux.

D’un autre côté, le système doit faire en sorte que le Noir accepte ce bouquet de privilèges comme une évidence.Résultat : quand un Blanc croise un Noir, même dans cette Amérique, il sait qu’il y a quelques siècles cet homme aurait été son « bien meuble ».

Pour le test : si vous échouez à répondre à ces questions, c’est que vous n’avez pas le virus.

Les porteurs sains

Pendant longtemps on a cru que le raciste ressemblait à ces hommes qui portent des cagoules pointues et de longues robes blanches pour se réunir la nuit sous de grands arbres avec des torches et une croix en flammes. Ils font des discours haineux qui affirment la suprématie des Blancs.

Plus tard, on a cru aussi que la nouvelle génération était formée de jeunes punks racistes au crâne rasé et au regard aussi pointu que leur couteau qui monologuent un sabir fait de borborygmes qu’ils accompagnent de saluts nazis en vendant de vieux exemplaires de Mein Kampf. On sait aujourd’hui que le virus a atteint presque tout le monde après quatre siècles. Et que la plupart des porteurs sont sains, c’est-à-dire qu’ils l’ont, mais n’en souffrent pas. Le pire c’est qu’ils peuvent le transmettre.

Supposons que nous en sommes tous atteints : ceux qui subissent comme ceux qui infligent, et qu’il n’y a pas de guérison possible sans un effort collectif. Vous avez vu l’énergie et l’argent dépensés pour l’autre virus, et cela même sans espoir d’une éradication totale. Si nous mettons le même effort, même s’il faut bloquer un moment le système, pour éradiquer une fois pour toutes ce virus du corps humain. Juste un effort pour détruire le virus, sans le relier à une race, ou à un passé même sanglant, même injuste.

Ce sera un très lent processus, mais si nous réussissons, nous aurons l’impression d’être moins idiots et de pouvoir rire en racontant plus tard aux enfants qu’il y a à peine quelques décennies le monde était divisé en races et qu’un individu pouvait mourir à cause de la couleur de sa peau.

SORS TON MASQUE CHANGEMENT

14 Mai

Sors ton masque. Dans l’ouragan que constitue la pandémie, s’illustre l’objet témoin mondial. Dessin porteur de la charge esthétique qui trace du geste de création, les horizons indéfinis du changement fondateur.

Encre sur papier 45,7 × 61 cm. CRÉATION : 14 mai 2020

 

Sors ton masque

Création du mercredi 14 mai 2020. Chlag Amraoui

 

Tout en cette couleur différente qui ouvre sur l’espoir transcendant au-delà de la pandémie, sans occulter l’endémie, masque comme médiation  et représentation intégrale de la physionomie du visage. Partialité de l’expression faciale comme confirmation de la sécurité et de la conformité sanitaire. Masque central de ce dessin unique au monde, esthétique universelle depuis les gestes artistiques et la conception, pensée, formalisée et libérée pour l’humanité. Foyer du changement engagé et objet témoin, masque.

Changer pour vivre. Il en va de la nature comme de notre tissu humain, économique, écologique, culturel, social enraciné en diversité et ouvert sur une nouvelle dynamique d’intégrité, d’éthique et de cohérence dans la gestion responsable imputable du capital collectif.

Il est indispensable de traiter et valoriser les personnes qui pour la société assument les fonctions essentielles au développement, au respect de la vie et de la dignité qui en résulte, assurent les fonctions stratégiques en santé, culture et en éducation, mais aussi dans les services essentiels agriculture, alimentation, justice sociale, sécurité et mobilité.

 

 

BONNE FÊTE MAMAN

10 Mai

LYS SPÉCIAL

 

MAMAN en fête

Fêtons nos MAMANS

Ces femmes qui font VIE

MAMAN,

C’est le cri de la VIE

MAMAN pour vivre.

 

La vie c’est MAMAN

MAMAN en premier

CRI.

Toute vie MAM – MOM – MAMIE

MAMAN

Fête ce 10 mai 2020

À toutes les MAMANS

Bonne fête.

 

Magie de la parole

Premier mot de l’enfant

Ultime hommage à la vie MAMAN

 

Universelle ode à la vie.

Toute belle et toujours généreuse

Reine du don

Celui de la VIE

 

Pilier de la société

Témoin de l’humanité

Fierté de la Création

 

Boussole des émotions

Socle des sentiments

ÂME DIVINE MAMAN.

 

 

Yves ALAVO

Dimanche 10 mai 2020.

Regarder cette vidéo où Michele et Barack Obama font la promotion de la lecture :