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SALA ROSSA VENDREDI 9 AOÛT 2013 À 21 h : UN CONCERT QUÉBEC-ARTISTES D’ORIGINE AFRICAINE

1 Août

Toutes et tous, en solidarité, les artistes Montréalais d’origine africaine, se mobilisent, sous la houlette de l’auteur/compositeur/interprète de réputation internationale Oumar Ndiaye Xosluman, avec de nombreuses participations, dont les artistes de racines québécoises Gilles Bélanger de Douze hommes rapaillés et de Sébastien Lacombe. Notons que le poète et activiste, votre serviteur, Yves Alavo, est le parrain de cette soirée dont tous les profits seront versés à l’organisme  «Taxawu  sunuy xalés»  qui vient en aide aux enfants de la rue  à Dakar (Sénégal) en soutenant leur scolarisation et en leur offrant un support individuel.

Crée  il y  a plus de 10 ans, l’organisme Taxawu Suñuy Xalés ouvre chaque jour les portes de son foyer d’accueil à plus d’une centaine d’enfants pour leur offrir les premiers soins, des vivres et l’enseignement de base. http://tsxdakar.wordpress.com/2011/08/05/nieuwsbrief-juli/

Lors de son dernier voyage au Sénégal (décembre 2012), Oumar NDiaye Xosluman, auteur compositeur interprète d’origine sénégalaise, bien connu à Montréal et au Sénégal a rencontré les fondateurs de Taxawu Suñuy Xalés, Samba Diouf et Nele Diouf.  Très touché par le  travail que le couple a accompli depuis la création de cet organisme,  il a décidé d’organiser cette soirée bénéfice dont tous les profits seront versés pour les enfants qui en sont les pensionnaires.  Le spectacle aura lieu  à  la Sala Rossa le vendredi  9 août 2013 à 21 h.

Artistes invités

Laetitia Zonzambé, Aboulaye Koné,  et de nombreuses vedettes

Laetitia Zonzambé, Aboulaye Koné, et de nombreuses vedettes

Gilles Bélanger, auteur-compositeur interprète, initiateur du projet 12 hommes rapaillés (gagnant de six Félix dont celui d’auteur et compositeur au Gala de l’Adisq 2011), a  accepté de participer à cet événement à titre d’invité d’honneur. Musicien et auteur aux textes engagés, il chantera aux cotés de Aboulaye Koné, Gotta Lago, Sébastien Lacombe, Bobo William, Cassandra, Dre-D et plusieurs autres musiciens d’origine africaine de la scène montréalaise.

Le spectacle sera animé par  l’artiste auteur, compositeur et interprète Oumar NDiaye Xosluman, et par l’écrivain et poète Yves Alavo, parrain de la soirée. Une rencontre entre le Québec et l’Afrique où les rythmes  afro, funk, reggae et soul se côtoieront pour une seule et même cause, celle des enfants.

L ‘Afrique de Montréal s’unit pour les enfants du Sénégal

Vendredi, 9 août, 21 h Sala Rossa,  4848 Boul. St-Laurent

Entrée : 20.00 $

Info et billetterie : 514-284-0122

-30- 

Information et entrevues :   Yves Alavo : 514-869-6283 et

Oumar Ndiaye : 514-439-8362

 

I
 Invités spéciaux Sébastien Lacombe
Gilles Bélanger
Oumar Ndiaye Ndiaye se prononce Jaay
Laetitia Zonzambé  se prononce comme s est écrit :
Saya
Carlie Agboton se prononce comme s ‘est écrit
 Kassandra Terry Dassent Dottin
Bobo William
Gotta Lago
Elété
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DEBORAH CHALOM MARCHE LES 24 ET 25 AOÛT 2013, CONTRE LE CANCER

30 Juil

FAISONS TOUTES ET TOUS UN DON

Un message de Deborah Chalom    deborah.chalom@gmail.com.

Bonjour,

Les 24 et 25 aôut 2013, prochain, je participerai à la grande marche contre le cancer.  Je vous invite à cliquer sur ma page personnelle et faire un don.  Merci d’avance de votre appui et de votre générosité au nom de toutes les femmes atteintes du cancer du sein.

Deborah Chalom

VIVRE PLEINEMENT !
Je m’appelle Deborah Chalom, Dvo pour les intimes.  J’ai décidé de
participer à la marche CONTRE le cancer fin août à Montréal, car pour
moi c’est un pas de plus vers la guérison et un engagement dans la
vie.

Bien que je ne terminerai mes traitements de chimio/radiothérapie
qu’en octobre 2013, je marcherai en pleine conscience, en respectant les
limites de mon corps et les messages de mon Coeur.

En marchant, je donne un sens à ma vie.  En contribuant, vous
donnez un sens à la votre et à des milliers de femmes atteintes du
cancer du sein.

Au lieu de vous demander si la vie a vraiment un sens face à tant de
maladies et de souffrance, donnez un sens à la votre et laissez votre
coeur agir pour vous.

Je suis sur la voie de la guérison, grâce à un cercle d’amour, que
mes amies ont mis en place pour m’accompagner durant mes
traitments.  Des femmes exceptionnelles qui ont compris qu’une
action simple avec un Coeur ouvert, un geste d’amour fait toute la
différence.

Un proverbe nous dit que la médecine soigne, mais que l’amour
guérit.  Et j’ajoute que la passion prolonge la vie.  Pensez y bien.  Moi, je
dirai spontannément que l’amour est un nectar divin.  C’est en vibrant
d’amour, que la joie s’installe et que le corps guérit.  Chaque geste de
Coeur est une ouverture vers le Bonheur.

Grâce aux nombreux gestes de Coeur et d’amour que je reçois au
quotidien de ma famille, de mes amis et au travers de rencontres à la
fois magnifiques et inattendues d’âmes bienveillantes armées d’une
générosité débordante, je suis sur la voie de la guérison .

Grâce à tout cet amour je suis prête à acceuillir mon cancer, à
l’écouter sans peur et à aller humblement à la rencontre de moi
même en toute confiance.

La vie n’est pas faite pour exister mais pour être vécue pleinement.
Venez vivre cette marche avec moi.

Deborah Chalom

Nous y serons avec amour, avec passion car nous t’aimons, nous sommes tes amoureux, tes amis, tes admirateurs.

Cliquez ici pour visiter ma page personnelle
Si le texte ci-dessus n’apparaît pas comme un lien, vous pouvez visiter l’adresse de toile:
http://www.endcancer.ca/site/TR?px=4023803&pg=personal&fr_id=1471&fl=fr_CA&et=-mFBahNFRmChszmxcU_X4Q

Cliquez ici pour voir la page de l’équipe Breathe
Si le texte ci-dessus n’apparaît pas comme un lien, vous pouvez visiter l’adresse de toile:
http://www.endcancer.ca/site/TR?team_id=115919&pg=team&fr_id=1471&fl=fr_CA&et=LVwT5ywRIhs73OCLYLJ4sw

FEMME MYSTÈRE

3 Juil
Les fleurs premières universelles, contraste poétique et douce caresse du végétal. Photo Yves Alavo

Les fleurs premières universelles, contraste poétique et douce caresse du végétal. Photo Yves Alavo

Elle incarne l'intelligence émotive et la capacité féminine d'analyse et d'action, totale Angela Davis.  Photo Yves Alavo

Elle incarne l’intelligence émotive et la capacité féminine d’analyse et d’action, totale Angela Davis. Photo Yves Alavo

Le mystère en amour est dans nos yeux

Un cheminement de découverte

Le mystère en amour est ce qui fuit

Une vie de famille et de pays

Le mystère en amour est ce que nous vivons

L’harmonie dans ton cœur au diapason

De ton entourage.

Gorée un boabab sur l'IleIMG_2278

Ce baobab goréen vibre de milliers de vies et d’histoires, force antique et actuelle, il est comme l’amour infini de générosité. Photo Yves Alavo

Le mystère en amour est ton image

L’image de la lumière

L’image des rayons

Les rayons de la passion

Les énergies folles qui éclatent

Pour changer nos êtres et vivre fous

Les flammes qui nous propulsent

Avec l’élan vital du bonheur infini.

Le sourire est cet éclairage spirituel capable de faire vivre les fleurs.  Photo Yves Alavo

Le sourire est cet éclairage spirituel capable de faire vivre les fleurs. Photo Yves Alavo

OSH, cour artsFemmes libres2

Lys au cœur du temple intérieur

Épanouie et tournée vers la lumière

Les couleurs filtrent l’éclat solaire

Vibrant de frissons dorés

Qui chantent ta vie profonde.

Luna34473751

Vie intérieure et de transmission

Tu es au centre de la création

Dis le fou

Toi au rêve offerte

Quand l’univers te régénère

Que vibre la pensée des divinités astrales.

Lumière atlantique, sur la mer l'oeil du monde brille, Dakar ville océane  Photo Yves Alavo

Lumière atlantique, sur la mer l’oeil du monde brille, Dakar ville océane
Photo Yves Alavo

Avec Velitchka Yotcheva, violoncelliste de génie

Avec Velitchka Yotcheva, violoncelliste de génie

L’âme au cœur du destin universel

Fond comme métal brûlant

Les formes souples enrobent la mémoire

Riche du capital historique personnel

Qui façonne l’identité centrale.

Fluide espoir qui inonde ton cœur

Favorite dans l’arène familiale

Les ombres caressent la lueur lunaire

Brillant d’étincelles de feu

Qui rythment ta vie toute neuve.

Lumière en arc sublime

Active et plongée dans le mystère

Père et fille, le croisement des émotions et les racines spirituelles, façonnent le monde d'un échange sublime qui ouvre les chemins du bonheur. Photo Paule Mauffette, Dakar

Père et fille, le croisement des émotions et les racines spirituelles, façonnent le monde d’un échange sublime qui ouvre les chemins du bonheur. Photo Paule Mauffette, Dakar                                   Les rêves donnent du tonus

Intense de projets créatifs

Qui illuminent le mystère qui s’amorce en Toi.

Sur les ailes du plaisir

Ange de force et de souple énergie

Les ailes portent sur le vent.

Ces papayes comme des gourdes de bonheur, douces couleurs et saveurs du désir immense.  Photo Yves Alavo

Ces papayes comme des gourdes de bonheur, douces couleurs et saveurs du désir immense. Photo Yves Alavo

Royale au firmament du rêve

Elle vole de talent et de joie.

Élan du mystère

Flèche vivante et perpétuelle

Sublime énergie du surnaturel.

Mangue qui offre sa joue au délices sans mots. Photos Yves Alavo

Mangue qui offre sa joue au délices sans mots. Photos Yves Alavo

Yves Alavo,

Montréal 2013.

LÆTITIA ZONZAMBÉ ROYALE CRÉATRICE DE PERLES MUSICALES MÉTISSÉES

2 Mai

Arrivée, désormais à un équilibre magistral entre l’expression de son art et l’espace d’expansion et de maîtrise de son répertoire créatif, du développement de sa personnalité et de performance de sa démarche artistique, Leatitia Zonzambé est prête à assumer le titre et le rôle de premier plan comme chef de file féminin incontestable de la musique africaine au Canada.

Laetitia, octobre 2012 à l'Astral. Photo André Chevrier

Sur la scène de l’Astral de Montréal, le grand Show de Vision Diversité, octobre 2012. Photo André Chevrier.

Sur scène cette musicienne, auteure, compositrice et créatrice d’univers est au point tonique de partage avec l’environnement qu’elle développe dans la collaboration avec d’autres artistes qui l’accompagnent : Stephane Petrocca à la basse, Assane Seck à guitare solo et mélodique, Moïse Yao Matey aux percussions. Dans l’occupation et la manière dont elle habite la scène, échange avec le public, comme si elle entrait en communion avec chaque présence, chaque vibration en face d’elle, elle est sans pareil, Quand démarre la musique, Laetitia émerge en grande royale de la musique, mélodique elle en totalité sur les nuages des notes de guitare, sur les accents de la calebasse et dans la pulsation de la basse, elle crée une harmonie toute neuve, sensuelle, respectueuse des entités en action et surtout elle imprègne au temps un rythme englobant.

Il est venu le temps où, forte de son expérience, reconnue pour ses qualités artistiques exceptionnelles, après avoir, au sein de l’univers culturel et parmi ses pairs, fait montre de tact, de personnalité et avec application, avec méthode et organisation elle a franchi tous les obstacles classiques et moins classiques qui se dressent sur le chemin des artistes apportant chez nous les joyaux culturels universels. Il est alors temps, que Leatitia Zonzambé, puisse prendre la place qu’elle s’est forgée, être admise, comme vient de le dire à sa façon la bourse de création et de recherche, obtenue du Conseil des arts et des lettres du Québec CALQ, qu’elle ait alors accès aux sacro-saints paradis des médias publics et privés unis qui semblent d’abord servir une caste bien fermée d’artistes issus du cénacle.

Royale Laetitia Z témoin des cultures africaines

Témoin des cultures africaines ancestrales, Laetitia Zonzambé innove en créant une fusion moderne offerte aux espaces glaciaux du continent canadien. Photo A. Chevrier.

Répertoire diversifié, contenu culturel riche, créations nouvelles audacieuses et qui apportent une plus value au paradigme arabo-berbère et négro-africain.  Elle innove dans la mesure où de poésie, à partir de textes inspirés de la vie et pétris des strates linguistiques et langagières de l’Oubangui-Chari et des savanes voisines du Sahel autant que de la forêt équatoriale, elle se laisse porter de stations en collines allant jusqu’à des sommets du blues et du jazz post années 2000.  Laetitia a vécu sa participation au développement d’une culture différente ici, elle a travaillé pour faire jaillir un style frère de la Rumba et cousin du Tango Negro, un Funk authentique qui s’abreuve sur les rives des fleuves intérieurs de l’Afrique centrale, une Pop urbaine afro-nord-américaine, une fusion surgit sur les rives du St-Laurent, prête à conquérir les espaces glaciaux du continent canadien.

Moderne dans son essence, la musique mise au monde par Laetitia Zonzambé se situe loin des qualificatifs ethniques qui confortent une certaine indigence des soit disant spécialistes des musiques du monde, la folle aventure passionnée de création et de persuasion artistique se déploie avec la soif intangible d’une femme née de l’Afrique des audaces et des espoirs, qui généreuse, offre sur mille notes, un souffle vital à notre angoisse existentielle.

Yves Alavo

Mai 2013.  Montréal.

 

de son site officiel qui est super : http://laetitiazonzambe.com
 

La voix colorée, profonde et chaleureuse venue du coeur de l’Afrique aux sonorités Bantous, jazzy, blues et soul. Elle tisse depuis des années la toile d’une musique basée sur la rencontre, le partage et la découverte. .. Avant d’avoir la chance de jouer avec des artistes lumineux et inspirants tels que Manu DibangoPierre Claver Akendegue ou Annie-Flore Batchiellilys.

Elle fait ses premiers pas dans la musique en 1999 dans le mouvement hip-hop avec le groupe de rap « DUKE ». Lætitia enregistre deux singles, LASSO et SITUATION KPEKEMBIRI qui parle des problèmes sociaux-politiques de la République Centrafricaine. Ces titres, qui figureront dans la compilation de rap centrafricain BANGO’S RAP1. .. Elle rencontre ensuite les musiciens du groupe « TAMBOULA NGANGOU JAZZ »lors de sa participation à la première édition du concours de la chanson francophone de Bangui en 2001, dont elle remportera le deuxième prix. .. En résidence à l’Alliance française de Bangui, Lætitia développe une nouvelle source d’inspiration au contact de musiciens expérimentés tels qu’Antoine DJOGO (Masselly) et Claude KANGALA (Amos). Elle fusionne les sonorités traditionnelles de son pays avec des sons Pop, folk, soul, rythmes and blues, hip-hop, Jazz. .. De sa rencontre avec le groupe TAMBOULA NGANGOU JAZZ, naîtra YOKA SOUKA, nouvelle vision de la musique centrafricaine. Le groupe participe à la fête de la musique à Libreville au Gabon en 2002, et figure sur la compilation ÉLÉKÉ, jeunes talents d’Afrique centrale, présentée par Pierre Claver AKENDEGUE(Le grand BAOBAB de la musique Gabonaise). En juin 2005, le groupe se produit sur la scène du New Morning à Paris et au FESPAM (Festival panafricain de musique) de Brazzaville en 2007. ..

Auteur et interprète, Laetitia chante en sango, français, anglais et d’autres dialectes de son pays. Elle se distingue par cette flamme qui rend les choses uniques et belles, la créativité. Son premier album « MA » qui signifie «  ECOUTE » français est aussi la forme contractée du mot maman (un des titres de l’album). Il est une invitation à ‘écouter cette première oeuvre musicale porté par les vents musicaux venus de ce pays du cœur de l’Afrique. ..

Aujourd’hui, Laetitia Zonzambé poursuit son objectif, celui de faire connaître et produire sa musique au niveau international. Elle évolue maintenant sur la scène musicale Québécoise depuis son arrivée à Montréal en 2009 et multiplie les projets ( nouvel album et spectacle  « NA BE OKO » réalisé en 2011) et collaborations avec différents artistes, groupes et institutions culturelles de la place (Taafé FangaKabakuwoGiveQueen-KaKalabanté,  Zoutenn de MondéléVision Diversité, etc.) lui permettant de développer et partager son art.

Ma qui signifie écoute et célèbre le lien maternel…

LA NEIGE

20 Mar

Arbre neige sapin

La beauté de la neige en ce matin

Est un envoûtement

Une belle nature

Un équilibre harmonieux

Fous, les monticules de neige

Ronds, les rebords de cheminées qui coulent de flocons

Beautés inoubliables qui balisent les rues

Les tranchées albâtres abritent nos espoirs

Comme des coteaux brodés de coton vierge

cloture ruelle

Une vague docile de crème laiteuse et sauvage

Ravage avec l’aide du vent l’immense place de nos rêves

Partout c’est l’allégresse des sensations et des couleurs

Rue de chat

Ruelles blanches et gorgées de poudre bleue

Trottoirs saupoudrés par les chutes nocturnes

Font un accueil royal aux passants de l’aube

reu enneigée

cloture ruelle

Sapin enneigé

Sous les rayons matinaux

Les toits font le dos rond

Sapin sur la cour avant aux branches chargées de neige

Ce reflet du soleil dans les cristaux

Dis pour ton regard intime

La beauté de tes yeux hier soir

sapin neige

Avec la neige qui roule sur les façades urbaines

Avec le sourd écho des âmes aimantes

Avec le tendre velours blanc des collines enneigées

Avec le coma subliminal des orgasmes givrés

Avec la couverture nacrée qui recouvre la ville

Avec la mélodie feutrée des sons

Un contraste sorcier habite nos pensées

Nous respirons l’air léger rempli de douceur

Toits deneige

Yves neige

Tant de bonheur à être ensemble

Tendres baisers en cette matinée enneigée.

Yves ALAVO

DOROTHY RHAU, AVEC RECTO VERSO: UNE RACONTEUSE EST NÉE

18 Sep

Un article d’Éric Clément, La Presse Lundi 17 septembre 2012.

Grâce aux amis  et aux suivis de l’impresario Stéphanie Kitembo, nous avons vécu le spectacle et trouvons que l’article d’Éric Clément donne bien les dimensions et les nuances visibles et plus profondes du contenu présenté par Dorothy Rhau.

Dorothy Rhau a réussi son pari. Recto verso, son premier one woman show présenté vendredi soir au Petit Medley, est une belle réussite et l’installe dans une tradition humoristique peu empruntée, celui de la raconteuse d’histoires à l’ancienne.

 

 

 

La salle du Petit Medley était bourrée à craquer vendredi soir pour assister à l’entrée officielle de Dorothy Rhau dans la cour des grands. Bien des spectateurs ont dû voir le spectacle debout ou assis tout au bord de la scène, ce qui rendait finalement l’atmosphère très intime.

 

Cette intimité avec les spectateurs, c’est la marque de commerce de Dorothy Rhau, une humoriste qui fait revivre les traditions du conte au coin du feu. Elle est arrivée sur scène en Mémère Radote, une grand-mère qui n’a pas sa langue dans sa poche, loin de là. Assise sur sa chaise avec son chapeau de paille, sa robe blanche entourée d’une large ceinture rouge, son panier d’osier et sa cuiller en bois, Mémère Radote est tout de suite attachante avec son naturel et cet air pince-sans-rire de raconter des histoires qui feraient dresser les cheveux sur la tête si cela était dit par quelqu’un d’autre.

Avec Mémère Radote, les blagues les plus salaces passent sans problème, car quand elle parle de sexualité, de désir ou de toilette féminine, elle le fait comme toutes les grands-mères, sans vulgarité et en utilisant des images coquines pour éviter de choquer.

Dorothy Rhau joue ce personnage de si belle façon que la délicatesse qu’elle déploie en devient comique et charmante à la fois. C’est une de ses grandes forces : un humour subtil au-delà du premier degré.

Mais il y autre chose d’intéressant dans le personnage de Mémère Radote : son identité haïtienne.  Dorothy Rhau nous plonge en effet dans une immersion totale dans la culture haïtienne, évoquant notamment le vaudou qui, s’il avait vraiment des effets bénéfiques, aurait «depuis longtemps transformé le quartier Saint-Michel en Westmount !»

 

 

D’ailleurs, Dorothy Rhau n’a parlé d’actualité qu’à une seule reprise, quand elle est revenue sur les élections au Québec. Mais le point de vue de Mémère Radote sur Jean Charest ou Pauline Marois n’avait pas grand intérêt comparé à ses histoires que l’on aurait écoutées toute la nuit.

Après l’entracte, durant laquelle les spectateurs ont pu déguster gratuitement des spécialités haïtiennes, c’est la jeune Dorothy Rhau qui est revenue, toute en coiffure et sexy dans sa robe rouge sang. Elle a parlé des relations homme-femme mais aussi de la laideur et de l’obsession chez certaines femmes de tout faire pour paraître belles… notamment de bronzer le plus possible quand elles sont blanches et de blanchir quand elles sont noires!

«Quand l’eau de Javel est à 99 cents, on débarque tous chez Jean Coutu, a-t-elle lancé. La beauté, c’est comme la laideur, elle est souvent à l’intérieur …»

Bon passage de son show quand elle a parlé de l’usage chez des parents haïtiens de corriger physiquement leurs enfants, expliquant que sa mère et sa grand-mère lui donnaient de solides coups de ceinture. « On ne nous disait pas qu’on serait privés de dessert ou qu’on resterait dans notre chambre. Et pourtant, on n’appelait jamais la DPJ. De toute façon, on ne connaissait pas le numéro! Aujourd’hui, je suis maman, j’ai rompu la tradition, car ça doit cesser. Il y a d’autres méthodes…»

Même si on en perd parfois des bouts, à cause des expressions en créole, on reste suspendu aux mots de Dorothy Rhau pendant toute la durée du spectacle. L’humoriste sait raconter, sait captiver et parvient à nous faire réfléchir sur des thèmes sociaux qui concernent les noirs comme les blancs. Et toujours en nous faisant rire généreusement. Chapeau Mme Rhau! Une grande raconteuse est née.

Sollers dans les mots de Stendhal

7 Jan
Sous le ciel vénitien, l’écrivain mêle rouge et noir, romance amoureuse et critique de l’époque

Les couleurs et la teneur de ce Trésor d’amour sont annoncées dès la couverture : le rouge et le noir, un roman. Rouge pour le titre, noir pour le nom de l’auteur, Philippe Sollers. Annoncées et presque aussitôt dénoncées : très vite Le Rouge et le Noir, qui est le titre d’un autre livre, sera nommé par son seul prénom,  » Le Rouge « , comme si l’on devait un prénom à Stendhal qui n’en eut guère (ou trop, Henri, Arrigo, Dominique…) et l’on apprend dès la quatrième ligne que ce Trésor d’amour, qui sonne comme une confiserie, est un titre usurpé, il eut dû s’appeler Delta » Le titre, Delta, est là depuis des années, je revois quand et comment il a surgi en mouvement devant moi, l’eau miroitante du Dorsoduro, à Venise, les lettres bleues sur fond blanc du grand bateau venant d’Alexandrie. Il était midi, les cloches sonnaient à toute volée, j’avais pris une sérieuse dose, l’horizon se mêlait à lui-même, c’était le splendide automne, et une fois de plus la grande certitude était là. « 

Venise, un décor vital pour Sollers qui y passe ses saisons douces, un décor et un corps, nous y sommes, à pied d’oeuvre pour le roman d’amour que le titre promet.  » Tesoro d’amore «  a existé, un bric-à-brac où l’on peut fixer soi-même, sous l’indifférence lasse du tenancier, le prix des bagues que l’on offre à celle qu’on aime. Ici, elle s’appelle Minna, jeune, belle, libre et cultivée, une universitaire spécialiste et amoureuse de Stendhal, elle aime les fleurs pour ce qu’elles sont, pas pour les messages qu’on leur prête, elle aime le narrateur qui ne se nomme pas ni ne se cache d’être l’auteur lui-même (il cite coquettement son Dictionnaire amoureux de Venise etLa Fête à Venise). Mais non, Sollers veille au grain, dès la troisième page de texte, il avoue sa souriante et provocante imposture :  » Vous imaginez aujourd’hui un roman ayant pour titreTrésor d’amour ? Ça paraîtrait grotesque, on ne l’ouvrirait qu’en cachette. « 

 » Le Rose et le Vert  »

Minna est née à Venise,  » son prénom, donné par son père, vient de Stendhal, en pensant àMina de Vanghel, un bref roman qu’on trouve dans Le Rose et le Vert «  (page 65, comme un premier écho, à propos du Rouge, on lira :  » Mais qui oserait intituler un roman français et mondial d’aujourd’hui Le Rose et le Gris ? « ), Minna a une fille, Clélia, prénom sorti de La Chartreuse. Stendhal, dites-vous ? la première citation tombe au milieu de la page 23 :  » L’amour est la seule passion qui se paye d’une monnaie qu’elle fabrique elle-même « , et cinq autres la suivent avant qu’on ne tourne la page. Dans le mitan du livre, Stendhal finira par en dire bien plus long que Sollers. Bien sûr, Minna reviendra assurer le suivi romanesque, chargée de fleurs et de fruits, de promenades en bateau et de promesses tenues dans le retrait du blanc des pages. Mais Stendhal s’immisce, s’installe, le narrateur s’efface devant lui, non pas pour disparaître, mais comme on doit s’effacer devant l’autre au passage d’une porte pour lui emboîter le pas et ne plus le lâcher. Sollers aime Minna, c’est entendu, mais c’est avec Stendhal qu’il converse. Il lui présente notre siècle qui ne vaut pas tripette, il lui raconte par exemple l’histoire de la plus grande banque du sperme, Cryos, sise au Danemark, on en rit, mais à la fin de l’envoi, Stendhal s’est endormi. Stendhal s’intéresse bien moins à ce que Sollers lui dit que Sollers à ce qu’il lit chez Stendhal et qu’il nous sert avec la modestie ravie et généreuse du chineur comblé.

Stendhal n’a fait qu’un bref séjour à Venise, qu’importe, Sollers s’en charge, mais il sait tout de l’Italie, de l’Italienne, corps et âme, et il a sur la nature humaine, hommes et femmes, une conscience d’un pessimisme enthousiaste dont Sollers fait son miel, avec la malice de celui qui feint de se cacher derrière un maître. On ne s’y trompe pas : Sollers a tout lu et sait trouver chez Stendhal les bribes débridées du discours qu’il coud pour le portrait d’une époque, la nôtre, à deux siècles d’écart, petit Napoléon et piteuse restauration. Et ce discours est un roman, un roman avec de vrais morceaux des romans d’un autre,  » un plus-que-roman, dont le vieux roman, vexé, dira, bien entendu, qu’il ne s’agit pas d’un roman « .

Les deux auteurs se joignent pour admirer la beauté du silence que la musique impose. Et la boulimie d’écrire, l’amour des femmes et de la nuance. Tout portrait est un autoportrait et toute admiration une modestie heureuse. Stendhal avait composé son épitaphe (en italien) :  » Ci-gît Henri Beyle, Milanais, il a vécu, il a écrit, il a aimé « , dans une variante, il ajoutait :  » Je n’ai aimé avec passion dans ma vie que Cimarosa, Mozart et Shakespeare. «  Le nom sans prénom de Stendhal ne figure sur aucune tombe. Lorsqu’en 1957 Philippe Joyaux prit le nom de Sollers, il eut la retenue de garder son prénom.

Jean-Baptiste Harang

 

Trésor d’amour

de Philippe Sollers

Gallimard, 224 p., 17,90 ¤.

A signaler également la parution en Folio des Voyageurs du temps, 272 p., 5,70 ¤.

© Le Monde