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ARTISTES HANDICAPÉS DE CHINE UNE TROUPE UNIQUE

29 Août

La Troupe des artistes handicapés de Chine s’arrêtera pour la première fois au Canada, les 16 et 17 octobre 2012, pour présenter son spectacle au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, à Montréal.

Les 50 artistes du groupe, dont la moyenne d’âge est de 20 ans, sont des acrobates, musiciens, chanteurs et danseurs. Ils sont tous atteints d’un handicap, qu’il soit auditif, visuel ou moteur. La troupe fait le tour du monde depuis plusieurs années pour présenter son spectacle, qui mise sur la «communion émotive» pour franchir les frontières de la langue et des cultures.

 

Une différence qui nous éblouit et invite au dépassement ainsi qu’à louer le Seigneur pour tant d’humanité

De nouvelles formes artistiques sont exploitées, comme le poème et la danse en langage des signes, ainsi que la danse mettant en vedette des aveugles.

«Nous vivons la lumière dans la pénombre, apprécions les sons et les rythmes dans le silence, écrit la troupe qui a obtenu le statut d’Artiste de la paix de l’UNESCO. Au-delà de notre handicap, nous recherchons la perfection

La communauté internationale a par ailleurs qualifié la Troupe des artistes handicapés de Chine de «messager de beauté et d’humanité» et d’«ambassadeur visuel» pour plus de 600 millions d’handicapés du monde.

Les billets sont en vente par téléphone (514 842-2112, 1 866 842-2112) ou en ligne (pda.qc.ca)

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SAT, CULTURE NUMÉRIQUE EN POINTE

20 Jan

La Société des arts technologiques [SAT] a inauguré le 25 novembre 2011 ses nouveaux aménagements et agrandissements en présence de M. Gérald Tremblay, maire de la Ville de Montréal, de M. Laurent Lessard, ministre des Affaires municipales, des Régions et de

l’Occupation du territoire (MAMROT), de M. Raymond Bachand, ministre des Finances, ministre du Revenu et ministre responsable de la région de Montréal, ainsi que de l’honorable Claude Carignan, sénateur et leader du gouvernement au Sénat à Ottawa.

Se déployant désormais sur quatre étages, l’édifice de la SAT, avec son dôme emblématique (voir Photo Alavo) créé par l’architecte Luc Laporte, abrite l’éventail des activités de recherche, de création, de production, de formation et de diffusion d’une culture numérique distinctive qui représente bien la force et la vitalité de Montréal.

Avec ces nouveaux aménagements répartis sur 4500 mètres carrésincluant le nouvel étage, le Sensorium (Satosphère et Labo culinaire – Foodlab), la SAT explore de nouvelles manières d’aborder des contenus en immersion et compte, plus que jamais, tenir son rôle de Navire amiral de la culture numérique.  « Grâce à des réalisations remarquables comme celle de la Société des arts technologiques, qui propose une vitrine exceptionnelle de notre créativité numérique, Montréal peut désormais rayonner comme métropole culturelle, innovante et ville du savoir. La SAT, ce lieu privilégié de développement de la culture numérique, contribuera à mettre en valeur le talent des créateurs d’ici, tant à l’échelle nationale qu’internationale », a pour sa part fait savoir M. Raymond Bachand.

Convaincue que la culture et l’usage des réseaux sont inscrits dans notre ADN, Mme Monique Savoie, présidente-fondatrice de la SAT aime rappeler que : « La culture québécoise s’est construite par l’usage des réseaux fluviaux, des réseaux ferroviaires, des réseaux hydro-électriques, des réseaux d’économie sociale et d’entraide et des réseaux téléphoniques qui ont façonné son identité et développé sa culture entrepreneuriale. Aujourd’hui, avec son édifice branché au réseau de fibre optique, la SAT peut à son tour jouer pleinement son rôle de Hub urbain. ».

 

 

Illustrations : http://www.sat.qc.ca/post.php?id=1&post_id=2240&lang=fr

 

Une série ouverte d’événements :

Nuits d’Afrique SOUND SYSTEM

Après le succès connu l’été dernier lors du Festival International Nuits d’Afrique, voilà que s’installe à nouveau dans le paysage des rendez-vous incontournables de la World 2.0 à Montréal, l’innovatrice série Nuits d’Afrique Sound System en collaboration avec Masala Sono, le vendredi 10 février 2012 à la Société des arts technologiques de Montréal (S.A.T.)  Une soirée qui marquera l’aboutissement de la série de concerts Nuits d’Afrique…aux rythmes d’hier à aujourd’hui, qui se veut une rétrospective des origines et du parcours de la musique et des rythmes de toutes les Afriques. Le regard pointé vers l’avenir, ce spectacle de clôture ouvre l’horizon vers l’actuelle mouvance et l’avenir qui s’en dessine.

 

Une soirée sous le sceau de l’électro qui rassemblera des disques-jockeys de renommée internationale, mettant de l’avant les dernières tendances en musique du monde d’ascendance africaine à l’ère du numérique. Masala Djs ouvriront le bal, nous introduisant à l’univers World 2.0 ; originaire du Congo, Ngâbo racontera en rythmes, en textures et en mots son pays d’origine si bien que son appartenance à l’Amérique. En français, en anglais, parfois en swahili et avec un naturel élégant et terriblement pop, la musique d’Ngâbo est envoûtante, percutante et résolument contemporaine. Mr Ok, figure connue du hip hop haïtien de Port-au-Prince mêle Rap Créole, Kompa, Rara et lourde basse électronique. Citoyen du monde, basé à New York City, Chief Boima, véritable figure de proue de la World 2.0 baignera la soirée de ses mix de coupé décalé, Cumbia, Kudoro et Champeta ! Puis, le Vj Jérôme Delapierre créera une ambiance visuelle unique qui ponctuera les performances live. C’est bien plus qu’il n’en faut pour faire groover des centaines de personnes lors de cette soirée électronique de haut niveau, et exceptionnellement gratuite !

 

Yves ALAVO

Sachez que vous pouvez manger sur place et vivre une expérience culinaire :

Les 5@10 Aperitivo du Foodlab sont de retour pour 2012!

Les chefs Seth Gabrielse et Michelle Marek vous y attendent du mercredi au samedi et vous offriront une expérience d’art culinaire qui saura éveiller vos papilles gustatives…

Horaire : Mercredi au samedi, 17h à 22h

Adresse : 1201, boul. Saint-Laurent (3e étage)

Contact & Réservation de groupe : foodlab@sat.qc.ca

 

Nuits d’Afrique SOUND SYSTEM

Vendredi 10 février

Société des Arts Technologiques de Montréal (S.A.T)

1201, boul. Saint-Laurent

Tél : 514-844-2033

Heure : 21h

ENTRÉE LIBRE

 www.festivalnuitsdafrique.com

Informations sur les créations événementielles de la SAT :

http://www.sat.qc.ca/events.php?id=20&lang=fr

 

 

Coupe du monde, Finale (Espagne 1 – Hollande 0)

20 Juil

L’Espagne a enlevé de haute lutte et avec une subtilité exquise et beaucoup d’abnégation son premier titre de champion du monde (comme nous l’avons prévu) en battant les Pays-Bas, dimanche 11 juillet 2010 à Johannesburg (Afrique du Sud), sur un but d’Andres Iniesta, à la 116e minute, en prolongations (1-0).  Comme le veut la tradition dans le ghota du football international, les sélectionnés espagnols vont arborer, au-dessus des armoiries nationales flanquées côté cœur sur leurs maillots, l’étoile qui symbolise chaque victoire suprême en Coupe du monde.  Le trophée de la FIFA est en Espagne depuis lundi dernier 13 juillet 2010, portés par les valeureux co-équipiers de Casillas, capitaine ému de la glorieuse ROJA.

 Depuis plus de trois ans une équipe nationale était au labeur, un collectif en pleine expansion sous les paramètres sportif, psychologique, technique de jeu, de dynamique de groupe, de la confection d’un esprit et d’une motivation ancrés dans l’âme presque civique de la fierté castillane.

 Les étapes, toutes publiques et éprouvées, ont permis tant à la fédération ibérique qu’aux principaux clubs concernés, de développer une relation faite de confiance, de concertation et de s’associer autour d’un objectif commun inscrit dans un plan d’action dont le succès est facteur de la durée.  En effet, c’est sur deux plans quinquennaux que s’est forgée la Roja que nous connaissons depuis 2008 et que se sont greffés les résultats si exceptionnels marqués du sceau de la régularité et d’une créativité aux contours humains et presque chevaleresques.  «Pour cette Coupe du monde, nous sommes ensemble depuis 50 jours sans aucun incident, ils peuvent être fiers d’êtres des footballeurs professionnels.  Cela a une valeur incalculable pour l’Espagne», lance Del Bosque, entraîneur/sélectionneur national de l’Espagne.

 La Roja vient de réussir un doublé significatif, deux ans après sa victoire à l’Euro 2008, une performance déjà réalisée par l’Allemagne (1972-74) et par la France (dans l’autre sens en 1998-2000).  Favorite de la compétition pour les observateurs avertis, la Roja est allée au bout de son projet.  En effet, tous les sélectionnés porteurs du maillot national ont produit un match fait d’un football de haut niveau technique et tactique, soutenu par un mental à toute épreuve.  Les Espagnols ont gagné tous leurs matchs éliminatoires sur le score de 1-0, preuve qu’à chaque niveau leurs adversaires avaient conscience qu’ils partageaient la surface de jeu avec des joueurs aguerris et d’une compétence vraiment transversale, c’est-à-dire : des artistes du ballon rond, des experts tactiques, mais d’abord des athlètes responsables et préparés minutieusement physiquement, physiologiquement et psychologiquement.

 Les joueurs des Pays-Bas, les « Oranje », ont subi leur première défaite, en finale, après une série victorieuse de 26 matchs consécutifs.  La plus grande déception qu’ils auront à porter sur plusieurs générations, c’est que cette défaite en finale de la Coupe du monde est leur troisième revers après ceux de 1974 (face à l’Allemagne) et de 78 (face à l’Argentine).

 La victoire ibérique n’en est pas moins méritée et méritoire surtout qu’elle s’est dégagée au terme d’un marathon physiquement éprouvant après une finale laborieuse à l’image d’un David Villa (auteur de 5 buts dans les phases précédentes), cette fois très discret.  Les protégés de Vicente Del Bosque ont longtemps été incapables de conclure une demi douzaine de démonstrations, de « routines » ou d’enchaînements exécutés tels des katas qui échouaient sur le mur ou dans les crampons rugueux d’un duo Van Bommel – De Jong à la hauteur de leur mauvaise prestation orientée vers la démolition de l’adversaire plutôt que vers la confection du jeu. 

 Souvent, les Néerlandais n’avaient qu’une agressivité rarement maîtrisée à proposer face à la supériorité technique/tactique des Espagnols.  Sergio Ramos voyait son coup de tête repoussé avec autorité par le gardien hollandais Stekelenburg (4e minute), puis, encore Sergio Ramos, ratait son tir après une incursion dans la surface orange (10e), avant que David Villa ne place son « coup de patte » sur coup-franc du mauvais côté du poteau des buts néerlandais (11e).  Plusieurs fois, montés sur les rares coup de pied de coin, les espagnols spécialistes de la « cabeza » ou du coup de tête (Piqué, Puyol, Ramos), ont envoyé dans le ciel les ballons avec lesquels ils étaient entré en contact, poussés et gênés par des adversaires qui ne leur donnaient pas le moindre pouce dans ces duels aériens.

 LES « ORANJE » VIOLENTS

 Dès le milieu de la première période du temps réglementaire, les cartons jaunes dont un qui a viré au rouge en fin de jeu, se sont succédés à un rythme inédit et à un point tel qu’un record (pour cette compétition) vient d’être battu.  L’arbitre britannique Webb aurait été mieux avisé de sévir sur les premières fautes extrêmes des bataves, un vicieux coup de crampon de De Jong en pleine poitrine de Xavi Alonso ainsi que trois tacles appuyés des défenseurs hollandais contre les chevilles des attaquants espagnols n’ont jamais été sanctionnés.   Il a fallu attendre la 45e minute pour voir Arjen Robben inquiéter Iker Casillas d’une frappe de balle solide.  Le même Arjen Robben risque de ruminer longtemps ses deux duels perdus face au portier espagnol.  A la 61e minute, l’ailier du Bayern file seul au but suite à une ouverture magistrale de Sneijder, sa frappe est détournée par « San Iker ».  Vingt minutes plus tard, scenario identique, résultat similaire pour le malchanceux Robben.

 Au cours de la deuxième mi-temps des « réglementaires », Villa est contré par chance par Heitinga après un centre de Navas (69e), Ramos s’envole et frappe de la tête dans les 6 mètres et envoie le ballon au dessus d’un but pourtant ouvert (76e).  Cette finale devenait vraiment intense, ondes de tensions soutenues tout au long des deux périodes (2 fois 15 minutes) des prolongations.  Fabregas (94e, 103e), Iniesta (98e) ou Navas étaient ainsi à un crochet de délivrer la marée rouge des supporters.  C’est la couleur que le défenseur néerlandais Heitinga a vu à la 108e minute, après un deuxième carton jaune qui signifiait un retour immédiat aux vestiaires.

 INIESTA, HÉROS MODERNE

 Cette infériorité numérique venait, avec justice, sanctionner l’équipe des Pays-Bas, joueurs destructeurs plus que bâtisseurs.  Dans les dernières minutes, la décomposition de la défense batave ouvre de nouveaux espaces aux limiers espagnols.  Quatre minutes avant la fatale séance des tirs aux buts, Andrès Iniesta endosse le rôle du héros national et moderne : à la 116e minute plus exactement, le milieu « barcelonais » trouvait enfin le fond des filets hollandais. 

La Roja est sacrée championne du monde.  Impérial triomphe dont chaque grammes des 3 761 d’or de la Coupe du monde FIFA est mérité, hommage intemporel aux ancêtres Tamazighs dont la fierté coule à flot dans les veines de ces hispaniques nouveaux dont le poète Antonio Machado a dit qu’un pont de douceur les relie à la mère Afrique.  N’est-ce pas en cette terre qu’Iker Casillas (capitaine de la Roja), qui a laissé couler des larmes de joie au coup de sifflet final, a soulevé la première Coupe du monde de l’Espagne, après sa première finale.  Totale expression d’un don total d’une « Seleccion » au pinacle du sport le plus populaire sur la planète.

 Dans quatre ans, le Brésil, nation la plus capée en ce sport, terre métissée et temple resplendissant du football, sera le théâtre parfait pour la grand’ messe du ballon rond.  À ce rendez-vous en 2014, les retrouvailles entre folle créativité, magie du jeu et talents des athlètes, pourraient offrir un spectacle duquel les hôtes brésiliens mais aussi les titulaires actuels et nouveaux du trophée, ainsi que d’autres prétendants, rêvent déjà de sortir vainqueur de la joute finale.

Yves ALAVO

 

Quelques chiffres :

La XIXe Coupe du monde s’est achevée, dimanche 11 juillet 2010, au Soccer City de Johannesburg, sur le sacre de l’Espagne, le premier de son histoire. D’autres chiffres symbolisent cette première édition sur le continent africain. (Photos Presse-Sports)

 Cette première Coupe du monde sur le continent africain a fait le plein. Les stades sud-africains ont accueilli plus de 3 millions de spectateurs lors des 64 matches disputés – soit une moyenne de 50.000 spectateurs par match.

  Avec 145 buts inscrits en 64 matches disputés – soit une moyenne de 2,27 buts par rencontre -, ce XIXe Mondial est l’un des moins prolifiques de l’histoire. Seule l’édition 1990, en Italie, avait été plus pauvre en buts (2,21 buts par match). Bref, on est bien loin du record du Mondial 1954 en Suisse : 5,38 buts par match.

 Cette XIXe Coupe du monde a été plus sage que la précédente. Avec 17 cartons rouges récoltés et 254 jaunes écopés, les mondialistes 2010 ont été plus disciplinés que leurs prédécesseurs en 2006 (307 jaunes et 28 rouges).

 Pays-Bas – Espagne (0-1 a.p.) : 100% européenne, la finale de ce Mondial sud-africain le fut. Dans toute l’histoire de la Coupe du monde – c’est-à-dire en dix-neuf éditions -, c’est la huitième finale opposant deux sélections du Vieux- Continent. Les sept précédentes étaient Italie – Tchécoslovaquie (2-1 a.p.) en 1934, Italie – Hongrie (4-2) en 1938, RFA – Hongrie (3-2) en 1954, Angleterre – RFA (4-2 a.p.) en 1966, RFA – Pays-Bas (2-1) en 1974, Italie – RFA (3-1) en 1982 et Italie – France (1-1 a.p. 5-3 aux tab) en 2006.

 L’Espagnol David Villa, le Néerlandais Wesley Sneidjer, l’Uruguayen Diego Forlan et l’Allemand Thomas Müller ont tous les quatre marqué à cinq reprises lors de cette XIXe Coupe du monde. Mais grâce à ses trois passes décisives, c’est l’attaquant du Bayern Munich qui termine en tête du classement des buteurs.

 Quatrième du groupe F, l’Italie, championne du monde en 2006, fut le quatrième tenant du titre de l’histoire à rentrer à la maison à l’issue du premier tour après l’Italie (1950), le Brésil (1966) et la France (2002).

 Troisième du groupe A, l’Afrique du Sud n’a pas réussi à se hisser en huitièmes de finale. C’est la première fois dans l’histoire de la Coupe du monde que le pays organisateur se fait éliminer au premier tour.

RÉDACTION SPORTIVE : Le match des pionniers de la spécialisation

25 Juin
Le sport a toujours occupé une place de choix au sein du « Soleil », à travers une rubrique animée par de talentueux reporters qui sont devenus des références et des pionniers dans le monde de la presse sportive. C’est depuis la « nuit des temps » que la nécessité d’accorder un intérêt particulier au phénomène que constitue le sport a été bien perçue par les responsables du quotidien national qui ont aussi accompagné l’option pluridisciplinaire du Gouvernement sénégalais en matière de sport. Et cela s’est traduit par une quête permanente et un traitement de l’information sportive dans les pages du Soleil par les pionniers que furent Serigne Aly Cissé, Yamar Diop, Lune Tall, Tony Stephan et, plus tard, les Mass Diack, Yves Alavo, Djib Diédhiou, Cheikh Tidiane Fall, Momar Seyni Ndiaye, Mamadou Koumé, Cheikh Tidiane Djigo, Jean-Marc Diakité, Oumar Bâ, Mamadou Kassé, Khalifa Ndiaye, Mamadou Diouf qui ont passé le témoin à la nouvelle cuvée en place.

Le traitement de l’information et l’animation sportive ont suivi une mutation au fil du temps dans les pages de la rubrique sportive du « Soleil ». Et cela se comprend aisément, car autant les pionniers étaient des « généralistes », s’occupant de toutes les disciplines, l’évolution de la pratique sportive a façonné une nouvelle génération de journalistes sportifs qui sont devenus des « spécialistes » dans leur domaine de prédilection. Ainsi, dans les années 80, le traitement de l’info sportive est devenu très sélectif au sein du quotidien national, avec des analyses pointues, grâce à une meilleure connaissance de l’environnement de la discipline concernée. Ainsi, l’expertise des hommes comme Serigne Aly Cissé, Cheikh Tidiane Fall et Babacar K. Ndiaye (football), Momar Seyni Ndiaye, Mamadou Koumé, Mamadou Diouf (basket), Oumar Bâ (handball, athlétisme, lutte), Lune Tall (automobile) est reconnue même au sein des instances internationales sportives.

Fort de ce patrimoine, « le Soleil » a marqué sa présence dans les plus grands rendez-vous du Sport, à l’image des Jeux olympiques, des championnats continentaux, mondiaux, conférences et autres. Ses envoyés spéciaux, à travers des reportages de qualité, ont toujours permis aux lecteurs du quotidien national de suivre, comme s’ils y étaient, les temps forts des manifestations sportives. La couverture des « Can 1986, 1992, 2002 », du Mondial 2002 de football, entre autres événements, restera l’une des plus grandes réussites des animateurs du « desk Sport » du « Soleil ». Le tirage du journal a atteint lors de ces événements des proportions jamais égalées, près de 100.000 exemplaires.

Avec les nouvelles techniques de l’information, le traitement sportif des grands événements se révèle encore plus « scientifique ». Un enjeu compris par la Rédaction centrale qui a beaucoup investi dans le secteur. L’intérêt que « le Soleil » porte au sport se traduit de plus en plus par l’augmentation de la pagination réservée au Sport, en plus des Spéciaux et Cahiers consacrés aux événements sportifs.

Le chemin balisé par les pionniers est aujourd’hui bien entretenu par la jeune vague de reporters qui compte apporter, à sa manière, sa pierre à l’édifice.

Par Oumar BA

Coupe du Monde 2010 Afrique du Sud

25 Juin

FIN de la 15e journée, jeudi 24 juin 2010.

L’Italie humiliée, le Japon se révèle

L’Italie est éliminée dès le premier tour de la Coupe du monde et termine quatrième et dernière de son groupe. C’est la sensation de la journée. Pour la première fois dans l’histoire, les deux finalistes de l’édition précédente sont éliminés au premier tour. Le Paraguay termine à la première place du groupe F et il retrouvera en huitièmes un Japon impressionnant contre le Danemark (3-1).

Après l’Argentine, les Pays-Bas réussissent le Grand Chelem en battant le Cameroun (2-1) qui quitte la compétition sur un zéro pointé. Les Bataves retrouveront la Slovaquie au prochain tour, l’équipe qui a sorti l’Italie en la battant (3-2).

Le Brésil et le Portugal, qui s’affrontent ce vendredi (25 juin 2010) (16h00), sont invaincus au cours de l’année civile. La Seleçao a remporté les cinq rencontres qu’elle a disputées cette année, alors que la Selecçao a décroché quatre succès pour deux nuls en six matches. Plus impressionnant encore, la sélection auriverde reste sur une série de huit victoires. De leur côté, les Lusitaniens n’ont plus perdu depuis 18 matches : il faut en fait remonter au 19 novembre 2008 pour trouver trace de leur dernière défaite : 2-6 contre… le Brésil.

Une CFA contre une L1

«En théorie, il est impossible pour le Japon de se hisser dans le dernier carré. Dans les faits, les statistiques et l’histoire de la Coupe du monde laissent la place à cette éventualité. En 2002, qui aurait imaginé que la Corée du Sud terminerait 4e et la Turquie 3e ? Selon l’arbitrage et les scénarios des matches, le Japon peut lui aussi bénéficier de ce phénomène. En plaçant la barre si haute, Takeshi Okada (le sélectionneur nippon, NDLR) a mis ses joueurs devant leurs responsabilités. Il a également créé un engouement en faisant rêver le peuple japonais. Moi, je ne mettrai pas une pièce sur le fait que le Japon ne peut pas y arriver. Ils sont capables de créer l’exploit à l’image d’une équipe de CFA qui affronterait une équipe de L1 en Coupe».

Une équipe en reconstruction

«Depuis 2006, le Japon est rentré dans le rang. C’est une équipe en reconstruction, en retrait par rapport à ses capacités. Le fait qu’il y ait très peu de Japonais qui jouent à l’étranger ne contribue pas à donner de la maturité à cette sélection. Prenons l’exemple des pays africains. Eux travaillent dans les meilleures conditions avec des joueurs habitués à jouer la Coupe d’Europe, au haut niveau. L’Asie souffre de ça, de ce manque de reconnaissance alors qu’il y a au moins 30 joueurs qui pourraient évoluer dans n’importe quelle L1 ou L2 européenne. Aujourd’hui, le Japon stagne au point de se faire même rattraper par des pays comme le Qatar. Il se situe davantage dans le top 50 que dans le top 20.»

Un style offensif qui le rend vulnérable

«Le Japon propose un style de jeu basé sur l’offensive. Dans leur esprit, pour gagner, il faut dominer, avoir la balle. Ils pratiquent un jeu assez vertical avec des attaques rapides comme des attaques placées. Ça donne parfois des phases de jeu avec six ou sept joueurs devant le but adverse, ce qui les rend très vulnérables sur les contre-attaques. Ils n’ont pas cette culture défensive et cette capacité à détruire le jeu. En revanche, vous pouvez être sûr que pendant une heure et demie, ils ne lâcheront rien. Ils sont prêts à mourir sur le terrain».

Nakamura ne suffira pas

«A mon époque, Nakamura était déjà une star. Il a un pied gauche magique, certainement l’un des meilleurs du monde, une vraie arme sur coups de pieds arrêtés… Maintenant, il faut aussi savoir qu’au Japon, la notoriété est davantage lié au prestige qu’au mérite. Là-bas, c’est une icône médiatique, c’est sur lui que toute la communication repose. Autant son passage en Ecosse (Celtic Glasgow) a été une vraie réussite, autant son séjour en Espagne (Espanyol Barcelone) n’a pas été concluant. Malheureusement pour lui, son pied gauche n’a plus la même importance. Aujourd’hui, on demande à un footballeur complet d’être également performant dans les phases défensives et dans ce registre, il est un peu dépassé. Même s’il reste un très bon joueur, ce n’est pas lui qui permettra au Japon de créer l’exploit. S’il y arrive, ce sera par son collectif.

Le Monde  en parle aussi :

On disait cette Coupe du monde archi-dominée par le continent américain…, il s’agirait de ne pas oublier l’Asie. Après la Corée du Sud, le Japon a obtenu, jeudi 24 juin à Rustenburg, la deuxième qualification de son histoire pour des huitièmes de finale de Coupe du monde. A la faveur d’une belle victoire sur le Danemark (3-1), les Samouraïs bleus se sont emparés de la deuxième place du groupe E, dominé par les Pays-Bas, vainqueur du Cameroun dans l’autre match de la soirée (2-1, buts de Van Persie, Eto’o et Huntelaar) et seule équipe, avec l’Argentine, à compter trois victoires au compteur. Le Cameroun, qui quitte le Mondial sur trois défaites, et le Danemark sont éliminés.

On disait aussi que ce fameux ballon Jabulani interdisait les buts sur coup de pied arrêté…, et c’est bien sur deux magnifiques coups francs que le Japon a construit sa victoire : le premier signé Keisuke Honda (17e), déjà buteur contre le Cameroun et auteur d’une frappe limpide du gauche à 35 mètres ; le second pour Yasuhito Endo, du droit, à 25 mètres (30e).

Sonné, le Danemark se révèle incapable de réagir. Lente, vieillissante, la sélection de Morten Olsen s’en remet au vétéran Tomasson, le seul, du haut de ses 110 sélections, à se montrer en mesure d’inquiéter les Japonais. Lesquels continuent d’attaquer comme des dératés : Okubo, Matsui, Hasebe, Komano, Honda mettent à mal la défense scandinave et enchaînent les combinaisons audacieuses. Sans réussite, mais c’est bien l’escouade aux cheveux peroxydés qui est la plus vive sur le pré. La plus talentueuse, aussi.

Plus séduisant en seconde période, le Danemark ne parviendra pas à renverser la tendance. Tomasson est toujours maladroit dans la surface, et les longs centres des ailiers scandinaves atterrissent sur la tête des grands défenseurs japonais. Comme un symbole de ce match poussif, Tomasson doit s’y reprendre à deux fois pour transformer le penalty généreusement accordé aux Danois (2-1, 81e).

Le Japon a plus d’envie, plus d’enthousiasme, et finit la partie en trombe, enchaînant les contres ravageurs. Okazaki, à la conclusion d’un superbe mouvement de Honda, offre même le troisième but à son équipe (87e). Le Japon est flamboyant, le Japon est fort. Le Paraguay, son futur adversaire en huitièmes, est prévenu. Les Pays-Bas affronteront, eux, la Slovaquie, tombeuse de l’Italie dans le groupe F. Attention, les Pays-Bas aussi sont forts !